Inde du Sud : Comment circuler

Se déplacer en Inde du Sud

 

Avion

L’Inde possède un marché aérien très concurrentiel. Les deux principales compagnies sont Air India et Jet Airways. Il existe par ailleurs un certain nombre de low cost opérant sur différentes lignes. On peut réserver son vol par téléphone, via une agence de voyages ou sur Internet, ce qui est plus avantageux.
Au moment de la rédaction de ce guide, les compagnies suivantes desservaient des destinations en Inde du Sud. Notez que le prix des billets peut varier de manière spectaculaire, avec les vacances, les jours fériés et les saisons. Consultez les tarifs en ligne. La sécurité dans les aéroports est draconienne. Au moment de pénétrer dans un aéroport, vous devrez présenter votre billet d’avion et votre passeport. Tous les bagages doivent être passés aux rayons X avant l’enregistrement. Les bagages à main doivent porter une étiquette, qui sera tamponnée dans le cadre des contrôles de sécurité (pensez à prendre des étiquettes au guichet à l’enregistrement).
Pour les vols intérieurs, il est recommandé de se présenter à l’enregistrement au moins 1 heure avant le décollage. En général, chaque passager a droit à 20 kg de bagages (10 kg pour les petits avions) en classe économique, et à 30 kg en classe affaires.

 

Bateau

  • Des ferries relient le continent à Port Blair, dans les îles Andaman.
  • D'autres, plus rares, vont de Visakhapatnam (Andhra Pradesh) aux îles Andaman.
  • D'octobre à mai, des ferries assurent la liaison entre Kochi (Cochin, Kerala) et les îles Laquedives.
  • De nombreuses embarcations permettent de traverser les rivières. En outre, de multiples croisières sont proposées. Consultez les chapitres régionaux.

 
 

Bus

Le réseau est très développé en Inde du Sud. Rapides et fréquents, les bus constituent par ailleurs le moyen de locomotion le moins cher. Dans de nombreuses régions montagneuses, il n'en existe tout simplement pas d'autre.
Sur les reliefs très vallonnés, les routes (et la conduite) sont parfois périlleuses et les risques d'accidents, toujours présents.
Évitez les bus de nuit, à moins de ne pouvoir faire autrement : la conduite est alors plus dangereuse et les chauffeurs risquent de s'assoupir.
Tous les bus font des pauses (certains plus fréquemment que d'autres) pour permettre aux passagers de se restaurer et d'aller aux toilettes. Cela peut rallonger sensiblement la durée du trajet.
Dans les montagnes, des jeeps collectives viennent compléter le service de bus.
 

Classes

Les compagnies privées et publiques possèdent deux catégories de bus : les « ordinary » (ordinaires) et les « deluxe », plus chers. De nombreux offices du tourisme d'État proposent des services de bus deluxe fiables.
Les ordinary sont souvent de vieilles guimbardes ; les deluxe vont d'une version légèrement améliorée de la catégorie ordinaire à des autocars Volvo tout confort avec climatisation et sièges inclinables.
Les compagnies publiques sont en général les plus fiables (en cas de panne, un autre bus est envoyé pour prendre les passagers). Elles acceptent les réservations jusqu'à un mois à l'avance.
Les bus privés sont soit plus chers et plus confortables, soit moins chers et conduits par des kamikazes (assistés d'un agent qui essaie de caser le plus de monde possible pour maximiser les gains).
Dans de nombreuses villes touristiques, des agences de voyages proposent des autocars privés relativement chers qui partent et s'arrêtent à des points stratégiques. Certaines agences indélicates font payer aux touristes un prix « superdeluxe » pour un trajet en bus ordinaire. Si possible, réservez directement auprès de la compagnie. Les horaires et les destinations sont parfois affichés dans les agences de voyages et les offices du tourisme. Prévoyez des bouchons d'oreilles pour couvrir la musique souvent assourdissante et prenez de préférence un siège entre les essieux – pour être moins secoué par les nids-de-poule.
 
 

Tarifs

Les moins chers sont les bus publics ordinaires. Les prix varient selon les États (consultez les chapitres régionaux). Les bus deluxe reviennent environ 50% plus cher que les ordinaires, les bus climatisés 2 fois plus cher et ceux équipés de rangées de 2 sièges, 3 à 4 fois plus cher.
 
 

Réservations

On peut en général réserver pour un bus deluxe – jusqu'à un mois à l'avance pour les compagnies publiques – à la gare routière ou dans les agences de voyages. Il est bien souvent impossible de réserver pour les bus ordinaires ; des voyageurs restent fréquemment sur le carreau.
Si vous voyagez à deux, élaborez une stratégie : pendant que l'un garde les bagages, l'autre se précipite dans le bus pour retenir les places. Une autre méthode consiste à glisser un journal ou un vêtement par une fenêtre et à le poser sur un siège. Ce mode de « réservation » échoue rarement. Si vous montez à un arrêt intermédiaire, vous aurez peu de chances de trouver une place assise tout de suite.
Souvent, les bus ne démarrent que quand ils sont pleins : aussi, il arrive que tous les passagers descendent d'un bus pour monter dans un autre prêt à partir.
Dans de nombreuses gares routières, une file d'attente est réservée aux femmes. Toutefois, elle est rarement indiquée et des hommes s'y mêlent parfois. En Inde, les femmes sont tacitement autorisées à jouer des coudes pour arriver en tête lorsqu'elles font la queue. Alors, Mesdames, allez-y gaiement !
 
 

Bagages

Les bagages peuvent être transportés en soute (moyennant parfois quelques roupies) ou sur le toit.
Arrivez au moins 1 heure avant le départ, car sur certains bus, les bagages sur le toit sont recouverts d'une grande bâche, ce qui rend très malaisé, voire impossible, tout ajout de dernière minute.
Si vos bagages sont placés sur le toit, fermez-les avec un cadenas et vérifiez qu'ils sont solidement arrimés à la galerie pour ne pas risquer de les voir tomber en cours de route ! Gardez un œil sur vos bagages pendant les arrêts ; ne laissez jamais vos affaires sans surveillance à l'intérieur du bus.
 
 
 

Circuits organisés locaux

Les offices du tourisme, les compagnies de transport locales et les agences de voyages organisent des circuits dans toute l’Inde du Sud. D’un bon rapport qualité/prix, ils permettent de visiter plusieurs lieux à la fois, à une cadence parfois effrénée. Pour bénéficier de plus de liberté quant aux lieux et au rythme de visite, optez pour un circuit sur mesure.
Les chauffeurs servent souvent de guides, mais vous pouvez aussi louer les services d’un guide privé. Dans les villes touristiques, ne vous laissez par berner par les rabatteurs se prétendant professionnels Les circuits thématiques (à pied, à vélo, historiques, culinaires) connaissent un succès grandissant dans toute l’Inde du Sud. 
 

En stop

Le stop n'a pas vraiment sa raison d'être en Inde du Sud, où l'idée même de voyage gratuit n'existe pas, en raison du coût modique des transports en commun. En outre, mieux vaut être prudent, car certains chauffeurs de poids lourds conduisent sous l'emprise de l'alcool.
Les auto-stoppeurs doivent être conscients des risques, certes minimes, mais potentiellement graves, qu'ils encourent. Comme partout, nous déconseillons fortement le stop aux femmes, seules ou même à deux.
 
 

Jeep collective

Dans les montagnes (par exemple à Aurangabad, dans le Maharashtra), des jeeps collectives s'ajoutent aux bus, aux mêmes tarifs – prix et itinéraires dans les chapitres régionaux.
Prévues en principe pour 5 à 6 passagers, la plupart en embarquent beaucoup plus. Les sièges situés à côté du chauffeur et juste derrière sont plus chers que les bancs bondés à l'arrière.
Les jeeps ne partent que quand elles sont pleines et il n'est pas rare que tout le monde descende d'un véhicule à moitié plein pour s'entasser dans un autre prêt à partir. Le chauffeur démarrera sans délai si vous acceptez de payer pour les places inoccupées.
Les 4×4 circulent depuis des stations situées aux croisements des routes principales. Renseignez-vous auprès des habitants. Dans certains États, les jeeps sont communément appelées « sumos » – le Tata Sumo est un modèle de 4×4 très populaire. Certaines personnes sont sujettes au mal des transports, surtout sur les routes de montagne sinueuses. Pensez à leur céder les places près des fenêtres !
 
 

Moto

Goa est la seule ville d'Inde du Sud où les motos sont autorisées en tant que transport public. Rapides et peu chères pour les courtes distances, elles prennent un passager à l'arrière.
Malgré les difficultés de circulation, qui peuvent se révéler éprouvantes, l'Inde du Sud se prête bien à un voyage à moto. Les motos sont généralement mieux adaptées aux routes accidentées que les voitures. De plus, elles offrent une grande liberté de mouvements. Si vous ne souhaitez pas voyager seul, renseignez-vous sur les circuits organisés.
Le climat est un facteur à prendre en compte. Pour connaître la meilleure période pour visiter chaque région, reportez-vous à la première page des chapitres régionaux. Pour passer la frontière en provenance de pays voisins, consultez les conseils aux voyageurs mis en ligne par les autorités de votre pays et les représentations diplomatiques concernées.
 

Permis de conduire

Pour circuler à moto en Inde, vous devrez posséder un permis de conduire international en cours de validité, en plus de votre permis de conduire national. Dans les zones touristiques, des motos se louent sans permis. Mais sachez qu'aucune assurance ne vous couvrira en cas d'accident et que vous serez en outre passible d'une amende.
 
 

État des routes

L'état des routes étant extrêmement variable, les novices pourront trouver ardu de circuler à moto en Inde du Sud. Le danger peut prendre des formes diverses : chèvres ou poules traversant la route, véhicules en panne, piétons sur la chaussée, nids-de-poule ou ralentisseurs non signalés. À la campagne, les récoltes sont parfois abandonnées sur la chaussée pour être battues par le passage des véhicules, un système dangereux pour les deux-roues.
Évitez de faire de longs trajets en une seule journée et, si possible, de voyager la nuit : de nombreux véhicules circulent sans phares et l'éclairage des motos fonctionnant sur une dynamo est insuffisant pour négocier les nids-de-poule à faible vitesse.
Sur les nationales, toujours chargées, comptez une moyenne de 40 à 50 km/h (sans les pauses) ; sur les petites routes et les chemins de terre, cela peut descendre à 10 km/h.
 
 

Location

En Inde, les fameuses Enfield Bullet, inchangées depuis 1940, ont traditionnellement la faveur des motards. Ces motos au ronflement agréable se réparent facilement (vous trouverez des pièces détachées presque partout). Mais elles se révèlent souvent moins fiables que les nouvelles marques japonaises. De nombreuses enseignes louent des motos pour des trajets dans un secteur donné ou au-delà. Les motos japonaises et indiennes de 100 à 150 cm3 sont moins chères que les grosses Enfield de 350 à 500 cm3.
En guise de caution, on vous demandera une belle somme d'argent (exigez un reçu qui indique le montant qui vous sera remboursé), votre passeport ou votre billet d'avion. Il est vivement recommandé de ne laisser ni billet ni passeport, ce dernier étant nécessaire pour réserver un hôtel ou lors des contrôles de police qui peuvent survenir à tout moment.
Pour 3 semaines, comptez de 25 000 à 30 000 ₹ pour une Enfield 500 cm3. Le loueur vous prodiguera de bons conseils et vous dispensera un cours intensif sur la mécanique et les réparations des Enfield. Vous trouverez les coordonnées d'agences de location et leurs tarifs dans les chapitres régionaux.
 
 

Achat

Pour les séjours prolongés, l’achat d’une moto est envisageable – même si la location est à privilégier. Officiellement, les étrangers ne résidant pas en Inde ne sont pas autorisés à en acheter une. Toutefois, les failles juridiques existent et on trouve aisément des véhicules d’occasion (les papiers s’obtiennent beaucoup plus facilement que pour une moto neuve). Renseignez-vous autour de vous, auprès de mécaniciens ou d’autres motards, et consultez les panneaux d’annonces utilisés par les voyageurs.

  • Une Enfield 350 cm3 d’occasion bien entretenue coûte entre 50 000 et 100 000 ₹, et une 500 cm3 entre 75 000 et 100 000 ₹. Comptez l’assurance en sus.
  • Avant de prendre la route, il est conseillé de faire réviser toute moto d’occasion.
  • À la revente, attendezvous à en tirer entre la moitié et les deux-tiers du prix que vous aurez payé, à condition qu’elle soit dans un état correct.
  • Faire expédier une moto à l’étranger implique des démarches compliquées et coûteuses. Renseignez-vous auprès du vendeur.
  • Attendez-vous à débourser entre 500 et 5 000 ₹ pour un casque. Les accessoires (sacoches, porte-bagages, barre de protection, rétroviseur, bouchon de réservoir, filtre à essence et outils) sont faciles à trouver. Pratique, un réservoir sur mesure vous permettra d’allonger les distances entre deux haltes à la pompe. Une Enfield 500 cm3 consomme 4 litres/100 km – et la 350 cm3, légèrement plus.
  • Pour trouver le bon vendeur, renseignez-vous autour de vous. Allibhai Premji Tyrewalla (022- 23099417, 022-23099313 ; 205/20 Dr D Bhadkamkar (Lamington) Rd ; h10h-19h lun-sam) est une institution à Mumbai.

 

Papiers d'immatriculation

Les formalités liées à l'achat d'une moto sont nombreuses. Les papiers d'immatriculation, visés par le service d'immatriculation local, doivent être transmis à la revente du véhicule.
Les étrangers ne peuvent pas modifier le nom sur ces papiers. Ils doivent en revanche remplir les formulaires destinés à l'enregistrement du changement de propriétaire et d'assurance. Pour les véhicules neufs, c'est au concessionnaire de se charger des démarches, dont le coût s'ajoute au prix de vente. Le renouvellement de l'immatriculation est obligatoire tous les 15 ans (environ 5 000 ₹). Assurez-vous que le document fait mention du « bon état » du véhicule et qu'il atteste du fait que la moto n'est pas gagée et qu'elle ne fait pas l'objet de poursuites.
Les formalités étant complexes, n'hésitez pas à prendre conseil auprès d'un concessionnaire. Prévoyez 2 semaines pour les démarches.
 
 
 

Assurance

Si vous louez une moto, vérifiez bien qu'elle est couverte par une assurance responsabilité civile, essentielle en cas d'accident corporel. Les bonnes agences offrent en général cette couverture ; celles qui ne le font pas ne sont pas fiables.
Vous devrez également souscrire une assurance si vous achetez une moto (le revendeur pourra généralement vous aider). Pour une police de base avec responsabilité civile, comptez 700 ₹ par an. Vous serez alors assuré pour les dégâts matériels et corporels dont vous pourriez être responsable, mais sachez que votre moto ne sera pas couverte. Une assurance complète (recommandée) coûte plus environ 1400 ₹ par an. Dans tous les cas, lisez bien le contrat d'assurance et notamment les clauses en petits caractères.
 
 

Essence et pièces détachées

On trouve sans difficulté de l'essence et de l'huile en plaine. En revanche, les stations sont beaucoup plus espacées dans les montagnes. Si vous prévoyez d'aller dans des régions reculées, assurez-vous d'avoir assez de carburant d'avance (renseignez-vous auprès des habitants avant de partir). Lors de nos recherches, l'essence coûtait environ 55 ₹/litre.
Pensez à prendre des pièces de rechange (soupapes, durites, segments de piston, etc.). Il est facile d'acheter des pièces détachées pour les motos indiennes et japonaises dans les villes.
Vérifiez et resserrez régulièrement les vis et les boulons : ils tendent à se desserrer rapidement en raison de l'état des routes et des vibrations du moteur, surtout sur un engin déjà ancien.
Contrôlez fréquemment le niveau d'huile du moteur et de la boîte de vitesses (au moins tous les 500 km) ; nettoyez le filtre à huile régulièrement (après quelques milliers de kilomètres). Changez les pneus avant le départ et munissez-vous des outils nécessaires pour démonter les roues. Malgré tout, vous aurez sans doute recours plusieurs fois aux services d'un puncture-wallah (réparateur de crevaison). Il est conseillé d'apporter votre équipement de protection (gants, etc.)
 

Train

Reportez-vous également au chapitre Les trains indiens,.
Prendre le train en Inde est une expérience inoubliable. Souvent plus confortables que les bus, les trains sont plus adaptés aux longs voyages dont une partie se fait de nuit. Le réseau ferré indien est l'un des plus étendus et des plus fréquentés du monde et Indian Railways, le plus gros employeur du genre sur la planète, avec environ 1,5 million de salariés. Quelque 6 900 gares sont disséminées dans tout le pays.
Dans ce guide, nous répertorions les lignes les plus utiles, mais il en existe des centaines d'autres. Pour obtenir des renseignements précis sur les trains, le plus simple est de visiter le site Internet d'Indian Railways et le très utile. Le petit livret Trains at a Glance (45 ₹) est disponible dans de nombreux kiosques et librairies et dans les gares. Publié tous les ans, il n'est pas aussi à jour que les sites Internet, mais offre néanmoins des horaires complets pour toutes les lignes principales.
 

Réserver en Inde

Vous pourrez réserver votre billet par l'intermédiaire d'une agence de voyages ou d'un hôtel (moyennant une commission), ou tout simplement à la gare. Le personnel des grandes gares, qui parle souvent anglais, pourra vous aider à choisir le meilleur train. Dans les gares plus petites, les employés un peu plus qualifiés, comme le sous-chef de gare, parlent généralement anglais. N'hésitez pas à demander conseil aux offices du tourisme si vous avez besoin de réserver des billets, de choisir la classe, etc. Pour contacter le service des renseignements du réseau national des chemins de fer, composez le 139.
Pour tout savoir sur les réservations depuis l'étranger et les sites de réservation recommandés en ligne, reportez-vous.
 

À la gare

Vous devrez retirer un formulaire au guichet des renseignements, puis le remplir en précisant les gares de départ et d'arrivée, la classe dans laquelle vous souhaitez voyager, le nom du train et son numéro. Ensuite, prenez place dans la longue file d'attente devant la billetterie, où votre billet sera imprimé. Il y a généralement une file distincte pour les femmes. Si tel n'est pas le cas, celles-ci peuvent aller directement en tête de la file normale.
 
 

Au bureau de réservation pour les touristes

Dans les grandes villes et les centres touristiques, un bureau international pour les touristes (International Tourist Bureau) permet d'effectuer des réservations un peu plus calmement. La liste de ces guichets est disponible sur le site www.indianrail.gov.in.
 
 
 

Réservations

Les réservations sont ouvertes 90 jours avant le départ. La réservation est obligatoire pour tous les compartiments des catégories 1AC, 2AC, 3AC, AC Executive Chair (sièges dans des voitures climatisées) et Sleeper Class (couchettes). Il est inutile de réserver dans les compartiments de 2e classe ordinaires. Les trains sont toujours bondés en Inde, aussi est-il préférable de réserver le plus tôt possible, surtout pour les trajets comprenant une nuit. Cela vaut aussi pour les périodes de fête, à l'occasion desquelles des trains supplémentaires sont ajoutés pour certaines destinations. Pour plus de précisions sur les différentes classes, reportez-vous.
Sur les billets réservés figurent le numéro de la place/couchette et celui de la voiture. Lorsque le train entre en gare, essayez de repérer votre numéro de wagon (sinon, le personnel sur le quai et les porteurs pourront vous l'indiquer). La liste des noms et des couchettes est collée sur chaque voiture.
Tous les billets sont remboursables, même après le départ, mais en partie seulement – les règles étant complexes, renseignez-vous au moment de réserver.
Les trains peuvent être retardés à tout moment. Aussi, prévoyez un peu de marge pour ne pas perturber vos plans pour la suite de votre voyage.
Soyez vigilant quant aux problèmes de drogue et de vol dans les trains.
Si le train que vous désirez prendre est complet, renseignez-vous sur :
 

Le quota de touristes

Sur certaines lignes très empruntées, un petit nombre de places sont attribuées aux voyageurs étrangers (le tourist quota). Ces sièges ne se réservent qu'auprès des bureaux de réservation spécifiques situés dans les grandes villes (plus de détails dans les chapitres régionaux), sur présentation de votre passeport et de votre visa. Les billets sont payables en roupies (certains guichets demandent un certificat de change : un reçu de DAB suffit), en euros et en dollars US (le tout en espèces), ainsi qu'en chèques de voyage Thomas Cook ou American Express.
 
 

Les billets taktal

Indian Railways garde un petit nombre de billets (Taktal tickets) pour les trains importants, qu'il met en vente à 8h, 2 jours avant le départ. Un supplément allant de 90 à 500 ₹ s'ajoute au prix de chaque billet. Aucun billet de ce type n'est proposé pour les classes 1AC et Executive Chair.
 
 

La liste d'attente (waitlist ; wl)

De nombreux passagers annulent leur départ ou ne se présentent pas. Si vous achetez un billet sur liste d'attente, vous avez donc de bonnes chances d'obtenir un siège, même si vous êtes loin dans la liste. Vous pourrez suivre votre réservation sur www.indianrail.gov.in/pnr_stat.html en tapant la référence de votre réservation (PNR). Vous serez remboursé si vous n'avez pas obtenu de place ; demandez au guichet quelles sont vos chances.
 
 

La réservation contre annulation

Même dans un train complet, l'Indian Railways propose quelques places dans chaque classe avec l'option « Reservation Against Cancellation » (RAC). Avec ce système, vous réservez un billet RAC grâce auquel, si quelqu'un annule avant sa date de départ, vous obtiendrez sa place. Vous devrez consulter la liste des réservations à la gare le jour du départ pour trouver votre place. Et s'il n'y a pas d'annulation, un billet RAC vous permettra toujours de monter dans le train pour voyager debout.
 

Transports locaux

Les villes d'Inde du Sud sont desservies par des bus, des cyclo-pousse, des auto-rickshaws, des taxis, des bateaux et des trains. Les tarifs des transports publics varient d'une ville à l'autre. Reportez-vous aux chapitres régionaux. La règle de base pour n'importe quel type de transport sans tarif fixe est de s'entendre sur le prix avec le conducteur avant de monter. Si vous voyagez à plusieurs, assurez-vous que le prix vaut pour l'ensemble du groupe, ainsi que pour les bagages.
Certains chauffeurs équipés d'un compteur refusent de l'enclencher et demandent un tarif « fixe » élevé. Si cela vous arrive, insistez pour que le compteur soit mis en marche. Sinon, cherchez un autre véhicule. Les prix augmentent habituellement la nuit (allant jusqu'à doubler) ; certains chauffeurs prennent quelques roupies supplémentaires pour les bagages.
Prévoyez suffisamment de petites coupures car les conducteurs de taxi et de rickshaw ont rarement la monnaie. Des conducteurs de taxi et d'auto-rickshaw sont impliqués dans le racket à la commission. Pour plus de détails,.
 

Auto-rickshaw, tempo et vikram

L'auto-rickshaw indien est un triporteur motorisé, doté d'une petite capote en tôle ou en toile, pouvant généralement accueillir 2 personnes (souvent plus en se serrant bien) et peu de bagages. On l'appelle parfois « auto », « scooter », « rik » ou « túk-túk ». Il a l'avantage de coûter moins cher qu'un taxi, même si les conducteurs renâclent parfois à utiliser le compteur.
Ce moyen de transport est très amusant, même si l'absence de fenêtre ne protège ni du bruit, ni de la chaleur, ni de la pollution. Semblables à de grands auto-rickshaws, les tempos et les vikram (grands tempos) font office de minibus sur des itinéraires déterminés (à prix fixe). Dans les zones rurales, vous pourrez aussi rencontrer des véhicules hybrides à trois roues, croisement entre un tracteur et un tempo, dont la roue avant se situe au bout d'un bras articulé.
 
 

Bateau

Les cours d'eau de l'Inde du Sud sont sillonnés par toutes sortes de bateaux, des ferries aux canoës, en passant par les frêles coracles – consultez les chapitres régionaux pour plus de détails. Les vélos et les motos peuvent généralement être transportés sur les gros bateaux moyennant un supplément. Le Kerala est particulièrement réputé pour ses croisières sur les backwaters (voir l'encadré.
 
 

Bus

Dans les grandes villes, les bus, archibondés, roulent à tombeau ouvert en crachant une fumée noire… sauf aux heures de pointe quand ils se retrouvent coincés dans des embouteillages. Mieux vaut donc se déplacer en auto-rickshaw ou en taxi, plus pratiques et plus confortables.
 
 

Cyclo-pousse

Les cyclo-pousse sont des vélos à trois roues avec un banc à l'arrière pour les passagers. Ils sont le plus souvent dotés d'une capote qui peut être levée pour laisser plus de place aux bagages ou abaissée par temps de pluie.
Les cyclo-pousse se font rares dans les grandes villes d'Inde du Sud, mais vous en verrez encore beaucoup dans les localités plus petites. Les tarifs doivent être établis à l'avance – renseignez-vous auprès des habitants. Les pourboires sont appréciés pour ce travail éreintant.
 
 

Taxi

Dans la plupart des villes, on trouve des taxis équipés d'un compteur. Mais obtenir la mise en marche de ce dernier est une autre affaire. S'il est « cassé » (et que le chauffeur vous propose un tarif « fixe »), menacez de changer de taxi et il sera miraculeusement « réparé ». Dans les zones touristiques plus particulièrement, certains taxis refusent tout net d'utiliser le compteur. Si cela vous arrive, changez de véhicule.
Pour éviter les entourloupes, préférez les taxis prépayés (plus de détails dans les chapitres régionaux).
De nombreux chauffeurs de taxi complètent leurs revenus par des commissions.
 
 

Autres moyens de transports

Dans certaines villes, des attelages tirés par des chevaux, tels les tongas (à 2 roues) et les victorias (à 4 roues), circulent encore. Des centres urbains, comme Mumbai et Chennai, disposent d'un réseau de train de banlieue. Reportez-vous aux chapitres régionaux pour plus de détails.
 
 
 

Vélo

L'Inde du Sud offre d'innombrables possibilités aux cyclistes : des routes côtières pittoresques aux itinéraires serpentant entre les plantations d'épices odorantes et les cocotiers balançant leurs palmes au vent.
Rien n'interdit d'emporter un vélo en Inde. Si vous faites venir le vôtre par bateau, sachez toutefois que vous devrez peut-être attendre plusieurs semaines avant qu'il ne passe la douane indienne. Mieux vaut donc l'envoyer par avion. Cela dit, le plus simple et le moins cher reste tout de même d'en louer ou d'en acheter un sur place. Les magazines et les clubs spécialisés locaux constituent une bonne source de renseignements. Vous pourrez également contacter la Cycling Federation of India (011-23753529 ; 12 Pandit Pant Marg ; 10h-17h lun-ven).
 

Location

C'est dans les centres touristiques et d'autres lieux fréquentés par des voyageurs que l'on trouve le plus facilement des vélos à louer ; renseignez-vous sur place.
Les prix varient : comptez de 75 à 100 ₹ la journée pour un vélo indien en état de marche. Les VTT, quand on en trouve, coûtent 200 ₹ à 600 ₹ par jour.
Certains loueurs demandent une caution (ne laissez ni votre passeport, ni votre billet d'avion).
 
 

Achat

Le prix d'un VTT de bonne marque comme Hero et Atlas débute autour de 3 500 ₹.

  • Revendre un vélo ne pose généralement pas de problème – adressez-vous à un vendeur ou à un loueur, ou bien mettez une annonce sur les tableaux destinés aux voyageurs.
  • Si le vélo est en bon état, vous récupérerez au moins la moitié du prix du neuf.

 
 

Sur la route

En Inde, on conduit à gauche. Pour le reste, il n'existe pratiquement aucune règle. La circulation en ville et sur les grandes routes peut être périlleuse. Préférez le calme des routes secondaires.
Soyez réaliste quant aux distances. Un cycliste expérimenté parcourt en moyenne 60 à 100 km par jour en plaine, 40 à 60 km en montagne sur route goudronnée et moins de 40 km sur des chemins de terre.
 
 

Pratique

Un VTT équipé de bonnes roues est particulièrement approprié aux routes indiennes criblées de nids-de-poule.
Les réparateurs ne manquent pas. Toutefois, mieux vaut prévoir des pneus et des câbles de frein de rechange, de l'huile lubrifiante, un kit de réparation pour la chaîne et quantité de rustines.
La plupart du temps, les vélos peuvent voyager gratuitement ou pour quelques roupies sur le toit des bus publics – pratique dans les montées !
Contactez votre compagnie aérienne pour connaître les formalités pour transporter votre vélo.
 
 
 

Voiture

Il est possible de louer une voiture sans chauffeur en Inde du Sud, mais étant donné les conditions de circulation et les tarifs dérisoires d'une voiture avec chauffeur, beaucoup optent pour cette seconde solution, surtout s'ils sont plusieurs à partager les frais. Les ceintures de sécurité sont soit inexistantes, soit de qualité très variable. De grandes agences de location internationales sont installées en Inde.
 

Location avec chauffeur

Dans de nombreuses villes, vous pourrez organiser un circuit ou une excursion de courte durée à une station de taxis ou auprès d'un loueur de voitures (consultez les chapitres régionaux). Certaines compagnies ne sont habilitées que pour des zones précises, correspondant à leur licence. Même les véhicules qui possèdent une licence leur permettant d'entrer dans différents États doivent payer des taxes supplémentaires (souvent conséquentes) qui s'ajoutent au prix de la location.
Demandez un chauffeur parlant un peu anglais et connaissant la région que vous souhaitez visiter. Avant de payer quoi que ce soit, essayez de le rencontrer et de voir la voiture. Les Ambassador, certes très attrayantes, sont plutôt lentes et inconfortables pour un long voyage. Réservez-les aux circuits en ville.
Pour une location de plusieurs jours, vérifiez que le tarif inclut les frais de gîte et de couvert du chauffeur – celui-ci devra organiser lui-même ses repas et son hébergement. Enfin, établissez les règles dès le départ. Pour éviter tout souci par la suite, mieux vaut faire preuve de fermeté, tout en restant poli.
 
 

Tarifs

Les tarifs varient en fonction de la distance parcourue et du relief (on consomme plus d'essence en montagne, d'où un coût plus élevé).
Un aller simple coûte en général aussi cher qu'un aller-retour (il comprend l'essence et le service du chauffeur pour le retour).
Les tarifs de location varient d'un État à l'autre. Certains syndicats de taxis fixent un forfait horaire ou kilométrique journalier ; son dépassement entraîne un supplément.
Afin d'éviter toute mauvaise surprise, vérifiez les prestations incluses dans le prix (essence, arrêts touristiques, destinations desservies, frais du chauffeur). Si le chauffeur vous demande de l'argent pour payer l'essence en cours de route, gardez les reçus afin de vous faire rembourser plus tard.
Pour une visite d'une journée dans la même ville, attendez-vous à débourser au minimum 850/1 200 ₹ pour une voiture sans/avec climatisation, pour 8 heures et 80 km (un supplément s'appliquera au-delà). Il est d'usage de laisser un pourboire à la fin du voyage ; comptez 150–175 ₹ par jour (plus si vous êtes vraiment satisfait du chauffeur).
 
 

Mis à jour le : 26 mars 2018

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