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France

10 hôtels français mythiques

Mis à jour le : 9 janvier 2017

Carte

Certains hôtels vous font faire de beaux rêves et vous racontent de belles histoires. Celles des personnages illustres qui y ont dormi avant vous. Le temps d'une nuit, offrez-vous un sommeil sans nuages dans l'un de ces établissements de légende.
 

1. Grand-hôtel Nord Pinus, Arles (Bouches-du-Rhône)

De Cocteau à Picasso ou Hemingway, en passant par les plus grands toréadors et les photographes venus pour le festival d'Arles, le Nord Pinus ne compte plus les hôtes illustres qui ont posé leurs bagages dans son hall. Situé sur la place du Forum, cœur battant d'Arles, face à la statue de Frédéric Mistral, cet hôtel doit beaucoup de son charme à la propriétaire des lieux, grande voyageuse. Elle a rapporté de ses périples des dizaines d'objets qui trônent dans les élégants salons du rez-de-chaussée, à côté de nombreuses photographies d'artistes.
Réservations sur www.nord-pinus.com
 
 

2. Grand hôtel, Bordeaux (Gironde)

Située dans le cœur historique de Bordeaux, c'est l'adresse la plus prestigieuse de la capitale du vin, avec sa vue splendide sur la place de la Comédie et le Grand Théâtre. Conçu en 1779 par l'architecte Victor Louis, avec une façade néoclassique et des colonnes de style corinthien, l'hôtel a connu un passé glorieux dans les Années folles. Il a accueilli des hôtes légendaires, comme Victor Hugo, qui, installé à la terrasse du café, eut cette phrase visionnaire restée dans les mémoires : « Si on ne veut plus qu'il y ait de guerres en Europe, il faut créer l'Europe ! » Ce palace a vécu une véritable renaissance après sa restauration complète en 2007, à laquelle a participé le décorateur Jacques Garcia.
L'hôtel cinq étoiles propose un spa, à l'allure de bain romain, sur les deux derniers étages, avec une vue panoramique sur la ville.
 
 

3. Grand hôtel du Montenvers (Haute-Savoie)

Construit en 1880, le Grand Hôtel du Montenvers, près de Chamonix, fut créé pour accueillir les premiers alpinistes venus poser le pied sur la mer de Glace. Perché à 1 913 m d'altitude, avec un panorama inouï sur les aiguilles des Drus, il n'a pas cédé aux sirènes du luxe et a gardé toute sa simplicité. Avec 9 chambres et un dortoir sous les combles, il est comme un refuge de montagne – le confort et la chaleur en plus ! Situé près de la gare du Montenvers, il permet, lorsque le dernier train de visiteurs est reparti, de profiter plus sereinement de la mer de Glace et de l'admirer au crépuscule.
L'hôtel est ouvert seulement en été. À partir de 45 € la nuit par personne en demi-pension (04 50 53 87 70).


 
 

4. Hôtel de la Cité radieuse, Marseille (Bouches-du-Rhône)

Conçu comme tel par l'architecte Le Corbusier, l'hôtel est situé au cœur de cette ville verticale, symbole d'une architecture utopiste, qui s'élève sur le boulevard Michelet, à Marseille. Si le béton brut du bâtiment, ses pilotis et ses loggias polychromes n'ont pas toujours séduit les Marseillais, qui la surnommaient volontiers la « maison du fada », la Cité radieuse attire aujourd'hui des visiteurs des quatre coins du monde, pour lesquels l'expérience unique de dormir dans ce lieu mythique de l'architecture contemporaine est une aubaine.
Outre un hôtel (www.hotellecorbusier.com), la Cité radieuse comprend aussi un restaurant (www.leventredelarchitecte.com).


 
 
 

5. Hôtel du Palais, Biarritz (Pyrénées-Atlantiques)

Il s'agit bien d'un palais, plus précisément de l'ancienne résidence d'été de l'impératrice Eugénie, qui lui fut offerte par son époux l'empereur Napoléon III. Construit en 1854 dans un style second Empire, le bâtiment fut transformé en hôtel en 1893 après sa vente par l'impératrice. Détruit par un incendie, en 1903, il a été redessiné par Édouard-Jean Niermans (l'architecte du Negresco, à Nice) qui s'inspira de l'ancien palais. Aujourd'hui, la plupart des chambres de cet hôtel cinq étoiles ont vue sur l'océan Atlantique et rappellent volontiers les fastes du couple impérial.
Pour découvrir ce palace de 154 chambres, rendez-vous sur le site www.hotel-du-palais.com
 
 

6. Hôtel du Grand-Balcon, Toulouse (Haute-Garonne)

C'est dans cet hôtel mythique et centenaire que descendaient, avant leurs grandes traversées vers l'Afrique ou l'Amérique du Sud, les pionniers de l'Aéropostale : Saint-Exupéry, Mermoz, Blériot… La chambre qu'occupait Saint-Ex est aujourd'hui la suite n°32, reconstituée à l'identique, avec son plancher d'origine, sa tapisserie, ses lavabo, bidet et mobilier des années 1930. Détail amusant : le livre du Petit Prince est ouvert sur la table ! Cet hôtel cinq étoiles possède en outre un ascenseur de 1929 classé, tandis que les mosaïques et moulures de la galerie d'entrée sont protégées. La décoration actuelle des chambres est inspirée par le monde des airs.
À deux pas du Capitole, 8 et 10 rue Romiguières (www.grandbalconhotel.com).
 
 

7. Grand Hôtel, Cabourg (Calvados)

Outre qu'il est, avec le casino attenant, l'un des plus beaux ensembles architecturaux de la Belle Époque, et à ce titre classé monument historique, le Grand Hôtel de Cabourg eut, il y a un siècle, un prestigieux habitué : Marcel Proust. Fragilisé depuis l'enfance par un asthme chronique, l'écrivain alla tous les étés, entre 1907 et 1914, dans cette station balnéaire de la Côte fleurie, alors à la mode. Ragaillardi par l'air de Cabourg, il passa des nuits entières à écrire dans sa chambre. Il a dépeint Cabourg (sous le nom de Balbec), son hôtel et sa fréquentation mondaine dans À la recherche du temps perdu.
Le groupe Accor a rénové le Grand Hôtel et ses quatre étoiles dans une logique contemporaine respectueuse de son faste Belle Époque.


 
 

8. Le Cabaret Normand, Villerville (Calvados)

Un monstre sacré du cinéma français et une étoile montante de la Nouvelle Vague échangent avec une ivresse truculente, au comptoir du Cabaret Normand, des dialogues signés Michel Audiard : nous sommes à Villerville, en 1961. Jean Gabin et Jean-Paul Belmondo tournent des scènes qui deviendront emblématiques d'un film bientôt culte, Un singe en hiver. Deux chambres d'hôtes ont été aménagées à l'étage du café-restaurant rendu célèbre par le film d'Henri Verneuil ; si les tables en Formica ont remplacé celles en bois, l'endroit n'en conserve pas moins un charme irrésistible, avec une façade strictement identique à celle que l'on voit dans le film !
Un parcours sur les traces du tournage est organisé par l'office du tourisme de Villerville, rebaptisée Tigreville dans le film.
 
 

9. Le Negresco, Nice (Alpes-Maritimes)

Fleuron de l'hôtellerie azuréenne, le Negresco reste l'un des rares palaces indépendants de France, né sous l'impulsion d'un maître d'hôtel, Henri Negresco. On compta 7 têtes couronnées lors de son inauguration en 1913. Sa propriétaire actuelle, Jeanne Augier, en a fait un véritable palace-musée, disséminant dans les étages de l'hôtel une collection d'œuvres et d'objets d'art qui retraçent toutes les époques de l'histoire de France. Une trentaine de films ont été tournés dans ses suites, son hall, ses salons ou son restaurant.
Le site de l'hôtel Negresco : www.hotel-negresco-nice.com


 
 

10. L'Hôtel (Paris)

Archiconfidentiel, il est à peine signalé de la rue. Pourtant, c'est un hôtel légendaire où plane l'ombre d'Oscar Wilde. C'est ici, en 1900, que l'auteur du Portrait de Dorian Gray finit ses jours dans la misère, brisé et solitaire. En 1967, Guy-Louis Duboucheron en fit L'Hôtel : une retraite intime et raffinée, prisée de Borges, Gainsbourg, des Beatles, des Rolling Stones et autres artistes ou dandys. Mis en scène, en 2003, par le décorateur Jacques Garcia, L'Hôtel est aujourd'hui un quatre-étoiles discret et glamour, ordonné autour d'un puits de lumière, avec restaurant étoilé, piscine voûtée et juste 20 chambres, dont l'une rend hommage à Wilde et une autre à Mistinguett.
L'Hôtel (13 rue des Beaux-Arts, 6e arr.), ne se visite pas. Tout invite en revanche à savourer l'un des ses cocktails inédits dans l'ambiance ouatée de son bar.


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