Chiang Mai : Les Incontournables

À voir à Chiang Mai

Wat Phra Singh

Temple le plus visité de Chiang Mai, le Wat Phra Singh doit sa notoriété au Phra Singh (Bouddha Lion), la statue du Bouddha la plus révérée de la ville ; il se distingue également par son architecture et une belle collection d’art classique lanna. 
Malgré la vénération qui entoure le Phra Singh, on sait peu de chose sur cette statue. Elle est considérée comme l’un des plus beaux exemples d’art sacré lanna en raison de l’épaisseur des traits, proches de la physionomie humaine, et du toupet en forme de lotus. Il existe deux statues quasi identiques à Nakhon Si Thammarat et à Bangkok et personne ne sait laquelle est l’originale et d’où elles proviennent. Le Phra Singh de Chiang Mai fut installé dans ce temple vers 1360. Il est aujourd’hui au cœur des cérémonies religieuses de Songkran.

Sunday Walking Street Marché

Rappelant les marchands itinérants des anciennes caravanes chinoises, la Sunday Walking Street offre toutes sortes de produits et un bon aperçu de la culture provinciale. 
Des vendeurs s’installent le long de Th Ratchadamnoen, de la place en face de Pratu Tha Pae au Wat Phra Singh, et débordent sur quelques pâtés de maisons des deux côtés de Th Phra Pokklao. De nombreux articles, dont des écharpes en coton, des sandales en cuir et des sculptures sur bois, sont faits main à Chiang Mai et aux alentours.

Wiang Kum Kam

Wiang Kum Kan constitue une plaisante excursion dans la campagne. Empruntez une carriole à cheval (200 B) et appréciez le rythme paisible, tandis que le cocher échange des plaisanteries avec les paysans qui vivent parmi les ruines excavées. Elles s’étendent sur plus de 3 km2 et se composent essentiellement de fondations en brique semi-enterrées. Leur importance historique dépasse de loin leur attrait, mais le village alentour ajoute au charme du trajet.
Wiang Kum Kam fut le premier site de peuplement dans la région de Chiang Mai, fondé par les Môn en tant que cité satellite du royaume de Hariphunchai. Occupée par Phaya Mengrai en 1286, elle fut la capitale lanna pendant 10 ans avant la construction de Chiang Mai. La cité fut abandonnée au XVIe siècle en raison d’une inondation majeure, due au changement du cours de la Mae Ping.

Wat Ketkaram

La rive est de la Mae Ping, en face du Talat Warorot, fut peuplée par des commerçants chinois et des missionnaires occidentaux. Aujourdhui, le quartier est appelé Wat Ket, du surnom du Wat Ketkaram tout proche. Construit au XVe siècle, ce temple renferme un musée de trésors éclectiques. 
Si Th Charoenrat possédait des trottoirs, le secteur pourrait rivaliser avec la vieille ville pour son ambiance d’antan et son attrait touristique. Malheureusement, les voitures envahissent l’étroite chaussée, aussi vaut-il mieux explorer les petites rues qui partent de Th Charoenrat et derrière le temple.

Wat Sisuphan

Fondé en 1502, ce wát conserve peu d’éléments d’origine, hormis quelques piliers en teck et les poutres du wí·hăhn. 
À l’intérieur, les peintures murales mêlent des thèmes taoïste, zen et bouddhique theravada. L’ubosot (chapelle) voisine serait la seule salle d’ordination en argent du pays (il s’agit en fait d’un mélange d’aluminium, d’argent composé et d’argent pur) ; le résultat de la récente rénovation est splendide. Ce temple propose des discussions avec les moines et des cours de méditation. Le Wat Sisuphan est l’un des rares à Chiang Mai où l’on peut assister au Poy Luang (ou Poy Sang Long), l’intronisation de style shan au noviciat d’un groupe de jeunes garçons, fin mars.

Université de Chiang Mai

La principale université publique de la ville a été fondée en 1964. Le campus, à 2 km à l’ouest du centre-ville, s’étend sur un terrain de 2,9 km2, en grande partie boisé. Si les bâtiments carrés et noircis par la suie manquent de charme, le cadre verdoyant fait du campus une version thaïlandaise idyllique de l’université. Le vélo constitue la meilleure façon de l’explorer grâce à ses pistes cyclables jalonnées de cafés.
Deux entrées principales mènent au campus, dans Th Suthep et Th Huay Kaew. Pour indiquer le chemin, les Thaïlandais désignent le secteur de Th Suthep comme “lăng mor” (derrière l’université), et celui de Th Huay Kaew comme “nâh mor” (devant l’université).

Parc National de Doi Suthep

Dominant la ville tels des esprits protecteurs, le Doi Suthep (1 676 m) et le Doi Pui (1 685 m), les sommets sacrés de Chiang Mai, furent utilisés comme un compas divin par les fondateurs de la cité pour déterminer un emplacement favorable. Le Doi Suthep doit son nom à l’ermite Sudeva, qui vécut de nombreuses années dans la montagne, et abrite le Wat Phra That Doi Suthep, un temple sacré.
Couvrant en partie les montagnes, le parc national, d’une superficie de 265 km2, comprend des secteurs sauvages, des villages de tribus montagnardes et des sites touristiques, dont le Wat Phra That Doi Suthep. Malgré la présence humaine, le parc demeure une excellente escapade boisée pour les citadins. Pour la plupart, ils restent sur la route principale, visitent le temple, le palais d’hiver et l’un des villages hmong et ne s’aventurent pas dans la forêt. 

Villages hmong

La route qui passe par le palais bifurque sur la gauche et s’achève au sommet du Doi Pui. De là, une route rejoint Ban Doi Pui, un village hmong très touristique à quelques kilomètres. Outre un marché d’artisanat et de souvenirs, un petit musée (10 B) fournit quelques informations sur les tribus montagnardes et la production d’opium.
Au lieu de prendre à gauche après le palais, tournez à droite vers Ban Kun Chang Kian, un village hmong plus intéressant au nord du camping du Doi Pui. La route, asphaltée jusqu’au camping, devient une piste accidentée sur les 500 derniers mètres. Pour éviter les avaries, laissez votre véhicule au parking du camping et continuez à pied le long de la crête en admirant les arbres aux fleurs roses (appelés pá·yah sĕua krôhng). Un café rudimentaire, tenu par les villageois, se niche parmi des caféiers (la récolte a lieu en janvier).

Mis à jour le : 8 avril 2014

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