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Où réviser son histoire de France ?

Mis à jour le : 7 août 2020

Carte

« Souviens-toi du vase de Soissons ». « Tuez-les tous, Dieu reconnaîtra les siens ! » Si ces phrases ne vous rappellent que votre place au fond de la classe, près du radiateur, il est grand temps de réviser votre Histoire de France. Pour vous réconcilier avec le passé, mettez le cap sur ces hauts lieux historiques. 

1. Château de Blois (Loir-et-Cher)

Ce château royal est entouré d'histoires de complots et d'évasions. Mais, des événement dont il fut le théâtre, celui qui marqua le plus la France fut l'assassinat du duc de Guise en 1588, durant les guerres de Religion. Henri de Guise, puissant chef de la Ligue catholique, complotait avec l'Espagne pour récupérer le trône. Henri III, se sentant menacé, s'était réfugié à Blois, où il avait été contraint de convoquer les états généraux. C'est alors qu'il décida de supprimer son rival. Au matin du 23 décembre, il fit appeler le duc de Guise qui, dans le corridor menant au cabinet du roi, fut soudain lardé de coups de poignard. Quelques mois plus tard, Henri III allait être assassiné à son tour.Tous les soirs, d’avril à fin septembre, l’histoire se rejoue sur les façades du château au cours d’un spectacle son  et lumière. www.chateaudeblois.fr

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L'escalier monumental du château de Blois
 

2. Soissons (Aisne)

Première capitale du royaume des Francs choisie par Clovis en 486 après J.-C., Soissons est passée à la postérité grâce à la célèbre anecdote du vase. Peu importe si les historiens doutent aujourd'hui de sa véracité. La ville de 30 000 habitants reste un haut lieu de l'histoire de France, grâce à son abbaye Saint-Jean-des-Vignes, fondée en 1076, et à sa cathédrale Saint-Gervais-et-Saint-Protais, chef-d'œuvre du gothique médiéval. La verrière en vitraux du croisillon nord a de quoi époustoufler même les profanes en architecture religieuse.La cathédrale fait l’objet de travaux de restauration mais reste ouverte. Informations sur www.tourisme-soissons.fr

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Les ruines de l'abbaye Saint-Jean-des-Vignes, dans les environs de Soissons
 

3. Pays cathare (Ariège et Aude)

Le terme « Pays cathare » est une marque déposée par le département de l'Aude. Pourtant, cette hérésie médiévale a essaimé dans tout le Midi. Ses châteaux perchés, les « citadelles du vertige », sont en réalité des forteresses royales construites après la croisade contre les Albigeois. Parmi les sites audois certifiés, le bourg de Termes ou l'ancien castra de Lastours. Mais la visite des remparts et donjons ruinés des châteaux dits « cathares », Queribus, Aguilar et Peyrepertuse, ancrés sur leurs pitons rocheux, vaut la peine. Les abords escarpés et les points de vue sur les Corbières y sont de toute beauté.À l'écart des routes touristiques, grimpez vers les vestiges d'Aniort, un nid d'aigle féodal, l'un des derniers fiefs hérétiques à avoir été soumis. En atteste une croix cathare gravée dans le sol.

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Les ruines du château d'Aguilar
 

4. Vichy (Allier)

Vichy évoque spontanément le gouvernement français et la collaboration d'État durant la Seconde Guerre mondiale. Si la « reine des villes d'eaux » ne renie pas cette période, elle a su mettre en avant son riche patrimoine. Des villas et maisons anglaises – dont la plus célèbre est la villa Marie-Louise, première propriété de Napoléon III qui venait ici en cure – aux ouvrages Art déco en passant par l'Art nouveau, la ville résume les élans artistiques des XIXe et XXe siècles. Le palais des Congrès, patchwork architectural somptueux où les cariatides le disputent aux angelots, matérialise la coexistence harmonieuse de différents styles. Ancien casino, le bâtiment fut agrandi en 1903 et devint un Opéra. En 1995, il a été aménagé en palais des Congrès.www.vichy-tourisme.com propose des visites à thème autour de l'Opéra, de Napoléon III, de l'Art déco ou de la capitale de l'État français 1940–1944.

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La façade "Art Nouveau" du Palais des Congrès-Opéra de Vichy
 

5. La Rochelle (Charente-Maritime)

En 1627, Louis XIII ordonne le siège de La Rochelle, place de sûreté pour les protestants. Soumise à un blocus, la ville capitule un an plus tard. Bilan : plus de 20 000 morts, soit 80% de sa population. Le temps n'a pas tout effacé. Un vestige de la digue édifiée par Richelieu émerge à marée basse. La rue des Fonderies rappelle le son des canons qui sortaient des ateliers et la porte Maubec, les remparts des insurgés. Le maire de l'époque, Jean Guiton, a sa statue dans la ville et une légende prétend qu'un bureau de l'hôtel de ville porte la marque du couteau qu'il y planta, de rage.Le tableau d’Henri-Paul Motte, Le Siège de La Rochelle, qui montre le cardinal Richelieu face à sa digue empêchant la flotte anglaise de venir prêter main forte aux protestants de La Rochelle, est l’une des représentations les plus célèbres du conflit

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Les célèbres tours du vieux port de La Rochelle
 

6. Strasbourg (Bas-Rhin)

La Marseillaise aurait pu s'appeler « La Strasbourgeoise ». C'est en effet le 26 avril 1792, alors que la France venait de déclarer la guerre à l'Autriche, que le maire de Strasbourg, Philippe-Frédéric de Dietrich, accompagné par sa femme au clavecin, entonna de sa belle voix de ténor ce chant destiné à galvaniser l'armée du Rhin. Un jeune capitaine de génie fréquentant les salons du maire, Claude Rouget de Lisle, l'avait composé dans la nuit à partir d'un air à la mode dans la région. Transmise de régiment en régiment, la chanson fut rapportée par un bataillon de volontaires marseillais à Paris. La suite est connue.Les portraits sculptés en médaillon de Dietrich et de Rouget de Lisle figurent sur la façade de la Banque de France, place Broglie, à Strasbourg, à l'emplacement de l'ancien hôtel particulier des Dietrich.

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Maisons à colombages traditionnelles dans le quartier de la Petite France à Strasbourg
 

7. Orléans (Loiret)

Capitale de la France médiévale, Orléans est l'une des trois grandes villes du Val de Loire avec Tours et Angers. Située entre la Beauce et la Sologne, c'est avant tout la ville de Jeanne d'Arc. Théâtre d'un siège mémorable contre l'occupation anglaise, Orléans fut libérée héroïquement par la « Pucelle d'Orléans » en 1429. Cette date est considérée comme le début de la reconquête des territoires occupés. Orléans mérite une grande promenade à pied : vous y découvrirez la cathédrale Sainte-Croix, sa vieille ville, son musée des Beaux-Arts et ses superbes parcs et jardins.Visitez la Maison de Jeanne d'Arc (www.jeannedarc.com.fr), située dans une maison du XVe siècle, qui raconte notamment la levée du siège de 1429.

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Le pont George V franchissant la Loire à Orléans
 

8. Domrémy-la-Pucelle (Vosges)

C'est dans cette petite commune que naquit Jeanne d'Arc en 1412. Aujourd'hui, vous pouvez visiter la maison natale de la Pucelle d'Orléans, classée monument historique et propriété du département depuis 1818. Sur la façade, une statue de Jeanne d'Arc en armure et agenouillée accueille les visiteurs. Non loin de là, le centre d’interprétation “Visages de Jehanne” offre un véritable voyage au cœur de la vie de la sainte, brûlée sur le bûcher à Rouen, à 19 ans, pour hérésie. Fermé pour travaux, il devrait rouvrir en septembre 2020.À moins de 2 km du village, la basilique du Bois-Chenu a été édifiée à l'endroit où Jeanne d'Arc entendit ses « voix ». 

9. Brèche de Roland (Hautes-Pyrénées)

Au-dessus du cirque de Gavarnie, à 2 804 m, une faille colossale s'ouvre dans la paroi qui marque la frontière entre la France et l'Espagne. Cette trouée glaciaire a vu naître le mythe du preux Roland. Le chevalier franc, neveu de Charlemagne, vaincu dans la bataille dite de Roncevaux, aurait cherché à briser son épée Durandal sur le rocher, et ne fit qu'entamer la falaise. Une légende, n'empêche… Ce portique grandiose saisit les nerfs quand on part grimper là-haut depuis la grande cascade de Gavarnie en passant par l'échelle des Sarradets. La randonnée n'est pas trop ardue.Pour vous mettre en jambes, cherchez l'introuvable DVD du film des frères Larrieu, La Brèche de Roland (sorti en 2000), une délicieuse comédie d'altitude.

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La brèche de Roland dans les Hautes-Pyrénées
 

10. Place de la Concorde (Paris)

Emblématique de la coupure en deux de l'Histoire de France, cette place prit son nom de Concorde en 1795 dans un souci de réconciliation. Elle fut conçue en 1755 par l'architecte Gabriel pour glorifier Louis XV, le Bien-Aimé, et mettre en valeur sa statue équestre. En 1792, la place Louis XV fut rebaptisée place de la Révolution et la statue du roi remplacée par une statue de la Liberté. En 1793, Louis XVI y fut décapité. Marie-Antoinette, Danton, Robespierre et plus d'un millier de têtes tombèrent sous la guillotine installée devant les Tuileries. On comprend qu'au XIXe siècle, un obélisque égyptien ait été choisi pour orner le centre de la place afin de ne rappeler aucun événement politique !De la place de la Concorde, on voyait aussi le palais des Tuileries, incendié en 1871 par les communards.


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