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Brésil : Comment circuler

Avion

L'avion s'impose à l'intérieur du Brésil si vous souhaitez rejoindre rapidement des régions éloignées et peut ne pas coûter beaucoup plus cher qu'un long trajet en bus. Un Brazil Airpass est intéressant si vous comptez effectuer plusieurs vols intérieurs. Pensez à réserver aux périodes de pointe – de Noël au carnaval, à Pâques et en juillet-août. Confirmez toujours votre vol et renseignez-vous sur les horaires, qui changent fréquemment. V

Compagnies aériennes

Le Brésil possède deux grandes compagnies nationales que sont Gol et TAM, et plusieurs petites compagnies régionales.
Principales compagnies brésiliennes :

Forfaits aériens

Un forfait aérien constitue un bon investissement si vous envisagez de beaucoup vous déplacer pendant 30 jours ou moins. Gol Airlines propose un forfait de 4/5 vols intérieurs vers n'importe quelle destination de son vaste réseau moyennant 532/672 $US ; chaque vol supplémentaire coûte ensuite 120 $US. TAM propose également un forfait aérien de 4 vols pour 582 $US (532 $US si vous venez au Brésil par un vol TAM). Chaque vol supplémentaire coûte ensuite 160 $US (ou 120 $US pour ceux qui sont venus au Brésil par un vol TAM).
Il faut acheter ces forfaits avant d'aller au Brésil, et il faut réserver l'itinéraire au moment de l'achat – au risque de payer des pénalités si vous en changez plus tard. De nombreuses agences de voyages vendent ce forfait aérien, comme le spécialiste du voyage brésilien Brol (www.brol.com).
Si vous ratez un vol inscrit sur votre forfait, confirmez à nouveau vos autres trajets, afin de ne pas les perdre.

Taxis aériens

Dans un grand nombre de régions, notamment l'Amazonie, des compagnies de taxis aériens vous transportent partout où leurs petits aéronefs peuvent atterrir. Il faut louer l'avion au complet, et les prix sont élevés. Attention, car ces avions et les pistes isolées ne sont pas toujours entretenus. Renseignez-vous auprès d'autres voyageurs.

Bateau

L'Amazonie est l'un des derniers grands bastions du transport fluvial de passagers au monde. Les fleuves y font encore office d'autoroute, et des embarcations de toutes formes et de toutes tailles transportent tant bien que mal des passagers sur tous les cours d'eaux accessibles.
Le bateau constitue le seul, et aussi le plus intéressant moyen de circuler dans certaines parties du Pantanal et sur les nombreuses îles et plages de la côte atlantique.

Bus

Les services de bus au Brésil sont en général d'excellente qualité. Les horaires de départ sont souvent respectés, et la plupart des véhicules, des Mercedes, Volvo et Scania bien entretenus, sont propres et confortables.
Les principales villes bénéficient de liaisons fréquentes et régulières. Un bus quitte ainsi Rio toutes les 15 minutes à destination de São Paulo aux heures de pointe, et le nombre de bus longue distance est étonnant. Chaque ville importante, ainsi que la plupart des villes plus modestes, compte au moins une gare routière longue distance (rodoviária).
Les services de bus et l'état des routes varient selon les régions. C'est au sud que les routes sont les plus nombreuses et les plus praticables. Les routes du littoral sont bonnes en général ; les routes d'Amazonie et du sertão (arrière-pays du Nordeste) sont en revanche assez mauvaises. Le Quatro RodasAtlas Rodoviário, atlas très utile, indique les pires sections de routes avec de grands X et les qualifie d'estradas precárias.
Le Brésil compte de nombreuses compagnies de bus et dans les plus grandes villes, un grand nombre d'agences rivalisent entre elles. Avant d'acheter un billet à partir de São Paulo ou de Rio de Janeiro, comparez les prix.

Classes

Parmi les trois classes de bus longue distance, la plus courante est la convencional, ou comum, un bus assez confortable et en général pourvu de toilettes. Un executivo se range un cran au-dessus question confort (souvent avec sièges inclinables) ; ce bus marque moins d'arrêts et coûte environ 25% de plus. Un leito (couchette), qui demande parfois le double du tarif d'un comum, affiche un standing haut de gamme – sièges larges et inclinables, couvertures, oreillers, climatisation – et, bien souvent, on vous propose à bord sandwichs, café, soda et água mineral. Si cela vous est égal de manquer le paysage, un leito vous transporte confortablement et vous fait économiser une nuit d'hôtel.
Qu'ils aient des toilettes ou non, les bus s'arrêtent toutes les 3 ou 4 heures. Par ailleurs, la climatisation étant parfois forte à bord, prenez un pull léger ou une veste.

Réservations

En règle générale, il est possible d'acheter son billet à la gare routière juste avant de partir. Mieux vaut cependant acheter son billet quelques heures à l'avance ou au moins la veille du départ, surtout le week-end, pendant les vacances et de décembre à février. Les agences de voyages vendent parfois des billets pour le bus. Elles prennent une petite commission, mais cela vous épargne un déplacement à la gare routière. Informez-vous à l'office du tourisme local.

Tarifs

Voyager en bus au Brésil peut s'avérer onéreux ; le tarif convencional varie en moyenne entre 8 R$ et 10 R$ l'heure. Voici quelques exemples de tarifs depuis Rio de Janeiro. São Paulo (6 heures) : 68/77/110 R$ convencional/executivo/leito ; Florianópolis (18 heures) : 176/199 R$ convencional/executivo ; Salvador (25 heures) : 225 R$ convencional ; Foz do Iguaçu (22 heures) : 210 R$ convencional ; Belém (52 heures), 464 R$ convencional.

Train

Le transport ferroviaire de passagers au Brésil se réduit à presque rien, mais il existe quelques itinéraires très intéressants à effectuer. L'un d'eux va de Curitiba à Paranaguá, serpente le long de la chaîne de montagnes du littoral et offre des vues inoubliables. Le trajet Belo Horizonte-Vitória, via Santa Bárbara et Sabará, réserve également de beaux paysages.
Les trains à vapeur sont affectueusement surnommés Maria Fumaça (Marie la Fumeuse), et plusieurs sont maintenus en activité pour les touristes. L'un d'eux effectue le trajet de 13 km entre São João del Rei et Tiradentes dans le Minas Gerais. On peut aussi s'offrir une courte promenade, cette fois en train électrique, dans la Serra da Mantiqueira (État de São Paulo), et relier Campos do Jordão à Santo Antônio do Pinhal, la voie ferrée la plus haute du pays.

Transports urbains

Bus

Les services de bus locaux sont très convenables au Brésil. Comme la plupart des Brésiliens prennent le bus pour aller travailler, les bus municipaux sont fréquents et peu onéreux, et leurs itinéraires nombreux. Les tarifs s'échelonnent entre 1,80 R$ et 2,30 R$.
Pour la plupart des bus urbains, l'entrée se fait par l'avant et la sortie par l'arrière, même si l'inverse est possible. Un contrôleur, assis à l'entrée, près d'un tourniquet, délivre le billet.
La délinquance est un vrai problème dans les bus : n'ayez aucun objet de valeur sur vous.
Prendre le bus est l'un des meilleurs moyens de découvrir une ville. Équipé d'une carte et d'une poignée de reais, vous pourrez aller et venir comme bon vous semble.

Métro

Les métros de Rio et de São Paulo sont excellents. Celui de Rio est actuellement en train de s'agrandir en prévision des Jeux olympiques de 2016. C'est une façon sûre, efficace et peu onéreuse de circuler. Un aller simple tourne autour de 2,80 R$.

Taxi

Les taxis pratiquent des tarifs assez abordables, et constituent le choix le plus sage pour se déplacer en ville la nuit. Les taxis urbains disposent généralement de compteurs qui commencent à 4,30 R$ et augmentent de 3 R$ par kilomètre (plus la nuit et les week-ends). Il arrive que le chauffeur se réfère à un tableau de correspondance et augmente légèrement ses prix. Cela arrive quand les tarifs viennent de subir une augmentation officielle et que le chauffeur n'a pas encore eu le temps d'ajuster son compteur.
Dans les petites villes, les taxis n'ont souvent pas de compteur et vous devez convenir d'un prix à l'avance.
Certains aéroports et gares routières disposent d'un système permettant d'acheter un billet de taxi prépayé auprès d'une bilheteria (billetterie). Il revient moins cher de sortir dans la rue et de trouver un taxi qui vous facturera au compteur, parfois même moins. Si vous transportez des objets de valeur, néanmoins, le taxi spécial aéroport, ou un radio-taxi, peuvent être un investissement intéressant. Ce sont sans doute les taxis les plus sûrs de tous.
Si possible, orientez-vous avant de prendre un taxi, et ayez une carte sous la main au cas où vous vous feriez embarquer dans des détours superflus. Les pires endroits pour trouver un taxi sont les zones touristiques. Ne prenez pas de taxis près des hôtels de luxe. À Rio, par exemple, éloignez-vous de la plage de Copacabana avant de héler un taxi.
Dans les endroits comme Rio, on peut aussi recourir aux motos-taxis (trajet à l'arrière d'un deux-roues motorisé) pour couvrir de petites distances.

Vélo

Les cyclotouristes sont rares au Brésil pour diverses raisons : longues distances, chauffeurs peu respectueux, camions innombrables sur les grands axes, routes sans bas-côtés, risque de vol, etc. Le cyclotourisme est de fait peu recommandé au Brésil.
Si vous êtes quand même décidé à arpenter le pays à vélo, passez votre petite reine au peigne fin avant de partir, emportez avec vous des pièces de rechange et procurez-vous de bonnes cartes. Il existe plusieurs bons magasins de cycles à Rio, pour du matériel et de l'équipement, ou pour louer un deux-roues (environ 50 R$/jour).

Voiture et moto

Les Brésiliens conduisent parfois de manière anarchique, surtout à Rio, ignorant les lignes blanches, les sens uniques, les trottoirs et les piétons.

Avec votre propre véhicule

Tous les véhicules doivent disposer de papiers d'identification et d'assurance. Pour faire entrer ou sortir un véhicule du Brésil, on vous demandera peut-être un « carnet de passage en douane », une sorte de passeport pour véhicule, ou une libreta de pasos por aduana, une brochure douanière ; en pratique ces documents sont rarement demandés. Contactez votre assurance pour en savoir plus sur toutes les formalités.

Essence et pièces détachées

L'essence ordinaire (combustível ou gasolina) coûte près de 2,80 R$ le litre. Si vous venez avec votre véhicule, renseignez-vous sur le type de pièces détachées et le type d'essence que vous pourrez trouver.

Location de voiture

Louer une petite voiture quatre-places revient à 100 R$ la journée environ (130 R$ avec la clim), avec kilométrage illimité. Vous pourrez parfois bénéficier de tarifs promotionnels en louant une voiture pendant plusieurs jours.
Vous devez être âgé d'au moins 25 ans pour louer une voiture (21 ans avec certaines agences de location, notamment Avis), posséder une carte bancaire à votre nom et un permis de conduire valide de votre pays d'origine (pas seulement un permis international).
Le prix de location comprend toujours une assurance minimum, mais il est possible (et sage) de se protéger davantage pour 20 R$ ou 40 R$ de plus.
Au Brésil, il est difficile de louer un 4×4, et d'ailleurs ces véhicules coûtent cher (plus de 200 R$/jour). Dénicher une moto à louer est encore plus ardu. Les motards qui prévoient un long séjour auront tout intérêt à acheter une moto sur place pour la revendre avant de repartir.

Permis de conduire

Le permis délivré en France est valide au Brésil, mais il est bon de posséder aussi un permis de conduire international. Cela donnera moins de grain à moudre aux policiers tentés de décréter que votre permis n'est pas valable. Les permis internationaux sont délivrés par les préfectures ou les clubs automobiles habilités. Les étrangers n'ont pas le droit de conduire une moto au Brésil, sauf s'ils possèdent un permis de conduire brésilien.

Règles de conduite et dangers

Il est dangereux de conduire au Brésil où environ 35 000 personnes périssent chaque année dans des accidents de la route. Certaines routes sont particulièrement dangereuses, comme les autoroutes très fréquentées entre Rio et São Paulo. Le culte de la vitesse est sans limite.
À cause du risque de vol, de nombreux automobilistes ne s'arrêtent pas aux feux rouges la nuit et ne font que ralentir. C'est particulièrement courant à São Paulo. Dans les grandes villes, gardez vos fenêtres fermées et vos portes verrouillées quand vous êtes à l'arrêt.
La conduite de nuit est particulièrement dangereuse ; les conducteurs sont souvent ivres et, en tout cas dans le Nordeste et dans l'arrière-pays, les routes sont souvent en mauvais état et peu fiables. Les virages mal délimités sont la norme. Pour économiser un peu de carburant, certains motards conduisent la nuit avec leurs feux de position, voire avec les feux éteints.
Les dos d'âne sont nombreux. Ralentissez toujours en entrant dans une ville.
Parmi les désagréments imposés aux conducteurs, notez aussi la mauvaise signalisation, des sens uniques invraisemblables, les orages tropicaux, les chauffards doublant dans les virages sans visibilité, les crevaisons (heureusement, des borracheiros – réparateurs de pneus – sont installés à intervalle régulier le long de la route), et la police qui vous attend parfois au tournant.
Il est judicieux de choisir un hôtel dont le parking est à l'écart de la route, cas de la plupart des établissements de catégories moyenne et supérieure.

En stop

L'auto-stop n'est recommandé dans aucun pays du monde. Si vous optez pour ce mode de transport, voyagez à deux et signalez à une tierce personne où vous comptez vous rendre.
Il est difficile de pratiquer l'auto-stop au Brésil, sauf peut-être au Pantanal et dans certains endroits où les habitants le pratiquent encore couramment. Demandez « Pode dar carona »' (Pouvez-vous me prendre en stop ?). La meilleure méthode, voire la seule, consiste à demander aux automobilistes de vous prendre en stop quand ils ne sont pas dans leur véhicule, par exemple à une station-service. Sans garantie de résultat cependant.
La politesse veut que l'auto-stoppeur paie sa part d'essence pour le trajet.

Mis à jour le : 11 novembre 2012

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