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Idées de voyage

8 bonnes raisons de (re)partir à Athènes

Texte par

Émilie Thièse (photos Émilie Thièse)

Mis à jour le : 15 octobre 2019

Carte

Athènes, qui a acceuilli cette année la 14e quinquennale d'art contemporain Documenta, en écho avec la ville de Cassel en Allemagne, bouillonne d'énergies créatives, subtil mélange d'époques et de cultures. La récente ouverture du cyclopéen centre culturel SNFCC, signé par Renzo Piano, invite à poser un nouveau regard sur la capitale hellénique, et à la (re)découvrir par-delà ses classiques, via ses chemins de traverse... 

1. S'étourdir de culture face à la mer Égée

Ouvert en août 2016, le Centre Culturel de la Fondation Stavros Niarchos (SNFCC) dresse ses 21 hectares de verdure et de verre face à la baie de Phalère, port autrefois illustre, avant la fortification du Pirée, au Ve siècle. Imaginé par le cabinet d'architecture de Renzo Piano, ce projet ambitieux abrite, sous une colline artificielle plantée d'essences méditerranéennes et bordée d'un canal d'eau de mer, les nouveaux bâtiments de l'Opéra national et de la Bibliothèque nationale. Deux cubes contigus, tout en transparence, soigneusement dissimulés sous un parc de 17 hectares, réhabilitant ainsi le nom du quartier sur lequel ils sont implanté : "Kallithea", Bellevue.

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Le Centre Culturel de la Fondation Stavros Niarchos, inauguré à l'automne 2016, est devenu un incontournable de la capitale grecque.
Le site, fraîchement inauguré, fourmille d'ores et déjà de vie : badauds en terrasse, promeneurs curieux, étudiants révisant leurs examens, férus de danse et de musique... Il répond en effet à la pressante demande des Athéniens par une myriade d'activités gratuites : visites guidées, expositions temporaires, concerts, cours de danse ou de yoga dans le parc, de kayak et de voile sur le canal...
La Bibliothèque nationale, qui n'a pas encore achevé son déménagement - les 2 millions d'ouvrages conservés dans le bâtiment historique, situé en centre ville, investiront progressivement les lieux -, donne déjà accès à ses salles de lecture publiques, baignées de lumière naturelle. L'Opéra national déroule quant à lui une belle programmation de ballets, spectacles vivants et concerts, dans ses deux salles polymorphes à l'acoustique pointue. Son toit-terrasse, "The Lighthouse", offre enfin une perspective à 360 °C sur Athènes, laissant courir librement le regard depuis l'Acropole jusque la mer Égée.
 

2. Se perdre dans le quartier caché d'Anafiotika

La tranquillité qui règne dans ce quartier, îlot cycladique surmonté d'un phare divin, le Parthénon, nous inviterait presque à croire qu'il est un secret bien gardé. Arrimé au rocher de l'Acropole, sur son versant Nord, Anafiotika a été construit au début du XIXe siècle, lorsque les maîtres d'œuvres de l'île d'Anafi, petit pois à l'Est de Santorin, réputés pour leur savoir-faire, débarquèrent à Athènes sur la demande du roi Othon I, pour rénover son palais. Lacis de venelles, maisonnettes blanchies à la chaux, pergolas de roses, cascades de bougainvilliers, chats alanguis... Du village originel - en partie détruit dans les années 1950 lors de fouilles archéologiques - ne subsistent aujourd'hui qu'une quarantaine de maisons. Suffisamment pour se griser du charme immaculé des îles.

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Allez vous perdre dans les ruelles du quartier Anafiotika.

3. Voir l'Acropole sous un nouveau jour

Avec son architecture contemporaine signée Bernard Tschumi, le musée de l'Acropole, ouvert en 2009, allie avec subtilité héritage antique et modernité. Posé sur pilotis, il dévoile, sous les pieds des visiteurs, le site archéologique de l'ancienne cité antique, et met en lumière, par une scénographie dépouillée, les trésors issus des fouilles de l'Acropole, dont l'émouvante frise dédiée à la Déesse Athéna.

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Le musée de l'Acropole permet de redécouvrir cet incontournable de la capitale hellénique.

4. Prendre un bain de Street art à Exarhia...

Faubourg d'artisans et de maçons au début du XIXe siècle, Exarhia se meut en repaire d'artistes, d'intellectuels et d'étudiants engagés, avec l'implantation de l'Université Polytechnique d'Athènes (NTUA) à la fin du XIXe siècle. En novembre 1973, il est la scène d'un soulèvement étudiant contre le régime des Colonels, s'étendant rapidement en révolte populaire, qui, bien que réprimée par la force, amorcera la chute de la dictature militaire un an plus tard. Cet esprit contestataire anime encore le quartier et s'exprime notamment en vociférations chromatiques, sur ses murs tapissés de graffitis. Cette profusion de street art est un excellent prétexte pour flâner dans ses rues ombragées, émaillées de petits cafés, restaurants et librairies. La balade vous mènera au pied de la colline de Strefi où s'ébruite, le samedi matin, un autre charivari coloré, celui du marché de fruits et légumes.

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Exarhia, quartier d'artistes et porteur de l'histoire d'Athènes.

5. ... Et de Rébétiko, à la nuit tombée

L'âme alternative d'Exarhia prend aussi la forme d'un oiseau de nuit, armé d'un bouzouki : le quartier est l'un des haut lieux du Rébétiko, le "blues grec", né de la rencontre, dans les années 1920 sur le port du Pirée, des rythmes d'Asie mineure et de la musique hellénique traditionnelle. Et sa vie nocturne en est, de fait, toute enfiévrée...

6. Admirer le coucher du soleil depuis les toits

Parmi la kyrielle de rooftops athéniens, seule une petite poignée se targue d'offrir un panorama à 360°C sur la ville. Pour goûter à ce luxe, à l'heure de l'apéro, l'un des meilleurs spots reste le Galaxy Bar, juché au 12e étage de l'hôtel Hilton, dans le quartier de Kolonaki. Autre belvédère de choix, situé à deux pas, l'esplanade de la chapelle d'Agios Georgios, sur la colline de Lycabette. Elle se gravit via un funiculaire ou mieux, à pied, pour s'enivrer des effluves des pins.

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Rien de tel qu'un rooftop pour admirer le coucher de soleil sur Athènes.

7. Se faire une toile sous les étoiles

À l'arrivée des beaux jours, plusieurs salles de cinéma athéniennes étirent leurs écrans en extérieur. Deux d'entre elles, Cine Thision et Cine Paris, sont implantées au pied de l'Acropole et jouissent d'une jolie vue sur le Parthénon. Leur programmation est plus ou moins pointue selon les soirs et les films sont diffusés en version originale (souvent en anglais), sous-titrés en grec.

8. S'échapper sur l'île d'Hydra

À deux heures seulement du Pirée en hydroglisseur, cette petite île du golfe Saronique constitue une escapade enchanteresse. Parmi ses nombreux attraits : l'absence de véhicules motorisés. L'ouïe s'y emplit d'un silence, que seuls - luxe suprême - les pépiements des oiseaux et quelques hennissements d'équidés pourraient perturber.

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Offrez-vous une escapade sur l'île d'Hydra.

Importante puissance navale dès le XVIIe siècle, Hydra joua un rôle déterminant pendant la Révolution grecque de 1821 et sa libération du joug ottoman en 1822. De cet âge d'or, elle conserve intact de belles demeures d'armateurs, tantôt reconverties en musée, comme celle de Lazaros Koundouriotis, à la jolie façade ocre, tantôt en hôtel, comme l'Orloff Boutique Hotel, chaleureuse maison familiale qui a conservé son cachet historique.
Un brin jet-set et assurément bohème, elle attire les artistes depuis le début des années 1960 - Léonard Cohen y rencontra sa muse, Marianne Ihlen -, lorsque Sophia Loren, néréide anatomique, s'illustra en pêcheuse d'éponges dans le film Ombres sous la mer. Son port abrite aujourd'hui une annexe de l'école des Beaux-Arts d'Athènes et de la Fondation d'art contemporain Deste, et déploie une belle programmation culturelle en été.
Enfin, sa côte septentrionale mène à de charmants villages de pêcheurs, où s'égrènent pins, figuiers de barbarie, citronniers et moulins à vent, ainsi qu'un chapelet de petits bars et restaurants, et quelques trouées merveilleuses, vers des eaux cristallines... 

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Tranquillité et eau turquoise... L'île d'Hydra est un vrai petit paradis !


Y aller :
Aegean Airlines propose plusieurs vols quotidiens au départ de Paris et d'une dizaine d'aéroports régionaux. En haute saison, la compagnie Hellenic Seaways assure jusqu'à 8 liaisons par jour entre le port de Pirée et l'île d'Hydra. 
 
Se renseigner sur www.discovergreece.com


Guide de voyage

Lonely Planet : un guide tout en couleurs, concis et ultrapratique pour découvrir Athènes

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