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Découverte des cascades de l'île de Santo Antão... Une info à suivre

  • Le jeu 12 Mar 2009 à 00:38
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  • Cap-Vert
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AndreCVB
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Ce matin, très beau temps. 8h30, nous dépassons Vila de Ribera Grande et nous enfonçons dans une vallée profonde, entre de si hautes parois que les sommets de ses crêtes restent invisibles.

Les cultures tropicales irriguées défilent lentement de chaque côté de notre véhicule qui sautille sur la piste. Au détour d'une bananeraie, notre guide arrête le véhicule.

A peine à quelques mètres de nous, dissimulé dans des papyrus, un glougloutement discret se fait entendre. Témoignage d'une activité volcanique encore présente, une minuscule résurgence laisse échapper son eau tiède et odorante.

Quittant cet espace, il nous faut marcher quelques temps pour accéder aux cascades. D'abord, nous traversons des champs de cannes à sucre, et enfin nous nous infiltrons dans un canyon. Il nous faut escalader quelques roches, contourner les bananiers sauvages et les manguiers, se méfier des lantanas griffus et odorants, de cette rivière qui se dissimule dans la végétation et qui mouille nos pieds…Au détour du passage, la fine cascade apparaît enfin. Les deux garçonnets se moquent bien de ce ruisseau qui saute de plus de 30m, trop occupés qu'ils sont à tenter de poursuivre des dizaines de minuscules grenouilles. Nous quittons cet espace tropical vierge et si frais.

A suivre

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Le dim 15 Mar 2009 à 18:47

Contournant le canyon, fissure qui déchire cette montagne, nous accédons à la "grande". Elle est plaquée au fond d'un S que ce vallon tortueux dessine dans les empilages volcaniques. Haute de 70m, seule sa partie supérieure est en eau. La partie inférieure de la chute suinte jusqu'à un lagon envahi de papyrus immenses.

Au beau milieu, profitant d'une bassine, l'homme a capturé tout son précieux liquide, le canalisant dans une "levada" ( nom local des canaux d'irrigation) taillée à même cette falaise interminable jusqu'à un champs lointain.

C'est par un passage vertigineux, assurés par notre guide, marchant au bord d'un précipice, que nous pouvons enfin accéder à cette baignoire haut perchée. Nous sautons enfin dans des eaux claires…très, très fraîches…L'eau tombe bruyamment sur son côté. Séchés par un soleil vertical, nous quittons ce balcon....

A Suivre...

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Le jeu 19 Mar 2009 à 22:01

Le chemin de la très grande cascade n'est pas une plaisanterie…Le guide nous a prévenu : nous allons monter 100m de dénivelé. Ce n'est pas très long mais: Le passage est très abrupt, malaisé, parfois au bord du vide. Les marches sont de pierres ou taillées à même la roche. Monter sera difficile, mais descendre sera pire et demandera à chacun une vigilance de tous les instants…

En effet, ce n'est pas de la tarte ! Le panorama s'agrandit vite. Virevoltant entre les Agaves et les roches, nous progressons dans un escalier rudimentaire à 45 degrés. Enfin, le rebord supérieure est atteint, mais ce passage presque horizontal reste bien étroit et le ravin bien profond. Heureusement, les enfants sont restés en bas, sous la surveillance des moins téméraires.

Il nous faut contourner une arête, marcher sur une bordure taillée, enjamber des ignames, contourner ce réservoir fuyant pour atteindre le petit belvédère.

Sous nos pieds, le vallon suspendu déroule ses méandres. Partout, du ruisseau qui brille au fond, jusque sous nos pieds, des dizaines d'espaliers tapissent les parois. Le vert foncé des bananiers, celui des ombrelles de maniocs, les ignames qui pataugent, c'est une féérie, un écrin de verdure insoupçonnable d'en bas.

Là, devant nous maintenant, une large falaise noire crache, 80m plus haut, son filet d'eau blanche que le vent éparpille et qu'un réceptacle orné de papyrus recueille à nouveau…Un grand silence règne ici? Oui presque, car montant entre les murs de pierre, on entend la chanson d'une mère de 11 enfants que cet espace nourrit…
On redescend ?

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