Arménie

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Arménie : Comment circuler

Transports en Arménie et dans le Caucase

Passage de frontières

Les points de passage sont les suivants (vérifiez avant de partir, informations fournies à titre indicatif) :

Géorgie/Arménie

Guguti-Tashir Frontière terrestre au sud-ouest de Marneouli.
Sadakhlo-Bagratashen Frontière routière et ferroviaire au sud de Tbilissi.
Zhdanovi-Bavra Frontière terrestre entre Ninotsminda et Gyumri.
Toutes les frontières entre l’Arménie et l’Azerbaïdjan sont fermées. Le Haut-Karabagh n’est accessible que depuis l’Arménie, or selon la loi azerbaïdjanaise, c’est illégal.

Vélo

Le vélo est un moyen de locomotion de plus en plus prisé pour découvrir le Caucase du Sud. Pour certains, cette destination constitue un tronçon de leur voyage en Asie. Bien sûr, il faut être extrêmement prudent sur les routes. Le style de conduite locale est plus imprévisible que celui des pays occidentaux, et certains revêtements sont dans un état déplorable (même si dans l’ensemble, les choses s’améliorent). L’avantage, c’est que hormis sur quelques autoroutes fréquentées, la circulation est très éparse. En outre, les paysages sont le plus souvent magnifiques, et le camping sauvage est autorisé à peu près partout. Le terrain est dans l’ensemble très vallonné. Si vous voulez utiliser les transports pour changer, vous pouvez toujours entreposer votre vélo dans une pension ou une auberge de jeunesse. Côté climat, sachez qu’il fait très chaud en juillet-août. Pensez à apporter des pièces détachées, et faites attention aux chiens.
Il est possible de faire un peu de cyclotourisme avec des vélos de location ou bien des excursions à vélo en Arménie, mais c’est plutôt rare.

Bus et minibus

Le minibus (marshroutka ; abréviation du marshroutnoe taxi russe) est le roi des transports en commun en Arménie. Le moindre des villages de la région ou presque est desservi par l’un ou l’autre, et les liaisons sont fréquentes entre les agglomérations et les grandes villes. Les itinéraires transfrontaliers incluent notamment Tbilissi-Vanadzor-Erevan et Akhaltsikhé-Gyumri-Erevan.
Les marshroutky, minibus de 10 à 20 places, prennent ou déposent des passagers n’importe où sur leur itinéraire. Comptez environ 1 à 2 € l’heure de trajet. Des bus relativement modernes et confortables effectuent les trajets interurbains. Sinon dans l’ensemble, la plupart sont des tacots fatigués datant de l’époque soviétique, ou de vieux bus d’Europe de l’Ouest recyclés. Ils sont en principe moins chers que les marshroutky et disposent de plus d’espace pour les bagages. Mais ils sont aussi plus lents. Les marshroutky comme les bus transportent aussi bien des marchandises (sacs de pommes de terre, cageots de boisson) que des personnes.
Il n’est pas nécessaire (c’est même souvent impossible) de réserver sa place dans l’un ou l’autre, à l’exception de quelques trajets internationaux. Un panneau indiquant la destination (rédigée dans l’alphabet local) est en principe posé sur le pare-brise des marshroutky. Pour en héler un sur la route, il suffit de lui faire signe de la main.
Pour descendre, dites kangnek en Arménie.

Voiture et taxi

La conduite dans le Caucase du Sud est moins réglementée que dans les pays occidentaux, ou disons, plus… anarchique. Si vous vous habituez à la manière dont on dépasse les autres véhicules, contourne les nids-de-poules et appuie allègrement sur le champignon (pensez aussi à toujours garder un œil sur les véhicules autour de vous), il est tout à fait possible de conduire. En dehors des villes et des principaux axes routiers, la circulation est généralement éparse. Mais les revêtements sont en moins bon état, et les animaux sont d’autres usagers de la route avec qui il faut compter. Aujourd’hui, la police routière tente beaucoup moins qu’avant d’extorquer des bakchichs ou d’infliger des “amendes” pour de fallacieuses infractions au code de la route. Si vous êtes verbalisé pour une authentique infraction, on doit vous remettre un reçu.
On trouve dans les capitales des agences de location de grandes compagnies internationales ainsi que des agences locales. Louer une voiture est possible en Arménie, bien que peu commun.
Il est assez commun en revanche, et souvent pas beaucoup plus cher, de louer une voiture avec chauffeur pour aller d’une ville à une autre ou faire une excursion. On trouve des chauffeurs aux abords des gares routières et ferroviaires mais la plupart des hébergements peuvent vous en dénicher un, souvent à un meilleur prix. Classiquement, les taxis longue distance d’Arménie facturent dans les 22 centimes d’euro du kilomètre. C’est un tarif très économique, d’autant plus si on peut le partager à trois ou quatre.
Explorer les pistes en terre nécessite le plus souvent un 4x4. Vous pourrez en louer un dans les agences de location de la capitale. Toutefois, il est généralement assez facile de trouver un propriétaire de 4x4 qui vous emmènera moyennant une somme raisonnable. Si vous souhaitez conduire dans les régions montagneuses, il est plus sûr de s’intégrer à un convoi d’au moins deux véhicules. Les routes de montagne sont très mal ou peu goudronnées, parfois coupées, voire emportées par des glissements de terrain ou des crues-éclairs.
On conduit à droite.
L’alcoolémie maximale autorisée est de zéro.
En Arménie, les panneaux sont en cyrillique, en alphabet latin ou en arménien.
On trouve très facilement de l’essence le long des axes principaux. Si vous souhaitez vous aventurer dans des coins reculés, renseignez-vous sur les possibilités de ravitaillement et faites le plein avant de partir.

Auto-stop

Dans les zones rurales mal desservies par les transports, les gens hèlent parfois les véhicules qui passent. Les voyageurs peuvent tout à fait les imiter. Comme eux, proposez un peu d’argent (l’équivalent du prix d’un bus ou d’un marshroutka). Faire de l’auto-stop sur les grands axes routiers entre les villes est moins courant, mais certains étudiants autochtones et voyageurs à petit budget s’y essaient en Arménie. Si vous avez l’air d’un globe-trotter étranger, il se peut qu’on vous prenne en stop pour pouvoir bavarder avec vous.
L’auto-stop n’est absolument sûr nulle part. Il faut absolument refuser de monter dans la voiture d’un conducteur ivre. De manière, générale, soyez prudent.

Transports locaux

Erevan est doté d'un métro bon marché et facile d’utilisation. Le reste des transports en commun est assuré par des marshroutky et des bus. Les marshroutky prennent et déposent des passagers à n’importe quel endroit sur leur itinéraire, mais ils sont souvent bondés.
Tâchez de vérifier au préalable le numéro de l’itinéraire ou de la route que vous devez emprunter. Sinon, passants et conducteurs sont généralement serviables : dites simplement où vous voulez vous rendre, on vous indiquera la direction d’un signe de la main ou de la tête.
Les taxis sont très nombreux. La plupart de ceux d’Erevan, ainsi que certains dans d’autres villes, sont équipés de compteurs. Le cas échéant, pensez à rappeler au chauffeur de le brancher. Avec les autres, il faut négocier le prix de la course avant de monter à bord. Un trajet d’environ 3 km coûte dans les 2 € à Erevan.

Train (informations pour les trois pays du Caucase)

Dans le Caucase du Sud, les trains sont plus lents et beaucoup moins fréquents que les transports routiers. En revanche, ils sont bon marché, et nombre de trains interurbains circulent de nuit, ce qui permet d’économiser le coût de l’hébergement. La principale ligne ferroviaire de cette région va de Batoumi, à l’ouest, jusqu’à Tbilissi via Koutaïssi et Gori, puis rejoint Gandja et Bakou en Azerbaïdjan. Au sud de Tbilissi, une ligne bifurque en direction d’Erevan via Vanadzor et Gyumri. D’autres lignes desservent des villes comme Poti, Zougdidi et Borjomi en Géorgie, Eraskh et Hrazdan en Arménie, et Shaki, Balakan, Gandja, Qazax, Lankaran et Astara en Azerbaïdjan.
Des trains couchettes internationaux partent chaque soir de Tbilissi pour Bakou et vice versa (2e classe 30 €, 16 heures), les jours impairs de Tbilissi pour Erevan (2e classe 22 €, 13 heures), et les jours pairs d’Erevan pour Tbilissi. De mi-juin à mi-septembre, les services habituels Tbilissi-Erevan et Erevan-Tbilissi sont généralement remplacés par des trains quotidiens plus rapides parcourant les lignes Batoumi-Tbilissi-Erevan et Erevan-Tbilissi-Batoumi. Tous les trains internationaux sont susceptibles d’attendre 2 à 3 heures aux frontières en raison des fouilles des douaniers.
On trouve généralement les billets et classes ci-après dans tous les trains :
1re classe ou luks (en russe spalny vagon ; SV) – couchettes rembourrées et 2 personnes seulement par compartiment ; dans quelques trains uniquement.
2e classe ou kupe (abréviation du terme russe kupeyny, ou compartiment) – 4 personnes par compartiment, couchettes plus dures et lits supérieurs pliables ; le meilleur compromis en termes de coût et de confort pour les trajets de nuit.
3e classe ou platskart (réservé) – lits superposés ouverts ; moins de place et moins de confort.
4e classe ou obshchy (général) – places assises sans réservation.
Munissez-vous de votre passeport lors de l’achat des billets, et ayez-le à portée de main au moment de monter dans le train.
Certains trains de jour n’ont que des places assises, tout de même confortables. Ainsi, un elektrichka ne comporte qu’une seule classe de places. Ce type de train relie une ville à sa banlieue ou à quelques agglomérations voisines.
Dans les trains de nuit, à l’approche de l’heure du coucher, un employé distribue des draps aux passagers afin qu’ils fassent leur lit eux-mêmes. Il s’occupe également de les réveiller avant l’arrivée et de récupérer les draps. Pensez à emporter boissons et nourriture. Des en-cas très chers sont en vente sur les quais des gares.

Mis à jour le : 3 mars 2014

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