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Idées de voyage

5 expériences à vivre au Kirghizstan

Texte par

Stephen Lioy

Mis à jour le : 11 octobre 2018

Carte

La République kirghize (Кыргызская Республика), nom officiel du Kirghizstan (Кыргызстан), se distingue par ses paysages magnifiques – un cadre de carte postale où des bergers semi-nomades dressent leurs yourtes entre montagnes, crêtes déchiquetées et pâturages (jailoo). Grâce à un réseau dense d’hébergements chez l’habitant et à la possibilité de circuler sans visa, le pays est aussi un point d’entrée idéal pour découvrir l’Asie centrale.

Les sites d’intérêt sont pour la plupart isolés et en altitude, aussi faut-il choisir avec soin la période de son séjour. L’été est parfait : les sentiers de randonnée sont ouverts et les routes généralement praticables. Au milieu de l’été, les touristes russes et kazakhs affluent sur les berges du lac Issyk-Koul, qui ne gèle jamais. D’octobre à mai, la plupart des hébergements ruraux ferment et les yourtes, qui ajoutent du charme aux paysages, sont remisées. Oubliez les mois d’hiver, à moins de vouloir faire du ski ou du  snowboard... En attendant de vous lancer, voici nos 5 coups de coeur à ne pas manquer si vous partez à la découverte du Kirghizstan.

1. Le ciel étoilé et la vie dans une yourte de berger sur les rives du Song-Köl

L’horizon ouvert du Song-Köl, bordé d’une frange de sommets dentelés, dévoile un ciel perpétuellement en mouvement. Entourées de verdoyants pâturages d’été, les eaux de ce lac de près de 18 km sur 29 km passent du turquoise à l’indigo en quelques secondes, au gré des rayons du soleil ou des orages. Le lever du soleil y est sublime, tout comme le ciel nocturne, piqué de myriades d’étoiles. Le froid à 3 016 m d’altitude ne permet pas d’y habiter à l’année, mais de juin à septembre, des yourtes de bergers s’égrènent tous les kilomètres sur les prairies du rivage. Un grand nombre d’entre elles est affilié aux programmes de tourisme communautaire : la région offre donc une multitude d’hébergements en yourte, et ce même en dernière minute.

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Yourte traditionnelle

Sur place vous attendent randonnée et équitation (300/1 000 soms par heure/jour, 1 000/1 400 soms pour un guide/guide à cheval), activités plus faciles à organiser dans les camps touristiques de Batai-Aral et Jamanetchki, mais vous pourrez tout de même vous arranger avec les yourtes si vous parlez un peu russe/kirghiz. Les oiseaux de la région comprennent vautours, rapaces et oiseaux aquatiques, notamment oies à tête barrée. Des pistes non goudronnées, parfois guère plus que des traces de roue dans l’herbe, relient les principaux rassemblements de yourtes d’été autour du lac. Chaque campement porte généralement le nom de la vallée ou du cours d’eau qui le traverse ; les plus grands sont nommés d’après leur propriétaire.
La route qui longe la rive nord-ouest du lac devient très difficile à mesure qu’elle progresse. Ne l’empruntez qu’en 4x4 ou avec un conducteur aguerri. Le temps est très imprévisible et il neige souvent. Adaptez vos plans en conséquence, sachant que la période propice aux excursions s’étend seulement de mi-juin à mi-septembre.

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Vue sur le pic Lénine

2. Un trek...

...dans les monts enneigés surplombant la vallée d’Alaï, sur la route de la Chine ou du Tadjikistan, ou, plus ambitieux encore, l’ascension des 7 134 m du pic  Lénine !
De vastes massifs éternellement enneigés bordent le côté sud de la vallée d’Alaï. Son incroyable largeur (jusqu’à 30 km) offre des paysages absolument inoubliables – du moins quand les nuages cachant les sommets alentour se dissipent. Les visiteurs en route pour la Chine via Irkechtam ou pour le Tadjikistan via Bordöbo auront un aperçu du panorama dès Sary Tach. Toutefois, cela vaut la peine de poursuivre jusqu’à Sary Moghul et Daroot-Korgon pour des randonnées faciles vers les lacs, des treks d’une semaine à travers les monts Alaï ou une ascension du pic Lénine.
En direction d’Och, suivez les chemins balisés par le CBT. Ils partent de la route principale et peuvent être parcourus en quelques heures ou quelques jours.

3.  À pied, à vélo ou à cheval, la découverte du massif des Tian Shan entourant Jyrgalan, un village axé sur l’écotourisme.

Ancien village minier, Jyrgalan a retrouvé un second souffle comme destination écotouristique. L’accueillant petit village permet de s’immerger dans la vie rurale kirghize et constitue un bon point de départ vers les montagnes qui commencent à la porte de votre pension. Venez pour quelques jours, prolongez votre séjour, et sans vous en rendre compte, vous ferez partie du village.
L’association Destination Jyrgalan s’occupe des activités touristiques du village et s’assure que toute la communauté bénéficie des recettes. Contactez-la pour réserver un guide, une pension ou d’autres prestations. Les prix sont parfois plus élevés que dans d’autres régions du pays, mais l’argent contribue à améliorer la vie au village et permet une gestion durable du tourisme. Destination Jyrgalan peut organiser des randonnées et des treks équestres, souvent dans de courts délais, dans la vallée de Jyrgalan et au-delà.

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Près de Karakol

Depuis Jyrgalan, il est possible de faire des excursions d’une journée vers le beau lac Tulpar-Köl ou la cascade Kök-Bel (asséchée en été). Le village est aussi une  excellente base pour suivre un itinéraire en boucle ou faire des treks plus longs dans la région d’Ak-Suu. Avant de devenir un haut lieu de la randonnée, Jyrgalan était déjà un lieu prisé pour les sports d’hiver, notamment pour le ski hors-piste (saison de mi-novembre à mi-avril environ). On y vient désormais aussi pour faire du ski de randonnée, des treks en raquettes et des sports extrêmes. Les motoneiges et autoneiges du village font des heureux tout l’hiver.
 

4. La beauté inoubliable du lac Köl-Suu

Le magnifique lac Köl-Suu, isolé même pour un pays comme le Kirghizstan, s’étire sur 10 km dans une gorge escarpée qui atteint presque la frontière chinoise. On ne prend la mesure de son immensité que lorsque les bateaux emmenant les visiteurs sur le lac (à partir de 200 $US par personne) semblent minuscules par rapport aux falaises alentour, une fois parvenus au centre du lac. À 3 500 m d’altitude, le temps change rapidement ; prenez des vêtements chauds et des provisions supplémentaires.
On rejoint le lac, situé à plus de 150 km de Naryn, par des routes de plus en plus mauvaises et en franchissant deux postes de contrôle. À partir du jailoo de Jyrgal, les derniers 7 km justifieraient presque à eux seuls le voyage : la traversée de la vallée de Kurumduk ménage une vue spectaculaire sur les sommets. Il est possible de louer des chevaux pour traverser la rivière qui coule au-delà de Jyrgal ou pour l’ensemble du trajet jusqu’au lac. Avec un bon 4x4, les conducteurs déterminés parviennent parfois jusqu’au bord du lac.

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Un voyage au Kirghizistan vous réserve des points de vue à couper le souffle !

5. La diversité des cultures, des hébergements et des tables de Karakol

Karakol se résume à un damier de rues arborées, mais, malgré le peu de lieux à visiter, la ville ne manque pas d’activités. Elle constitue une base idéale pour accéder à certains des meilleurs sites de ski et treks alpins d’Asie centrale. Par temps clair, les sommets enneigés font ressortir les vieux volets bleus et les murs blanchis des maisons de l’époque coloniale. Ces dernières rappellent l’âge d’or de la ville sous l’Empire russe.
Les espaces verts de Karakol sont parfaits pour se détendre entre deux treks. Le tout récent parc de la Karakol est l’un des plus agréables. Le parc de la Victoire est aussi attrayant. Outre l’habituelle statue de la Victoire commémorant la fin de la Seconde Guerre mondiale, un monument à la mémoire des victimes des répressions staliniennes (à droite en entrant dans le parc) et un mémorial dédié aux victimes de l’urkun, l’un des plus poignants du pays (plus loin derrière la Victoire), y ont été érigés.

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La cathédrale orthodoxe de Karakol

Pour une découverte plus immersive de Karakol, le bureau d’informations de Destination Karakol, situé à côté du café Fat Cat, propose différentes activités pour se plonger dans la culture locale. Le dîner chez une famille doungane est une expérience mémorable, mais la visite de la ville et l’apaisante croisière au coucher du soleil valent aussi le détour.
À 2 km environ au nord du centre-ville, tôt le dimanche matin, se tient l’un des plus grands marchés aux bestiaux du Kirghizstan. Vous y verrez des éleveurs discuter du prix d’un pur-sang ou charger d’énormes moutons à queue grasse à l’arrière de leur Lada. Par temps clair, les montagnes aux sommets enneigés y sont encore plus saisissantes que depuis le centre-ville. 



Guide de voyage

Lonely Planet : un guide de référence, à la fois pratique et culturel, pour découvrir l'Asie Centrale

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