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Idées de voyage

Les 10 plus grandes prouesses architecturales

Mis à jour le : 13 janvier 2016

Carte

On court le monde pour les admirer. Ces ouvrages d’art sont beaux, certes, mais ce sont aussi des chefs-d’oeuvre d’intelligence.

1. Grande pyramide de Kheops, Gizeh (Égypte)

Le mieux est l’ennemi du bien, dit-on, mais visiblement personne n’en avait informé le pharaon Kheops d'Egypte lorsque, en 2750 av. J.-C., il érigea sa pyramide. Plus de deux millions de blocs de calcaire pesant chacun plus d’une tonne ont été soulevés pour créer ce titan de 146,6 m de hauteur, qui resta pendant 4 000 ans la construction la plus élevée de la planète. Et la taille n’est rien comparée à la complexité de l’ensemble : chaque côté ne déroge que de quelques centimètres aux 230 m de rigueur et les subtilités architecturales abondent. Ses conduits intérieurs pointent vers de grandes constellations et la pyramide est alignée sur le nord géographique. Et on allait oublier : la pyramide est sublime.
Chaque jour, deux sur trois pyramides de Gizeh sont généralement ouvertes.

2. Sainte-Sophie, Istanbul (Turquie)

Non, rien à voir avec une sainte nommée Sophie : cette sublime construction située à Istanbul fut bâtie en l’honneur de la sagesse divine (“Hagia Sophia”, sophos signifiant sagesse en grec). Érigée sur ordre de l’empereur byzantin Justinien en 537, la basilique doit sa beauté sublime au savoir d’architectes novateurs qui assirent sa coupole, qui semble flotter en apesanteur à 30 m, sur des pendentifs et des piliers cachés. Convertie en mosquée après la prise de Constantinople par les Ottomans en 1453, Sainte-Sophie est aujourd’hui un édifice laïc. Pourtant, quand le soleil frappe sur les mosaïques dorées de son intérieur immense, on ressent bien quelque chose qui ressemble à de la spiritualité.
Sainte-Sophie est fermée le lundi.


Sainte-Sophie, Istanbul. Sauvageone

3. Chemins de fer indiens (Inde)

Les chiffres parlent d’eux-mêmes : le premier train quitta Bombay en 1853 pour parcourir les 33 km qui le séparaient de Thane ; aujourd’hui, ce sont 18 millions de passagers qui voyagent sur plus de 63 000 km de voies ferrées. Mais avec les chiffres, on reste aussi en surface, car c’est dans les détails que brillent les prouesses du génie civil. Ainsi, en 1874, le major Stanton fit construire un tronçon de 88 km en seulement 65 jours (des premiers relevés topographiques à la mise en service des locomotives !). Le chemin de fer indien a connu de nombreux exploits de ce genre, vous permettant aujourd’hui de voyager dans de confortables cabines ou de rejoindre des gares en plein Himalaya à bord de petits trains de montagne.
Les pass d’IndRail permettent de préréserver fauteuils et couchettes.

4. Grande Muraille (Chine)

« La solidité d’un mur dépend du courage de ceux qui le défendent » aurait dit Gengis Khan. Certes, mais c’est encore mieux si le mur en question est vraiment imposant. La première muraille de Chine fut érigée par la dynastie Qin, au IIIe siècle, qui contraignit des centaines de milliers d’ouvriers à déplacer quelque 180 millions de mètres cubes de pierre et de terre. Plus tard, la dynastie Ming (XIVe-XVIIe siècle) y fit ajouter 60 millions de mètres cubes de pierre et de brique. En tout, les différentes parties de la muraille ont fait des millions de victimes et s’étendent sur quelque 6 500 km. La Grande Muraille n’est pas visible depuis l’espace, mais elle n’en est pas moins prodigieuse.
Rendez-vous à Simatái ou Jinshanling pour une visite moins touristique que sur les tronçons les plus proches de Beijing.


Grane Muraille, Chine. Francis Deport

5. Viaduc de Millau (France)

Béton : 206 000 tonnes ; tablier métallique : 36 000 tonnes. Les chiffres, comme l’édifice, donnent le vertige, et le viaduc dessiné par Norman Foster est un exemple d’ouvrage à la fois pratique et prosaïque. Mis au défi de construire un viaduc enjambant la vallée du Tarn, les ingénieurs ont réalisé un exploit et battu d’innombrables records : long de 2 460 m, le viaduc possède les plus hautes piles du monde (343 m) et le plus haut tablier routier. Mais si les automobilistes (et les visiteurs) s’arrêtent bouche bée, c’est en raison de la légèreté et de la finesse qui se dégagent de ce titan.
Le péage d’entrée sur le viaduc est de 5,02 €, mais l’entrée est libre à l’Espace Info.


Viaduc de Millau, France. Jean-Claude Guyot

6. Lalibela (Éthiopie)

Il y a visiblement eu par le passé une vraie marotte des édifices creusés dans la roche : pensez aux Égyptiens à Abou Simbel, aux Jordaniens à Pétra, aux Indiens à Ellora. Mais le site de Lalibela en Ethiopie détient sans doute la palme, en particulier parce que ses églises rupestres sont toujours en activité. Pour les fêtes de Timkat (Épiphanie, le 19 janvier), vous verrez des foules de pèlerins, entendrez des chants, humerez l’encens et admirerez les tabots (livres saints). Des milliers d’ouvriers (certains divins, dit la légende) ont oeuvré dès le XIIe siècle pour creuser les 11 églises de Lalibela dans le sol, d’authentiques merveilles aux sculptures et aux ornements délicats. Un régal pour les yeux. Les églises de Lalibela sont ouvertes tous les jours.
Appliquez de la poudre antipuces sur vos chaussettes, car les puces prolifèrent sur les tapis.

7. Falkirk Wheel (Écosse)

Les bateaux flottent très bien, mais ont du mal à descendre les collines. Et pour les remonter, n’en parlons pas. Imaginons que vous êtes un bateau, que vous êtes en Écosse, et que vous souhaitez passer du Forth and Clyde Canal à l’Union Canal, 35 m plus haut. Il vous faut soit une série d’écluses se succédant sur plus de 1,5 km, soit un gigantesque gadget d’acier faisant tourner deux énormes caissons remplis d’eau. Rêve exaucé ! Chacun des caissons de la roue de Falkirk permet de monter et de descendre les embarcations. Il a fallu 1 200 tonnes d’acier, plus de 15 000 boulons et une très très haute grue pour assembler cet ascenseur à bateaux en 2001. Unique.
Des circuits en bateau d’une heure, avec montée et descente par la Falkirk Wheel, sont proposés tous les jours (adulte 7,85 £). Renseignements sur www.thefalkirkwheel.co.uk.

8. Tour de Dubaï (Émirats arabes unis)

Parfois, admettons-le, la taille fait tout : la plus haute tour du monde n’est pas simplement immense, elle est titanesque. Emblématique d’une mégalomanie dont les États du Golfe semblent coutumiers (vastes îles artificielles en forme de palmiers, premier hôtel sept étoiles de la planète, etc.), le Burj Dubai ne se contente pas de passer timidement devant le dernier record, elle l’écrase à plate couture. La championne précédente, la Taipei 101, est une naine de 509 m comparée à la tour dubaïote, qui la surpasse de plus de 300 m. Attention à l’altitude : tout en haut, la température est inférieure de 6°C à celle enregistrée en bas.
Pour la voir de plus près, les plus aisés réserveront une suite à l’Armani Hotel, qui occupera les 37 premiers étages de la tour de Dubaï.


Tour de Dubaï, Émirats Arabes Unis. Michele Solmi

9. Yaxchilán, Yucatán (Mexique)

Avec leurs terrains de jeux de balle, leurs pyramides et leurs fresques sculptées, les sites mayas au Mexique ne manquent jamais de fasciner, et Yaxchilán plus encore peut-être, perché dans un cadre spectaculaire au-dessus de la jungle bordant un méandre du Río Usumacinta. Richissime pendant son âge d’or (680-800), Yaxchilán donne à voir des façades et des crêtes faîtières aux extraordinaires sculptures, mais sa construction la plus intéressante a disparu : un pont suspendu qui, avec une travée centrale de 63 m, fut pendant sept siècles le plus long du monde. L’hypothèse de l’existence de ce pont a été avancée au milieu des années 1990 grâce à des recherches archéologiques et à des modélisations informatiques. Même si elle est encore contestée, elle ajoute à l’intérêt de l’un des sites les plus captivants des Amériques.
Yaxchilán n’est accessible ni par la route ni par la voie ferrée : louez un bateau à moteur pour le rejoindre en 45 minutes depuis Frontera Corozal.

10. Musée Guggenheim, Bilbao (Espagne du Nord)

Navire ? Fleur ? Poisson ? Frank Gehry a réalisé ici une oeuvre aussi étincelante qu’unique. On peut parler de déconstructivisme ou bien tout simplement, comme le roi Juan Carlos, du “meilleur édifice du XXe siècle”, une chose est sûre : le Guggenheim de Bilbao n’a pas fini d’étonner. Ses lignes ondoyantes et organiques ont nécessité un logiciel de design en 3-D pour que 60 tonnes de titane en panneaux d’un demi-millimètre d’épaisseur et du verre renforcé puissent épouser les formes fluides de la pierre calcaire. Depuis son ouverture en 1997, le musée a accueilli de nombreuses et passionnantes expositions, notamment sur Warhol, Rothko ou Koons, mais c’est bien à l’édifice que Bilbao doit sa renaissance.
Le musée Guggenheim de Bilbao (www.guggenheim-bilbao.es) est ouvert du mardi au dimanche toute l’année, ainsi que le lundi en juillet et août.

Retrouvez encore de merveilles architecturales dans le livre 1000 idées de voyage publié chez Lonely Planet. 

 


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