Monténégro : Environnement

“Beauté sauvage” : le slogan touristique du Monténégro n’est pas mensonger. Ce petit pays est en effet un concentré de merveilles naturelles, souvent encore préservées. Dans les montagnes de l’arrière-pays, des étendues de forêt vierge hébergent de grands mammifères depuis longtemps disparus dans la majeure partie du continent. On compte pas moins de cinq parcs nationaux sur ce petit territoire : Parc national du Durmitor, Parc national du Lovcen, Parc national de Biogradska Gora, Parc national du lac de Skadar, Parc national des Prokletije.

Problèmes écologiques

Une bonne partie de la “beauté sauvage” du Monténégro repose sur sa géographie. Le relief accidenté a freiné les invasions, mais il a aussi limité l’expansion de la population et les excès du développement. Conscient de cet atout, le pays s’est autoproclamé premier “État écologique” du monde. Reste à savoir ce que cela signifie pour un pays où la chasse est populaire, où le recyclage n’existe presque pas et où la population produit évidemment des déchets. Le pays s’enorgueillit de l’existence d’ours, de lynx et de loups, mais personne ne sait combien il en reste. A priori ils sont fort peu nombreux et dans ces conditions, les pratiques des chasseurs soulèvent de réelles inquiétudes.
Le béton envahit la côte. Le littoral de Budva étant en grande partie jalonné d’imposants complexes hôteliers, l’attention des promoteurs (et de leurs opposants) se tourne désormais vers la péninsule de Luštica encore épargnée.

Faune 

De nombreuses espèces d’animaux trouvent refuge dans les endroits cachés du Monténégro. Les férus d’ornithologie seront comblés. Mais ceux qui espèrent apercevoir un ours ou un loup seront décus.
De nombreux oiseaux rares des marais se rassemblent autour du lac de Skadar et de gros rapaces survolent les montagnes. Le plus imposant est l’aigle royal. Son envergure va jusqu’à 2,40 m et son régime à base de rongeurs s’agrémente parfois d’agneaux et de petites chèvres.
Les grands mammifères (ours bruns, loups gris, lynx boréals) se font généralement discrets pour ne pas être tués. Les ours bruns vivent dans les forêts, à 900 m d’altitude ou plus haut. En 2000, on estimait à moins de 130 le nombre d’individus restants au Monténégro, concentrés dans les montagnes du Nord et de l’Est. Malgré un poids allant jusqu’à 200 kg pour les mâles, ils ne représentent pas une menace importante pour l’homme, sauf s’ils protègent un ourson ou sont surpris.
Les loups ne constituent pas non plus une grande menace, sauf s’ils sont enragés ou affamés. Ils vivent en forêt mais s’aventurent parfois dans les plaines pour s’approcher du bétail. C’est pour cela qu’ils sont encore pourchassés dans certaines régions.
Les loutres vivent autour du lac de Skadar et dans la Tara. Les parcs nationaux du Durmitor et de Biogradska Gora abritent des blaireaux. Dans le Durmitor, les chamois des Balkans côtoient les chevreuils, et l’on retrouve ces derniers également dans les massifs du Lovcen et de Bjelasica. Le chacal doré vit aux alentours de Bar et d’Ulcinj, trois meutes étant à demeure sur l’île d’Ada Bojana. Renards, belettes, taupes, marmottes, lièvres, musaraignes, chauves-souris, phacochères, écureuils roux et loirs viennent compléter la famille des mammifères.
Sur les sentiers reculés, vous apercevrez certains reptiles fuyant les chemins. Au Monténégro vit une impressionnante collection de lézards, de tritons, de grenouilles, de tortues et de serpents. Les lacs glaciaires isolés des montagnes karstiques abritent des espèces comme le triton alpestre du Monténégro qui n’existe que dans un petit lac du Durmitor. Quasi disparue, la tortue des marais peut être aperçue dans les parcs du Lovcen et du lac de Skadar.
Enfin, le serpent est l’animal qui intéresse et inquiète le plus les visiteurs. Régulièrement aperçu et souvent pris pour un serpent, l’inoffensif orvet est un lézard marron de 50 cm, aux pattes atrophiées. Beaucoup plus dangereuse, la vipère cornue peut mesurer jusqu’à 95 cm. C’est le serpent le plus grand et le plus venimeux d’Europe. Il aime les habitats rocheux (qui ne sont pas légion au Monténégro), possède une bande ondulante sur le corps et une “corne” écailleuse caractéristique sur le museau. Si vous arrivez à distinguer la corne, c’est que vous êtes probablement un peu trop près. La bonne nouvelle, c’est que ce serpent n’est pas du tout agressif et qu’il mord uniquement s’il se sent menacé, alors faites attention où vous mettez les pieds.

Mis à jour le : 11 septembre 2017

Articles récents

Guide de voyage Guide de voyage

Lonely Planet : un guide de référence, à la fois pratique et culturel, pour un séjour inoubliable au Monténégro

Paramètres des cookies