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Vienne : Les Incontournables

Le top des sites à Vienne

Château de schönbrunn

Difficile de croire, vu ses proportions gigantesques, que ce palais baroque est en réalité la version réduite de la structure prévue à l'origine.
Le nom de Schloss Schönbrunn vient de la belle fontaine (schöner Brunnen) qui fut construite autour d'une source découverte par l'empereur Matthias (1557-1619) lors d'une partie de chasse. En 1637, Ferdinand II fit bâtir sur les lieux un palais d'agrément, détruit par les Turcs en 1683. Peu après, Léopold Ier commanda à Johann Bernhard Fischer von Erlach la construction d'une résidence d'été. L'architecte lui présenta les plans extravagants d'un palais qui éclipserait Versailles, initialement situé sur la colline où se trouve l'actuelle Gloriette. À ce projet trop onéreux, on préféra une construction plus modeste, achevée en 1700.
Lors de son accession au trône en 1740, Marie-Thérèse fit de Schönbrunn le siège de sa famille et de sa cour. Elle confia la rénovation et l'agrandissement du château au jeune architecte Nikolaus Pacassi. Au terme de travaux qui durèrent de 1744 à 1749, le palais avait revêtu un style rococo et comptait 2 000 pièces, une chapelle et un théâtre. Comme pour la plupart des édifices impériaux associés à Marie-Thérèse, la façade fut peinte de sa couleur préférée, connue aujourd'hui sous le nom de Schönbrunner Gelb (jaune Schönbrunn).
Les Habsbourg ne furent pas les seuls résidents célèbres du palais : Napoléon en fit son quartier général en 1805 et 1809. C'est dans le salon bleu chinois que Charles Ier signa la fin du règne des Habsbourg en 1918. Le château devint alors propriété de la nouvelle république. Il fut endommagé par des bombardements pendant la Seconde Guerre mondiale, et sa restauration prit fin en 1955.
Les visites guidées du château de Schönbrunn font la part belle à ses illustres résidents. Vous serez conduits parmi les majestueux intérieurs et apprendrez toutes sortes d'anecdotes sur la famille impériale d'Autriche. Le cabinet chinois rond, doté d'une porte dérobée, abritait les réunions secrètes de Marie-Thérèse, et le salon Napoléon renferme une alouette huppée, oiseau que son fils affectionnait particulièrement. Mais rien n'égale le salon du Million, aux murs lambrissés en bois de rose ornés de miniatures indo-persanes. Cette pièce doit son nom à la fortune que Marie-Thérèse dépensa pour la décorer.

Museumsquartier

Le MuseumsQuartier (MQ) se targue d'être l'un des dix plus grands complexes muséographiques et culturels du monde. À voir les 60 000 m2 d'espaces d'exposition répartis entre les structures baroques et modernes qui le constituent, on le croit sur parole. Des pointures comme le musée Leopold et sa collection d'art des XIXe et XXe siècles, le musée d'Art moderne (Museum Moderner Kunst ou MUMOK), plus grand musée autrichien du genre, et les expositions temporaires de la Kunsthalle y côtoient cafés et restaurants chics.
Outre son côté branché, ce « quartier des musées » résolument singulier a brillamment réussi à concilier patrimoine et avant-garde. La partie d'origine consiste en d'anciennes écuries construites en 1725 par Johann Bernhard Fischer von Erlach. La Haupthof ou place principale accueille des événements culturels tout au long de l'année. Elle est particulièrement prisée en été, et l'on peut y parfaire son bronzage sur des sièges postmodernes dont la couleur change chaque année.

Naschmarkt

Le Naschmarkt supplante aisément tous les autres marchés viennois. Cette immense enfilade d'étals et de restaurants s'étend sur plus de 500 m le long de la Linke Wienzeile, entre la Kettenbrückengasse et la Karlsplatz. Son extrémité ouest, près de la station Kettenbrückengasse, est la plus pittoresque, avec d'innombrables étals de fruits et légumes (dont des variétés exotiques méconnues), d'épices, de viandes, de vins, d'olives, de spécialités asiatiques et orientales, ainsi que des stands de kebabs et de falafels. Vers son extrémité est, le marché laisse place à des stands de tissus, bijoux et bibelots indiens qui vous donneront l'impression d'avoir été soudainement transporté dans un village touristique népalais.
Au milieu des échoppes et des vendeurs d'en-cas, des devantures vitrées du sol au plafond abritent certains des restaurants les plus tendance de Vienne. Au moindre rayon de soleil, les convives se pressent à l'extérieur pour investir les terrasses. Le Naschmarkt s'emplit alors d'une joyeuse cacophonie, qui vous invitera à y rester des heures.

Heurigen

Entourée de collines couvertes de vignobles, Vienne produit une quantité substantielle de vin dans sa proche périphérie. Il n'est donc pas étonnant que les Heurigen (tavernes à vin ; ci-dessous, Mayer am Pfarrplatz) soient au cœur de la gastronomie et de la culture viennoises. Ces établissements modestes datent du Moyen Âge mais c'est Joseph II qui, en 1784, autorisa officiellement les viticulteurs à vendre leur breuvage sur le lieu de production.
Les Heurigen sont rustiques, meublés de tables en bois et dotés d'un vaste jardin ou d'une cour intérieure. On y déguste des mets traditionnels (boudin, salade de pommes de terre ou Strudel) servis sous forme de buffet. Le vin aigre, traditionnellement produit sur place et âgé d'un an, se boit plus facilement coupé d'eau gazeuse. De septembre à mi-octobre, on peut goûter le Sturm (littéralement « tempête », pour son aspect trouble et ses effets dévastateurs), un jus de raisin fermenté au fort degré d'alcool et au goût doux, léger et… trompeur.
En ville, les Stadtheurigen sont des établissements basiques doublés de minuscules cours ou de caves sur plusieurs niveaux. Les Heurigen sont concentrés dans la périphérie de Vienne. La plupart ne sont ouverts qu'une partie de l'année ou un mois sur deux. Vous les reconnaîtrez à leur signe distinctif : un Busch'n (rameau ou guirlande de pin) au-dessus de la porte.

Les trois danube bleus

Peu de fleuves représentent un pays et sa mélodie la plus romantique aussi bien que l'illustre Danube. Pour vraiment l'apprécier, il convient de s'en approcher – de naviguer sur ses flots, de se promener ou de se détendre sur ses rives pour un véritable bain de nature.
Les abords du fleuve sont propices aux escapades à vélo, excellente manière de découvrir la coexistence des trois Danube dans la capitale. Le premier, le canal du Danube, délimite le centre-ville et le quartier de Leopoldstadt, juste à l'est. Le deuxième, le Neue Donau (Nouveau Danube), est un canal conçu lors de la création de la Donauinsel (une île artificielle) dans les années 1970. Un barrage le sépare de l'Alte Donau (Vieux Danube), plus à l'est. Dépourvue de connexion directe au fleuve, cette extrémité d'un ancien bras du Danube est en réalité un lac en forme de croissant. Le point commun à ces trois cours d'eau est leur tranquillité. Ils coulent paisiblement, comme au rythme d'une valse lente, rétifs à toute précipitation.
Quant à la Donauinsel (île du Danube), elle adopte un rythme enlevé pendant l'été, quand les multiples bars qui bordent ses rives lui donnent des accents méditerranéens. Elle accueille aussi un grand festival en plein air gratuit, le Donauinselfest, lors duquel se produisent quelque 2 000 artistes sur plus de dix scènes.

Kaffeehäuser

Les Viennois raffolent du rituel associé au café et des Kaffeehäuser, des établissements où le déguster lors d'une pause méritée afin de recharger ses batteries.
Depuis des siècles, des cafés bordent les ruelles de Vienne. Selon la légende, les Turcs en déroute en 1683 auraient laissé derrière eux des grains de café et, dès 1685, le premier Kaffeehaus ouvrait ses portes dans le premier arrondissement. Le succès fut tel qu'au XIXe siècle, on en dénombrait 600.
Les cafés traditionnels, comme le Café Sperl (ci-dessous), revêtent toutes sortes de styles : grands cafés prestigieux du XIXe siècle, joyaux du Jugendstil (Art nouveau) ou édifices des années 1950. Les Konditoreien (pâtisseries), qui attirent une clientèle plus âgée, sont également nombreux.
Quel que soit le décor, l'atmosphère des Kaffeehaüser est toujours paisible. Les clients lisent tranquillement la presse, sans être poussés à renouveler régulièrement leur consommation. Les charmants serveurs jouent parfaitement leur rôle, tantôt arrogants, tantôt courtois.
Si le café domine, la plupart de ces établissements proposent également un menu complet, ce qui en fait des lieux de choix aussi bien pour un en-cas que pour un repas accompagné d'un verre.

Mozart

Tout comme Haydn, Schubert et Beethoven, Wolfgang Amadeus Mozart vint à Vienne pour profiter des largesses des Habsbourg. Il y resta jusqu'à sa mort et composa lors de son séjour viennois (1780-1791) certains de ses meilleurs morceaux et des plus grands chefs-d'œuvre de la musique classique.
Sans surprise, Vienne compte moult sites dédiés à ce prodige. De sa statue au Burggarten à la maison où il vécut et travailla (Mozarthaus) en passant par les concerts à l'Orangerie de Schönbrunn (ci-dessous) où il répéta, Mozart est partout. Vous croiserez sans doute dans les zones touristiques des sosies du maestro proposant des places de concerts.
Le Mariage de Figaro (1786), Don Juan (1787), Così fan Tutte (1790) et La Flûte enchantée (1791), opéras composés dans la capitale autrichienne, sont un condensé du génie de Mozart : drame, comédie et liaisons amoureuses y ont la part belle, le tout agrémenté d'une extraordinaire dose d'inventivité. Le Staatsoper (Opéra national), où eut lieu la première représentation de Don Juan, programme régulièrement cet opéra, entre autres œuvres du grand maître.
Mozart fut enterré dans une tombe anonyme au cimetière Saint-Marc (St Marxer Friedhof), conformément aux rites funéraires préconisés par l'empereur Joseph II, selon qui « le seul dessein de l'enterrement est la décomposition rapide du corps ». Malgré de nombreuses tentatives, l'emplacement exact de la sépulture d'« Amadeus » n'a jamais pu être localisé.

Beisln

Ce type d'auberge traditionnelle est typiquement viennois. Lieu convivial et authentique, le Beisl n'a rien de sophistiqué : murs lambrissés et tables rustiques ; un four en céramique peut trôner dans un coin. La cuisine est simple, copieuse et bon marché. Vous pourrez y déguster des plats populaires, dont le fameux Wiener Schnitzel (escalope viennoise), et terminer votre repas par un Kaiserschmarrn (lamelles de pâte à crêpes épaisse aux raisins secs).
Des néo-Beisln un peu plus onéreux ont récemment fait leur apparition, qui dépoussièrent quelque peu le concept – modernisation des recettes ou du mobilier et ajout parfois d'un bar branché. Leur popularité ne cesse de croître et, comme souvent à Vienne, modernité et tradition cohabitent harmonieusement puisqu'on y trouve aujourd'hui ces deux types de Beisln. Quel que soit celui que vous choisirez, vous êtes assuré de toujours y trouver une cuisine régionale de saison, dont chaque bouchée vous ravira.

L'école d'équitation espagnole

Les premiers lipizzans furent ramenés d'Espagne par Ferdinand Ier vers 1520 pour le palais impérial de Vienne. L'archiduc Charles II fonda ensuite le haras impérial à Lipizza (Lipica, dans l'actuelle Slovénie), d'où le nom des chevaux. Les étalons baroques étaient à l'origine de diverses couleurs mais, au cours du XIXe siècle, avec la réintroduction dans la lignée de pur-sang arabes, entre autres, et la sélection minutieuse des chevaux, il devint en vogue d'élever des étalons blancs.
Au fil des siècles, des catastrophes naturelles et plus souvent les guerres, obligèrent à plusieurs reprises à déplacer les lipizzans de leur haras originel de Slovénie. Ils finirent par être transférés à Piber, près de Graz, et c'est de là que viennent aujourd'hui encore tous les étalons de l'École d'équitation espagnole (Spanische Hofreitschule).
La maîtrise et la discipline dont font preuve ces chevaux quand ils dansent est inégalée et leur aisance, comme leur magnificence, vous laisseront sans voix. Ils représentent la Vienne impériale dans toute sa splendeur.

Hofburg

Entre la prédilection des Habsbourg pour l'apparat et l'importance historique de la ville, capitale du Saint Empire romain germanique, Vienne fut bâtie pour impressionner. À son image, le fastueux palais de la Hofburg est un gigantesque complexe architectural mêlant de nombreux styles, du gothique à l'historicisme en passant par le baroque. Ces immenses bâtiments et ces constructions hétéroclites illustrent la culture et le patrimoine de la dynastie des Habsbourg, qui résidèrent à la Hofburg pendant près de six siècles. Chaque dirigeant mettant un point d'honneur à ne pas vivre dans les appartements de son prédécesseur, le palais n'a cessé d'être agrandi et embelli entre le XIIIe siècle et la fin du XIXe siècle. L'ensemble compte aujourd'hui plus de 2 600 pièces !
Agrémentée de places, de cours, et encadrée de parcs, cette ville dans la ville renferme aujourd'hui de nombreux musées et sites exceptionnels, aussi variés que passionnants. Ne manquez pas, entre autres, l'École d'équitation espagnole et son manège d'hiver, où caracolent d'élégants chevaux ; les appartements impériaux (Kaiserappartements) où vécut l'illustre impératrice d'Autriche Sissi ; le Trésor du palais impérial (Schatzkammer) ; et la Josefsplatz, du nom de Joseph II, immortalisée à l'écran dans le film Le Troisième Homme : c'est devant le palais Pallavicini, qu'Harry Lime simula sa propre mort.

 

Mis à jour le : 1 août 2014

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