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Colombie : Comment circuler

Se déplacer en Colombie

se deplacer en Avion en colombie

Les compagnies aériennes s’entendent souvent sur les prix, mais il peut être intéressant de regarder leurs sites Internet. Les prix vers certaines destinations baissent une semaine ou deux avant ; pour d’autres, ils peuvent augmenter significativement.
Vous pouvez réserver et payer des vols intérieurs en ligne avec une carte bancaire étrangère.
Certaines compagnies proposent des packages pour les destinations les plus touristiques (par exemple, Cartagena et San Andrés), ce qui ne coûte pas forcément plus cher que des billets d’avion seuls. Si vous achetez ces forfaits depuis un autre pays, vous serez exonéré de l’IVA (“Impuesto al Valor Agregado”, TVA) à  16% : n’oubliez pas de demander cette réduction, nombre de Colombiens n’en ayant pas connaissance.
 
Compagnies aériennes en Colombie
 
La Colombie possède plusieurs grandes compagnies aériennes de passagers, et une poignée de plus petits transporteurs et de compagnies charters. Les compagnies ci-après desservent une large palette d’itinéraires :
ADA (4-444-4232 ; www.ada-aero.com). Transporteur basé à Medellín assurant des vols régionaux.
Avianca (1-401-3434 ; www.avianca.com). Compagnie intérieure majeure et bien implantée (en alliance avec Taca, souvent appelée Aviancataca), avec le plus vaste réseau d’itinéraires intérieurs et internationaux.
Copa Airlines Colombia (1-320-9090 ; www.copaair.com). La 2e compagnie aérienne couvre à peu près le même territoire national qu’Avianca.
EasyFly (1-414-8111 ; www.easyfly.com.co). Transporteur low cost proposant des vols régionaux.
LAN Colombia (1-800-094 9490 ; www.lan.com). Cette compagnie a racheté Aires, le principal transporteur low cost colombien, et dessert maintenant des localités régionales plus petites, outre des capitales de département.
Satena (1-800-091-2034 ; www.satena.com). Le transporteur commercial de la Force aérienne colombienne (Fuerza Aérea Colombiana, FAC) assure des vols vers les immenses régions amazoniennes, Los Llanos et la côte pacifique, ainsi que vers nombre de bourgades et villages pratiquement inaccessibles autrement.
VivaColombia (4-444-9489 ; www.vivacolombia.co). Tout nouveau transporteur low cost basé à Medellín, desservant nombre de destinations majeures.

se deplacer en velo en colombie

La Colombie n’est pas le pays le plus facile pour les cyclistes, malgré la grande popularité de ce sport dans certaines régions (Boyacá, par exemple).
Avec un code de la route favorable aux automobilistes, la circulation deviendra une lutte sur les plus grandes chaussées. Ne partez jamais du principe qu’un automobiliste vous cèdera la priorité.
Côté positif, la plupart des routes sont en dur et la sécurité s’améliore. Même dans les plus petites villes, on trouve des ateliers où faire réparer son vélo facilement et à peu de frais.
La location de vélo est peu répandue, mais on peut acheter un vélo presque partout.
Les villes colombiennes s’ouvrent actuellement de plus en plus aux vélos, avec de nouvelles pistes cyclables et des ciclovías (rues fermées le week-end aux voitures et aux bus, transformées en voies pour les cyclistes et les amateurs de roller).

voyager en Bateau en colombie

Des cargos desservent la côte pacifique, et le port de Buenaventura est leur plaque-tournante. Si vous avez du temps, vous pourrez voyager en couchette vers le nord et le sud, notamment Nuquí et Bahía Solano.
Avant l’arrivée des voies ferroviaires et des routes nationales, le transport fluvial était le principal moyen de déplacement dans ce pays montagneux. Le seul périple sur fleuve susceptible d’être effectué en sécurité est celui sur l’Amazone depuis Leticia, en amont vers Iquitos (Pérou) ou en aval vers Manaus (Brésil).
Nous déconseillons le Río Atrato et le Río San Juan dans le Chocó, en raison de la présence de groupes armés.

se deplacer en bus en colombie

Principal moyen de rallier les différentes villes, les bus vont à peu près partout. La plupart des bus intercités longue distance sont plus confortables qu’une 2e classe en avion, et dans certains bus de nuit, les sièges sont de dimensions classe affaires. Le Wi-Fi commence même à faire son apparition dans les meilleurs (bien qu’il soit souvent sporadique ou qu’il ne fonctionne pas du tout). Une mise en garde : les chauffeurs colombiens abaissent la clim à des températures polaires. Portez un pull-over, un bonnet et des gants, voire mieux, apportez une couverture. Les chauffeurs ont également pour habitude de mettre de la musique fort et/ou des films d’action (doublés en espagnol) à plein volume, même en pleine nuit. Peut-être souhaiterez-vous voyager avec des bouchons d’oreille.
Les bus s’arrêtent régulièrement dans des requisas (postes de contrôle militaires), même au beau milieu de la nuit. Les soldats demandent alors à tout le monde de descendre, contrôlent les identités, et palpent les gens. Ils regarderont probablement vos sacs et, plus rarement, feront une fouille corporelle. Parfois, ils ne tiennent aucun compte des étrangers.
Les bus longue distance font des pauses repas, mais les heures d’arrêt dépendent de la faim du chauffeur ou du restaurant avec lequel la compagnie a un éventuel accord.
Tous les bus intercités partent du terminal de pasajeros et y arrivent : on trouve un “terminal des passagers” dans toutes les ville, généralement en dehors du centre, mais toujours relié à celui-ci par les transports locaux. Plaque tournante des transports la plus importante de Colombie, Bogotá gère des bus aux quatre coins du pays.
Les routes colombiennes sont limitées à 80 km/heure, et les compagnies de bus sont obligées de mettre un grand compteur devant la cabine, permettant aux passagers de connaître la vitesse du bus (en pratique, ils sont souvent cassés ou désactivés). La loi les oblige également à afficher leur taux de mortalité par accident au guichet, ce qui est un bon indicateur de leur historique de sécurité.
 
Classes
 
La plupart des bus intercités ont la clim, et un bon espace pour les jambes. Sur les itinéraires plus courts (moins de 4 heures), les busetas (petits bus) fonctionnent bien. On trouve parfois aussi des minibus, plus chers mais plus rapides. Dans les régions reculées, où les routes sont mauvaises, de vieilles chivas (camionnettes avec un compartiment en bois à l’arrière, et des rangées de sièges ouvertes à la place d’un couloir central) desservent les plus petites villes, prenant et déposant les passagers en cours de route. Le service le plus rapide est le Super Directo.
 
Tarifs des bus en Colombie
 
Voyager en bus est raisonnablement bon marché. En fonction de la personne à laquelle vous le demandez, les prix sont négociables, hors période de vacances. Tentez votre chance par un poli “Hay descuento?” (“Y a-t-il une réduction ?”) ou “Cuál es el mínimo?” (“Quel est le tarif minimum ?”), puis revenez aux guichets, où figure le tarif mentionné. Mieux vaut opter pour le deuxième tarif le moins cher : le bus le moins cher cache généralement un défaut.
Lorsque l’on monte dans un bus déjà en route, le titre se règle auprès de l’ayudante. Ces assistants du chauffeur sont souvent honnêtes, mais connaître le tarif réel à l’avance vous garantira de ne pas payer de prix réservés aux gringos (étrangers).
 
Réservations de bus en Colombie
 
En dehors des périodes de vacances (comme Noël et Pâques), il n’est pas nécessaire de réserver : il suffit d’arriver à la gare routière 1 heure avant le départ souhaité et de prendre le premier bus. Sur certaines lignes moins importantes, qui comptent quelques départs quotidiens seulement, mieux vaut acheter son billet plusieurs heures avant le départ prévu.
Une escroquerie répandue, notamment dans les bus plus petits, consiste à dire qu’il faut un seul passager pour partir, avant d’enfermer votre sac à l’arrière : vous vous retrouvez à attendre 1 heure le départ en regardant d’autres bus partir. Ne montez pas ou ne payez que lorsque vous voyez le chauffeur démarrer.

louer une Voiture ou une moto en colombie

Compte tenu des bas prix des transports par bus et de l’étendue du réseau, il n’est pas forcément utile d’être véhiculé. De surcroît, la sécurité demeure incertaine dans les contrées rurales et isolées, augmentant considérablement le risque de vol ou d’agressions. Consultez les avertissements sur le site Internet de votre gouvernement avant de partir pour tout endroit reculé.
Dans les villes, en revanche, la circulation est dense, chaotique et frénétique. S’habituer à l’imprévisible conduite locale prend du temps, et cela s’applique tout autant aux trajets en moto.
Les Colombiens conduisent à droite et le port de la ceinture est obligatoire sous peine d’amende. La vitesse est limitée à 60 km/heure en ville et à 80km/heure sur route. Le numéro de téléphone national de la police routière est le 767.
Si vous envisagez de conduire en Colombie, apportez votre permis de conduire. Celui de votre pays fera normalement l’affaire sauf s’il n’est pas rédigé en caractères latins : dans ce cas, il vous faudra également un permis de conduire International.
 
Location de voiture et moto en Colombie
 
Plusieurs agences internationales de location de voitures – comme Avis (www.aviscolombia.com) et Hertz (www.hertzcolombia.com.co) – opèrent en Colombie. Prévoyez un minimum de 150 000 COP par jour garantie dommage et vol incluse, plus l’essence. Comme toujours, vous ferez les meilleures affaires en réservant en ligne. Regardez soigneusement les clauses relatives à l’assurance et à la responsabilité avant de signer un contrat. Prêtez une attention particulière à toute clause relative au vol, car on peut vous facturer un pourcentage important sur tout vol. Si vous louez une voiture avec vitres teintées, l’agence doit vous remettre un document spécial qui vous sera demandé par la police aux postes de contrôle. Les agences ne fournissant généralement pas cette information, n’oubliez pas de vous renseigner.
Il est parfois possible de louer une moto, notamment dans les localités de type station balnéaire comme la ville de San Andrés. Le port du casque est obligatoire, mais pas à San Andrés et Providencia.

faire de l'Auto-stop en colombie

L’auto-stop est peu répandu et difficile. Étant donné la complexité de la situation colombienne, les conducteurs ne veulent pas prendre de risques et ne s’arrêtent tout simplement pas. L’auto-stop n’est jamais complètement sûr, et nous le déconseillons. Les voyageurs qui en font doivent avoir conscience que le risque n’est pas négligeable.

Transports locaux en colombie

Bus et transports en commun en Colombie
 
Les agglomérations de plus de 100 000 habitants possèdent dans leur grande majorité un service de bus, tout comme nombre de plus petites villes. Le niveau, la vitesse et l’efficacité des bus locaux varient d’un endroit à l’autre, mais ils sont globalement lents et bondés. Les bus urbains étant à tarif unique, la distance du trajet est indifférente. La montée se fait par l’avant, puis on paie le chauffeur ou son assistant, qui ne remettent jamais de ticket.
Certaines villes ou certaines rues comptent des arrêts (paraderos ou paradas) mais dans la plupart des cas, il suffit de faire signe au bus. Pour faire savoir au chauffeur que vous avez l’intention de descendre, vous n’aurez qu’à dire ou crier “por aquí, por favor” (“ici, s’il vous plaît”), “en la esquina, por favor” (“à l’angle, s’il vous plait”) ou “el paradero, por favor” (“le prochain arrêt, s’il vous plaît”).
Les bus locaux sont de toute sortes, des vieux tacots aux véhicules modernes avec clim. Répandue, la buseta est un moyen de transport prédominant dans des villes comme Bogotá et Cartagena. Les tarifs vont de 600 COP à 1 650 COP environ, selon la ville et le type de bus.
Les transports en commun de mode rapide sont de plus en plus répandus en Colombie. Le TransMilenio fait la fierté de Bogotá, et Cali et Bucaramanga ont des projets similaires : le Mio et la Metrolínea. Medellín possède son célèbre Metro, l’unique ligne de trains de banlieue du pays. De même, Pereira propose le système Megabús.
 
Colectivo
 
En Colombie, un colectivo peut être un bus de taille moyenne, un taxi collectif, une Jeep surchargée, et toutes leurs déclinaisons. Ces véhicules sont les plus prisés pour les trajets de ville à ville de moins de 4 heures. Plus petits que les bus ordinaires, ils circulent plus rapidement, et sont donc environ 30% plus chers. Ils partent souvent uniquement lorsqu’ils sont pleins.
Dans certaines villes, leur point de départ et d’arrivée est la gare routière, mais dans les plus petites villes, on les trouve en général sur la place principale. Leur fréquence varie largement d’un lieu à l’autre. Dans certains endroits, un colectivo passera toutes les 5 minutes là où ailleurs, on peut attendre 1 heure ou plus jusqu’à ce que le nombre nécessaire de passagers soit atteint. Si vous êtes pressé, vous pouvez payer pour la totalité des sièges : le chauffeur partira sur-le-champ.
 
Moto-taxi
 
Certaines villes, notamment au nord, utilisent des motos-taxis, un moyen de circuler rapidement si vous êtes tout seul. Elle ne sont toutefois pas le moyen de transport le plus sûr, et sont même illégales dans certains endroits, dont Cartagena (même si personne ne semble les arrêter).
 
Prendre le taxi en Colombie
 
Les taxis sont bon marché, pratiques et omniprésents dans les grandes villes et dans la plupart des villes de taille moyenne. Dans les terres, tous les taxis ont des compteurs ; sur la côte caraïbe, on marchande ou l’on paie un supplément, et de nombreux chauffeurs (notamment à Cartagena) s’empressent de voir le profit qu’ils peuvent tirer de votre naïveté. Cela dit, nombre d’entre eux sont honnêtes. Mieux vous parlerez espagnol, plus vous aurez la possibilité de négocier et moins vous serez susceptible de payer des prix exorbitants.
Il peut arriver de tomber sur un faux taxi. C’est rare, mais si cela vous préoccupe, il est toujours plus sûr d’appeler un taxi (ou d’utiliser une application), moyennant quelques centaines de pesos de plus seulement. 
Les tarifs sont toujours établis au véhicule, jamais au nombre de passagers. Les portes sont souvent quelque peu fragiles : fermez-les avec douceur, ne les claquez pas.
N’empruntez pas de taxi avec une deuxième personne à bord. Si les chauffeurs ont un ami pour leur tenir compagnie ou pour des raisons de sécurité, une telle situation peut s’avérer dangereuse pour vous : c’est une tactique de vol courante. Avec les applications sur Smartphone de taxis comme Tappsi (www.tappsi.co) et Easy Taxi (www.easytaxi.com), la sécurité s’est considérablement améliorée, et nous conseillons de les utiliser. Elles fonctionnent dans la majorité des grandes villes colombiennes.
On peut prendre un taxi pour de plus longues distances. C’est pratique 
si vous souhaitez visiter des endroits près des grandes villes, hors des zones desservies par les transports en commun mais trop proches pour intéresser les réseaux de bus longue distance. On peut aussi louer un taxi à l’heure dans les grandes villes : une bonne façon d’effectuer son propre circuit de visite. Comptez environ 25 000 COP/heure.
 
Cyclo-pousse à moteur
 
Les tuk-tuk chinois gagnent en popularité dans les petites villes touristiques. Ces motos-taxis à 3 places ont un auvent, avec une bâche abaissable sur les côtés par temps de pluie. Vous en verrez à Barichara, Mompox, Santa Fe de Antioquia, dans le Desierto de la Tatacoa et dans quelques petites villes de la côte pacifique.

se deplacer en Train en colombie

Le réseau colombien de chemins de fer est en grande partie inutilisé (ou envahi par les mauvaises herbes, ou liquidé après avoir été mis en pièces). Le seul train à bord duquel vous êtes susceptible de monter est le Turistren (1-375-0557 ; www.turistren.com.co ; aller-retour adulte/enfant 43 000/27 000 COP), qui circule le week-end de Bogotá à Zipaquirá.

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