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Sports et activités

Tour du monde des vélos en libre-service

Restez en forme, vivez écolo, échappez aux embouteillages et visitez une ville en deux-roues grâce à un nombre croissant de systèmes de bicyclettes en libre-service.

1. Vélib', Paris, France

Contraction de “vélo” et de “liberté”, le Vélib' a été mis en place en juillet 2007 et aussitôt séduit un grand nombre de Parisiens et de touristes. Aujourd’hui, près de 20 600 vélos sont répartis dans 1 700 stations situées à 300 m les unes des autres dans la capitale et les communes de banlieue proche. Grâce à cet ambitieux maillage, l’engouement des utilisateurs ne faiblit pas. On estime qu’un Vélib est loué chaque seconde. Le seul point noir concerne les nombreux actes de vandalisme et de vols dont est victime le deux-roues parisien. Reste que le Vélib a inspiré bien d’autres villes. À noter que Paris ne fut pas précurseur en la matière, puisque Rennes et Lyon avaient déjà installé des sytèmes de vélos en libre-service avant la capitale. 
Abonnement 24 heures 1,70 € ; utilisation 30 minutes/1 heure gratuit/1 €. Plus d’informations sur www.velib.paris.fr.

2. Hangzhou Public Bicycle, Chine

Hangzhou, dans la province du Zhejiang en Chine, permet de découvrir le côté vert de la Chine : cette oasis urbaine possède un système de vélos en libre-service qui est le deuxième au monde par sa taille (le premier se trouve dans une autre ville chinoise, Wuhan). Les chiffres font paraître presque insignifiant le succès du Vélib parisien : on compte ici 60 000 vélos et 2 500 stations, pour la plupart intégrées au réseau des transports en commun. Chaque jour, près de 250 000 personnes dans cette métropole de 6,7 millions d’habitants utilisent les bicyclettes, profitant d’un système généreux qui propose la première heure gratuite aux visiteurs comme aux résidents.
Des cartes “Z” spéciales, disponibles dans les centres City Smart Card, peuvent stocker jusqu’à 300 ¥ (38 €) de temps d’utilisation.


Vélos en libre-service, Hangzhou

3. Boris bikes, Londres, angleterre

Baptisés en l’honneur du maire Boris Johnson, un fervent cycliste, 6 000 “Boris Bikes” inspirés des BIXI montréalais sont apparus dans les rues de Londres en juillet 2010. Dans une ville habituée aux bus à impériale et aux taxis noirs, ces vélos de 23 kg ont rencontré un succès étonnant ; durant la première année, on a recensé 25 000 trajets par jour en moyenne et on dit que même les membres de la famille royale ne dédaignent pas de les enfourcher. D’abord limité au “Square Mile”, le district financier, le système a été étendu en 2012 à l’est jusqu’aux abords du parc olympique.
Abonnement 24 heures 2 £ ; utilisation 30 minutes/1 heure/2 heures gratuit/1 £ (1,30 €)/6 £ (8 €). Plus d’informations sur www.tfl.gov.uk.


Boris Bike, Colin Strain

4. Bixi, MontrÉal, Canada

Les Montréalais, on le sait, sont durs au mal. Les premières rafales de neige du mois d’octobre ne les empêchent aucunement d’enfourcher leur deux-roues. Continuer à pédaler quand les températures avoisinent moins 20°C à Montréal n’a cependant rien de très alléchant. C’est pourquoi le BIXI entre en hibernation de novembre à avril. Lancé en 2009, ce système de location utilise des vélos en aluminium dotés de pneus anticrevaison et dispose de 405 stations fonctionnant à l’énergie solaire. Le succès a été tel que la société qui gère le réseau a été sollicitée par les municipalités de Londres, Washington et Toronto.
Abonnement 24 heures 5 $C (4,10 €) ; utilisation 30 minutes/1 heure/2 heures gratuit/1,75 $C (1,40 €)/10,50 $C (8,50 €). Informations sur https://montreal.bixi.com.


"Pourquoi pédaler sur place" ? Bixi, arcsi

5. Tel-o-fun, Tel-Aviv, IsraËl

Le vélo en libre-service a débarqué en Israël en mai 2011 avec l’inauguration du Tel-O-Fun, à Tel-Aviv, doté de 1 500 bicyclettes vertes équipées pour la plupart de sièges enfants sur la roue arrière. Ce système a été bien reçu par les habitants, qui vivent souvent en appartement et n’ont pas de place pour stocker un vélo. La ville compte plus de 70 km de pistes cyclables balisées, notamment le long du front de mer.
Abonnement 24 heures 14 shekels (2,80 €) ; utilisation 30 minutes/1 heure/2 heures 30 gratuit/5 shekels (1 €)/20 shekels (4 €). Plus d’informations sur www.tel-o-fun.co.il.


Tel-O-Fun, Tel Aviv, www.planetgordon.com 

6. CaBi, Washington DC, États-Unis

Financé par des fonds publics et inauguré en 2010 sous le nom de CaBi (Capital Bikeshare), le deuxième plus grand système de vélos en libre-service des États-Unis s’est largement inspiré du BIXI lancé à Montréal l’année précédente. Assez modestes comparés aux exemples européens ou chinois, les 4 000 trajets quotidiens effectués à Washington sont un début encourageant dans un pays où l’automobile a toujours été reine. Si vous avez un smartphone, vous pouvez télécharger une application gratuite, Spotcycle, qui vous informe du nombre de vélos disponibles à la station la plus proche.
Abonnement 24 heures 7 $US (5,70 €) ; location 30 minutes/1 heure/2 heures gratuit/2 $US (1,60 €)/14 $US (11,40 €). Plus d’informations sur www.capitalbikeshare.com.


Cabi, Washington, DDOT DC

7. Melbourne Bike Share, AustraliE

Lancé en 2010, le Melbourne Bike Share a été lent à démarrer dans une ville pourtant très sportive. Particularité de ce système : c’est le premier au monde à rendre le port du casque obligatoire. Les premiers résultats (250 trajets par jour seulement) ont d’ailleurs montré la réticence des habitants à se plier à cette règle. La municipalité a donc décidé d’installer des distributeurs de casques bon marché dans des emplacements stratégiques, et les chiffres sont aujourd’hui en hausse. Melbourne (Australie) propose également des circuits qui permettent aux utilisateurs de se familiariser avec le système tout en faisant le tour des sites touristiques de la ville.
Abonnement 24 heures 2,70 $A (2,20 €) ; utilisation 30 minutes/1 heure/2 heures gratuit/2 $A (1,70 €)/17 $A (14,50 €). Plus d’informations sur www.melbournebikeshare.com.au.


Melbourne Bike Share, ERN

8. Ecobici, Mexico, Mexique

Au regard des problèmes de pollution de la capitale du Mexique, un système de vélos en libre-service était plus que nécessaire. C’est chose faite depuis février 2010, après que la municipalité eut abrogé une loi sur le port du casque obligatoire pour encourager les usagers. L’Ecobici a connu un succès immédiat, avec 30 000 inscrits durant sa première année d’existence et l’extension du réseau jusque dans le centre historique de la ville. Les 1 000 vélos d’Ecobici sont réservés aux habitants qui s’acquittent d’un droit annuel. Dans cette ville de 21 millions d’âmes, la liste d’attente est longue.
Abonnement annuel 300 pesos (18,5 €) ; utilisation 45 minutes/1 heure/2 heures gratuit/10 pesos (0,60 €)/45 pesos (2,80 €). Plus d’informations sur www.ecobici.df.gob.mx.


Ecobici, Mexique, Paul Brady

9. Sevici, Séville, Espagne

Peu de villes ont fait un virage écologique aussi radical que Séville en Andalousie, qui, depuis 2007, s’est dotée d’un métro souterrain, d’un tramway et d’un service de vélos en libre-service, le Sevici. Pédaler dans les rues de la capitale culturelle de l’Andalousie en respirant l’odeur des orangers est l’une des expériences les plus agréables que l’Espagne puisse offrir, d’autant que beaucoup de grandes artères ont été rendues piétonnes pour accueillir tramways et bicyclettes. Sevici propose aux visiteurs un abonnement de 7 jours au minimum – une bonne raison pour prolonger votre séjour !
Abonnement 7 jours 11,28 € ; utilisation 30 minutes/1 heure/2 heures gratuit/1 €/3 €. Plus d’informations sur www.sevici.es.


Sevici, Seville, Claudio Olivares
 
Photo d'ouverture : Vélib, Paris. Oleg Sklyanchuk