Maisons à mosaïques

L'avis de l'auteur Lonely Planet

La maison d’Orphée, la plus belle et la plus grande, abrite une mosaïque qui représente Orphée charmant des animaux en jouant du luth. Une autre mosaïque dans la salle à manger représente un dauphin. Les installations d’un bain sont visibles et en particulier un caldarium alimenté en eau chaude par un système d’hypocauste, un tepidarium (pour les bains tièdes), un frigidarium (pour les bains froids), ainsi qu’un solarium.

Plus au nord, sur la gauche avant l’arc de triomphe, deux mosaïques sont remarquables. L’une d’elles, dans la maison à l’Acrobate (desultor) représente un athlète portant un trophée gagné pour une course acrobatique, au cours de laquelle le cavalier devait sauter de son cheval et remonter sur son dos. À l’ouest, la maison au Chien (on y a découvert un bronze de chien) est réputée non pour ses mosaïques, mais pour une unique plinthe en pierre, en haut de laquelle est sculpté un grand phallus – ce lieu était autrefois une maison close pour les guerriers fatigués qui faisaient une pause ici, en revenant de l’arc de triomphe, après le combat.

De l’arc de triomphe, la voie cérémonielle, le Decumanus Maximus, grimpe la pente vers le nord-est. Les maisons qui la bordent abritent les plus belles mosaïques. La première après l’arc de triomphe, appelée maison à l’Éphèbe, recèle une mosaïque, aujourd’hui incomplète, représentant Bacchus dans un char tiré par des panthères.

Vient ensuite la maison des Colonnes, ainsi nommée pour les colonnes, disposées en cercle, de sa cour intérieure, de styles différents et certaines en spirale. À côté, la maison au Cavalier contient une mosaïque incomplète représentant Bacchus découvrant Ariane endormie.

Les quatre maisons suivantes ont été baptisées d’après leurs superbes mosaïques : la maison des Travaux d’Hercule, la maison de Dionysos et des Quatre Saisons, la maison du Bain des Nymphes (même si les mosaïques des nymphes sont très endommagées) et la maison aux Fauves. La première décrit, telle une frise circulaire, les douze exploits d’Hercule, dont certains auraient eu lieu au Maroc, faisant alors du demi-dieu une figure populaire.

Les plus remarquables mosaïques sont les dernières. Traversez le Decumanus Maximus, puis dirigez-vous vers un cyprès solitaire qui indique la maison de Vénus, demeure du roi Juba II. Elle renferme deux mosaïques particulièrement belles : l’Enlèvement d’Hylas par les Nymphes, une composition érotique représentant l’amant d’Hercule enlevé par deux nymphes superbes, et le Bain de Diane, où la déesse, fâchée d’être épiée par le chasseur Actéon, le change en cerf ; la scène montre les bois qui poussent sur la tête d’Actéon avant qu’il ne soit déchiqueté par les chiens de sa propre meute.

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