Costa Rica : Comment circuler

Se déplacer au Costa Rica

 

Avion

Compagnies aériennes au Costa Rica

Les vols intérieurs au Costa Rica sont gérés par Nature Air (2299-6000) et Sansa (2290-4100) ; cette dernière est rattachée au Grupo TACA.
 
Ces deux compagnies font appel à de petits avions de ligne et vos bagages ne doivent pas peser plus de 12 kg. Les places sont limitées et la demande est élevée pendant la saison sèche – mieux vaut réserver et régler vos billets à l'avance (sans oublier de confirmer votre vol).
 
Tous les vols nationaux décollent et atterrissent à San José. Parmi les villes desservies au départ de San José figurent Arenal, Bahía Drake, Bocas del Toro, Golfito, Liberia, Limon, Palmar Sur, Playa Nosara, Puerto Jiménez, Quepos, San Isidro, Tamarindo, Tambor et Tortuguero.
 

Avions privés et charters

Pour ceux qui en ont les moyens, ou voyagent en groupe, affréter un avion privé est le moyen le plus rapide pour voyager dans le pays. On peut ainsi rejoindre en moins de 90 minutes la plupart des destinations, mais les conditions atmosphériques peuvent accélérer ou retarder nettement les temps de vol.
 
Les deux principales compagnies de charters du pays sont Nature Air (2299-6000) et Alfa Romeo Aero Taxi (2735-5353, 8632-8150). Sur l’une ou l’autre, vous pouvez réserver directement auprès de la compagnie, en passant par une agence ou par un hôtel de catégorie supérieure.
 
La place pour les bagages étant très limitée sur ces avions privés, prévoyez un bagage léger.
 

Bateau

Des ferries traversent le Golfo de Nicoya pour relier la côte pacifique centrale au sud de la Península de Nicoya. Le ferry Coonatramar (2661-1069) va du port de Puntarenas à Playa Naranjo 4 fois par jour (adulte/enfant/vélo/moto/voiture - 2/1/4/6/18 $US). Le Ferry Naviera Tambor (2664-2084) circule 6 fois par jour entre Puntarenas et Paquera, avec une correspondance en bus pour Montezuma (adulte/enfant/vélo/moto/voiture - 1,65/1/4/7/23 $US).
 
Dans le Golfo Dulce, un ferry pour piétons relie chaque jour Golfito à Puerto Jiménez sur la Península de Osa et un bateau-taxi dessert Playa Zancudo en semaine. De l'autre côté de la Península de Osa, des bateaux-taxis relient la Bahía Drake à Sierpe.
 
Sur la côte caraïbe, un service combinant bus et bateau relie plusieurs fois par jour Cariari à Tortuguero, tandis qu'un autre relie Parismina à Siquirres. Des bateaux quittent Moín, près de Puerto Limón, pour Tortuguero. Bien qu'il n'existe pas de service régulier, les touristes peuvent réserver un bateau-taxi pour emprunter ces canaux. Le Costa Rica et le Nicaragua revendiquent tous les deux le territoire de San Juan : prenez votre passeport si vous souhaitez vous y aventurer. Vous pouvez aussi essayer de monter dans un bateau faisant le trajet Tortuguero-Barra del Colorado.

Bus

Bus locaux

Les bus locaux sont le meilleur moyen (même s'ils sont lents) de découvrir le Costa Rica. Vous pouvez en trouver un peu partout et ils sont fréquents et bon marché – les prix s'échelonnent de 1$US à 20 $US.
San José est la plate-forme nationale des transports, mais il n'existe pas de gare routière centrale. Les agences sont réparties à travers la ville : certaines grandes sociétés de bus disposent de vastes terminaux (ou gares routières) qui vendent des billets à l'avance, alors que d'autres ne disposent que d'un simple arrêt – parfois sans aucune indication.
Même si les bus sont un moyen de transport très populaire, vous trouverez toujours de la place à bord. Notez qu'aucun bus ne circule les 3 jours qui précèdent le dimanche de Pâques.
Il existe deux types de bus : directo et colectivo. Les directos sont censés se rendre d'une destination à une autre en ne s'arrêtant que très rarement – si seulement c'était le cas ! Les chauffeurs de bus costaricains s'arrêtent fréquemment pour faire monter les passagers en bord de route. Quant aux colectivos, vous ne pouvez pas vous tromper : ils vont souvent moins vite que les piétons.
 
Les trajets de plus de 4 heures marquent souvent des pauses (il n'y a pas de toilettes à bord). La place étant limitée, si vous devez enregistrer des bagages, vérifiez qu'ils sont bien dans la soute et qu'ils n'ont pas « malencontreusement » été remis à quelqu'un d'autre au cours d'une escale. Gardez avec vous vos documents importants. Les vols dans les compartiments à bagages sont fréquents.
Comme les horaires varient largement, vérifiez toujours l'heure de départ de votre bus en achetant votre billet. Si vous prenez un bus le long d'une route, rendez-vous sur place le plus tôt possible. Les horaires de départ étant approximatifs, le bus risque d'arriver en avance, et de partir de même.
 
Pour en savoir plus sur les départs de San José, rendez-vous au bureau de l'Instituto Costarricense de Turismo (ICT, 2222-1090,  8h-17h lun-ven) pour obtenir un exemplaire à jour des horaires de bus ; ils sont aussi disponibles en ligne sur le site www.visitcostarica.com.
 
 

Navette touristique

Les navettes touristiques (aussi appelées « bus des gringos ») offrent une alternative aux classiques bus interurbains. Elles sont gérées par quatre compagnies : Gray Line  (2220-2126), Easy Ride (8812-4012), Monkey Ride (2287-0454), Tropical Tours (2640-1900)  et Interbus (6050-6500, 4100-0888). Ces cinq sociétés proposent des trajets de San José aux destinations les plus demandées, ainsi qu'entre différentes villes (les sites Web en donnent la liste complète).

Ces navettes viendront vous chercher à votre hôtel et vous pouvez réserver en ligne ou auprès d'un hôtel ou d'une agence de voyages locale.  Elles desservent notamment Quepos, Monteverde/Santa Elena, Manuel Antonio, Jaco, Dominical, Uvita, Puerto Jimenez, Arenal, Montezuma et Mal Pais. Easy Ride propose aussi un service international directement depuis Jaco, Tamarindo et Liberia jusqu'à Granada et Managua au Nicaragua et de Monteverde à Managua. 
 

Stop

Il n'est jamais très prudent de faire du stop, quel que soit le pays, et Lonely Planet vous recommande d'éviter cette pratique. Si vous faites du stop, sachez que vous prenez des risques. Mieux vaut vous déplacer à deux et informer quelqu'un de votre destination. Les femmes seules doivent se montrer encore plus prudentes.
 
Au Costa Rica, il est rare de voir des voyageurs faire du stop sur les routes principales où circulent fréquemment des bus. Sur les routes secondaires, il est plus facile de faire du stop. Pour demander à un véhicule de s'arrêter, mieux vaut lui faire un signe amical. Si quelqu'un vous conduit là où vous le souhaitez, proposez de le payer à votre arrivée : ¿Cuánto le debo ? (Combien vous dois-je ?). On déclinera votre offre ou l'on vous demandera de participer aux frais d'essence.
 
 

Vélo

Avec un réseau de routes secondaires goudronnées qui s’intensifie, le Costa Rica est en passe de devenir l’un des pays d’Amérique centrale le mieux adapté au cyclotourisme. Celà dit, beaucoup de routes sont étroites et sinueuses, avec des nids-de-poule et sans piste cyclable, et sont potentiellement dangereuses.
Il est très facile de louer un vélo ou un VTT dans les villes touristiques (10-20 $US/jour). Un petit nombre d’agences organisent des circuits à travers tout le pays.
 

Voiture et moto

Si vous avez l'intention de conduire au Costa Rica, votre permis de conduire habituel est en général accepté pendant une période de 90 jours. De nombreuses villes acceptent également un permis de conduire international, délivré par votre préfecture de police. Au-delà de 90 jours, vous devrez obtenir un permis de conduire costaricain.
 
Vous trouverez de l'essence et du diesel un peu partout et de nombreuses stations-service sont ouvertes 24h/24 le long de l'Interamericana. Au moment de nos recherches, le prix du carburant était de 1,02$US/litre en moyenne. Dans les régions plus retirées, les tarifs sont plus élevés et c'est souvent la pulpería (épicerie) du quartier qui vend le carburant en bidon (veillez à avoir votre propre bidon) indiqué par la pancarte Se vende gasolina. Vous aurez peut-être du mal à trouver des pièces de rechange.
 

Location

La plupart des agences de location de voitures se trouvent à San José et dans les villes touristiques de la côte pacifique. Notons que vous paierez en général un supplément de 12% dans un aéroport. Les tarifs sont plutôt élevés et mieux vaut investir dans un 4×4. De nombreuses agences vous inciteront à choisir un 4×4 pour un long voyage, surtout pendant la saison des pluies (ou saison verte). Les véhicules ordinaires sont souvent inutilisables dès que vous quittez l'Interamericana.
 
Pour louer une voiture, vous devrez présenter un permis de conduire valable, une carte de crédit et un passeport. L'âge minimal requis est de 21 ans. Inspectez attentivement votre voiture avant le départ et veillez à ce que tous les dommages soient notés sur le contrat de location. Si votre voiture tombe en panne, appelez la société de location. Ne tentez pas de réparer vous-même votre véhicule ; la plupart des sociétés ne remboursent pas les dépenses effectuées sans autorisation préalable.
 
Les polices d’assurance étrangères ne sont pas acceptées au Costa Rica. Beaucoup d’agences refuseront de vous louer une voiture si vous ne contractez pas l’assurance de base (10-30 $US/jour) de l’Instituto Nacional de Seguros, qui en a le monopole. Cette assurance couvre les dommages causés à autrui et à ses possessions, mais en aucun cas à votre voiture de location. Il est illégal de conduire sans cette assurance et il sera difficile de passer outre chez un loueur de voitures ; l’assurance complète peut monter jusqu’à 50 $US/jour.
Notez que les sociétés prennent généralement en charge les dégâts subis par la voiture si les clients paient avec une carte de crédit Gold ou Platinum : dans ce cas, il n'est pas nécessaire d'opter pour l'assurance complète. Renseignez-vous auprès de votre banque avant de partir. Enfin, sachez que la plupart des polices d'assurance ne couvrent pas les dommages causés par les inondations ou le passage des rivières (bien que cela soit parfois inévitable) ; vérifiez bien toutes les clauses de votre assurance.
Les tarifs de location variant énormément, faites le tour des agences avant de vous engager. Certaines agences proposent des remises si vous réservez en ligne ou pour de longues périodes. Notez que vous paierez en général un supplément de 12% dans un aéroport.
Les voleurs reconnaissent facilement les voitures de location. Ne laissez jamais rien en vue dans votre voiture et retirez tout bagage du coffre pendant la nuit. Garez votre voiture dans un parking gardé plutôt que dans la rue. Nous ne pouvons qu'insister encore et encore sur les nombreux vols et effractions de véhicules que nous rapportent chaque année nos lecteurs.
Vous pouvez louer des motos (y compris des Harley Davidson) à San José et Escazú.
Toutes les grandes agences internationales de location de voiture sont représentées au Costa Rica, mais il est souvent plus avantageux de s'adresser aux agences locales.
 

État des routes et sécurité

La conduite au Costa Rica est globalement réservée aux cœurs bien accrochés. L'état des routes va d'assez bon (sur l'Interamericana) à tout juste passable (partout ailleurs), et même les routes en bon état sont sujettes aux glissements de terrain et aux inondations. La plupart des routes ne comprennent qu'une voie et sont dépourvues de bandes d'arrêt d'urgence ; d'autres sont des pistes sinueuses qui traversent montagnes et rivières.
Conduisez toujours sur la défensive. Il faut vous attendre à tomber en panne, à patienter derrière des cyclistes, un troupeau de bétail, des camions très lents ou un char à bœufs. Faites attention aux dos-d'âne non signalés (les habitants les appellent les muertos, « les morts »).
La plupart des routes (en dehors des grandes villes touristiques) sont mal indiquées et vous devrez sans doute vous arrêter pour demander votre chemin. Renseignez-vous toujours sur l'état des routes avant d'entreprendre un trajet, surtout pendant la saison des pluies ; certaines routes sont alors impraticables.

Code de la route

La vitesse est limitée à 100 km/h sur les routes principales et à 60 km/h sur les routes secondaires. La police de la route utilise des radars et vous risquez une amende pour excès de vitesse ou si vous ne portez pas votre ceinture de sécurité. Il est illégal de s'arrêter à une intersection ou de tourner à droite à un feu rouge. Laissez la priorité à droite s'il n'y a pas de signalisation. On conduit à droite au Costa Rica et on ne double que sur la gauche.
Si vous recevez une amende, vous devrez la payer dans une banque ; les instructions figurent sur l'amende. Si vous conduisez une voiture de location, la société de location peut vous aider à régler l'amende – le montant doit figurer sur le procès-verbal. Une partie de l'amende va à une œuvre de charité pour enfants.
La police n'a pas le droit de vous demander de l'argent et ne peut confisquer votre véhicule à moins que le chauffeur ne puisse montrer un permis de conduire et une carte grise, ou si la voiture est dépourvue de plaques d'immatriculation, ou encore si le conducteur est ivre ou vient d'être impliqué dans un accident entraînant des blessures graves.
Si les voitures venant en sens inverse vous font des appels de phares, elles veulent en général vous avertir d'un incident ou de la présence de radars. Dans ce cas, ralentissez immédiatement.
 
 

Transports locaux

 

Bus

Le réseau des bus citadins est surtout étoffé à San José, Puntarenas, San Isidro, Golfito et Puerto Limón. La plupart des bus prennent leurs passagers dans les rues et sur les routes principales. Les véhicules en service sont en général des bus scolaires importés des États-Unis et ils sont souvent bondés.
 
 

Taxi

À San José, les taxis utilisent des compteurs, appelés marías, mais de nombreux chauffeurs tentent d'y échapper, surtout si vous ne parlez pas espagnol (l'utilisation des compteurs est obligatoire). En dehors de San José, la plupart des taxis n'en ont pas et il faut souvent convenir du tarif à l'avance ; vous pouvez marchander.
Dans certaines villes, vous trouverez des taxis colectivos partagés par plusieurs passagers. Ces transports se font de plus en plus rares mais en principe, le chauffeur demande un tarif forfaitaire (par exemple, 1$US) pour emmener les passagers d'un bout à l'autre de la ville.
Dans les zones rurales, les taxis sont des Jeeps 4×4 et sont très empruntés par les surfeurs (avec leurs planches) pour faire le trajet entre leur hôtel et les spots de surf. Les tarifs varient considérablement selon que le coin est plus ou moins touristique, mais généralement, il faut compter de 5 $US à 20 $US pour une course de 10 minutes.
Inutile de laisser un pourboire au chauffeur, à moins qu'il vous aide à porter vos bagages ou vous offre un service particulier. 
 
 

Mis à jour le : 12 février 2019

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