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Idées de voyage

Quand le ciel se donne en spectacle

Mis à jour le : 1 juin 2018

Carte

Temps de chien, froid de canard, pluie de grenouilles… Ne vous laissez pas surprendre par les annonces météo, devancez-les et affrontez les éléments !

1. Contrastes météo, lac Baïkal (Russie)

Cet immense réservoir d'eau au cœur de la Russie connaît de formidables variations météorologiques. Inutile de vous renseigner sur la météo du jour à Irkoutsk, pourtant toute proche (70 km) : l'écart de température entre la ville et les bords du lac peut atteindre 15 à 20°C. L'été, on se baigne dans le plus grand lac d'eau douce de la planète ; l'hiver venu, on marche sur sa surface gelée. Au mois d'avril, la débâcle y crée un paysage tourmenté de glaces bleutées. Le printemps et l'automne frappent le lac d'une lumière décapante, tandis qu'orages et arcs-en-ciel s'improvisent sans crier gare à tout moment de l'année rendant le ciel kaléidoscopique.
>>> Tel un géant longtemps assoupi, le lac Baïkal s’éveille au tourisme nature : un sentier de randonnée couvrant ses quelque 1 800 km de rives est en cours d’aménagement.

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 Le printemps et l'automne frappent le lac d'une lumière décapante

2. Tempêtes de sable, Erg Chebbi (Maroc)

Les spectaculaires dunes de Merzouga, d'un rouge doré (Maroc), sont façonnées en permanence par les vents qui soufflent ici : c'est dire la force de la nature à l'œuvre dans cet erg. De décembre à février, ce coin de Sahara essuie les formidables tempêtes venues de l'Atlantique, et des vents forts soufflent également en juin et juillet. Résultat : des tempêtes de sable titanesques qui peuvent engloutir un homme. Ce qui n'est pas pour déplaire à tout le monde, car les Marocains attribuent des vertus curatives au sable de l'erg Chebbi. Si vous apercevez quelqu'un enseveli jusqu'au cou, il n'est donc pas forcément nécessaire d'appeler les secours.
>>> Louez les services d’un guide expérimenté, capable de prévoir les tempêtes de sable.

3. Pluies d'étoiles, désert d'Atacama (Chili)

Ici, dans la région la plus aride de la planète, le ciel nocturne se met à nu et offre à l'astronome amateur des pluies… d'étoiles. Ce désert aussi hostile que splendide attire aujourd'hui de nombreux touristes, qui viennent d'abord pour admirer des paysages renversants, tel le Salar d'Uyuni. Mais sur place, n'oubliez pas de lever les yeux, car l'absence de nuages et surtout, de pollution lumineuse, révèle toute la beauté et la richesse de la voûte céleste. Les scientifiques ont d'ailleurs installé dans l'Atacama d'importants observatoires et tout un arsenal astronomique de pointe, dont le plus puissant radiotélescope du monde.
>>> Près de San Pedro de Atacama, le Français Alain Maury, ancien astronome au CNRS, vous fera découvrir le ciel, à l’œil nu et au télescope.

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Pluie d'étoiles dans le désert d'Atacama

4. Pluies de grenouilles, Ishikawa (Japon)

Une plaie d'Égypte ? Non, un mystère du Japon. La préfecture d'Ishikawa, en 2009, a enregistré pendant plusieurs semaines d'étranges pluies d'animaux : grenouilles, têtards et poissons. Des centaines de larves de batraciens sont ainsi tombées à verse sur les villes de Nanao et Hakusan. Du côté des météorologistes, on reste dans le brouillard : la seule explication plausible à ce genre de phénomène est une trombe marine (ayant arraché de petits animaux à leur milieu pour les recracher plus loin), or aucune n'avait été enregistrée dans la région.
>>> Abritez-vous au Hoshi Ryokan, à Komatsu, l’une des plus anciennes auberges du monde (en activité depuis 717 !), équipée de tout le confort moderne.

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Pluie de grenouilles

5. Gros grains, île de Vancouver (Canada)

Pour transformer un climat atroce en atout touristique, il faut une bonne dose de génie, et certains, sur la côte ouest de l'île de Vancouver, n'en manquent visiblement pas. Depuis quelques années, les voyageurs affluent à Tofino, Ucluelet et dans d'autres villages pour s'y livrer à un passe-temps bien connu des îliens : assister à la formation des tempêtes qui se succèdent sans cesse sur le Pacifique de novembre à mars. À cette période, la région reçoit l'essentiel de ses précipitations annuelles (tombant souvent, de surcroît, à l'horizontale) : en pleine saison, le touriste (masochiste ou météorologue) peut compter sur un temps exécrable un jour sur deux.
>>> Pour observer sans vous mouiller, prenez une chambre douillette au Wickaninnish Inn, aux premières loges face à l’océan.

6. Aurores boréales, Tromsø (Norvège)

Il est dans l'hémisphère Nord un ruban de terre privilégié qui, chaque hiver, est le théâtre d'un spectacle féerique donné par l'entrée des particules chargées du vent solaire dans la haute atmosphère terrestre : les aurores boréales. La Norvège est à juste titre l'une des destinations les plus prisées pour admirer ce phénomène (qui, selon la légende, serait causé par le reflet des armures des mythiques Walkyries). À Tromsø, au-dessus du cercle polaire, vous avez toutes les chances de vous pâmer devant cette danse cosmique et chamarrée.
>>> Rendez-vous à Tromsø en janvier pendant le festival des Aurores boréales (jazz et musique classique), pour combiner féerie lumineuse et plaisirs mélomanes.

7. Grêle et tornades, Oklahoma (États-Unis)

Tapez dans votre moteur de recherche « swimming pool vs hailstones » et regardez la vidéo pour vous faire une idée des énormes grêlons qui tombent régulièrement dans l'Oklahoma – ou bien croyez-nous sur parole. Sur place, les gens du cru vous parleront de ce temps d'avant les relevés officiels, où l'État avait vu dégringoler des monstres de 20 cm de diamètre. Les averses de grêle provoquent régulièrement des dégâts par ici, notamment au printemps. Et quand ce ne sont pas les grêlons, les tornades assurent le spectacle : l'Oklahoma est le troisième des États américains les plus souvent touchés par ces tourbillons ravageurs.
>>> Chassez les tornades dans l’Oklahoma avec Cloud 9, qui propose des expéditions dans ce coin de la “Tornado Alley” américaine : ébouriffant !

8. Mousson, Salalah (Oman)

Pendant le khareef (mousson, en juin-juillet), cette torride cité du désert voit ses paysages arides prendre une couleur vert intense. Les vents humides et tempétueux sont chargés d'odeurs d'encens (récolté des olibans, ou « arbres à encens », nombreux dans la région). C'est aussi l'époque du Festival du khareef, soit six semaines de fêtes et de marchés en tout genre (des bestiaux aux parfums) où se pressent, poussés par le vent, des visiteurs de toute la région.
>>> Laissez aussi les bourrasques vous porter jusqu’aux falaises de Mughsayl, non loin de Salalah, où la mer démontée par la mousson s’engouffre dans des cavités rocheuses en de spectaculaires jets d’eau.

9. Rayon vert, Saint-Jean-de-Luz (France)

Le « rayon vert », déjà évoqué par Jules Verne, est un phénomène optique rare et complexe, observé parfois immédiatement après le coucher du soleil, lorsqu'une tache verte semble flotter juste au-dessus de l'astre. Cette vision très fugace résulte d'une combinaison de facteurs liés à la réfraction de la lumière, l'épaisseur de l'atmosphère et la courbure de la Terre. Ce fut Saint-Jean-de-Luz pour Éric Rohmer dans Le Rayon vert (1986), mais de fait il faut se placer, par temps clair, sur une plage tournée vers l'ouest. À défaut du rayon vert, vous pourrez admirer le coucher du soleil.
>>> En attendant le coucher du soleil, dégustez poissons et fruits de mer sur le port de Saint-Jean-de-Luz. Vous pourrez guetter le rayon vert devant l’Océan.

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Coucher de soleil à Saint-Jean-de-Luz

10. Foudre, Province de l'Ouest (Rwanda)

Peinant encore à dissiper les sombres nuages d'une histoire très douloureuse, le Rwanda devient pourtant aujourd'hui une belle destination pour les amateurs d'écotourisme – et de cieux tourmentés. Les chasseurs de foudre connaissent bien ce petit pays, frappé par un nombre d'orages 2,5 fois supérieur à la Floride, pourtant détentrice du record des États-Unis. Au Rwanda, plusieurs sites se disputent le titre national, mais c'est Kamembe, dans la province de l'Ouest, qui depuis plusieurs années décroche le record annuel d'orages. Pour admirer ce spectacle tonitruant et éblouissant, rendez-vous au Rwanda au début de l'une des saisons des pluies (mars-mai et octobre-novembre).
>>> La forêt pluviale d’altitude de Nyungwe, la mieux préservée d’Afrique, se trouve dans le sud-ouest du Rwanda et abrite de nombreuses espèces de singes.

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 Kamembe détient le record annuel d'orages


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