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Équateur : Comment circuler

L’Équateur dispose d’un réseau de transports efficace et, du fait de la petite taille du pays, les trajets s’effectuent en général de manière rapide et simple.

Avion

Compagnies équatoriennes

La TAME est la principale compagnie équatorienne, suivie d’Aerogal et d’une poignée de petites lignes régionales. En dehors des vols intérieurs, la TAME assure deux fois par semaine des liaisons entre Guayaquil et Manaus, au Brésil, et tous les jours entre Tulcán et Cali, en Colombie. Un vol Guayaquil-Lima (Pérou) est également à l’étude. Aerogal a des avions qui partent de Quito et Guayaquil pour Bogotá (Colombie) et de Quito vers Medellín et Miami. Toutes les compagnies équatoriennes offrent un niveau de sécurité comparable à celui de la plupart des autres compagnies dans le monde, mais TAME a été impliqué dans plus d’incidents qu’Aerogal.
Hormis ceux à destination des îles Galápagos, les vols intérieurs dépassent rarement 90 $ pour un aller simple. Ils durent moins d’une heure et offrent souvent une vue incomparable sur la cordillère des Andes.
La majorité des destinations ne sont couvertes qu’au départ de Quito ou de Guayaquil. Vous trouverez des informations détaillées sur les vols dans les rubriques des villes correspondantes.
Voici les coordonnées des compagnies équatoriennes avec leur numéro de réservation à Quito :

  • Aerogal (1800-237-6425 ; www.aerogal.com.ec). Quito, Guayaquil, Cuenca, Isla Baltra (Galápagos) et Isla San Cristóbal (Galápagos), ainsi que Manta, Bogotá (Colombie), Medellín (Colombie) et Miami (États-Unis).
  • Emetebe (09-932-2907 ; www.emetebe.com).  Cette compagnie basée aux Galápagos assure des vols entre les îles de Baltra, San Cristóbal et Isabela, et des vols de Quito à Baltra et San Cristóbal via Guayaquil.
  • LAN (02-330-1484 ; www.lan.com). Vols de Quito vers Cuenca, Guayaquil et les Galápagos (San Cristóbal et Isla Baltra, les deux via Guayaquil).
  • Saero (02-330-1152 ; www.saereo.com). Sud du pays (dont Macas et Santa Rosa, près de Machala) au départ de Quito et/ou Guayaquil.
  • TAME (02-396-6300 ; www.tame.com.ec). Coca, Cuenca, Esmeraldas, Isla Baltra (Galápagos), Isla San Cristóbal (Galápagos), Guayaquil, Lago Agrio, Loja, Macas, Manta, Portoviejo, Quito, Tulcán, Cali (Colombie) et Manaus (Brésil).

Bateau

Ce moyen de transport courant se décline de plusieurs façons. 

Pirogue

Le type d’embarcation le plus répandu est la pirogue à moteur, qui fait office de taxi ou de bus le long des principaux cours d’eau de l’Oriente (en particulier sur le Río Napo) et dans certaines parties de la côte nord. La plupart des voyageurs découvrent ce mode de transport unique à l’occasion d’un circuit sur l’Amazone, car c’est souvent la seule manière de rejoindre un lodge dans la forêt tropicale. 
Ces pirogues peuvent transporter une bonne trentaine de passagers. De forme allongée et pourvues de bancs en bois durs pour 2 personnes, elles manquent généralement de confort. Apportez par conséquent de quoi rembourrer votre siège (un pull ou une serviette pliée rendra le trajet beaucoup plus supportable).

Autres embarcations

Dans les Galápagos, vous aurez le choix entre toutes sortes de bateaux, du petit voilier au navire de croisière avec cabines climatisées et sdb inpiduelles. Pour les voyageurs indépendants, les ferries de passagers peu fréquents qui circulent entre les îles constituent le moyen de transport le plus économique. Outre les pirogues de l’Oriente, un bateau de croisière assez luxueux, l’Amazon Manatee Explorer, descend le Río Napo. 

Bus

Caractérisé par un réseau très étendu et des tarifs bon marché, le bus est le moyen de transport privilégié des Équatoriens. En fonction de la destination, du chauffeur et de votre état d’esprit, le degré de confort, de convivialité et de sécurité varie toutefois beaucoup. 
Soyons francs, les chauffeurs conduisent généralement sans respecter le code de la route. Ainsi, ils n’hésitent pas à doubler dans les virages sans visibilité, à appuyer sur les freins jusqu’à ce qu’ils fument, à accélérer dans les descentes et à faire la course avec d’autres bus, pour s’amuser tout simplement ! 
La plupart des grandes villes possèdent un terminal terrestre (gare routière), bien que certaines aient plusieurs petites stations, et il vous faudra choisir la bonne selon votre destination. La plupart des arrêts sont accessibles à pied, ou en taxi depuis le centre. Les agglomérations plus modestes sont parfois desservies par des bus de passage qui s’arrêtent sur la route, obligeant ainsi à marcher jusqu’au centre. Il s’agit habituellement d’une courte distance, car seules les plus petites localités n’ont pas de terminal. 
Si vous voyagez léger, prenez vos bagages avec vous dans le bus. Si vos affaires doivent être placées sur le toit ou dans le coffre (pas toujours étanche), enveloppez-les d’un sac-poubelle pour les protéger de la saleté et de la pluie. Beaucoup d’Équatoriens utilisent en guise de bagages des sacs à grain en vente pour quelques cents dans les épiceries et sur les marchés.
Le billet coûte en moyenne 1 $ par heure de trajet. Gardez toujours votre passeport à portée de main lorsque vous circulez en bus car des contrôles ont parfois lieu sur la route, notamment dans l’Oriente. Bus longue-distance 
Les bus longue-distance marquent un arrêt de 20 minutes à l’heure du repas. La nourriture servie dans les restaurants des gares routières étant parfois sommaire, apportez vos provisions si vous êtes difficile. Sur les itinéraires reculés, on peut voyager sur le toit quand le bus affiche complet. L’aspect amusant et la vue panoramique compensent le manque de confort, mais attention à votre tête à l’approche d’obstacles !

Classes

Le choix de la classe ne se pose pas vraiment car vous devrez vous contenter de ce qu’il y a. Les autobuses (bus) disposent rarement de toilettes pour les trajets inférieurs à 4 heures. Certains longs trajets entre des villes importantes sont desservis par des véhicules climatisés pourvus de toilettes (il faut généralement demander la clé à l’assistant du chauffeur), mais ceux-ci sont peu fréquents. 

Réservations et horaires 

La plupart des compagnies appliquent des horaires de départ qui changent fréquemment et ne sont pas toujours respectés. Un bus plein peut en effet partir plus tôt que prévu. À l’inverse, un véhicule presque vide tournera en rond (dando vueltas) pendant une demi-heure en quête de passagers potentiels hélés par l’assistant du chauffeur.
Les grandes gares routières possèdent souvent un guichet d’information qui renseigne sur les lignes, les tarifs et les horaires. 
Pour les trajets de plus de 4 heures, les billets peuvent normalement être achetés quelques jours à l’avance. L’achat doit se faire en personne à la gare routière. Sauf le week-end et en période de vacances, vous n’aurez habituellement aucun mal à obtenir un billet. Mieux vaut néanmoins s’y prendre la veille ou arriver une heure ou deux avant 
le départ pour bénéficier d’une meilleure place. 

Camion (rancheras et chivas)

Dans les zones reculées, il arrive souvent que des camions fassent office de bus. Ce sont parfois de gros véhicules à plateau avec un toit en tôle, des côtés en bois ouverts et des bancs inconfortables. Ces “bus” d’un genre curieux, qui portent le nom de rancheras ou de chivas, circulent sur la côte et dans l’Oriente.
Dans les coins isolés de la Sierra, des camionetas (des camions ordinaires ou des pick-up) transportent des gens à l’arrière. Par beau temps, elles offrent une vue fabuleuse et le vent des Andes qui fouette le visage rafraîchit agréablement. Par mauvais temps, vous devrez vous accroupir sous une bâche avec les autres passagers.
Le chauffeur décide des tarifs en fonction de la distance. Vous pouvez demander aux autres passagers combien ils paient, mais sachez que les camions coûtent en général presque le même prix que les bus.

En stop

L’auto-stop n’étant absolument sûr dans aucun pays, nous le déconseillons. Les voyageurs déterminés à utiliser ce moyen de transport doivent savoir qu’ils prennent un risque, certes faible mais potentiellement sérieux. Mieux vaut donc circuler à deux et informer quelqu’un de ses projets. 
En Équateur, le stop s’avère peu praticable pour trois raisons : il y a peu de voitures privées, les transports publics sont relativement bon marché et, dans les zones reculées, les camions acceptent de prendre des passagers moyennant finance. Quel que soit le type de véhicule, les conducteurs s’attendent à une rétribution, généralement minime. 

Train

Le réseau ferré équatorien est (enfin) en cours de rénovation, mais reste limité. Le trajet le plus prisé est la descente spectaculaire de la Nariz del Diablo (Nez du Diable) au départ d’Alausí, qui représente une véritable prouesse d’ingénierie ferroviaire. La seconde relie Quito à l’Area Nacional de Recreación El Boliche, près de Cotopaxi. On peut poursuivre le trajet jusqu’à Latacunga sur la même ligne. Les trains partent en général le matin, uniquement du jeudi au samedi, et sont principalement destinés aux touristes.
Il existe des projets pour continuer la rénovation des voies ; peut-être sera-t-il un jour possible de voyager en train entre Quito et Guayaquil ou Cuenca (comme cela se faisait au siècle dernier). Pour des informations à jour, voir www.trenecuador.com.

Vélo

En raison du terrain escarpé et, surtout, de l’altitude, parcourir les Andes à vélo se révèle une entreprise exténuante. De plus, il y a peu de règles de circulation, aucune piste cyclable et certaines routes sont en piteux état (même si les infrastructures sont en considérable amélioration dans tout le pays). Seuls les VTT résistent au choc.
Les magasins de cycles se font rares en dehors de la capitale et ne proposent généralement qu’un choix très limité. Emportez par conséquent, de chez vous, pièces détachées et outils. Les meilleurs tour-opérateurs de VTT se trouvent à Quito et Riobamba.

Location

On peut louer des vélos surtout pour des circuits de courte durée, principalement au départ de Quito, Riobamba, Cuenca et Baños.

Voiture ou moto

Conduire une voiture ou une moto en Équateur présente un certain nombre de défis, entre les nids-de-poule, les virages sans visibilité et les bus ou camions roulant à tombeau ouvert. Bonne nouvelle cependant : les infrastructures sont en net progrès, et les routes et ponts récemment construits rendent les trajets bien plus faciles.

Assurance

Les compagnies de location proposent une police d’assurance, parfois avec une franchise élevée (entre 1 000 et 3 500 $). Aussi, lisez bien les petites lignes du contrat. Dans le cas d’une collision, la franchise sera sans doute à votre charge même si vous n’êtes pas responsable de l’accident. 

Automobile-club

Aneta (1800-556-677 ; www.aneta.org.ec) fournit quelques services aux membres d’associations automobiles étrangères, notamment celle du Canada, et une assistance routière 24h/24 à ses propres membres. 

Essence

Il existe deux types d’essence, l’“Extra” (octane 82) et le “Super” (octane 92), vendus au gallon (3,785 l). Le premier coûte 1,50 $, le second 2 $ environ le gallon. Le super n’est pas toujours disponible dans les campagnes. On trouve en revanche du gasoil dans tout le pays.

Location

En raison de l’efficacité des transports publics, une voiture ne se justifie que pour rallier des endroits véritablement isolés. La plupart des grandes compagnies de location internationales, dont Avis (www.avis.com), Budget (www.budget.com), Hertz (www.hertz.com) et Localiza (www.localiza.com.ec), ont des agences en Équateur, mais peu en dehors de Quito, Guayaquil et Cuenca.
Pour louer un véhicule, il faut être âgé d’au moins 25 ans et disposer d’une carte de crédit, d’un permis de conduire en cours de validité et d’un passeport. Si certaines compagnies acceptent les conducteurs entre 21 et 25 ans, elles exigent parfois une caution plus élevée. Les tarifs s’échelonnent en moyenne de 40 $ par jour pour une petite voiture à plus de 100 $ pour un 4x4 (ce type de véhicule peut être essentiel hors des sentiers battus). Comparez les différentes offres et assurez-vous que le prix cité inclut l’assurance (seguro), le kilométrage illimité (kilometraje libre) et la TVA (IVA), ce qui est rarement le cas.
La meilleure agence de location de motos se trouve à Quito, dans la Mariscal. Freedom (250-4339 ; www.freedombikerental.com ; Mera N22-37 ; motos à partir de 39 $/jour) loue des motos routières et tout-terrain, ainsi que des scooters et des vélos.
Il est également possible de louer une moto à Baños (p. 141) où une 250 cm3 de type Enduro coûte environ 10 $/heure ou 40 $/jour. Les motards voyageant sur leur propre machine trouveront pléthore d’informations sur www.horizonsunlimited.com (en anglais).

Permis de conduire

Le permis de conduire international n’est pas obligatoire en Équateur mais, étant souvent plus familier aux autorités, il facilite parfois les choses. Il peut également s’avérer utile pour louer une voiture. Autrement, vous devez toujours être muni du permis de conduire de votre pays d’origine et de votre passeport lorsque vous conduisez. 

Sécurité

Les risques sur la route incluent les nids-de-poule, les virages sans visibilité et, surtout, les bus et les camions qui se doublent les uns les autres aux moments les plus inopportuns. Méfiez-vous toujours des véhicules à l’arrêt, des embouteillages soudains et des troupeaux sur la chaussée. La signalisation laisse par ailleurs à désirer. 

Transports locaux

Bus

D’ordinaire lents et bondés, les bus locaux sont en revanche très bon marché (0,20-0,25 $ pour un trajet en ville). Ils desservent souvent les villages voisins, ce qui permet de découvrir agréablement le secteur à moindres frais. 
En dehors de Quito, 
le concept d’arrêt de bus fixe n’existe pratiquement pas. Les véhicules font halte (ou au moins ralentissent) quand on leur fait signe. Pour descendre, il suffit 
de crier “¡Baja!” ou “¡Gracias!”. 

Pick-up

Dans certaines localités, en particulier dans des zones rurales desservies par des pistes, des pick-up (camionnettes) remplacent les taxis. Si vous devez vous rendre dans un parc national, un refuge d’alpinisme ou au départ d’un sentier de randonnée depuis une ville, la meilleure solution consiste souvent à recourir à ce mode de transport. Il suffit pour cela de vous renseigner alentour.

Taxi

Il en existe de tous les modèles et de toutes les tailles, mais ils sont tous jaunes. La plupart arborent un signe lumineux marqué “taxi” sur le toit et un autocollant “taxi” sur le pare-brise.
Renseignez-vous toujours sur le prix avant de monter, sinon le chauffeur vous demandera un montant exagéré. On voit rarement des compteurs, sauf à Quito où ils sont obligatoires. Une longue course dans une grande ville comme Quito ou Guayaquil ne devrait pas dépasser les 5 $. 
Presque partout, le tarif minimum est de 1 $. Dans la capitale, il vous faudra payer 1 $, même si le compteur indique 0,80 $. Les tarifs augmentent de 25 à 50 le week-end et le soir. 
Un taxi à la journée tourne autour de 40 à 60 $. La location d’un taxi pour plusieurs jours équivaut à celle d’une voiture dans une agence, la nourriture et le logement du chauffeur en sus. Certains tour-opérateurs de Quito proposent des 4x4 conduits par des chauffeurs expérimentés.
Dans les régions plus reculées, vous croiserez sûrement des ecotaxis (sorte de vélos pousse-pousse pouvant accueillir 2 passagers ; vélo-taxi) et des taxis ecológicos (la même chose, mais à l’arrière d’une moto).

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