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Astuces voyage

Conseils pour dormir chez l'habitant

Mis à jour le : 5 décembre 2016

Carte

L’objectif de l'accueil spontané chez l'habitant ? Se faire accueillir pour la nuit en toute sécurité, de façon spontanée et non organisée. Rien de tel pour vivre une expérience unique et authentique alliant économie, écologie, aventure et humanité ! Mais comment s'y prendre pour dormir chez l'habitant ? Voici nos conseils... 
L’accueil peut se faire dans une maison ou un appartement bien sûr, mais aussi sur un bateau, dans une caravane, une yourte ou tout autre hébergement assez grand pour vous loger. Il s’agit d’un acte non organisé et gratuit, sauf dans certaines situations où une participation financière peut être envisagée.
Pour chaque pays, il existe une histoire, des coutumes et des traditions particulières. Lorsqu’on est invité chez des gens, il est important d’en connaître les grandes lignes : c’est une marque de respect très appréciée qui vous évitera de vous retrouver dans des situations délicates.

Où chercher un hôte en voyage ? 

 
Comme tout commence par une rencontre, assurez-vous d’abord d’être dans un contexte favorable pour créer un contact avec un habitant. En fonction du moment de la journée et de l’environnement dans lequel vous vous trouvez (ville, campagne, montagne, etc.), voici les trois principaux scénarios pouvant aboutir à une nuit chez l’habitant.

Durant un trajet

La manière la plus facile et la plus sûre de rencontrer un hôte est de le faire durant un trajet. Dans le bus ou le train par exemple mais surtout en stop, avec la dernière voiture juste avant que le soleil se couche (“the sunset car”). Comme les personnes à qui vous vous adresserez seront souvent disponibles pour discuter, ces moments-là sont idéaux pour expliquer votre situation et demander l’hébergement pour la nuit.

En frappant aux portes des habitations

Plus classique et très efficace, vous pouvez aussi aller frapper directement aux portes. Les habitants de fermes, maisons ou appartements peuvent être sollicités le soir, de préférence avant que la nuit soit tombée (pour ne pas les déranger, les réveiller ou les effrayer). Pour vos premières expériences, préférez les petits quartiers, villes de campagne ou hameaux aux grosses villes. 
Cette démarche peut paraître difficile et stressante au début, mais il suffit de vous lancer pour comprendre que vous ne risquez pas grand chose. Pour vous rassurer, les premières fois, cherchez des signes aux abords des maisons pour vous donner une idée des gens qui y vivent (jardin fleuri, décoration particulière, etc.). Rappelez-vous cependant qu’il y a des gens généreux et extraordinaires partout : à vous de les trouver !

Dans un lieu public

Dans les villes ou lorsqu’il commence à se faire tard, il est parfois plus facile de se rendre dans des lieux publics pour faire des rencontres. Rues, places, plages, marinas (voiliers), bars ou discothèques sont des endroits propices où rencontrer des personnes qui accepteront de vous héberger.

Comment aborder une personne pour dormir chez elle ? 

Que dire ?

Dans le cas où vous solliciteriez directement une personne (en frappant à sa porte ou en l’abordant dans un lieu public), il est préférable d’aborder les gens le plus simplement possible, sans passer par des détours complexes et ambigus. C’est la règle d’or, qu’importe ce que vous demandez : présentez-vous de façon rapide en deux ou trois phrases et expliquez ensuite l’objet de votre demande. Par exemple : “Bonjour, je suis français et je voyage dans votre pays à pied depuis trois mois. Est-ce que vous accepteriez de m’héberger pour la nuit ? J’ai un duvet et je n’ai besoin que d’un lieu à l’abri.”
Si la personne refuse dès les premiers mots, elle aura une opportunité de changer d’opinion après vous avoir écouté. Au contraire, si vous vous perdez en explications, vous n’aurez plus d’arguments si votre interlocuteur refuse. Cette étape nécessite parfois du temps et peut durer plusieurs dizaines de minutes, pour que le voyageur comme l’hôte puissent s’apprivoiser et se mettre en confiance. C’est un processus au cours duquel les peurs se dissolvent et laissent place à de la bienveillance. Cela demande de la clarté, de la douceur et de l’aplomb.
Dans le cas où la rencontre se ferait plus naturellement, laissez-vous le temps de parler et d’échanger pour “sentir” la personne et lui permettre de vous connaître aussi. Il est essentiel de ne pas vous crisper sur votre projet d’hébergement, cela n’amènera que des tensions dans la discussion. Lorsque le moment vous semble opportun, expliquez à votre interlocuteur que vous cherchez un endroit pour passer la nuit et demandez-lui explicitement s’il ne disposerait pas, à tout hasard, d’un espace pour vous loger.

Quelle réaction ?

L'accueil spontané est avant tout un moyen de rencontrer les gens et de vivre une expérience de partage. Vous ne devriez jamais avoir à forcer la main des gens. Veillez donc à ce que tout le monde se sente à l’aise du début à la fin. Si votre interlocuteur n’est pas à l’aise avec ce genre de pratique ou s’il ne souhaite pas vous recevoir chez lui, il vous le fera savoir rapidement. Dans ce cas, n’insistez pas et vous n’aurez qu’à conclure naturellement la discussion ; vous réitérerez votre demande à une autre personne. 
Lorsque vous rencontrerez enfin quelqu’un acceptant de vous héberger, tout s’enchaînera naturellement et vous n’aurez qu’à vous laisser guider en suivant les instructions de votre hôte.

Le code du voyageur hébergé 

État d’esprit

En acceptant de vous recevoir, votre hôte fait preuve d’une très grande générosité. En fait, l’accueil spontané pourrait presque se résumer à partir à la recherche de personnes assez extraordinaires pour vous offrir un lit. Lorsque vous poussez la porte d’une maison, les gens qui vous accueillent vous offrent un des plus beaux cadeaux qu’un voyageur puisse recevoir : l’hospitalité. En cela, s’il y a un héros, ce n’est pas le voyageur mais bien celui qui reçoit ! Le minimum est d’être respectueux et de faire preuve de gratitude. Il est absolument primordial de garder cela en tête en honorant cette invitation, par respect pour votre hôte, pour vous et pour les voyageurs à venir.

Contribution

Gratuit ne veut pas dire que l’on ne peut pas offrir quelque chose en retour. Au contraire, il est très agréable pour votre hôte de recevoir quelque chose de vous, matériel ou non. De l’aide pour faire à manger ou autre (menu bricolage…), de la nourriture que vous amenez ou un plat que vous cuisinez sur place, des fleurs, une photo, un objet, un cours de langue, un spectacle, une danse, un récit d’histoires ou toute autre idée pouvant vous permettre de donner un peu de vous et d’enrichir la rencontre. 

Lorsque la famille est très pauvre ou que l’offre d’hébergement en ville est inexistante, il n’est pas rare qu’elle vous demande une participation financière en fonction de ses moyens et des vôtres. Dans ce cas-là, si vous acceptez ce principe, essayez de vous mettre d’accord sur les termes de l’échange avant de passer la nuit afin qu’il n’y ait pas de malentendu.

Départ

Que vous ayez dormi dans une pièce commune, dans un fauteuil ou dans une chambre privée, portez une attention particulière au rangement et au nettoyage avant votre départ. Une façon simple de respecter votre hôte est de rendre les lieux qui vous ont été prêtés plus propres encore que vous les avez trouvés. En plus de diminuer la charge de travail engendrée par votre passage, vous permettrez à votre hôte de vivre une expérience agréable qu’il aura peut-être envie de renouveler.
Si vous ne vous sentez pas encore prêt à franchir le cap de l'accueil spontané chez l'habitant, pourquoi ne pas tenter le couchsurfing et le wwoofing ? Deux formes d'hébergement alternatif que l'on apprécie particulièrement. 
 


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