Naples : Culture

Langue

La langue italienne dérive du dialecte toscan à travers l'œuvre des premiers auteurs non latins de la fin du Moyen Âge : Dante, Pétrarque et Boccace. Il faudra pourtant attendre l'unité récente du pays (1871), le développement de l'éducation, puis celui des médias de masse pour qu'elle s'impose véritablement à travers toute la péninsule. Aujourd'hui encore, elle cohabite avec de nombreux dialectes régionaux, en particulier dans le Sud. Certains de ces idiomes, tel le sarde, ont d'ailleurs le statut de langue. En outre, la région du Val d'Aoste est francophone tandis qu'on parle allemand dans le Trentin-Haut-Adige.
Les mots et expressions suivants pourront vous être utiles :
bonjour : buongiorno (ou ciao, informel)
au revoir : arrivederci (ou ciao, informel)
oui :
non : no
s'il vous plaît : per favore
merci : grazie
excusez-moi : mi scusi
je voudrais aller à... : voglio andare a...
hôtel/pension : albergo/pensione
restaurant : ristorante
petit déjeuner : prima colazione
déjeuner : pranzo
dîner : cena
office du tourisme : ufficio di turismo
avion : aereo
bus : autobus

Nourriture

Les différentes régions du sud de l'Italie ont chacune leurs spécialités. On dégustera dans les Pouilles la soupe de poisson de Gallipoli, de préférence avec des petits pains à base de farine blanche et de blé entier. En Sicile, ce sont les pâtisseries comme la cassata, savant mélange de ricotta, de sucre, de vanille, de chocolat et de fruits confits qui régalent les gourmands. En Calabre, on goûtera les nombreux plats à base d'aubergines et d'asperges sauvages. Quant à Naples, la pizza y est née il y a quelques siècles, dans les quartiers pauvres de la ville. A l'origine réservée aux dockers, elle est déclinée aujourd'hui sous toutes les formes. Tomate, mozzarella, anchois et huile d'olives constituent les trois ingrédients de base, auxquels s'ajoutent nombre de garnitures.

Religion

85% des Italiens se déclarent catholiques, mais seulement 25% vont régulièrement à l'église. Pourtant, les fêtes et processions religieuses hautes en couleur ne manquent jamais d'attirer une foule de participants.

Arts

Grâce à leur apport culturel, les invasions et les différents flux de populations ont fait de l'Italie du sud le cœur de la vie artistique italienne et de son renouveau. Dans l'Antiquité, le sud de l'Italie fait partie de la « grande Grèce » et peut s'enorgueillir de nombreuses réalisations architecturales représentatives de l'art grec, comme Paestum notamment. La Sicile possède aussi un somptueux vestiges helléniques comme la vallée des Temples d'Agrigente, les temples de Sélinonte et de Ségeste, et bien sûr la mythique Syracuse. Au XVIIe siècle, c'est l'influence espagnole qui se fait sentir : Naples devient l'une des capitales du baroque et le peintre Carravagio y triomphe au même moment. Un siècle plus tard, les Bourbons de Naples remettent à l'honneur l'architecture classique après la découverte de Pompéi. Moins fécond, le dix-neuvième oscille entre la peinture réaliste et le romantisme, deux mouvements qui se développent partout en Europe.
Dès le XVIe siècle, le sud de l'Italie inspire une littérature spécifique : écrit en langue napolitaine, Le Pentaméron de Basile est un recueil de contes populaires remplis d'érotisme et de cruauté. Mais c'est au moment de l'unification italienne au siècle dernier qu'émerge un mouvement littéraire méridional plus large. Ses protagonistes souhaitent donner la parole aux oubliés du sud en décrivant la réalité socio-économique de manière réaliste. C'est le cas de Frederico de Roberto (1861-1927) pour Naples, ou Carlo Levi (1902-1975) pour la Lucanie. D'autres romanciers, comme Elsa Morante (1918-1985), exploitent au contraire la fibre baroque du sud qui rappelle l'univers de l'enfance. Il faut également noter que la littérature italienne doit beaucoup au dramaturge sicilien Luigi Pirandello (1867-1936, Six personnages en quête d'auteur), prix Nobel en 1934.
Naples a inspiré plus d'un cinéaste. Tourné en décors naturels, « Assunta Spina» (1915), drame de Gustavo Serena, donne une idée assez précise de la vie napolitaine au début du siècle. Mais ce sont les cinéastes néo-réalistes comme Vittorio de Sica ou Giuseppe de Santis qui feront de l'Italie du sud leur terre d'élection pour dénoncer l'injustice sociale et la pauvreté de l'après-guerre. Plus récemment, des films comme Cadavres exquis de Francesco Rosi en 1976 ou L'enfant de Calabre, réalisé par Luigi Comencini en 1987, mettent également en scène les régions méridionales de l'Italie. Le Guépard de Giuseppe Tomasi di Lampedusa (1896-1957) évoque le déclin de l'ordre féodal en Sicile au moment de l'unité italienne. Cet ouvrage inspirera un film réalisé par Visconti en 1963.
 
 

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