1. Accueil
  2. Magazine
  3. Randonnée
  4. Réussir le trek du camp de base de l’Everest
Randonnée

Réussir le trek du camp de base de l’Everest

Texte par

Jenny Ling

Mis à jour le : 20 décembre 2016

Carte

Depuis les années 1920, le mont Everest captive les hommes et les femmes les plus intrépides. Les exploits d’alpinistes légendaires tels que George Mallory, Sir Edmund Hillary et Tenzing Norgay ont permis d’inscrire cette montagne majestueuse sur les cartes du monde, et des milliers d’aventuriers leur ont emboîté le pas. Dans leur quête du sommet, tous se sont pliés à d’énormes sacrifices et beaucoup ont payé de leur vie.
Toutefois, le trek du camp de l’Everest est aujourd’hui devenu un but accessible pour tout individu souhaitant admirer le toit du monde, quel qu’il soit. En 2012, entre 35 000 et 37 000 personnes ont effectué un trek dans la région de l’Everest.

À quoi ressemble le trek du camp de base de l’Everest ?

Outre des paysages époustouflants, les voyageurs peuvent découvrir l’exceptionnelle culture sherpa, en visitant des monastères et des musées tout au long de l’itinéraire. Les journées sont ponctuées par des marches à pied juste pour le plaisir, des moulins à prières colorés et des ponts suspendus tout droit sortis d’un film d’Indiana Jones, tandis que les soirées sont l’occasion d’apprécier un repas chaud et de discuter au coin du feu de la salle à manger.
Beauté naturelle des paysages, découverte culturelle, sentiment de réussite personnelle, hospitalité népalaise… Cet enivrant mélange fait du trek du camp de base de l’Everest l’un des plus mémorables du monde.

Quand effectuer le trek ?

De mars à mai et de septembre à décembre. Il commence à faire chaud en mai, juste avant la saison de la mousson ; attendez-vous à des averses. En décembre, les températures descendent en dessous de zéro mais les journées restent plaisantes et il y a moins de randonneurs (pensez toutefois à bien vous couvrir le soir).

Ai-je besoin d’un guide ?

Suite à la disparition de plusieurs randonneurs indépendants et à la mort d’un trekkeur belge dans la région du Langtang en juin 2012, le gouvernement népalais envisage de rendre obligatoire le recours aux services d’un guide pour la saison à venir.
L’interdiction des treks en solo n’ayant pas encore été prononcée, il reste possible, actuellement, de partir seul. Toutefois, embaucher un guide ou un porteur comporte de nombreux avantages : pour 10 à 20 $US par jour, vous offrez un emploi décent à un habitant, et en retour, vous apprendrez beaucoup sur la culture locale et l’environnement naturel.
Une agence de trekking prend en charge toute l’organisation, notamment les transferts depuis/vers l’aéroport, l’hébergement et les porteurs et/ou guides ainsi que leur assurance. Vous pourrez réserver votre circuit auprès d’une agence occidentale avant de partir, mais les tarifs sont bien moins élevés en réservant à Katmandou – assurez-vous que l’agence choisie soit membre de l’Association des Agences de Trekking du Népal (TAAN). La liste des agences certifiées est publiée sur le site www.taan.org.np.

Quelle préparation physique adopter ?

Rien ne peut réellement vous préparer aux dénivelés extrêmes du trek et à l’altitude atteignant 5 545 m. Mais cela ne doit pas vous décourager : quiconque est en forme physique normale peut effectuer cette randonnée. “Doucement mais sûrement”, c’est le secret pour réussir votre trek et prendre du bon temps.
Suivez un entraînement cardio-vasculaire plusieurs fois par semaine : vélo, natation, randonnée avec dénivelé et beaucoup de marche à pied. Effectuez un parcours de 5 heures une fois par semaine. Repérez des collines ou trouver un grand immeuble et montez et descendez les escaliers à plusieurs reprises.

Que dois-je emporter ?

Voyagez léger : prévoyez un bagage de 10 à 15 kg. Avant d’emporter un grand flacon de shampoing ou un jean épais, pensez au poids que vous confierez à votre porteur.
Une veste en laine polaire, une doudoune et des sous-vêtements en Thermolactyl ® sont essentiels, car dans l’Himalaya, il fait froid au-dessus de 3 000 m d’altitude tout au long de l’année. Emportez également deux pantalons, deux ou trois T-shirts (en matière synthétique absorbant la sueur et non en coton) et un pull-over chaud ou en laine polaire.
Pour vos pieds, vous aurez besoin de chaussures de marche déjà portées mais en bon état, de chaussettes de randonnée et de baskets ou de sandales pour les soirées. Vous devrez aussi prévoir un imperméable, des gants, un bonnet en laine, un chapeau et des lunettes de soleil polarisées. Un bon sac de couchage (adapté à des températures de -20°C) est obligatoire ; en hiver, une doublure Thermolactyl ® est appréciable.
Choisissez des produits de toilette peu volumineux, notamment une crème solaire efficace, du baume à lèvres, une serviette de voyage et des mouchoirs en papier. Les lingettes pour bébé sont pratiques pour les jours où vous ne pourrez pas vous doucher.
Votre trousse de secours devra contenir des anti-diarrhéiques, des antibiotiques pour le traitement des infections pulmonaires et des sinus et des pansements pour les ampoules. Consultez votre médecin pour les vaccinations spécifiques au Népal. Utiliser deux bouteilles d’un litre avec des comprimés purificateurs est un moyen fiable et sûr de boire de l’eau. Cette méthode est moins dommageable pour l’environnement que l’achat répété de bouteilles d’eau dans les refuges.

Restez en bonne santé pendant le trek

Prenez votre temps. Le mal aigu des montagnes peut toucher tout le monde, même les personnes en excellente condition physique. (C’est pourquoi des journées d’acclimatation sont prévues, généralement à Namche et Dingboche.) Soyez attentif aux signes du mal de l’altitude : les symptômes sont notamment les maux de tête, les vertiges, les insomnies, la perte d’appétit et l’essoufflement. Emportez des comprimés de Diamox ; si les symptômes persistent, redescendez.
Devenez végétarien. Même si vous rêvez d’un juteux steak de yak, n’oubliez pas que toute la viande est acheminée par les porteurs depuis Lukla voire plus bas, en raison d’une interdiction de chasser dans le parc national de Sagamartha. Lorsqu’elle arrivera jusqu’à vous, elle ne sera donc plus de toute fraîcheur. L’option la plus sûre et la plus saine est le dal bhat (soupe de lentilles complétée de riz), préparé tous les jours. Rien de tel pour faire le plein de protéines et d’énergie.
Protégez-vous. Le soleil est ardent, donc utilisez une crème protectrice efficace et renouvelez les applications régulièrement. Portez des pantalons, des hauts à manches longues et un foulard léger – vous éviterez ainsi les coups de soleil.
Plus d'infos sur le Népal 
Photo :  drapeaux de prière dans l'Himalaya. Feng Wei Photography / Flickr / Getty Images


Paramètres des cookies