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Astuces voyage

Nos conseils pour voyager en stop

Mis à jour le : 9 janvier 2017

Carte

 
Dans l’imaginaire des gens, l’auto-stop est l’image la plus concrète du voyage alternatif et d’aventure. À travers l’expérience, on développe des compétences interpersonnelles et interculturelles. C’est là que commence le plaisir… Autant vous avertir, l’auto-stop est addictif : quand on commence à lever le pouce, on tend à délaisser le bus et le train ! Voici nos conseils pour vous préparer au mieux à cette pratique. 
 

Comprendre les techniques de sollicitation de base

Auto-stop passif

Posté sur le bord de la route, debout, face au trafic, vous faites un signe de la main aux voitures passant à vos côtés. Dans la majeure partie du monde occidental, le signe du bras tendu avec le pouce levé est reconnu, mais le deuxième signal le plus répandu est de tourner la paume vers le sol en faisant un mouvement de haut en bas avec le bras (au Moyen-Orient, en Asie centrale et en Amérique du Sud, notamment). En Israël, l’auto-stop se fait en pointant vers le sol, bras tendu à 45°. Il serait difficile d’énumérer ici tous les signes et les contextes car les signes compris par les automobilistes varient d’une partie du monde à l’autre : assurez-vous surtout que le geste que vous faites ne soit pas offensant ! Les voitures doivent avoir de l’espace pour s’arrêter sans causer d’accident.

  • Vos atouts : votre sourire, vos vêtements visibles, votre apparence physique, votre regard rencontrant celui du conducteur, votre enthousiasme, un signe de la main ou plus généralement toute communication non-verbale.
  • Avantages : cette technique est généralement nécessaire pour quitter une ville, se mettre “sur la route”.
  • Inconvénients : pas de contact direct avec les gens, pas de possibilité de leur parler et de les “sentir”, pas moyen de savoir s’ils vont vraiment dans votre direction.

Auto-stop actif

Dans les péages, près des pompes à essence ou à un feu de circulation viré au rouge, vous prenez quelques instants pour aborder un conducteur directement, lui demandant où il va et s’il peut vous prendre avec lui. 

  • Vos atouts : votre sourire, votre apparence physique, votre attitude, vos compétences linguistiques et sociales, votre sens de l’humour et parfois votre pays d’origine.
  • Avantages : c’est dans les aires de service que cette technique donne les meilleurs résultats. Sollicité directement, le conducteur voit l’opportunité d’aider autrui. Il peut également refuser, mais il devra généralement trouver une excuse et se justifier. Quoi qu’il en soit, il peut difficilement détourner le regard et vous ignorer. Cela vous permet de choisir non seulement les personnes que vous sollicitez, notamment la nuit où les risques sont plus élevés, mais aussi le véhicule, en fonction du confort souhaité et de la destination probable du véhicule (plaque d’immatriculation).
  • Inconvénients : demande une bonne dose d’audace et de confiance en soi, implique que vous sachiez vous faire comprendre efficacement. Sentiment de “forcer la main” aux gens qui prennent alors un auto-stoppeur alors qu’ils sont mal à l’aise de le faire.

Évitez de cogner aux fenêtres des voitures, c’est une forme d’agression souvent mal vécue par les automobilistes. Essayez plutôt d’attirer leur attention par 
des signes et un joli sourire. 
 

Conseils

  • Un arrêt d’autobus est souvent un endroit de choix pour faire de l’auto-stop passif. Cela peut dérouter un peu les automobilistes, mais au moins ceux-ci peuvent généralement s’y arrêter sans danger.
  • Il est extrêmement rare que des voitures s’arrêtent lorsque l’auto-stoppeur marche sur le bas-côté de la route, même s’il se retourne à l’approche des voitures. Idem pour ceux qui sont assis... à moins que ceux-ci ne se relèvent promptement à l’approche d’une voiture !
  • Une règle tacite de l’auto-stop passif est que vous établissez le premier contact en demandant au conducteur où il va. Alors qu’il vous répond, vous avez la possibilité d’évaluer brièvement la situation : aspect des passagers de la voiture, est-ce que vous “sentez” la situation ? Et vous avez alors l’opportunité de refuser : “Désolé, c’est trop loin, trop près, trop à côté, et j’ai oublié de nourrir le chien à la maison...” Un peu plus compliqué à faire lorsque vous utilisez une pancarte... 

Quand partir ?

De façon générale, l’auto-stop est plus facile à pratiquer en semaine que le week-end. Beaucoup de gens voyagent seuls pour affaires et sont prêts à prendre un passager supplémentaire pour faire passer le temps plus rapidement. Il y a plus de camions sur la route en semaine, car dans certains pays les camions ne peuvent pas rouler le dimanche (exception faite des camions frigorifiques). Enfin, les week-ends sont également le lot des familles (voitures pleines) et des conducteurs du dimanche en balade.
Faire du stop de jour est  plus sûr que de nuit. Plus le trajet prévu est long, plus vous risquez de devoir faire du stop dans l’obscurité ou de dormir sur la route ; prévoyez  l’équipement adéquat. 
Si vous devez traverser une frontière, pensez aux heures d’ouverture du poste de contrôle et prévoyez les délais éventuels. 
En conclusion, partez le plus tôt possible : exception faite des embouteillages matinaux, votre trajet n’en sera que plus rapide.
Pensez aux variations saisonnières (jours plus courts l’hiver) et à la latitude à laquelle vous vous trouvez (variations plus importantes en Norvège qu’au Maroc).
 

Pancarte ou pas pancarte pour faire du stop ?

Sur ce point, non seulement les opinions divergent, mais varient également selon le pays ou les circonstances. À vous de juger ! La pancarte est généralement un bout de carton de taille A4 ou plus, suffisamment rigide pour ne pas plier au vent. Il ne doit pas nécessairement indiquer la destination finale, mais plutôt la direction la plus logique pour le conducteur. Il est utile d’avoir plusieurs pancartes, notamment s’il y a plusieurs grandes villes sur l’itinéraire. Si vous parcourez de longues distances, prenez avec vous un marqueur afin de faire des panneaux au fil de la route. Vous pouvez transporter les cartons avec vous ou espérer les trouver en chemin. Pour les plus prévoyants, il est aussi possible d’investir dans un panneau blanc Velleda, A4, rigide ou non. Soyez créatif !
 


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