Nicaragua : Comment circuler

Avion

Pour les vols intérieurs, le centre névralgique est l’aéroport international de Managua. D’autres aéroports plus modestes consistent en une piste de terre en périphérie de la ville (ou en plein centre-ville, à Siuna et Waspám). L’aéroport de San Juan de Nicaragua est situé de l’autre côté de la baie à Greytown. C’est l’un des seuls aéroports au monde où vous devrez prendre un bateau pour monter dans votre avion.
Une compagnie nationale, La Costeña (2263-2142 ; www.lacostena.com.ni ; aéroport international de Managua), assure des liaisons régulières avec Bluefields, les Corn Islands, Las Minas, San Carlos, San Juan de Nicaragua (Greytown), Bilwi et Waspám. Beaucoup de vols intérieurs se font à bord de minuscules avions à hélices, dans lesquels le poids doit être bien réparti. Sacs et valises sont toujours stockés à l’arrière, donc gardez ce dont vous avez besoin dans votre bagage à main.
La Costeña est l’une des rares compagnies aériennes facturant un supplément (15 $US) pour les réservations en ligne.

Vélo

Les cyclistes au long cours apprécient le Nicaragua pour ses larges routes bien goudronnées. Hormis dans la région montagneuse du nord, les principales routes nationales sont assez plates, ce qui permet aux cyclistes de profiter pleinement des superbes paysages.
Le vélo est le mode de transport privé le plus fréquent dans le pays et la plupart des conducteurs ont l’habitude de voir des bicyclettes partout, aussi bien sur les grands axes que sur les petites routes de campagne. Toutefois, même si les infrastructures sont prévues pour répondre aux besoins des cyclistes, la vitesse excessive et la conduite en état d’ivresse sont des problèmes courants et les trajets en vélo sur les routes nicaraguayennes peuvent réserver de bien mauvaises surprises.

Location

Il est difficile de louer un vélo en dehors de Granada, San Juan del Sur, Ometepe et León, mais votre hôtel pourra probablement effectuer cette démarche pour vous. Comptez environ 5 $US par jour – pour une location d’une semaine, les réductions sont courantes. On vous demandera souvent de laisser votre passeport ou quelques centaines de cordobas en guise de caution.

Achat

Vous trouverez facilement un endroit pour acheter un vélo, même dans les toutes petites villes. Le rapport qualité/prix n’est pas exceptionnel – comptez un peu moins de 100 $US pour un modèle de base. Un vélo de bonne qualité coûtera sans doute plus cher que dans votre pays d’origine. Seuls les plus chanceux parviendront à revendre leur vélo avant de quitter le pays ; dans les villes comme Granada, León et San Juan del Sur, le mieux est de mettre une annonce sur les panneaux d’informations installés dans les cafés pour voyageurs. En dernier recours, vous pourrez tenter de le revendre à un loueur, mais n’espérez pas récupérer votre investissement.

Bateau

Beaucoup de destinations sont accessibles uniquement, ou plus facilement, en bateau. Les pangas publiques (petits bateaux à moteur) reviennent beaucoup plus cher que les transports terrestres : en général, il faut compter 6 à 8 $US par heure de trajet. Si aucune liaison régulière n’est prévue, vous devrez louer une panga privée. Les tarifs varient énormément, mais il faut prévoir 50 à 100 $US par heure pour quatre à six personnes ; les agences de voyages obtiennent souvent des prix plus intéressants. Il est facile, mais onéreux, de louer un bateau pour se déplacer le long de la côte pacifique. Côté atlantique, les choses sont beaucoup plus compliquées. Les naufrages sont rares mais ils peuvent survenir : portez systématiquement votre gilet de sauvetage ou gardez-le à portée de main.
Voici les principaux points de départ pour les liaisons en bateau.

  • Bluefields Pour Pearl Lagoon, El Rama et les Corn Islands. Des bateaux circulent régulièrement entre Great Corn Island et Little Corn Island.
  • El Rama Pour Bluefields.
  • Granada Pour Isla de Ometepe et San Carlos.
  • San Carlos Pour Granada, les Islas Solentiname, le Río San Juan, la superbe traversée jusqu’au Costa Rica et plusieurs réserves naturelles.
  • Waspám Le point d’accès pour le Río Coco.

Bus

Les liaisons en bus sont excellentes mais les véhicules sont rudimentaires. Il s’agit généralement de vieux bus scolaires Bluebird, dépourvus de soutes à bagages. Mieux vaut éviter de mettre votre sac à dos sur la galerie du bus ; installez-vous à l’arrière et trouvez-lui une place parmi les sacs de riz et de haricots.
Vous paierez votre trajet après le départ. Dans les bus longue distance, on vous donnera parfois un “billet” en papier – si vous le perdez, vous risquez de devoir payer une seconde fois. Dans certaines gares routières, il est possible d’acheter son billet à l’avance, ce qui devrait théoriquement vous assurer une place assise. Les bus font souvent le tour de la ville avant de prendre la route, mais vous aurez plus de chance d’avoir une place assise en montant à la gare routière.
Généralement situées à côté des marchés, les gares routières sont souvent immenses et chaotiques. Il est parfois difficile de s’y repérer, surtout si vous ne parlez pas très bien espagnol, mais n’ayez crainte : si vous savez prononcer le nom de votre destination, les assistants vous aideront à trouver votre bus – attention toutefois à monter dans un expreso et non un ordinario, sans quoi vous risquez de passer plus de temps que prévu sur la route.

Tarifs et classes

Les bus coûtent environ 1 $US par heure (soit 30 à 40 km). Les bus expresos, parfois appelés directos, ne marquent que quelques arrêts et sont un peu plus onéreux. Les bus ordinarios ou ruteados s’arrêtent partout et pour tout le monde.
Les minibus sont plus rapides et coûtent 25% de plus ; ils desservent les principaux itinéraires et partent quand ils sont pleins. Beaucoup de destinations situées en zone rurale sont reliées aux grandes villes par des routes en très mauvais état sur lesquelles circulent des camions militaires bâchés. Vous serez assis sur de simples bancs mais les tarifs sont similaires à ceux des bus classiques.
En outre, des minibus privés font la navette entre les grandes destinations touristiques. Le rapport qualité/prix est correct si vous voyagez seul et que vous n’avez plus le courage de prendre un bus public, mais si vous êtes deux ou plus, un taxi revient souvent moins cher et s’avère plus pratique.

Voiture et moto

La voiture et la moto sont d’excellents moyens d’explorer la côte pacifique et le centre du Nicaragua, mais mieux vaux emprunter les transports publics sur le littoral caribéen, car les routes sont souvent dans un état déplorable.

Carburant et pièces de rechange

Les stations-service sont généralement situées en périphérie des grandes villes et peuvent être rares en zone rurale. La disponibilité des pièces de rechange dépendra de la nature de votre voiture. Pour les marques les plus répandues (Toyota, Nissan et Hyundai), les pièces sont faciles à obtenir. Pour d’autres types de véhicules, les pièces sont importées de Miami et l’attente peut être longue.

Permis de conduire

Votre permis de conduire est valide au Nicaragua pendant la durée indiquée sur le tampon d’entrée apposé sur votre passeport.

Location

Pour louer une voiture, vous aurez besoin d’un permis de conduire et d’une carte bancaire. La plupart des agences de location exigent que le conducteur ait au moins 25 ans. Louer une voiture à l’aéroport international de Managua revient 15% plus cher, donc il peut être judicieux de prendre un taxi jusqu’à une agence du centre-ville.
Voici une sélection des meilleures agences de location :

Assurance

Que vous conduisiez votre voiture personnelle ou un véhicule de location, vous devrez obligatoirement souscrire une assurance au tiers. Si vous arrivez au Nicaragua avec votre propre voiture, vous ferez cette démarche à la frontière. Pour un véhicule de location, l’assurance coûte environ 12 $US par jour.
L’agence de location vous conseillera également une assurance complémentaire, facturée 10 à 30 $US par jour selon la couverture et la franchise. Cependant, votre carte bancaire offre peut-être ce type d’assurance, donc renseignez-vous avant de partir.

État des routes

L’état des routes varie considérablement d’un secteur à l’autre. La Panamericana (route panaméricaine) est entièrement goudronnée du Honduras au Costa Rica. Certains axes secondaires sont très bien entretenus. Beaucoup de routes menant aux plages du Pacifique sont dans un état lamentable, tout comme la majorité du réseau routier de la côte atlantique.
Il n’existe pas de carte actualisée indiquant l’état des routes et de toute façon, la situation change à chaque saison des pluies. En cas de doute, renseignez-vous auprès des habitants. Les vieilles routes asphaltées sont souvent truffées de terribles nids-de-poule. Une bonne technique consiste à suivre un conducteur local et à ne pas le lâcher d’un pouce. Les anciennes traces de pneus sont un bon point de repère également.
Vous croiserez souvent des individus équipés de pelles : ils vous montreront le trou qu’ils viennent de combler et vous demanderont quelques cordobas (0,10 $US) en échange de leurs efforts.
Pendant la saison des pluies, beaucoup de routes sont inondées voire coupées. Pour le conducteur lambda, certains itinéraires sont déconseillés en toute saison ; c’est le cas de la route Río Blanco–Bilwi, sans conteste la pire du pays.

Dangers de la route

À Managua, il est déconseillé de conduire après la nuit tombée ; même si vous avez loué une voiture, mieux vaut prendre un taxi. La plupart des agglomérations sont des labyrinthes de rues à sens unique dépourvues d’indications : une aubaine pour les policiers en quête d’un bakchich.
Sur les routes nationales, ce ne sont pas les autres voitures qui constituent le plus grand danger (même si la vente d’alcool dans les stations-service est problématique), mais plutôt les autres catégories d’usagers, des cyclo-pousse aux piétons ivres en passant par les chiens errants et autres animaux. Soyez très attentif et modérez votre allure.

Code de la route

Au Nicaragua, le code de la route est assez classique mais ignoré de tous ou presque. En respectant ces conseils de base, vous devriez vous en sortir sans encombre : conduisez à droite, cédez le passage à tout véhicule plus gros que le vôtre, portez systématiquement votre ceinture de sécurité et ne dépassez jamais 50 km/h en ville.
On nous a rapporté que certains policiers arrêtaient les étrangers pour leur soudoyer de l’argent sous de vagues prétextes, par exemple une “mauvaise conduite”. Un conducteur ne doit en aucun cas proposer un pot-de-vin, car il peut se trouver face à un policier honnête souhaitant lui donner un simple avertissement. Quand on leur demande un bakchich, les conducteurs prudents s’exécutent et passent leur chemin.
Si vous êtes officiellement verbalisé, vous devrez remettre votre permis de conduire puis payer l’amende à la banque avant d’aller récupérer vos papiers au poste de police départemental (qui peut se trouver assez loin du lieu de l’infraction). Cette procédure peut prendre plusieurs jours et s’avérer très pénible.

Auto-stop

La pratique de l’auto-stop est très courante au Nicaragua, même pour les femmes seules : il suffit de lever le pouce. Toutefois, il n’est pas vraiment conseillé aux voyageuses étrangères de faire de l’auto-stop seules, surtout si elles se déplacent avec leurs bagages. Par ailleurs, l’auto-stop est à proscrire absolument pour se rendre à Managua ou en partir.
En zone rurale, où les transports publics sont rares, les conducteurs de pick-up s’arrêteront presque systématiquement pour vous faire monter. Grimpez dans la remorque à l’arrière (à moins d’avoir été invité à vous installer à l’avant) et quand vous voudrez descendre, tapez plusieurs fois sur le toit de la cabine.
Demandez toujours au conducteur s’il souhaite être payé ; la plupart du temps, il refusera.
Enfin, au Nicaragua comme ailleurs, l’auto-stop comporte toujours des risques dont il faut être conscient.

Mis à jour le : 14 juin 2014

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