Île Maurice et Rodrigues : Comment circuler

Les dimensions restreintes de l'île et son bon réseau de routes et de transports en commun rendent les trajets faciles et rapides.

Bus

Il est relativement facile de se déplacer à Maurice en utilisant le réseau des bus, qui couvre toute l’île. Les tarifs des taxis étant en constante augmentation, nombre de Mauriciens optent pour ce moyen de déplacement. Les vieux Tata et Nissan, pétaradants et particulièrement polluants, qu’on croisait en grand nombre il y a encore quelques années, tendent à disparaître ; à la place, on trouve des modèles plus récents, souvent équipés du Wi-Fi et climatisés : les express. Les principales compagnies sont National Transport Corporation, Rose Hill Transport, United Bus Service, Triolet Bus Service et Mauritius Bus Transport. Les bus express sont un peu plus chers que les bus ordinaires ‒ mais aussi plus rapides, car sans arrêt.
Les compagnies se sont partagé les itinéraires. Les trois grandes régions (Nord, Centre et Sud) sont desservies à partir des gares routières centrales de Port Louis et de Curepipe. Pour aller de Mahébourg à Grand Baie, par exemple, vous devrez prendre une correspondance à Port Louis. Entre Tamarin et Mahébourg, il faut changer à Baie du Cap et à Souillac. À Port Louis, la gare routière de Victoria Square abrite les lignes desservant le sud, et la gare routière d’Immigration Square les lignes desservant le nord.  
On attend rarement longtemps les bus dans les principales localités. Aux heures de pointe, ils passent toutes les 15 minutes. En revanche, dans les zones plus reculées, l’attente peut dépasser une demi-heure.
Dans les agglomérations, le service débute vers 5h30 et s’arrête à 20h dans les centres urbains. Dans les régions rurales, les bus circulent de 6h30 à 18h30. Un seul service fonctionne jusqu’à environ 23h, dans les deux sens, entre Port Louis et Curepipe. Il dessert Rose Hill, Quatre Bornes et Vacoas.
Les trajets dépassent rarement 30 Rs (pour les plus longs trajets), à payer au receveur présent dans chaque véhicule ou au guichet de la gare routière. Ayez toujours de la monnaie car il est parfois difficile de changer les gros billets. Conservez votre ticket : les contrôles sont fréquents.
Les bus sont souvent bondés, surtout sur les grands axes, et les chauffeurs ont tendance à se prendre pour des pilotes de course. Les nombreux arrêts ont l’avantage de freiner leurs ardeurs. Avec un bus “normal”, comptez à peu près 1 heure pour relier Mahébourg à Curepipe, Curepipe à Port Louis ou Port Louis à Grand Baie. 
Des voyageurs ont rencontré des problèmes pour monter dans les bus avec un bagage encombrant ; certains se sont même vu refuser l’accès. Si votre valise occupe un siège, on vous demandera peut-être de payer deux billets. 
Le site www.mauritius-buses.com vous permet de trouver votre ligne en entrant votre point de départ et votre destination sur un moteur de recherche.

Taxi

Louer un taxi à la journée est une bonne solution pour visiter l’île. Une alternative intéressante qui vous débarrasse des contraintes de location d’un véhicule, d’itinéraires et de conduite à gauche, mais qui a un coût : 2 500-3 000 Rs par jour environ.
Certains chauffeurs se révèlent de véritables guides, soucieux de vous faire connaître leur île ; d’autres se bornent à leur rôle de conducteur. Quelques-uns, enfin, s’évertuent à mener les touristes vers les adresses qui leur versent des commissions (ce qui vaut aux taxis de l’île une réputation de plus en plus mauvaise auprès des prestataires touristiques).
N’hésitez pas à discuter avec plusieurs chauffeurs. 
La meilleure solution consiste à se faire recommander un chauffeur par votre hôtel, nombre d’entre eux ayant l’habitude de travailler avec un chauffeur attitré.
Les taxis se reconnaissent à l’enseigne jaune qui coiffe le véhicule. Ils font l’objet d’une limitation de vitesse particulière de 55 km/h sur route. À titre d’exemple, et afin de vous donner quelques repères pour négocier vos trajets, les tarifs depuis l’aéroport étaient de 600 Rs pour Mahébourg, 1 000 Rs pour Port Louis, 1 200 Rs pour Blue Bay, 1 700 Rs pour Grand Baie, 1 900 Rs pour Belle Mare et le Morne lors de nos recherches. Leurs tarifs sont généralement plus élevés la nuit. 
Signalons enfin les taxis collectifs, ou “taxis-trains”. Certains chauffeurs se substituent en effet aux bus : ils embarquent les clients qui attendent aux arrêts de bus et demandent une dizaine de roupies jusqu’à l’arrêt suivant. Ils sont très économiques mais souvent aussi bondés que les bus. Si vous hélez l’un d’entre eux alors qu’il est vide, vous risquez de devoir payer pour toutes les places.

velo

Du moment que l’on reste sur les petites routes de l’intérieur, peu accidentées, ou des bords de plage, le vélo peut être un moyen intéressant de découvrir l’île Maurice. En revanche, nous vous déconseillons de rouler sur la route côtière ou les nationales. Évitez de circuler la nuit, car la plupart des routes sont faiblement éclairées, et la conduite locale est très fantaisiste.
Vous pourrez louer des VTT moyennant 250 Rs environ la journée dans les localités touristiques. Vérifiez l’état du vélo avant de l’enfourcher, car certains sont terriblement inconfortables. Il doit absolument être doté d’un antivol.

Voiture et moto

Le réseau routier mauricien comporte près de 1 850 km de routes asphaltées. Il comprend une excellente autoroute, des routes nationales correctes et des routes secondaires en moins bon état.
L’autoroute (comparable à une nationale française) relie l’aéroport à Port Louis et continue vers le nord en direction de Grand Baie. Partout ailleurs, l’état des routes nationales et secondaires est très inégal : un tronçon de route secondaire récemment asphalté peut brusquement se transformer en une nationale pleine de raccords et de fondrières. Les bas-côtés sont assez souvent dangereux et la signalisation routière laisse fortement à désirer. 
Parmi les autres obstacles auxquels vous devrez faire face, citons les routes parfois étroites, les embouteillages (notamment aux abords de Port Louis en début de matinée et en fin d’après-midi), les vélos pas toujours équipés de lumière la nuit, les chauffards (présents à Maurice comme partout ailleurs) et... la conduite à gauche. Si vous n’y êtes pas habitué, nous vous conseillons de circuler en taxi ou de louer une petite voiture à boîte automatique. Ces dernières sont à peine plus chères et de plus en plus faciles à trouver. Attention : beaucoup de Mauriciens ne respectent pas les distances de sécurité, et doubler à gauche est un sport national !
Le stationnement est généralement gratuit en ville, sauf à Port Louis, Rose Hill, Quatre Bornes et Curepipe, où les tickets à placer derrière le pare-brise sont en vente dans les stations-service. Il existe également des parkings privés et surveillés.
Les régions qui se prêtent le mieux aux déplacements motorisés en deux-roues sont celles de Grand Baie, de Flic en Flac et de Mahébourg, où l’on peut louer un scooter. 
 

Assurance
 
Renseignez-vous sur les assurances proposées avec les véhicules de location. La conduite à gauche, l’alcoolémie au volant et le mode de conduite mauricien en général sont autant de facteurs pouvant favoriser les accidents... Ne négligez donc pas cet aspect. Prendre l’assurance la moins chère peut s’avérer un mauvais calcul. Comme partout, il existe en général plusieurs formules : la responsabilité civile, qui couvre les dommages que vous pouvez causer à des tiers, est obligatoire. Les assurances couvrant les dommages causés au véhicule en cas d’accident sont parfois facultatives. Leur prix varie selon la couverture et la franchise.
Vérifiez toujours si le véhicule que vous louez est assuré. De nombreux particuliers louent en effet leur propre véhicule. Les tarifs sont en général avantageux mais certains visiteurs ont eu la mauvaise surprise de s’apercevoir qu’ils n’étaient pas assurés, après avoir eu un accident... 
 
Essence
 
Les principaux carburants ‒ essence et diesel ‒ sont distribués sur l’île. Le litre d’essence était d’environ 46 Rs pour le Sans Plomb 95, et 38 Rs pour le diesel (soit un peu plus de 1 €) lors de notre dernier passage.  
 
Location
 
Louer une voiture est facile à Maurice. Vous devrez avoir plus de 21 ans et posséder un permis depuis plus d’un an. 
Les tarifs de location varient d’une agence à l’autre. Les agences internationales (Avis, Budget, Hertz...) pratiquent des tarifs assez élevés ; il est toutefois moins coûteux de réserver depuis votre pays de résidence que de louer dans ces agences à Maurice. 
Sur place, les loueurs locaux sont nettement moins chers que les grandes enseignes. Comptez environ 1 200 Rs par jour pour une voiture de catégorie A (tarif dégressif pour une longue période). On vous demandera la plupart du temps de verser une caution, en liquide ou par carte de crédit, qui sera remboursée lorsque vous rendrez le véhicule. 
La location d’un véhicule privé constitue une solution non officielle, mais beaucoup plus économique. D’un point de vue légal, vous empruntez simplement la voiture d’un ami et vous payez l’essence, plus quelques “cadeaux pour ses enfants”. En théorie, vous êtes assuré ; en pratique, cette option présente un certain risque pour les deux parties. En cas d’accident avec ce type de véhicule, il n’est pas certain que votre assurance personnelle vous couvre. Mieux vaut vous renseigner au préalable auprès de votre compagnie d’assurance.
La solution la plus sûre, en résumé, consiste à avoir recours aux services d’une agence de location officielle locale, qui vous fera un contrat de location légal. Mieux vaut opter pour les véhicules à boîte automatique, de plus en plus répandus, y compris pour les petits modèles, si vous n’êtes pas habitué à la conduite à gauche.
Vous trouverez des scooters et motos dans les principales stations balnéaires.
 
Permis de conduire
 
Un permis de conduire international est théoriquement obligatoire pour les étrangers conduisant sur l’île. En cas de contrôle policier ou d’accident, mieux vaut pouvoir le présenter. Dans les faits, la majorité des loueurs acceptent les permis de conduire européens.
 
Sécurité
N’oubliez pas que l’on roule à gauche à Maurice et à Rodrigues mais que la priorité reste à droite. 
Faites particulièrement attention lorsque vous vous engagez dans un carrefour, ainsi que lorsque vous reprenez votre voiture le matin. Chaque année, plusieurs touristes sont impliqués dans de graves accidents parce qu’ils roulent à droite !
Le port de la ceinture est obligatoire. La vitesse est officiellement limitée à 40 km/h dans les agglomérations, à 80 km/h sur la route et à 90 km/h sur l’autoroute (100 à 110 km/h selon les zones). Ces limitations sont relativement respectées mais l’île Maurice affiche un taux d’accidents relativement élevé. Les automobilistes oublient régulièrement d’allumer ou de faire réparer leurs phares, et les policiers sont souvent plus soucieux de contrôler le conducteur que le véhicule. 
Mieux vaut éviter de conduire la nuit, en particulier si l’on ne connaît pas bien sa route. Restez toujours très prudent, car les Mauriciens ont parfois des comportements routiers surprenants (“Avec les Français, on roulait à droite. Avec les Anglais, on est passé à gauche. Depuis l’indépendance, on roule où on veut”, a un jour affirmé un chauffeur de taxi à l’auteur de ces lignes...).
Les rues de Port Louis sont très encombrées. Malgré le grand nombre de passages pour piétons, faites très attention en traversant : les conducteurs semblent se soucier aussi peu de la courtoisie que des problèmes d’assurance. Dans le doute, partez du principe que les véhicules ont la priorité sur les piétons.

 

Mis à jour le : 6 octobre 2015

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