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Népal : 5 bonnes raisons d'y retourner

Texte par

Olivier Cirendini

Mis à jour le : 7 août 2018

Carte

Le 25 avril 2015, un séisme de magnitude 7,8 frappait le Népal, tuant 8 800 personnes et détruisant 500 000 habitations. Plusieurs années après les faits, si vous avez encore peur d'y (re)venir, on vous donne 5 bonnes raisons de retourner au Népal.

1. La vie a repris son cours au Népal après le séisme

Good price, Sir ! What colour do you want ?”. Les marchands de Thamel, l'emblématique quartier touristique de Katmandou mis à la mode par les freaks des années 70, n'ont pas perdu leur sens du commerce dès lors qu'il s'agit de vendre au visiteur une fausse doudoune “de marque”. Ainsi va la capitale du Népal. Quelques mois après le séisme qui a mis le petit royaume himalayen à la Une de toute la presse mondiale, la vie a repris ses droits. On est accueilli avec les mêmes “namaste !”, la circulation est toujours aussi chaotique et les sadhus sont à leur poste à Pashupatinath, le “petit Bénarès” des rives de la Bagmati river.  On aurait pu imaginer une ville dévastée ; la réalité est plus nuancée. L'activité a repris mais il reste ça et là les stigmates de la catastrophe : quelques camps de tentes accueillant des familles de villages de montagnes détruits, le Bodnath amputé de sa coiffe dorée et des yeux du bouddha, les temples de Durbar square transformés pour beaucoup en tas de briques…


2. La majorité des sentiers de randonnée ont réouverts

Qu'en-est-il côté sentiers de randonnée ? Le pays a toujours amplement de quoi satisfaire les trekkeurs. “La région de l'Annapurna, celle de l'Everest et le Langtang sont, dans l'ordre, les trois zones de treks les plus fréquentées du pays, explique Didier Mille, chef du département Asie d'Allibert-trekking et guide de montagne, qui connait le pays depuis 1979. Le Langtang a particulièrement souffert du séisme. La région de l'Annapurna, en revanche, n'a pas du tout été touchée, tout y est parfaitement normal. Celle de l'Everest a également très peu souffert, 95% des sentiers y ont réouverts. Il reste certes quelques problèmes de lodges, mais tout cela va rentrer dans l'ordre très vite. En toute honnêteté, on peut dire aux gens qu'ils peuvent revenir faire du trek au Népal”. Trinquons nos canettes d'Everest Beer aux randonnées qui restent à faire !
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3. Tout le Népal n'a pas été touché par le séisme !

Les chiffres parlent d'eux-mêmes : sur les 75 districts que compte le pays, “seulement” 14 ont été affectés par les séismes. Les dégâts marquent cependant les esprits, car ils concernent pour beaucoup des sites classés sur la liste du patrimoine mondial de l'Unesco, notamment à Katmandou. Pour de nombreux professionnels du tourisme, cette situation ne justifie pas un autre chiffre : “on constate une baisse de 50% de la fréquentation touristique, voire même de 60 à 70% pour le tourisme culturel, déplore l'un d'eux. Or, beaucoup de gens ici, en premier lieu dans les montagnes, vivent de l'accueil des visiteurs”.

4. Le pays a besoin du tourisme

Le séisme est arrivé à un moment charnière de l'histoire du petit pays himalayen. Tardivement ouvert sur le monde dans les années 1950, devenu une république en 2008 avec la fin tragique et pitoyable d'une monarchie haïe, et après des années de lutte contre la rébellion maoïste, le Népal est à un tournant fragile de son histoire. Outre la reconstruction, ce pays coincé entre l'Inde et la Chine doit ainsi faire face à des problèmes politiques, notamment aux différences de vues entre les habitants des montagnes et ceux de la plaine du Teraï. Catastrophe naturelle d'un côté, incertitude politique de l'autre… la population est, au quotidien, la première victime de cette situation. Et compte bien sur un retour rapide des visiteurs et de leurs devises dans ce pays où le tourisme représente 10 à 12% du PIB.  

5. Ce qui a fait l'attrait du Népal est toujours là

Regardez. Sur la gauche c'est le Dhaulagiri, puis l'Annapurna, le Manaslu, le Cho Oyu. Et cette pyramide dans le lointain, qui semble si petite vue d'ici, c'est l'Everest. Sagarmatha, le toit du monde et ses 8 848 mètres ! Depuis le point de vue de Nagarkot, à une trentaine de kilomètres à l'est de Katmandou, le guide Kshitiz Khadka commente le paysage. La terre a tremblé, mais ils sont toujours là”, conclut-il. “Ils”, ce sont les sommets dépassant les 8 000 mètres d'altitude visibles depuis ce point de vue. La planète n'en compte que 14, tous situés dans la chaîne de l'Himalaya, dont 8 pour le seul Népal. En contemplant ce paysage, dans le bruit des drapeaux de prière qui claquent dans le vent, on doit bien se rendre à l'évidence : tout ce qui fait la beauté du Népal est toujours là. Pour que les visiteurs ne l'oublient pas, une série d'opérateurs touristiques ont lancé le hashtag “I'm in Nepal now” (#nepalNOW). Une façon de rappeler que le pays est toujours sur le toit du monde.


Ce reportage a été réalisé avec l'aide d'Allibert-Trekking qui propose de nombreux voyages de randonnée au Népal.


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