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Astuces voyage

Couchsurfing et wwoofing, mode d'emploi

Mis à jour le : 5 décembre 2016

Carte

Les hôtels n'ont qu'à bien se tenir ! Car outre la mode des chambres d'hôtes, qui touche de plus en plus les grandes villes, les formules d'hébergement alternatives se multiplient.

Un concept anglo-saxon

Le suffixe en “ing” témoigne de l'origine anglo-saxonne du Couchsurfing et du Wwoofing. Nos amis anglos sont en effet précurseurs de ces initiatives qui permettent de voir du pays en privilégiant les rencontres et en préservant son porte-monnaie. Mais de quoi s'agit-il ?

Couchsurfing : canapés et échanges culturels

Loin d'être un nouveau sport de glisse – couchsurfing peut se traduire littéralement par “surf sur divan” – le “Couchsurfing” consiste à passer une annonce pour se faire héberger, gratuitement, dans la destination de son choix. Internet est le fer de lance de cette tendance qui trouve des adeptes aux quatre coins de la planète, comme le démontre le site couchsurfing.com.

La philosophie

On y découvre également que les “couchsurfers”, jeunes pour la plupart, se revendiquent comme une communauté et ne manquent pas d'idéaux. Au delà du simple prêt d'un canapé où passer la nuit, l'organisme (au départ à but non lucratif, désormais entreprise commerciale) à l'origine du système s'est en effet donné pour mission de créer un réseau international visant à favoriser les échanges éducatifs et la conscience collective, à répandre la tolérance et à faciliter la compréhension entre les cultures. Vaste et louable programme qui, toujours d'après le site, a trouvé des adeptes dans 232 pays et près de 60 000 villes dans le monde. On trouve des "hosts" jusqu'à Oulan-Bator, en Mongolie.

Comment faire

Pratiquement, comment devient-on surfer sur canapé ? Il suffit de s'inscrire sur le site, de créer son profil, puis, une fois prêt à partir, de contacter des membres dans la ville d'arrivée et d'attendre leurs propositions. Depuis que le site est devenu très populaire, il faut de plus en plus soigner son entrée : personnalisez au maximum votre email, en fonction de qui vous avez en face, et de la popularité de votre destination. N'ayez pas des attentes trop élevées en matière de confort et comprenez qu'il s'agit avant tout d'échange.

Sécurité

Tout cela est-il sûr ? Les fondateurs de l'organisation affirment prendre un maximum de garanties. Les membres du réseau s'échangent des commentaires en ligne et les mauvais coucheurs ne trouvent rapidement plus de divans prêts à les accueillir. Il n'y a eu que très peu de récits de mésaventures depuis la naissance du concept.

Wwoofing : gîte et couvert bios Deux W, deux O.

Voilà un concept qui marque sa différence. Késako ? Littéralement, Wwoof signifie “World Wide Opportunities in Organic Farming” (Opportunités internationales dans des fermes bio). L'idée consiste à proposer à de jeunes volontaires de travailler quelques heures par jour dans des fermes pratiquant l'agriculture biologique en échange du gîte et du couvert. Au delà du travail (généralement le matin), le volontaire dispose de temps pour apprendre la langue du pays visité et faire un peu de tourisme. Ici encore, les initiateurs du projet mettent en avant les idéaux qui s'y rattachent.

Des citadins à la campagne

Le Wwoofing, d'après son site web www.wwoofinternational.org s'annonce ainsi comme un moyens de comprendre les tenants et aboutissants du mouvement bio et d'ouvrir le débat en offrant aux citadins un moyen de découvrir l'agriculture au quotidien. Ses concepteurs insistent également sur le fait que “aucune des personnes ne doit percevoir d'argent, le but de Wwoof est de s'enrichir en rapports humains, de découvrir et d'apprendre dans une ambiance 'écolo' uniquement”, peut-on lire sur le site de la branche française www.wwoof.fr.  

Se lancer

Envie de devenir Wwoofer ? Rien de bien difficile. Il suffit de se connecter en ligne, de devenir membre de l'association (15/20 € pour 1/2 personnes en France) puis de contacter les hôtes membres du réseau, présent dans une quarantaine de pays.
 
Photo : "Couch" au Mexique. Par Alex Johnson


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