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Idées de voyage

Le Japon hors des sentiers battus

Mis à jour le : 26 juin 2019

Carte

Entre paysages spectaculaires, cuisine exquise et culture traditionnelle, voici le Japon comme vous ne l'avez jamais vu !

Yonaguni-Jima

À 125 km à l’ouest d’Ishigaki et à 110 km à l’est de Taïwan, Yonaguni-jima est l’île habitée la plus à l’ouest du pays. Réputée pour son saké corsé, ses petits chevaux et la pêche au marlin, l’île abrite des yonagunisan (Attacus atlas ryukyuensis), les plus grands papillons de nuit au monde. 

La plupart des touristes viennent faire de la plongée afin d’explorer les fonds marins autour de l’île. En 1985, lors d’une plongée, une personne du coin a découvert, au large de la côte sud, de mystérieuses ruines sous-marines. De plus, de grands bancs de requins-marteaux évoluent au large de la côte ouest. Ces attraits font de l’île l’un des hauts lieux de la plongée au Japon.
Le port des ferries de Kubura (久部良) se situe à la pointe ouest de l’île. La principale localité de l’île entoure le port secondaire de Sonai (祖納), sur la côte nord. L’aéroport se trouve entre les deux, sur la côte nord-ouest.

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Au large de la côte sud, de mystérieuses ruines sous-marines ont été découvertes

Iriomote-Jima 

À seulement 20 km à l’ouest d’Ishigaki-jima, Iriomote-jima peut pourtant être considérée comme l’ultime frontière du Japon. Une épaisse forêt tropicale et un marais à mangrove couvrent près de 90% de l’île, frangée de récifs coralliens parmi les plus beaux du pays. Vous apercevrez peut-être le rare yamaneko, un chat sauvage nocturne très craintif (on le voit surtout lorsqu’il traverse les routes : faites preuve de prudence en conduisant de nuit). 

Plusieurs rivières, que l’on peut explorer en bateau ou en kayak, sillonnent l’arrière-pays luxuriant. Ajoutez à cela des plages inondées de soleil et d’exceptionnels sites de plongée et de snorkeling, et vous comprendrez vite pourquoi Iriomote-jima est l’une des destinations japonaises favorites des amoureux de la nature.

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Iriomote-jima peut être considérée comme l’ultime frontière du Japon

Sado-Ga-Shima

L’île en “S” de Sado-ga-shima, isolée et peu peuplée, possède un patrimoine culturel unique et une beauté tourmentée. Son riche passé de colonie pénitentiaire, de mine d’or et de retraite religieuse lui accorde une place à part dans la psyché nationale, sans compter que l’île lutte farouchement pour conserver son héritage. Les visiteurs étrangers sont encore très rares. La troisième semaine d’août, la fête de la Terre et ses fameux tambours (taiko) de Kodo attirent des visiteurs de tout le pays.

Kumano Kodo

Un trek dans les montagnes au sud du Kansai conduit à trois sanctuaires shintoïstes parmi les plus sacrés du Japon, le long d'un immémorial chemin de pèlerinage .

Tanabe, sur la côte occidentale de la péninsule, est le principal point d’accès des pèlerinages du Kumano Kodo ; plus petite, Shingu est son équivalent oriental. Au sud de Shingu se trouvent les sites sacrés de Nachi et Kii-Katsuura ; au centre de la péninsule, Hongu est une étape majeure du pèlerinage.

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Un trek dans les montagnes au sud du Kansai conduit à trois sanctuaires shintoïstes parmi les plus sacrés du Japon

Îles Oki

Ancien lieu d'exil, cet archipel aux spectaculaires falaises escarpées donne le sentiment d'être à des années-lumières de la civilisation. Très peu d'étrangers poussent jusque-là. Au nord de Matsue, dans la mer du Japon, les spectaculaires et reculées Oki-shoto (îles Oki) s’inscrivent dans le géoparc des îles Oki et comprennent des zones côtières dépendant du parc national de Daisen-Oki (大山 隠岐国立公園). Des prisonniers politiques, ainsi que deux empereurs, vaincus à l’issue de querelles de pouvoir, furent autrefois exilés ici. Quatre des îles sont habitées : les trois îles de Dozen – Nishino-shima, Chiburi-jima et Nakano-shima – et l’île de Dogo, plus vaste. Du fait de leur éloignement des côtes de Honshu, certaines pratiques culturelles et religieuses oubliées dans le reste du Japon y ont été préservées. Ici, le rythme de vie y est résolument plus lent, et les secteurs touristiques connaissent un développement limité. Prévoyez au moins deux jours sur place, et gardez à l’esprit que les services de ferries peuvent être modifiés ou annulés par mauvais temps.

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Cet archipel aux spectaculaires falaises escarpées donne le sentiment d'être à des années-lumières de la civilisation

Archipel d'Ogasawara

À quelque 1 000 km au sud de Ginza, mais toujours dans la préfecture de Tokyo, l’archipel d’Ogasawara (Ogasawara-shoto) est un paradis pour les amoureux de nature. Inscrit au patrimoine mondial de l’Unesco, il se distingue par ses plages immaculées, ses eaux tropicales et ses récifs coralliens. Parmi les activités possibles figurent le snorkeling, l’observation des baleines, la baignade en compagnie des dauphins et la randonnée.

La seule façon de rejoindre ces îles est de prendre un ferry (24 heures de traversée depuis Tokyo) lequel vous débarquera à Chichi-jima, la plus importante de l’archipel. Un ferry plus petit relie Chichijima à Haha-jima, seule autre île habitée.

Vallée de l'Iya

La spectaculaire vallée de l’Iya est un lieu unique, doté de gorges impressionnantes et d’épaisses forêts de montagne qui invitent les voyageurs à échapper à la frénésie de la vie du “continent”. Vous éprouverez un plaisir immense à rouler sur les routes étroites, accrochées à la falaise, tandis que les eaux bleues de l’Iya-gawa déferlent dans les vallées ancestrales. Trois onsen (sources chaudes) sont facilement accessibles. Le soir, votre principale activité consistera à vous régaler de soba (nouilles de sarrasin) de l’Iya. 

Les premiers récits de la vallée parlent d’un groupe de chamans ayant fui des persécutions à Nara au IXe siècle. À la fin du XIIe siècle, l’Iya devint le dernier refuge des membres du clan des Heike, après leur défaite face aux Minamoto au cours de la guerre de Gempei. Leurs descendants vivraient toujours dans la vallée. Malgré son isolement, la vallée de l’Iya dispose de ravissants hébergements, dont des hôtels avec onsen, des minshuku et même des fermes rénovées.

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La Vallée de l’Iya est un lieu unique, doté de gorges impressionnantes et d’épaisses forêts de montagne

Parc national de Shiretoko

Shiretoko-hanto, la péninsule qui forme le parc national de Shiretoko, signifie le “bout du monde” en aïnou. Classée au patrimoine mondial de l’Unesco, cette magnifique étendue sauvage est l’une des dernières enclaves naturelles du Japon. Elle attire majoritairement les randonneurs purs et durs. Des treks plus faciles sont possibles autour des lacs et en direction des cascades ; des croisières nature permettent de remonter la côte, et les bois recèlent des sources chaudes. Il existe deux points d’entrée, Utoro (ウトロ), au nord-ouest de la péninsule, et Rausu (羅 臼), au sud-est.

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Shiretoko-hanto, la péninsule qui forme le parc national de Shiretoko, signifie le “bout du monde” en aïnou.

Dewa Sanzan

Dewa Sanzan est le nom collectif de trois monts sacrés : le Haguro-san, le Gas-san et le Yudono-san, représentant respectivement la naissance, la mort et la renaissance dans le cycle de la vie – stades que le randonneur aura peut-être l’impression de traverser en s’attaquant aux trois célèbres sommets. Les disciples du shugendo, une tradition spirituelle populaire tenant du bouddhisme et du shintoïsme, effectuent ce pèlerinage le long du sentier séculaire vêtus de blanc et équipés d’un chapeau de paille, d’un bâton de bois et de sandales, aux côtés de randonneurs en polaire avec bâtons de marche et chaussures de randonnée imperméables.

Les yamabushi (ascètes) ne sont pas en reste. On les reconnaît à leur conque, leur veste à carreaux et leur pantalon blanc volumineux. En hiver, vous pourrez méditer avec eux sous des cascades glacées pour discipliner votre corps et votre esprit, ou simplement les regarder passer depuis votre hébergement au début ou en fin de périple.

Rishiri-To et Rebun-To

Pratiquement à l'extrême-nord de l'archipel nippon, ces deux îles, tapissées de fleurs sauvages de mai à août, sont un vrai régal pour les randonneurs et les photographes. Vue de loin, l'île de de Rishiri semble se composer uniquement d’un cône volcanique parfait sorti de la mer, enneigé presque toute l’année. Il s’agit du Rishiri-zan (1 721 m), une des cent montagnes célèbres du Japon, et principal attrait de l’île : tout randonneur japonais l’inclut sur sa liste des choses à faire avant de mourir. Toutefois, en raison de son éloignement, Rishiri-to n’est jamais vraiment bondée. La météo y est néanmoins fortement imprévisible : nous conseillons aux randonneurs de séjourner au minimum trois nuits, en espérant que la météo sera de leur côté au moins le temps d’une journée.

Rebun-To, l’île la plus septentrionale du Japon accueille la quasi-totalité de ses visiteurs de juin et à juillet, lorsque l’épanouissement des fleurs sauvages atteint son apogée. Cependant, il y a généralement toujours quelque chose en fleurs de mai jusqu’à septembre (et septembre est également magnifique, lorsque le bambou prend une couleur dorée). Étant donné son éloignement, l’île compte des fleurs rares et insolites comme le cypripède de Rebun. Avec un hiver froid et très venteux, Rebun-to est avant tout une destination estivale.

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Rebun-To, l’île la plus septentrionale du Japon




Guide de voyage

Lonely Planet : un guide de référence, à la fois pratique et culturel, pour découvrir le Japon

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