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Publié le 16/02/2026 7 minutes de lecture
Le Japon a la réputation d’être une destination coûteuse, mais avec un minimum d’organisation, un séjour peut s’avérer tout à fait raisonnable, voire abordable.
Bonne nouvelle pour les petits budgets : de nombreux sites touristiques majeurs ne demandent aucun droit d’entrée, et le pays propose, toute l’année, des festivals gratuits.
Hébergements économiques, transports à prix réduit, bonnes tables pour tous les budgets : suivez nos conseils pour voyager au Japon sans vous ruiner.
1. Choisir un hôtel d’affaires économique
Simples, fonctionnels et sans superflu, les hôtels d’affaires offrent souvent l’un des meilleurs rapports qualité-prix pour une chambre avec salle de bain privative.
Les tarifs débutent généralement autour de 6 000 yens pour une chambre individuelle et 8 000 yens pour une chambre double, même si les prix grimpent dans des villes comme Tokyo, Kyoto ou Osaka.
Privilégiez les établissements qui incluent un petit-déjeuner : souvent copieux, il peut facilement vous éviter de devoir déjeuner plus tard et vous faire économiser un repas.
2. Dormir en maison d’hôtes ou en auberge de jeunesse
Le Japon compte de nombreuses maisons d’hôtes et auberges de jeunesse de très bonne qualité. Propres, bien tenues et conviviales, elles offrent souvent un accueil attentionné. Le personnel, habitué aux voyageurs internationaux, peut vous conseiller et vous aider à organiser votre séjour.
Les chambres privées affichent des tarifs proches de ceux des hôtels d’affaires, mais les sanitaires sont généralement partagés. En dortoir, comptez environ 3 000 yens la nuit (environ 20 euros).
Attention : certains établissements facturent la location des serviettes. Glisser la vôtre dans votre valise peut donc vous faire économiser un petit supplément. Enfin, les prix sont souvent plus avantageux lorsque vous réservez directement auprès de l’établissement plutôt que via une plateforme en ligne.
3. Tester l’hôtel capsule pour réduire son budget
Typiquement japonais, l’hôtel capsule propose des espaces de couchage individuels, alignés les uns au-dessus des autres. On n’y trouve que l’essentiel : un lit, un éclairage, parfois une prise et une petite télévision. Les salles de bain sont communes.
Le prix tourne autour de 5 000 yens (environ 30 €) la nuit. C’est plus cher qu’un lit en dortoir, mais on y gagne en tranquillité et en intimité.
Ce n’est pas l’option la plus confortable pour plusieurs jours d’affilée. En revanche, pour une étape d’une nuit ou deux — notamment dans les grandes villes où l’hébergement est onéreux — c’est une solution originale et économique.
4. Camper au Japon pendant la belle saison
Pour réduire encore votre budget, le camping peut être une très bonne option. Le Japon dispose d’un vaste réseau de terrains bien entretenus, que l’on trouve aussi bien à la campagne que dans les régions touristiques.
Les tarifs restent très abordables : comptez en général entre 500 et 1 000 yens par personne ou par emplacement (soit environ 3 à 6 €).
Attention toutefois : beaucoup de campings ne sont ouverts que durant l’été. Mieux vaut donc vérifier les dates d’ouverture avant de planifier votre séjour.
5. Prendre le bus de nuit pour économiser une nuit d’hôtel
Pour les longues distances, le bus reste l’un des moyens de transport les plus économiques. Certaines compagnies, comme Willer Express, proposent des liaisons de nuit entre les grandes villes.
Voyager pendant la nuit permet non seulement de réduire le coût du trajet, mais aussi d’économiser une nuit d’hôtel.
Il existe par ailleurs des pass qui donnent accès à plusieurs trajets à tarif réduit. Une solution intéressante si vous prévoyez de multiplier les déplacements.
6. Rentabiliser ses trajets avec le Japan Rail Pass
Si vous prévoyez de traverser le pays en train, le Japan Rail Pass peut être intéressant. Il donne accès, pendant une durée déterminée, à l’ensemble du réseau de la compagnie Japan Railways, y compris aux trains à grande vitesse, les shinkansen.
Ce forfait devient rentable surtout lorsque l’on enchaîne les trajets entre grandes villes. En revanche, pour un séjour concentré sur une seule région, il n’est pas toujours indispensable.
Il existe d’ailleurs des pass régionaux, plus ciblés et souvent moins coûteux. Le mieux est donc d’étudier son itinéraire avant de faire son choix.
Le pass doit en principe être acheté avant le départ, en ligne ou auprès d’une agence de voyage.
7. Opter pour un pass régional ou le billet Seishun 18
La compagnie Japan Railways propose, en plus du pass national, des formules régionales. Ainsi, le JR East Pass permet de voyager pendant cinq jours pour 30 000 yens (environ 185 €) dans le nord-est de l’île principale, notamment vers Aomori, Akita, Sendai et d’autres villes de la région du Tōhoku. Ce type de pass s’adresse surtout à ceux qui concentrent leur séjour sur une zone précise.
Autre formule, très différente : le billet Seishun 18. Pour 12 050 yens (environ 75 €), vous obtenez cinq “journées” de voyage : chaque journée permet d’emprunter autant de trains locaux que vous le souhaitez sur le réseau JR. En revanche, pas de shinkansen ni de trains express : uniquement des trains “ordinaires”, donc plus lents et avec davantage de correspondances.
Ce billet n’est mis en vente qu’à certaines périodes de l’année, généralement pendant les vacances scolaires. Conçu à l’origine pour les étudiants, il peut toutefois être acheté par tout le monde. Il n’est disponible qu’au Japon, aux guichets JR.
Il convient surtout aux voyageurs disposant de temps, prêts à multiplier les correspondances et à privilégier des trajets plus lents.
8. Louer une voiture, une option parfois plus économique
Au Japon, l’essence et les péages autoroutiers représentent un budget non négligeable. Pourtant, la location d’une voiture peut se révéler intéressante dans certains cas.
C’est notamment vrai si vous voyagez à plusieurs — en famille ou entre amis —, car le coût se partage. Elle peut aussi être utile si votre itinéraire vous conduit hors des grandes villes, dans des zones rurales ou montagneuses moins bien desservies par le train.
La voiture offre alors plus de souplesse et permet d’accéder à des sites difficilement accessibles en transports en commun.
9. Sur les longues distances, pensez aux vols intérieurs
Pour traverser le pays, notamment vers Hokkaidō ou Kyūshū, l’avion peut être une solution. Plusieurs compagnies à bas prix — Peach, Jetstar, Air Do — assurent des liaisons intérieures.
Selon les périodes, les tarifs peuvent être proches de ceux des bus longue distance. Le principal avantage reste la durée du trajet, nettement plus courte.
Il faut toutefois prévoir le transfert vers l’aéroport, souvent situé à l’extérieur des villes, et en intégrer le coût dans le calcul.
10. Les sanctuaires et temples japonais sont gratuits
Au Japon, la plupart des sanctuaires shintoïstes sont en accès libre. On peut donc y entrer, se promener dans l’enceinte et assister aux rituels sans payer.
Dans de nombreux temples bouddhiques, l’accès extérieur est également gratuit. Seules certaines parties, comme les bâtiments principaux ou les jardins paysagers, sont payantes.
Autrement dit, il est tout à fait possible de découvrir une part importante du patrimoine religieux japonais sans prévoir de budget spécifique.
11. Profiter des festivals pour sortir et manger à petit prix
Tout au long de l’année, des festivals gratuits sont organisés dans les sanctuaires, les temples ou dans les rues des villes.
Ces événements sont aussi l’occasion de goûter à la cuisine populaire. De nombreux stands de street food proposent des plats simples à des prix raisonnables. C’est une manière conviviale de dîner sur le pouce, tout en partageant un moment avec les habitants.
12. Marcher plutôt que multiplier les visites payantes
Au Japon, il est facile d’occuper ses journées sans dépenser. Se promener dans un quartier, longer une rivière, traverser un marché ou suivre un ancien chemin de pèlerinage ne coûte rien.
La randonnée est également accessible dans de nombreux parcs nationaux : les sentiers sont balisés et l’accès est généralement gratuit.
En ville, on peut aussi découvrir l’architecture contemporaine simplement en levant les yeux. À Tokyo notamment, de nombreux bâtiments remarquables se visitent de l’extérieur, sans billet d’entrée.
13. Passer du temps dans les parcs japonais
Dans les grandes villes japonaises, les parcs sont en accès libre, tout comme certains jardins publics. On peut y entrer sans billet, s’y promener ou simplement s’asseoir.
Le week-end, les habitants viennent s’y retrouver en famille ou entre amis. On peut s’y installer et passer l’après-midi à observer l’ambiance. Pour limiter les dépenses, il suffit d’acheter de quoi manger dans un supermarché ou une supérette et de pique-niquer sur place.
Au printemps, beaucoup de parcs deviennent des lieux privilégiés pour admirer les cerisiers en fleurs. Là encore, le spectacle est gratuit.
14. Faire ses courses dans les marchés locaux
Dans les villes côtières, il existe souvent des marchés aux poissons. À la campagne, on trouve encore des marchés matinaux, et certaines villes ont conservé leurs marchés de plein air.
On peut y acheter des fruits, des légumes, du poisson ou des plats préparés à des prix raisonnables. C’est aussi une excellente façon d’observer la vie quotidienne, loin des quartiers touristiques.
15. Choisir les restaurants locaux à petit prix
Au Japon, on peut bien manger sans dépenser beaucoup, à condition de savoir où aller. Les shokudō, de petits restaurants simples, servent des plats complets pour moins de 1 000 yens (environ 6 €). Un bol de ramen coûte souvent autour de 600 yens (environ 4 €).
Aux comptoirs où l’on mange debout, on trouve des bols de soba ou d’udon à partir de 350 yens (environ 2 €). C’est rapide, copieux et peu coûteux.
Autre possibilité : profiter des menus du midi. De nombreux restaurants plus raffinés proposent, à l’heure du déjeuner, des formules nettement moins chères que le soir. C’est l’occasion de découvrir une cuisine plus élaborée sans payer le prix d’un dîner.
Enfin, l’eau, et parfois le thé, est servie gratuitement, et le pourboire ne se pratique pas au Japon. Autant d’économies supplémentaires.
16. Acheter des bentō pour un repas économique
Les bentō sont des boîtes-repas composées de riz, de légumes, de poisson ou de viande. On en trouve facilement dans les supermarchés pour moins de 1 000 yens (environ 6 €).
Les grands magasins de centre-ville possèdent également, au sous-sol, des espaces alimentaires où l’on vend des bentō plus élaborés. En fin de journée, juste avant la fermeture, ces produits sont souvent soldés.
17. Les supérettes, une solution économique pour les repas
Au Japon, les supérettes sont ouvertes du matin au soir, souvent toute la nuit. On y trouve de quoi manger à toute heure : sandwichs, onigiri, plats préparés, soupes, boissons.
Pour un prix modeste, on peut ainsi se composer un repas rapide sans aller au restaurant. Ce n’est pas de la grande cuisine, mais cela suffit pour un dîner simple ou un déjeuner sur le pouce.
Comme les hébergements disposent généralement d’une bouilloire, les nouilles instantanées vendues en rayon constituent aussi une solution pratique et peu coûteuse.
Cet article publié sur Lonelyplanet.com, a été traduit avec l’aide d’outils d’intelligence artificielle, sous la supervision de nos auteurs, puis édité par la rédaction.
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