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Idées de voyage

Les lacs les plus étonnants du monde

Mis à jour le : 28 janvier 2019

Carte

Haut perchés, sacrés, peuplés de méduses, de requins bouledogues ou de fées, ces lacs ont tous un petit quelque chose... 

1. Lac Titicaca (Pérou/Bolivie)

Un lac, berceau d’une civilisation Pour les Incas, c’est sur les hauts plateaux près du lac Titicaca (Bolivie et Pérou, à 3812m d’altitude) que Viracocha, le dieu créateur, engendra le premier homme, le Soleil et la Lune. Parmi la quarantaine d’atolls du lac (l’un des plus étendus du monde puisqu’il s’étend sur plus de 8500 km2), l’Isla del Sol et l’Isla de la Luna, côté bolivien, conservent des vestiges de temples incas. Aujourd’hui, le lac n’a pas perdu son aura sacrée auprès de la population andine. Certaines îles sont peuplées et leurs habitants célèbrent tous Titicaca d’une façon ou d’une autre : les Uros, qui vivent sur des “îles flottantes” (faites de roseau tressé), les Quechua qui élèvent des alpagas sur l’Isla Amantaní (côté péruvien), les simples pêcheurs ou les nombreux Aymara, dont les fêtes animées honorent la vie lacustre.
Les principales villes d’accès au lac Titicaca sont Puno (Pérou) et Copacabana (Bolivie). On peut traverser la frontière à pied via Yunguyo ou Desaguadero.


© ahans, lago Titicaca

2. Lac Baïkal, Sibérie (Russie)

S’il n’est que le cinquième lac du monde par la superficie, le lac Baïkal (Russie) est le plus profond (jusqu’à 1 637 m) et celui qui contient le plus d’eau (plus que les 5 grands lacs nord-américains réunis). C’est de là que lui vient sans doute sa couleur, belle tache d’un bleu intense sertie par les sapins de la taïga. Soumis au très rude climat sibérien, le Baïkal gèle chaque hiver, ce qui permet la pratique d’activités hors du commun. Parmi elles, la randonnée à skis ou en patins à glace, au cours de laquelle on dort sur le lac gelé. La nage sous la couche de glace en tenue de plongée procure aussi de grandes émotions, surtout lorsque l’on croise des phoques d’eau douce (les nerpas). Sinon, chacun peut grimper à bord du train Circumbaïkal et admirer la surface gelée du lac, bien au chaud dans 
son compartiment.
Le Circumbaïkal part de la gare de Slioudianka (informations sur http://kbzd.transsib.ru/eng/).


© Madeleine Graham, lac Baïkal

3. Jellyfish Lake (Palaos)

Paradis pour les plongeurs du monde entier, les Palaos sont une nation composée d’un chapelet d’îles au milieu de l’océan Pacifique, en Océanie. L’une des îles, Eil Mark Island, abrite un très surprenant “lac aux méduses”, une étendue d’eau salée couleur turquoise où nagent des dizaines de millions de ces animaux marins à la robe translucide. Si le cœur vous en dit, il est possible de se baigner aux côtés de ces gracieuses créatures, qui évoluent dans l’eau avec bien plus d’aisance que leurs visiteurs ! Elles se déplacent dans le lac selon la course du soleil. Des millions d’années d’isolement et d’évolution ont rendu leurs piqûres quasi inoffensives, aussi pourrez-vous suivre leur danse délicate avec un masque et un tuba.
Eil Malk Island est à 45 minutes de bateau de Koror. Un permis (35 $US) est requis pour s’y rendre et seul le snorkeling est autorisé. 


© Helen-Pippard IUCN WEB, Jellyfish, Palau 

4. Lacs de Plitvice (Croatie)

Attention, chef-d’œuvre ! Ce fabuleux réseau de 16 lacs (Croatie) reliés par des cascades, classé au patrimoine mondial de l’humanité, porte aussi le nom de “jardin du diable”, car une “reine noire” aurait noyé la région sous les eaux. Des grottes trouent le paysage environnant et des forêts touffues bordent les lacs supérieurs, où vivent ours bruns, loups et oiseaux rares. Au sein du parc national de Plitvicka Jezera, les lacs sont accessibles tous les jours (www.np-plitvicka-jezera.hr/fr/index.php). De novembre à mars, les mordus de neige seront aux anges ; de décembre à janvier, les lacs gèlent.


© 29 cm, lake Plitvice

5. Lac Nicaragua (Nicaragua)

Les Nahua ont appelé Ometepe (“deux collines”) l’île principale du plus grand lac d’Amérique centrale, car elle est née de la réunion de deux volcans s’élevant des profondeurs du lac Nicaragua – le plus grand des volcans, Concepción, haut de 1 610 m, dégage toujours de la fumée. Si Omotepe, où vivent quelque 30 000 habitants, est couverte de forêts peuplées de singes, une faune plus surprenante évolue dans les eaux de ce vaste Lago Dulce, relié à la mer des Caraïbes par le Río San Juan. Des requins bouledogues, qui parviennent à vivre en eaux douces, ont en effet pris l’habitude de remonter le San Juan pour nager à l’ombre des volcans.
Des lignes régulières de ferry traversent le lac, reliant San Jorge, sur le continent, à Moyogalpa (1 heure).


© Dianne Graham, Nicaragua - Lake Nicaragua 

6. Lac Mývatn (Islande)

À la fin des années 1960, la NASA envoya l’équipage d’Apollo 11 dans les mornes champs de lave du nord de l’Islande, afin de les aguerrir avant leur voyage sur la Lune ! Un choix qui s’explique sans doute par les paysages désertiques du lac Mývatn (Islande), quatrième plus grand lac du pays avec ses 37 km², mais de faible profondeur. Émaillé d’îlots volcaniques et bordé de cratères saillants, de cônes volcaniques, de colonnes de lave et de sources chaudes, ce lieu géologiquement très actif vous surprendra par ses paysages. Si quantité de canards ne peuplaient le rivage, on se croirait sur une autre planète !
Hébergement possible à Reykjahlíð, sur la rive nord-est, ou dans la plus modeste Skútustaðir, sur la rive sud. Avis aux randonneurs : le tour du lac fait 36 km.


© Zanthia, Lake Myvatn 

7. Lac Manasarovar (Tibet, Chine)

Existe-t-il une étendue d’eau plus sacrée que le lac Manasarovar, qui se déroule à plus de 4 500 m dans l’Himalaya ? Hindous et bouddhistes le vénèrent, tout comme les jaïns et les bönpos. Pour les premiers, Brahma, le dieu de la Création, en aurait fait un lieu de culte ; pour les seconds, c’est là que Bouddha aurait été conçu. Des fidèles font le pèlerinage pour laver leurs péchés dans les eaux glaciales du lac et parcourir à pied ses 88 km de circonférence. Le mont Kailash, qui revêt une dimension encore plus sacrée, domine ce lac isolé où, hormis des vestiges de monastère et quelques yaks, les pèlerins n’ont pour compagnons que les sommets. 
Un trek autour du mont Kailash et du lac part de Darchen (à 30 km plus au sud), à 4 ou 5 jours de Jeep de Lhassa.


© Spana Tharani, Tibet

8. Llyn y Fan Fach (pays de galles)

Ce lac aux eaux bleutées, à l’ombre d’un cirque de montagnes, est enchanteur – et littéralement enchanté. La légende raconte qu’au XIIIe siècle, un paysan dont le troupeau broutait sur les pentes alentour aperçut la plus belle femme jamais vue au monde. Elle accepta de l’épouser à condition qu’il ne la maltraite pas plus de deux fois. Inéluctablement, cela arriva une troisième fois, et la jeune fée disparut alors dans le lac, avec son troupeau. Consolons-nous : la richesse actuelle de la vallée en herbes médicinales et en plantes de tourbière serait due à cette épouse maltraitée. 
Situé dans le parc national de Breacon Beacons (Pays de Galles), Llyn y Fan Fach est à 12 km au sud-est de Llandovery. De la Blaenau Farmhouse, un sentier conduit au lac.


© SNappa2006, Llyn y Fan Fach

9. Lacs Kelimutu (Indonésie)

Voir le soleil filtrer à travers le brouillard puis franchir le bord ouest du Kelimutu pour découvrir trois profonds lacs volcaniques, chacun d’une couleur différente, est un spectacle inoubliable ! De fait, ces lacs ont fait du parc national du Kelimutu une attraction majeure de Nusa Tenggara (Indonésie). On les croirait peints, tant leurs couleurs sont intenses ; leurs variations de couleurs – si le lac turquoise le reste en permanence, les deux autres passent par des nuances infinies de jaune, d’orange, de rouge et de brun (jusqu’au noir) – seraient dues à la dissolution de minéraux dans l’eau (un processus qui peut s’accélérer à la saison des pluies). 
Le lac turquoise n’est jamais plus beau qu’au soleil. Si le temps est maussade, revenez le lendemain. Il faut vraiment voir le Kelimutu sous son meilleur jour.


© Gifford Clan, Kelimutu Lakes 

10. Lac Léman (France/Suisse)

Trait d’union (ou plutôt virgule, sa forme) entre la France et la Suisse, le lac Léman étonne par ses dimensions (plus de 70 km de long), qui font de lui une véritable mer intérieure enchâssée au milieu des montagnes. À l’occasion d’une croisière en bateau, on découvre la beauté de ses rives, piquetées de bâtisses élégantes et cossues, de parcs de détente, de villages de charme, de villes thermales et, sur les pentes inclinées, de vignobles réputés. Des routes en corniche offrent de splendides panoramas et des plages aménagées permettent de s’adonner au farniente et aux sports nautiques. 
Côté français (rive sud), les localités les plus touristiques sont Évian-les-Bains, Thonon-les-Bains et Yvoire. Côté suisse (rive nord), on peut séjourner à Vevey, Montreux ou dans les villages du Chablais.


© Adrien Lebrun, Lac Léman