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Publié le 21/08/2026 7 minutes de lecture
Immense comme trois fois la France, le Québec ne se résume pas à Montréal. La Belle Province déroule des milliers de kilomètres de forêts, de lacs et de côtes, traversés par l’immense Saint-Laurent qui structure une bonne partie de ses paysages.
Mais que voir au Québec lors d’un premier séjour ? Nous avons sélectionné 10 lieux parmi les plus emblématiques et spectaculaires de la province, en privilégiant ceux qui révèlent le mieux son histoire et la splendeur de ses paysages.
1. Le Vieux-Montréal et le Mont Royal, les incontournables de Montréal
Francophone mais profondément cosmopolite, historique et contemporaine à la fois, Montréal est l’une des villes les plus singulières d’Amérique du Nord.
Le Vieux-Montréal est le point de départ naturel d'une première visite. Autour de la basilique Notre-Dame et de la place Jacques-Cartier, les façades anciennes et les rues pavées rappellent les origines de la ville. Quelques minutes de marche suffisent pourtant pour retrouver les gratte-ciels du centre-ville et l'effervescence des quartiers modernes.
À l’ouest du quartier historique, le mont Royal s’élève à 234 mètres au cœur de la ville. Son parc a été aménagé au XIXe siècle par Frederick Law Olmsted, le paysagiste qui a également conçu Central Park à New York. Le chemin Olmsted permet de rejoindre à pied le belvédère Kondiaronk, situé devant le chalet du Mont-Royal. C’est ici que l’on trouve le panorama incontournable de Montréal : les tours du centre-ville apparaissent au premier plan, avec le fleuve Saint-Laurent et les collines de la Montérégie à l’horizon.
2. Québec City et le Vieux-Québec, pour plonger dans l'histoire québécoise
Voilà une ville qui en impose ! Perchée au-dessus du Saint-Laurent, Québec City compte parmi les rares villes fortifiées en Amérique du Nord. Ses dédales d’escaliers et de ruelles pavées, ses anciennes demeures et ses places ne sont pas sans rappeler que se joua ici une large part de l’histoire de la Nouvelle-France.
Inscrit au Patrimoine mondial, le Vieux-Québec se visite à pied. Le château Frontenac se dresse fièrement au-dessus de la falaise et, tout près, la citadelle marque le début des plaines d’Abraham où la colonie tomba aux mains des Anglais. En contrebas, le quartier du Petit-Champlain déploie ses fresques historiques et son dédale de boutiques.
Bon à savoir : La ville de Québec constitue une excellente base pour explorer les environs, notamment la chute Montmorency, l'île d'Orléans et le parc national de la Jacques-Cartier.
3. Le parc national de la Jacques-Cartier, la nature aux portes de Québec
On aime à dire ici que le plus beau sentier du parc national de la Jacques-Cartier, c’est la rivière. De fait, elle est l’une des plus somptueuses du Québec et, qui plus est, accessible à tout le monde. Tous les rapides, de classe 1 à 3, sont incontournables. Aussi, rien d’étonnant à ce que le canot, le kayak, le mini raft et les chambres à air constituent les activités vedettes du parc.
Si la rivière offre le meilleur point de vue depuis le fond de la vallée, les sentiers permettent d’en prendre toute la mesure depuis les hauteurs. L’un des parcours les plus connus est celui des Loups, une randonnée exigeante qui grimpe jusqu’à des belvédères dominant la vallée de la Jacques-Cartier. Le sentier de l’Éperon constitue une alternative plus courte, avec là encore de beaux points de vue sur les montagnes et la rivière
4. La chute de Montmorency, 83 mètres de splendeur
À seulement une quinzaine de minutes de Québec City, la rivière Montmorency fait une dernière démonstration de force avant de rejoindre le Saint-Laurent : elle plonge d’une falaise haute de 83 mètres dans un fracas que l’on entend bien avant d’arriver à son pied. Plus haute que celles du Niagara, elle est toutefois moins impressionnante, car moins large, mais offre un cadre saisissant, face au fleuve.
Un téléphérique assure l’accès à la partie supérieure de la chute. Un chemin du parc de la Chute Montmorency permet de s’y rendre à pied. La solution médiane consiste à monter avec le téléphérique et à redescendre à pied (la promenade est jalonnée d’escaliers). On peut passer d’un côté à l’autre de la chute grâce à un pont suspendu et à une tyrolienne double pour une bouffée d’adrénaline.
L’hiver, au pied des chutes gelées, on peut s’adonner à de joyeuses parties de glissade lorsqu’un pain de sucre se forme en contrebas. C’est aussi un haut lieu de rendez-vous pour les adeptes d’escalade sur glace, qui s’exercent à grimper la vertigineuse paroi blanche.
5. Tadoussac, le meilleur endroit du Québec pour observer les baleines
La grande star de Tadoussac peut peser plus de 100 tonnes, avaler 35 000 litres d’eau d’une seule goulée et passer 95% de son temps sous l’eau… La petite localité des rives du Saint Laurent est en effet considérée comme la capitale mondiale de l’observation des baleines, attirées par le krill, que l’on retrouve en grande quantité au confluent du Saguenay et des eaux salées du fleuve. Cette particularité rend la ville extrêmement touristique.
Les excursions en bateau sont très populaires, mais les observations terrestres des célèbres cétacés le long de la côte nord ne sont pas à négliger ! Elle présente d’ailleurs l’avantage de n’avoir aucun impact négatif sur les cétacés, contrairement aux croisières, et la magie de les voir passer parfois à quelques dizaines de mètres des côtes.
Plusieurs solutions s’offrent à vous. Mis à part les sentiers de Tadoussac et du parc marin, citons le Centre d’interprétation et d’observation de Pointe-Noire à Baie-Sainte-Catherine pour les bélugas et celui de Cap-de-Bon-Désir aux Bergeronnes.
Bon à savoir : La période estivale et le début de l'automne sont particulièrement recherchés pour visiter Tadoussac. Il reste néanmoins essentiel de garder à l'esprit qu'il s'agit d'animaux sauvages : aucune sortie ne peut garantir un spectacle précis.
6. Le fjord du Saguenay, l'un des paysages les plus impressionnants du Québec
Le parc national du Fjord-du-Saguenay protège l’un des paysages les plus spectaculaires du Québec, avec ses eaux encaissées entre des falaises qui atteignent plusieurs centaines de mètres. Pour en prendre toute la mesure, rendez-vous dans le secteur de Baie-Éternité. Plusieurs sentiers grimpent au-dessus du fjord, dont celui de la Statue, qui mène jusqu’au cap Trinité et à l’un des panoramas emblématiques du parc.
Le fjord se découvre aussi depuis l’eau, en kayak de mer ou en croisière, au pied des immenses parois rocheuses. Plus au nord, le secteur de la Baie-Sainte-Marguerite abrite la Halte du Béluga, un belvédère d’où l’on peut parfois observer les bélugas qui fréquentent le fjord.
7. Les Laurentides, le royaume des lacs et des couleurs d’automne
À une heure de route de Montréal, la région des Laurentides offre depuis les années 1930 aux habitants de la ville un espace de nature pour se détendre le week-end et s’adonner au ski en hiver. Les deux stations phares, Mont Saint-Sauveur et Mont Tremblant, attirent chaque année des centaines de milliers de visiteurs. D’autres localités plus petites et plus typiques, comme Morin-Heights, Val-David ou Val Morin, séduisent par leur authenticité.
Mais les Laurentides ne se résument pas aux sports d’hiver. La région est constellée de lacs, de forêts et de sentiers de randonnée que l’on explore dès le retour des beaux jours. Le parc national du Mont-Tremblant, l’un des plus anciens du Québec, est particulièrement propice à la randonnée, au canot et à l’observation de la faune.
Bon à savoir : L'automne est une période particulièrement spectaculaire dans les Laurentides. Lorsque les érables changent de couleur, les collines se couvrent de nuances rouges, orange et jaunes.
8. Le rocher Percé, le symbole de la Gaspésie
Joyau de la Gaspésie, le fameux rocher Percé irradie de beauté au soleil couchant. Il se dit que lorsque Jacques Cartier passe devant le rocher, en juillet 1534, il était encore relié à la pointe du Mont-Joli et qu’il possédait trois arches. Croyance mise en doute par les géologues ayant étudié les lieux. Une chose est certaine : en 1760, une gravure représente le rocher avec deux arches… avant que l’une d’elles ne s’écroule le 17 juin 1845, victime de l’érosion, laissant en solitaire l’obélisque actuel.
Depuis quelques années, un deuxième trou, uniquement visible en bateau, est apparu. Preuve que les vagues et les marées, le gel et le dégel continuent à sculpter le rocher et à le délester de 300 tonnes de roches par an. Soit près d’une tonne par jour ! La marche aux alentours du rocher est donc dangereuse et interdite sous peine de contravention.
Bon à savoir : Face à Percé, à 3,5 km du rivage, se trouve l'île Bonaventure qui accueille la plus grande colonie de fous de Bassan au monde. Les oiseaux viennent y nicher à partir du mois d’avril.
9. Les îles de la Madeleine, le plus beau paysage maritime du Québec
Posé au cœur du golfe du Saint-Laurent, composé d’une douzaine d’îles, dont six sont reliées par de longues et fines dunes, l’archipel des Îles-de-la-Madeleine est un petit paradis sur mer. Ciselées de falaises rouges ou bordées de plages de sable, ces îles sont ponctuées de petits ports de pêche et de maisons aux couleurs pimpantes : vert tendre, jaune pissenlit, lilas, parme… Dans les terres, vallons et plaines au vert éclatant complètent la palette de couleurs.
Outre un grand bol d’air, un séjour aux îles offre l’assurance de plaisirs gourmands, en partie grâce au homard pêché au large, réputé pour être l’un des plus goûtu au monde.
Bon à savoir : L’archipel est accessible en avion ou par traversier depuis l’Île-du-Prince-Édouard. Une fois sur place, prévoyez plusieurs jours : ici, l’intérêt est moins de multiplier les visites que de prendre le temps de parcourir les îles et de s’arrêter au gré des plages, des villages et des paysages.
10. Charlevoix, une région classée réserve mondiale de biosphère
Entre Québec et l’embouchure du fjord du Saguenay, Charlevoix offre l’un des plus beaux itinéraires routiers du Québec. Son relief étonnamment accidenté n’est pas le fruit du hasard : il correspond en partie à la cicatrice laissée par la chute d’une immense météorite il y a près de 400 millions d’années. Montagnes, vallées et rives du Saint-Laurent composent ainsi un paysage suffisamment singulier pour que la région soit reconnue réserve de biosphère par l’UNESCO.
Pour découvrir Charlevoix, parcourez la route 362 entre Baie-Saint-Paul et La Malbaie. Cette route panoramique longe le Saint-Laurent en passant par Les Éboulements et Saint-Irénée, multipliant les vues plongeantes sur le fleuve. Baie-Saint-Paul mérite une halte pour son centre animé, ses galeries d’art et ses bonnes tables, tandis que l’Isle-aux-Coudres, accessible en traversier, invite à ralentir au milieu des paysages agricoles et maritimes.
À l’intérieur des terres, le décor devient beaucoup plus sauvage. Le parc national des Hautes-Gorges-de-la-Rivière-Malbaie impressionne par sa vallée encaissée entre d’immenses parois rocheuses, tandis que le parc national des Grands-Jardins protège des paysages de taïga étonnants à cette latitude.