Tokyo : Si vous aimez

Les Tokyoïtes se lèvent tôt et travaillent tard. Ils sont toujours en mouvement, l'oreille collée à leur keitai (téléphone mobile). Comme la plupart occupent des appartements exigus, la vie sociale et les loisirs se déroulent hors du domicile. Aussi y a-t-il à Tokyo profusion de restaurants, de lieux culturels et d'attractions en tout genre.

Haut lieu du manga, Akihabara est aussi le fief des otaku (mordus de high-tech, de jeux vidéo et de BD), qui sont devenus eux-mêmes une attraction à part entière pour ceux qui souhaitent découvrir cette catégorie socioculturelle typiquement japonaise. Le magasin principal de la grande chaîne Mandarake, à Nakano, propose une gamme exhaustive de mangas, de la série enfantine Doraemon (l'histoire d'un chat-robot venu du futur) aux dōjinshi (fanzines dessinés par des artistes amateurs) et aux hentai (mangas pornographiques), ainsi que des DVD, des jeux vidéo et des figurines.

Véritables mines d'or pour les amateurs du genre, les librairies Book Off vendent et achètent des mangas d'occasion. Elles possèdent même un rayon complet d'éditions de poche à 100 ¥ pièce, qui permet de collectionner des séries entières sans se ruiner. Il existe également un équivalent féminin aux otaku, surtout représenté à Ikebukuro, bastion des mangas shōnen-ai (romances entre hommes).

Animés et mangas

Les meilleures librairies de mangas

  • Mandarake
  • Tora-no-Ana

Les meilleurs musées pour les fans de mangas

  • Musée Ghibli

Les meilleurs repaires d'otaku

  • Akihabara
  • Otome Road

Architecture

Pratiquement rasée par les bombardements, Tokyo se lança après la Seconde Guerre mondiale dans un long processus de reconstruction. La ville prit son essor dans les années 1950, période à laquelle le réseau du métro commença à être développé. Les Jeux olympiques de 1964 furent l'occasion de nombreux projets architecturaux, dont le stade Yoyogi, un bâtiment curviligne au toit suspendu imaginé par Kenzō Tange (1913-2005). Natif d'Osaka, ce dernier enseigna à l'université de Tokyo, et ses nombreuses réalisations marquent encore le paysage urbain.

L'architecture tokyoïte se distingue surtout par son dynamisme et sa diversité. Selon une stratégie parfois discutable, les bâtiments vieillissants sont démolis pour céder la place à d'autres, plus grands, plus innovants et…impressionnants. Dans cette mégalopole extrêmement dense où la surface immobilière est limitée, la seule solution consiste à construire à la verticale.

Les plus beaux bâtiments

  • Roppongi Hills
  • Tokyo International Forum
  • Mairie de Tokyo
  • Tokyo Sky Tree

Les plus belles copies

  • Statue de la Liberté
  • Tour de Tokyo

Les plus belles boutiques

  • BAPExclusive
  • Prada Aoyama

Cuisine

Les amateurs de bonne chère pourront goûter à Tokyo quantité de nouvelles saveurs concoctées par des chefs étrangers de renom. Ces derniers associent des ingrédients typiquement japonais, comme le wasabi ou la sauce soja, au vinaigre balsamique ou à l'huile d'olive. La tradition demeure néanmoins à travers d'humbles échoppes de rāmen ou des restaurants gastronomiques qui servent des kaiseki (repas composés de multiples plats) dans des salles minimalistes recouvertes de tatamis. Il existe aussi une incroyable diversité de cuisines du monde entier : tous les classiques internationaux comme les pâtes et les hamburgers, quoique revisités à la mode nippone.

Entre le poisson cru sous forme de sushis ou de sashimis et le tonkatsu (escalope de porc panée et frite, servie sur un lit de chou émincé), la cuisine japonaise décline toute une gamme de spécialités, tels que les tempura (beignets) et les kushi katsu (brochettes de viande et de légumes frits), souvent servis dans de petits plats et qui arrivent brûlants sur la table. Si vous n'aimez pas la friture, optez pour un repas d'unagi (anguille) grillé. Ce poisson est des plus savoureux mariné dans de la sauce soja sucrée, grillé et présenté sur du riz dans un bentō (boîte-repas). En période estivale, vous apprécierez les soba (fines nouilles de sarrasin) que l'on aspire bruyamment après les avoir trempées dans un bouillon froid. Elles se mangent aussi chaudes, tout comme les udon (nouilles de blé épaisses) et les rāmen (pâtes dans un bouillon).

Le sukiyaki et le shabu-shabu, deux sortes de fondues japonaises, font partie des plats conviviaux que l'on cuit à table dans une marmite commune. Si vous êtes seul, vous pourrez préparer vous-même sur une plaque un okonomiyaki ou monjayaki, un genre de crêpe recouverte de chou chinois, de viande ou de fruits de mer, de légumes, de nouilles et d'œufs brouillés.

Les téméraires voudront goûter le fameux fugu (poisson globe), toxique mais rendu inoffensif par des cuisiniers experts. Les établissements consacrés à ce mets affichent d'ordinaire des formules comprenant des sashimis, du shabu-shabu et une dizaine d'autres recettes à base de fugu. Et si le goût et la texture de la bête ne vous emballent pas autant que le thon absolument transcendant de votre menu de sushis, vous aurez au moins la satisfaction d'avoir bravé la mort !

Quel que soit leur type, la majorité des restaurants proposent de bons teishoku (menus déjeuners) à des prix plus raisonnables que ceux pratiqués le soir. Pensez-y, surtout si vous décidez de vous offrir une table haut de gamme. Les menus déjeuners des resutoran-gai (« villes de restaurants ») présents dans les grands magasins se révèlent très économiques et généralement de qualité. Parcourez les reproductions en plastique et choisissez les lieux spécialisés dans un aliment : unagi, tempura, kushi katsu, sushis ou soba. Enfin, des commerces de proximité vendent à chaque coin de rue des onigiri (boulettes de riz, 125 ¥ environ) et du thé glacé pour calmer les petits creux.

Les meilleurs grands restaurants Japonais

  • Inakaya
  • Kikunoi
  • Ukai Tofu-ya
  • Sushi Kanesaka
  • Ninja Akasaka

Les meilleurs restaurants de cuisine fusion

  • Beige
  • Kaikaya

Les meilleurs restaurants bon marché

  • Omoide-yokochō
  • Kiji
  • Tsukiji Honten

Les restaurants les plus pittoresques

Galeries d'art

Impossible de se promener dans Tokyo sans être frappé par le dynamisme des arts plastiques. Aucun quartier commerçant digne de ce nom n'est dépourvu de grands magasins, et presque chacun d'eux abrite une galerie dans ses étages supérieurs. Ginza constitue l'endroit idéal pour commencer la visite, avec une forte concentration de lieux d'exposition chics. Pour admirer des œuvres plus expérimentales, rendez-vous à Ura-Hara, dans les petites rues d'Omote-sandō, puis à Aoyama, plus loin vers l'ouest.

Dans la tradition japonaise, la distinction entre art et artisanat demeure historiquement assez floue, ce que vous ne manquerez pas de constater dans nombre de galeries tokyoïtes. Le style graphique domine, mais les installations, la sculpture, l'électronique, la peinture et la photographie sont également bien représentés.

Les meilleurs magasins

  • Design Festa Gallery
  • Japan Traditional Crafts Center
  • Musée Watari d'art contemporain

Les meilleurs quartiers pour se faire une expo

  • Aoyama
  • Ginza
  • Marunouchi

Concerts

Jazz, electronica, Motown, punk, classique, reggaetón ou hip-hop : les fans de musique trouveront leur bonheur à Tokyo. Des groupes de renommée internationale comme U2 s'y produisent régulièrement, de même que des artistes japonais célèbres comme la chanteuse de J-pop Hikaru Utada et l'instrumentiste de jazz P'ez. Les petites salles programment souvent des musiciens plus underground, que l'on a rarement l'occasion d'entendre ailleurs dans un cadre aussi intime. Consultez Metropolis (www.metropolis.co.jp) ou le Tokyo Journal (www.tokyo.to) pour connaître le programme.

Les lieux de concerts sont disséminés un peu partout dans la capitale, les quartiers branchés et dynamiques de Shibuya, Ebisu et Roppongi accueillant logiquement les meilleurs. Les spectacles suivent le plus souvent des horaires permettant aux spectateurs de rentrer chez eux avant le dernier train. Mieux vaut acheter son billet à l'avance sur place ou auprès de Ticket Pia (0570-029 999 ; t.pia.co.jp en japonais) avec l'aide d'une personne parlant japonais.

Les meilleurs lieux de concert

  • Club Quattro
  • Liquid Room
  • Loft
  • Shibuya O-West
  • Abbey Road

Les meilleurs clubs de jazz

  • Blue Note
  • JZ Brat
  • Shinjuku Pit Inn
  • STB 139

Les meilleures reprises des Beatles

  • Abbey Road
  • Cavern Club

Marchés

Les marchés en plein air font assez peu partie du paysage urbain tokyoïte, en raison du prix exorbitant de l'immobilier. Cela dit, l'une des principales attractions de la ville est le marché de Tsukiji par où transitent chaque jour plus de 2 000 tonnes de poisson. Il devrait déménager vers 2012. Le nouveau projet prévoit des locaux plus vastes et plus modernes, dans lesquels les visiteurs ne pourront pas pénétrer aussi simplement qu'aujourd'hui.

Certains dimanches du mois, des temples accueillent dans leur enceinte un marché aux puces. À défaut d'antiquités rares, on peut y dénicher kimonos, laques, objets en métal et autres bibelots anciens. La plupart de ces marchés ferment vers 15h. Également en plein air, l'Ameyoko Arcade est situé dans le quartier d'Ueno. Là, les étals de calmars séchés côtoient les baskets à prix réduit. Pour finir, n'oubliez pas les depachika (rayon alimentation d'un grand magasin). C'est un peu la version japonaise du marché asiatique traditionnel et une véritable corne d'abondance…

Les meilleurs depachika

  • Takashimaya
  • Mitsukoshi
  • Matsuya

Les meilleurs marchés

  • Ameyoko Arcade
  • Marché au poisson de Tsukiji

Musées

Les musées de Tokyo possèdent de riches collections archéologiques et d'art contemporain. Certains des grands musées ont été créés récemment. C'est le cas du musée Edo-Tōkyō ou du musée Mori, perché au sommet d'une tour de Roppongi Hills. Il existe aussi de minuscules musées consacrés par exemple aux boutons ou aux byōbu (paravents).

Si vous avez l'intention de visiter un certain nombre de musées durant votre séjour, procurez-vous le Grutt Pass qui permet de réaliser une économie significative sur les droits d'entrée, parfois élevés.

Les meilleurs musées de Tokyo

  • Musée Edo-Tōkyō
  • Musée national d'Art moderne
  • Musée Ōta
  • Musée métropolitain de la Photographie
  • Musée national de Tokyo

Les musées les plus originaux

  • Musée de la Bière Yebisu (photo)
  • Musée du Cerf-volant
  • Musée de Parasitologie de Meguro

Les meilleurs musées d'art contemporain

  • Musée d'art contemporain Hara
  • Musée Mori
  • Centre national d'art de Tokyo
  • Musée Watari d'Art contemporain

Vie nocturnes

À Tokyo, les noctambules seront comblés : on trouve une profusion de bars, karaokés, discothèques et izakaya (bars-restaurants) à chaque coin de rue. Certains quartiers offrent plus de choix que d'autres. Roppongi est traditionnellement la destination préférée des fêtards, le quartier où les militaires et les expatriés nouvellement arrivés se mêlent aux Tokyoïtes bien décidés à chahuter toute la nuit. Si on excepte les lieux de drague, le périmètre a l'avantage de regrouper une grande diversité de bars et de clubs. Autrement, Love Hotel Hill, à Shibuya (Dōgenzaka), s'anime aussi la nuit, avec en plus de vastes lieux de concerts. Ces clubs attirent des jeunes d'une vingtaine d'années et passent surtout de la musique grand public (hip-hop, pop japonaise et tubes du moment). La classe d'âge au-dessus et les amateurs de sons plus underground préféreront certainement les bars et les clubs branchés d'Ebisu et de Daikanyama. La partie est de Shinjuku est sans doute l'endroit le moins snob pour sortir.

Le droit d'entrée des discothèques s'élève d'ordinaire de 1 500 à 3 000 ¥ et inclut habituellement une ou deux consommations. Il tend à augmenter le week-end. Certains établissements appliquent un tarif différent pour les hommes et les femmes ou accordent une réduction sur présentation d'un flyer (consultez leur site Internet ou rendez-vous dans les magasins de disques de Shibuya). Mieux vaut prévoir une pièce d'identité au cas où on vous la demanderait à l'entrée.

Les meilleurs bars avec vue

  • Asahi Sky Room
  • Mado Lounge
  • New York Bar

Les meilleures discothèques

  • Club 328
  • Muse
  • New Lex-Edo
  • Unit

Les meilleurs bars pour sortir

  • Aux Amis des Vins
  • Den Aquaroom
  • Maduro

Les meilleurs bars à saké

  • Sakana-tei
  • Sasashū

Parcs et jardins

Les Tokyoïtes ne peuvent certes s'offrir le luxe de posséder un logement avec jardin, mais ils disposent de grands espaces verts. Les parcs gérés par la ville, à l'exception du Shinjuku-gyoen, sont gratuits et constituent un havre de paix à l'écart du tumulte urbain, surtout en semaine. Le week-end, couples et familles viennent nombreux s'y promener ou pique-niquer.

Durant la saison du hanami (contemplation des fleurs de cerisier), des bâches bleues sont étendues sur l'herbe et l'on fait la fête en buvant force saké dans les parcs les plus prisés comme le Shinjuku-gyoen et le Ueno-kōen. De mi-octobre à début novembre, pendant le kōyō (saison des feuilles d'automne), les arbres du Yoyogi-kōen et du Koishikawa Kōrakuen, entre autres parcs, déclinent toute une gamme de couleurs flamboyantes, du jaune d'or à l'écarlate.

Les beaux jardins paysagers de Tokyo, gérés par des sociétés privées, sont des refuges encore plus agréables auxquels on accède moyennant une petite somme. En semaine, vous profiterez quasiment seul de leurs étangs remplis de carpes et de leurs allées bien entretenues.

Les meilleurs parcs

  • Shinjuku-gyoen
  • Ueno-kōen
  • Yoyogi-kōen

Les plus beaux jardins

  • Dembō-in
  • Hama-rikyū-teien
  • Jardin oriental du Palais impérial
  • Meiji-jingū-gyoen
  • Parc d'étude de la nature

Les meilleurs lieux pour le hanami

  • Hama-rikyū-teien
  • Shinjuku-gyoen
  • Ueno-kōen

Sento et onsen

Lieux de convivialité autant que d'hygiène, les sentō (bains publics) et onsen (sources chaudes) contribuent à renforcer les liens sociaux au Japon. Bien que les habitations modernes soient équipées de salles de bains, nombre de Tokyoïtes fréquentent régulièrement le sentō, souvent en famille ou entre amis. La municipalité subventionne généreusement ces établissements, aussi les tarifs sont-ils bas (500 ¥) et les lieux accessibles à tous.

La modernité des bâtiments a tendance à brouiller la distinction entre sentō et onsen. Pour l'essentiel, le premier chauffe de l'eau ordinaire alors que le second doit être alimenté par une source chaude. L'idée que des sources bouillantes subsistent sous la jungle urbaine peut paraître folle, mais celles de la baie de Tokyo fournissent une eau sombre riche en minéraux.

La vieille tradition nippone de la baignade en commun agit efficacement contre le stress. L'expérience vous apportera beaucoup : vous y rencontrerez des gens de tous âges et de toutes conditions, de surcroît parfaitement détendus. Sachez qu'à de rares exceptions, les établissements ne sont pas mixtes.

L'onsen le plus kitsch

  • Ōedo Onsen Monogatari

Les onsen les plus rétros

  • Jakotsu-yu
  • Asakusa Kannon Onsen

Temples et sanctuaires

Les deux religions majeures du Japon, le shintoïsme et le bouddhisme, coexistent pacifiquement et s'influencent mutuellement depuis plus de mille ans. L'animisme shinto, qui croit en un monde peuplé de kami (divinités ou esprits), constitue la religion autochtone. Le bouddhisme, basé sur le cycle de la réincarnation, est arrivé d'Inde en passant par la Chine et la Corée.

En pratique, la plupart des Tokyoïtes ne se considèrent pas comme religieux et ne sacrifient aux rituels qu'à des moments clés de leur existence tels que naissance, mariage ou décès. Cependant, même si le shintoïsme ne joue pas un rôle apparent dans le quotidien des gens, ses grands principes imprègnent en réalité la culture japonaise au point d'en être indissociables. Par exemple, la pratique de la purification à l'entrée des temples a conduit à celle des bains publics (sentō).

Les sanctuaires shintos sont dédiés aux esprits, qui incarnent des éléments de la nature comme les cascades ou les montagnes. Si les défunts deviennent des kami, les rites funéraires sont en général accomplis selon la tradition bouddhique, d'où l'absence de cimetières près des temples shintos. Disséminés partout en ville, ces derniers vont du modeste lieu de culte consacré à Inari (divinité des céréales, du commerce et des fonderies, symbolisée par un renard) au grandiose Meiji-jingū. Les temples bouddhistes, établis de longue date, font aussi partie intégrante du paysage tokyoïte.

Les plus beaux sanctuaires

  • Asakusa-jinja
  • Chingodō-ji
  • Hie-jinja
  • Tōshōgū
  • Yasukuni-jinja

Les plus beaux temples

  • Benten-dō
  • Kiyomizu Kannon-dō
  • Meiji-jingū
  • Sensō-ji

Shopping

À Tokyo, le shopping est une activité sérieuse et, pour tout dire, le loisir numéro un. Il s'agit à la fois d'une thérapie, d'un investissement, d'un moyen de rencontre et d'une manière d'afficher son statut social. Il participe aussi d'une série de rites et de devoirs. À la Saint-Valentin, les femmes sont ainsi tenues d'offrir des chocolats giri (littéralement « raison droite », obligation morale) à chaque homme de son entourage. Dans la culture japonaise, la tradition d'offrir des cadeaux est élevée au rang d'art. Aussi, rien d'étonnant à ce que la capitale nippone soit un lieu de tentation permanente pour le consommateur. Il suffit toutefois de peu d'argent pour acheter de délicats washi (papiers faits main), des ustensiles de cuisine et des articles de papeterie dans les boutiques à 100 ¥ ou bien de petits jouets japonais rigolos.

Les boutiques ouvrent généralement tous les jours, sauf un lundi ou mercredi par mois. Sachez que le Japon est peut-être le seul pays asiatique où le marchandage n'a pas droit de cité, hormis dans les marchés aux puces. Bien que la majorité des commerces acceptent désormais les cartes de crédit, mieux vaut quand même prévoir des espèces. Sur les produits de luxe comme l'électronique haut de gamme, les étrangers peuvent être exonérés de la TVA (5%) sur présentation de leur passeport.

Les quartiers commerçants chics tels que Ginza et Aoyama se prêtent aux achats de luxe, avec des enseignes comme Chanel, Gucci ou Mikimoto Pearl. Si vous restez peu de temps, arpentez en priorité Omote-sandō (Aoyama), la célèbre rue de la mode, qui regroupe de grandes marques installées dans des locaux au design souvent remarquable. Les ruelles de Harajuku qui jouxtent Aoyama sont également consacrées à la haute couture. Takeshita-dōri s'adresse en revanche aux ados branchés. Ginza possède pour sa part les grands magasins les plus vastes et les plus anciens, certains dotés d'un jardin sur le toit, d'un espace de restauration et d'un depachika (rayon épicerie fine) au sous-sol.

Parmi les quartiers au centre, Jimbōchō est celui des librairies : on y trouve des ouvrages rares et anciens, des livres divers et des mangas d'occasion. C'est cependant à Akihabara, la « Ville électrique », autrefois réputée pour son électronique à prix réduit, que l'on trouve le meilleur choix de mangas.

Il existe en outre d'immenses complexes commerciaux, notamment Sunshine City, à Ikebukuro, et le récent Roppongi Hills. Pour une ambiance plus intime, préférez Daikanyama et Kichijōji, où les magasins sont à taille humaine et ont chacun leur style.

N'oubliez pas de faire un saut chez Tōkyū Hands, la boutique qui séduit les plus réfractaires à la consommation. Un conseil enfin : prenez le shopping comme un jeu et une façon de découvrir la société japonaise.

Les boutiques de souvenirs les plus originales

  • Don Quijote
  • Kiddyland
  • Musée du Cerf-volant
  • Musée de Parasitologie de Meguro
  • Tōkyū Hands

Les meilleures boutiques d'artisanat

  • Hashi Ginza Natsuno
  • Japan Traditional Crafts Center
  • Kamawanu
  • Takumi

Les meilleures boutiques de washi

  • Haibara
  • Itōya
  • Sekaido

Sports

Aucun sport ne fait autant fureur au Japon que le base-ball, et Tokyo ne possède pas moins de six des douze équipes professionnelles du pays. La plus populaire, les Yomiuri Giants, est basée au Tokyo Dome, probablement le meilleur endroit pour assister à une rencontre. Lors des matchs, les supporters vêtus de happi (kimonos courts) de même couleur chantent et acclament leur club d'une manière bien orchestrée. Des jeunes filles passent dans les gradins avec un tonnelet en bandoulière pour servir de la bière aux spectateurs tandis qu'un petit ballon dirigeable filme l'action d'en haut. Par beau temps, il est tout aussi agréable de se rendre au stade Jingū en plein air, siège des Yakult Swallows. La saison de base-ball débute à la fin mars ou la première semaine d'avril et dure jusqu'en octobre.

Hormis les disciplines phares que sont le base-ball et le sumo, des compétitions d'arts martiaux et d'autres sports, moins suivies, se déroulent tout au long de l'année. Consultez le site Internet de Metropolis (www.metropolis.co.jp) pour connaître le programme.

Le haut lieu du sumo

  • Ryōgoku Kokugikan

Le meilleur stade de football

  • Stade national

Les meilleurs stades de base-ball

  • Tokyo Dome
  • Stade Jingū
Mis à jour le : 12 février 2019
Vizeat

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