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Idées de voyage

5 bonnes raisons de voir Tenerife d'un autre œil

Texte par

Olivier Cirendini (photos Olivier Cirendini)

Mis à jour le : 20 août 2020

Carte

Pour beaucoup, l'île de Tenerife, la plus grande îles des Canaries, est synonyme des grandes stations balnéaires bétonnées de sa côte sud, comme Las Americas ou Cristianos. Le nord de l'île, pourtant, a su préserver un visage plus traditionnel, en grande partie épargné par le tourisme balnéaire massif. À bon entendeur…

1. El Teide, le volcan-star

C'est la grande star de l'île, celui que tous les visiteurs viennent saluer durant leur séjour. Et ils ont bien raison : culminant à 3 718 m d'altitude– ce qui en fait le point culminant “d’Espagne”– le volcan du Teide, protégé par un parc national, offre l'une des images les plus mémorables de Tenerife. Au dessus des étages de vignes, de bananeraies et de pins canariens, on y découvre un paysage résolument minéral, fait de coulées de lave sombres, à l'opposé de la douceur végétale des côtes. Pour impressionnant qu'il soit, El Teide n'est pourtant pas considéré comme une menace par les îliens. Sa dernière colère remonte en effet à 1909. Les vulcanologues le considèrent cependant comme actif et estiment qu'il pourrait entrer en éruption dans un délai de 400 ans. L'activité volcanique des Canaries est en effet bien réelle, comme en témoigne le cratère sous marin qui fait régulièrement bouillonner les eaux au large de l'île d'El Hierro.

2. La quiétude de Garachico

C'est l'une des dernières victimes du Teide, mais il y a fort longtemps… En 1706, une éruption du volcan détruisit en partie ce village de bord de mer, rendant son port inutilisable. Trois siècles plus tard, Garachico a retrouvé son charme et son ambiance paisible. Ici, les journées s'écoulent dans la contemplation de la lumière changeante sur le minuscule îlot qui a donné son nom au village, posé comme un point final sur le bleu océanique ; en ballades dans les ruelles bordées de maisons dont les façades alternent le blanc le plus éclatant et des déclinaisons d'ocre et de safran ; en baignades dans les accueillantes piscines naturelles créées par les coulées de lave. L'un des premiers bourgs à avoir été fondé sur l'île, Garachico n'a certes jamais retrouvé l'activité commerciale de son port détruit, d'où étaient jadis embarqués les fûts du vin local, mais il a gagné en quiétude. Les visiteurs ne s'en plaignent pas…

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Tenerife, îles Canaries
3 . Vin nouveau à Icod de los Vinos

C'est la tradition d'aussi loin que se rappellent les vignerons locaux. Chaque fin novembre, Icod de los Vinos vit au rythme de la fête du vin nouveau. Un rythme endiablé : comme le veut la coutume, les gamins du village dévalent ses rues sur des tablas, des planches en bois artisanales qu'ils ont fabriquées eux-mêmes. La tradition, qui remplit les rues d'un bruit de tonnerre, viserait à rappeler l'époque où les tonneaux de vins nouveaux étaient ainsi roulés jusqu'à la mer pour être embarqués sur les navires. L'autre fierté de ce bourg paisible qui vit au gré des travaux dans les vignes et des bananeraies alentour est son dragonnier – un arbre à la silhouette de parasol et au feuillage évoquant certains palmiers, emblématique des Canaries – qui serait le plus ancien de tous ceux présents sur l'archipel.

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La tradition des tablas, Ténérife, Canaries.

4. Culture à San Cristóbal de la Laguna

Des balades sur les pentes d'un volcan, des bains de mer, des fêtes… il ne manque plus au tableau qu'une touche de culture. Direction La Laguna – rares sont ceux qui l'appellent de son nom complet –, véritable capitale culturelle de l'île (la “vraie” capitale est Santa Cruz de Tenerife, célèbre pour son auditorium dessiné par Santiago Calatrava et son carnaval débridé, en février). Lorsqu'ils fondèrent La Laguna au XVe siècle, les Espagnols lui donnèrent un plan d'urbanisme rectiligne qui servit par la suite de modèle à de nombreuses cités d'Amérique latine. Une première pour une ville non fortifiée, ce qui vaut à la ville d'avoir été inscrite sur la liste du patrimoine mondial de l'Unesco en 1999. Ses attraits ne s'arrêtent pas là : on peut en effet découvrir au fil des rues largement piétonnes de cette ancienne ville d'apparat de la couronne espagnole une série de belles demeures bâties autour d'élégants patios.

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Les jolies demeures de la Laguna, Ténérife, Canaries.

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Les jolis patios de la Laguna, Ténérife, Canaries.
5. 365 jours par an…

"Ici, nous a affirmé une habitante, les maisons n'ont souvent ni chauffage ni climatisation. La douceur du climat, jamais très chaud, jamais très froid, rend les Canaries agréables en toutes saisons”. C'est l'atout-maître des Canaries auprès des visiteurs. Influencée à la fois par les alizés et la proximité du Sahara, le climat subtropical et le régime océanique, Tenerife peut se visiter en toutes saisons dans de bonne conditions. Les précipitations ne dépassent pas 30 jours par an et la moyenne des températures annuelles s'établit un peu au dessus des 20°c. Ce climat explique que l'on trouve à la fois sur l'île de grandes plantations de bananes, des vignes, des pins – notamment les pins canariens, dont les longues épines ont la faculté de capter l'humidité de l'air ambiant – et des plantes endémiques comme le tajinaste rouge, visible autour du Teide, dont l'inflorescence peut s'élever jusqu'à 3 m de haut.

 


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