Équateur : Comment circuler

Se déplacer en Équateur

Avion

Compagnies équatoriennes

Hormis ceux à destination des îles Galápagos, les vols intérieurs dépassent rarement 125 $ pour un aller simple. Ils durent moins d’une heure et offrent souvent une vue incomparable sur la cordillère des Andes. La majorité des destinations ne sont couvertes qu’au départ de Quito ou de Guayaquil. Voici les coordonnées des compagnies proposant des vols intérieurs :
Avianca (1-800-003-434). Dessert Quito, Guayaquil, Cuenca, Isla Baltra (Galápagos), Isla San Cristóbal (Galápagos), Manta et Coca.
Emetebe (à Guayaquil 04-230-1277). Cette compagnie basée aux Galápagos assure des vols entre les îles de Baltra, Santa Cruz, San Cristóbal et Isabela.
LATAM (1-800-000-527). Vols de Quito vers Cuenca, Guayaquil et les Galápagos (Isla San Cristóbal et Isla Baltra) ainsi que New York et de nombreuses villes du Pérou, d’Argentine, du Chili, du Brésil et de Bolivie.
TAME (1-700-500-800). Dessert Coca, Cuenca, Esmeraldas, Isla Baltra (Galápagos), Isla San Cristóbal (Galápagos), Guayaquil, Lago Agrio, Loja, Manta, Quito, Salinas, ainsi que Bogotá et Cali (Colombie), Lima (Pérou), New York et Fort Lauderdale (États-Unis) et Caracas (Venezuela).

Bateau

Le bateau est un moyen de transport courant dans certaines régions du pays, et se décline de plusieurs façons.

Pirogue

Le type d’embarcation le plus répandu est la pirogue à moteur, qui fait office de taxi ou de bus le long des principaux cours d’eau de l’Oriente (en particulier sur le Río Napo) et dans certaines parties de la côte nord. La plupart des voyageurs découvrent ce mode de transport unique à l’occasion d’un circuit sur l’Amazone, car c’est souvent la seule manière de rejoindre les lodges dans la forêt tropicale. Ces pirogues peuvent transporter une bonne trentaine de passagers. De forme allongée et pourvues de bancs en bois durs pour 2 personnes, elles manquent généralement de confort. La plupart des lodges en bord de rivière installent des coussins sur les bancs de leurs embarcations. Si vous prenez des pirogues de transport public, apportez de quoi rembourrer votre siège (un pull ou une serviette pliée rendra le trajet beaucoup plus supportable).

Autres embarcations

Dans les Galápagos, vous aurez le choix entre toutes sortes de bateaux, du petit voilier au navire de croisière avec cabines climatisées et salles de bains individuelles. Pour les voyageurs indépendants, les ferries de passagers peu fréquents qui circulent entre les îles constituent le moyen de transport le plus économique. Outre les pirogues de l’Oriente, un bateau de croisière assez luxueux, l’Anakonda, descend le Río Napo.

Bus

Le bus est le moyen de transport privilégié des Équatoriens. En fonction de la destination, du chauffeur et de votre état d’esprit, le degré de confort, de convivialité et de sécurité varie toutefois beaucoup. De tragiques accidents de bus se sont produits ces dernières années. La plupart des véhicules ne sont pas équipés de ceintures de sécurité. Si vous voyagez dans un bus qui en comporte, attachez la vôtre plutôt deux fois qu’une.
La plupart des grandes villes possèdent un terminal terrestre (gare routière). Cela dit, certaines comptent plusieurs petites stations, et il vous faudra choisir la bonne selon votre destination. La plupart des arrêts sont accessibles à pied ou en taxi depuis le centre. Les agglomérations plus modestes sont parfois desservies par des bus de passage qui s’arrêtent sur la route, obligeant alors à marcher jusqu’au centre. Il s’agit habituellement de distances courtes, car seules les plus petites localités n’ont pas de terminal.
Les bagages volumineux voyagent en soute et sont donc généralement en sûreté. Le vol est davantage un problème s’agissant des objets que l’on emporte avec soi dans le bus. Pour éviter de vous faire détrousser, gardez vos affaires sur vos genoux (ni par terre, ni dans le compartiment au-dessus des sièges).
Les billets coûtent en moyenne un peu plus d’1 $ par heure de trajet. Gardez toujours votre passeport à portée de main lorsque vous circulez en bus car des contrôles ont parfois lieu sur la route, notamment dans l’Oriente.

Classes

Le choix de la classe ne se pose pas vraiment : vous devrez vous contenter de ce qu’il y a. Les autobuses (bus) disposent rarement de toilettes pour les trajets inférieurs à 4 heures. Certains longs trajets entre des villes importantes sont desservis par des véhicules climatisés pourvus de toilettes (il faut généralement demander la clé à l’assistant du chauffeur), mais ceux-ci sont peu fréquents.

Bus longue-distance

Les bus longue-distance marquent un arrêt de 20 minutes à l’heure du repas. La nourriture servie dans les restaurants des gares routières étant parfois sommaire, apportez vos provisions si vous êtes difficile.

Réservations et horaires

La plupart des compagnies appliquent des horaires de départ qui changent fréquemment et ne sont pas toujours respectés. Un bus plein peut en effet partir plus tôt que prévu. À l’inverse, un véhicule presque vide tournera en rond (dando vueltas) pendant une demi-heure en quête de passagers potentiels hélés par l’assistant du chauffeur.
Les grandes gares routières possèdent souvent un guichet d’information qui renseigne sur les lignes, les tarifs et les horaires.
Sauf le week-end et en période de vacances, vous n’aurez habituellement aucun mal à obtenir un billet. Mieux vaut néanmoins s’y prendre 1 ou 2 jours à l’avance ou arriver une ou 2 heures avant le départ pour bénéficier d’une meilleure place.

Camion (rancheras et chivas)

Dans certaines localités, en particulier dans des zones rurales desservies par des pistes, camionetas (des pickup) remplacent les taxis. Si vous devez vous rendre dans un parc national, un refuge d’alpinisme ou au départ d’un sentier de randonnée depuis une ville, la meilleure solution consiste souvent à recourir à ce mode de transport. Il suffit pour cela de vous renseigner alentour.
Dans les zones reculées, il arrive souvent que des camions fassent office de bus. Ce sont parfois de gros véhicules à plateau avec un toit en tôle, des côtés en bois ouverts et des bancs inconfortables. Ces “bus” d’un genre curieux, qui portent le nom de rancheras ou de chivas, circulent sur la côte et dans l’Oriente.
Dans les secteurs isolés de la Sierra, des camionetas (des camions ordinaires ou des pick-up) transportent des gens à l’arrière. Par beau temps, elles offrent une vue fabuleuse et le vent des Andes qui fouette le visage rafraîchit agréablement. Par mauvais temps, vous devrez vous accroupir sous une bâche avec les autres passagers.
Le chauffeur décide des tarifs en fonction de la distance. Vous pouvez demander aux autres passagers combien ils paient, mais sachez que les camions coûtent en général presque le même prix que les bus.

Circuits organisés locaux

Si vous manquez de temps, mieux vaut organiser votre périple depuis Quito ou Guayaquil. De nombreuses agences proposent des croisières dans les Galápagos, des circuits d’alpinisme et de trekking, des randonnées équestres, des excursions dans la jungle, des itinéraires en VTT ou des visites d’haciendas.
Le prix des circuits varie considérablement selon les prestations. L’excursion en ville la moins chère commence à 65 $/personne environ, une sortie guidée dans les plantations de bananes et de cocos coûte à partir de 98 $/personne/ jour et une excursion de 2 jours avec camping en Amazonie coûte à partir de 68 $/personne (au moins 2 personnes). Les lodges les plus onéreux, eux, peuvent coûter plus de 200 $, visites et repas inclus. Les sorties randonnées dans les parcs nationaux abritant des volcans commencent à 95 $/personne/jour et l’ascension d’un volcan sur deux jours coûte à partir de 190 $. De nombreuses agences proposent un tarif dégressif en fonction de la taille du groupe. Les croisières dans les Galápagos s’échelonnent de 3 000 à plus de 7 000 $ par semaine, sans le vol, les taxes et les droits d’entrée.

Train

À la grande joie des passionnés du rail, le réseau ferré équatorien a enfin été rénové. Hélas, il n’est guère utile pour parcourir de longues distances, les itinéraires proposés étant des excursions d’une journée à usage exclusivement touristique, desservis généralement le week-end, avec parfois un retour organisé en bus.
Le trajet le plus prisé est la descente spectaculaire de La Nariz del Diablo (Nez du Diable) au départ d’Alausí, qui représente une véritable prouesse d’ingénierie ferroviaire.
Très emprunté également le week-end : le tronçon qui relie Quito à l’Area Nacional de Recreación El Boliche, près du Cotopaxi. D’autres itinéraires partent de Durán (près de Guayaquil), Ibarra, Ambato, Riobamba et El Tambo (près d’Ingapirca).
Pour connaître les horaires, le prix des billets et le détail des itinéraires, rendez-vous sur le site Internet de Tren Ecuador.

Transports locaux

Bus

D’ordinaire lents et bondés, les bus locaux sont en revanche très bon marché (0,25 $ pour un trajet en ville). Ils desservent souvent les villages voisins, ce qui permet de découvrir agréablement le secteur à moindres frais.
En dehors de Quito, le concept d’arrêt de bus fixe est quasi inexistant. Les véhicules font halte (ou au moins ralentissent) quand on leur fait signe. Pour descendre, il suffit de crier “¡Baja!” ou “¡Gracias!”.

Taxi

Il en existe de tous les modèles et de toutes les tailles, mais ils sont tous jaunes. La plupart arborent un signe lumineux marqué “taxi” sur le toit et un autocollant “taxi” sur le parebrise.
À Quito et dans d’autres grandes villes, les taxis licenciés portent une plaque orange ou avec des bandes oranges, leur numéro de licence y figure clairement. Renseignez-vous systématiquement sur le prix avant de monter, ou le chauffeur vous demandera un montant exagéré. Les compteurs sont denrée rare, sauf à Quito, Guayaquil et Cuenca. Un long trajet dans l’une ou l’autre de ces villes ne dépasse généralement pas les 5 $ (à moins de se rendre dans les gares routières de Quito, qui sont assez éloignées du centre).
Presque partout, le tarif minimum est de 1,25 $.
Dans la capitale, il vous faudra payer 1 $, même si le compteur indique 0,80 $.
Les tarifs augmentent de 25% à 50% le week-end et le soir.
Un taxi à la journée tourne autour de 40 à 60 $.
La location d’un taxi pour plusieurs jours équivaut à louer une voiture dans une agence, la nourriture et le logement du chauffeur en sus. Certains tour-opérateurs de Quito proposent des 4x4 conduits par des chauffeurs expérimentés. Dans les régions plus reculées, vous croiserez sûrement des ecotaxis (sorte de cyclopousse pouvant accueillir 2 passagers ; vélo-taxi) et des taxis ecológicos (moto-taxi).

Vélo

En raison du terrain escarpé et, surtout, de l’altitude, parcourir les Andes à vélo se révèle une entreprise exténuante. Il y a peu de règles de circulation, et les pistes cyclables sont rares dans tout le pays. Toutefois, les routes ont bénéficié de gros investissements et sont désormais en bon état. De même, de nombreuses grandes villes ont créé des ciclovias (pistes cyclables) dont certaines sont interdites aux véhicules motorisés le dimanche (c’est par exemple le cas à Quito).
Les magasins de cycles, peu nombreux en dehors de la capitale, ne proposent généralement qu’un choix très limité. Emportez par conséquent, de chez vous, pièces détachées et outils. Les meilleurs tour-opérateurs de VTT se trouvent à Quito et à Riobamba.

Location

On peut louer des vélos surtout pour des circuits de courte durée, principalement au départ de Quito, Riobamba, Cuenca et Baños.

Voiture et moto

Conduire une voiture ou une moto en Équateur présente un certain nombre de défis, entre les nids-de-poule, les virages sans visibilité et les bus ou camions roulant à tombeau ouvert. Heureusement, le réseau s’est grandement amélioré, grâce à la construction de nouvelles routes et de nouveaux ponts, et à une meilleure signalisation.

Assurance

Les compagnies de location proposent une police d’assurance, parfois avec une franchise élevée (entre 1 000 et 3 500 $). Aussi, lisez bien les petites lignes du contrat. En cas de collision, la franchise sera sans doute à votre charge même si vous n’êtes pas responsable de l’accident.

Automobile-club

Aneta (1-800-556-677) fournit quelques services aux membres d’associations automobiles étrangères, notamment celle du Canada, et une assistance routière 24h/24 à ses propres membres.

Carburant

Il existe deux types d’essence : l’“Extra” (octane 82) et le “Super” (octane 92), vendus au gallon (3,785 l). Le Super n’est pas toujours disponible dans les campagnes et les prix peuvent varier.

Location

En raison de l’efficacité des transports publics, peu de visiteurs louent une voiture en Équateur. La plupart des grandes compagnies de location internationales, dont Avis, Budget , Hertz et Localiza, ont des agences en Équateur, mais peu en dehors de Quito, Guayaquil et Cuenca.
Pour louer un véhicule, il faut être âgé d’au moins 25 ans et disposer d’une carte bancaire, d’un permis de conduire en cours de validité et d’un passeport. Si certaines compagnies acceptent les conducteurs entre 21 et 25 ans, elles exigent parfois une caution plus élevée. Les tarifs s’échelonnent en moyenne de 40 $ par jour pour une petite voiture à plus de 100 $ pour un 4x4 (ce type de véhicule peut s’avérer essentiel pour s’éloigner des grands axes). Comparez les différentes offres et assurez-vous que le prix indiqué inclut l’assurance (seguro), le kilométrage illimité (kilometraje libre) et la TVA (IVA) – ce qui est rarement le cas.
La meilleure agence de location de motos se trouve à Quito, dans la Mariscal : Freedom Bike (02-250-4339 ; Finlandia n°35-06 près de Suecia) loue des motos routières et tout-terrain, ainsi que des scooters et des vélos. Il est également possible de louer une moto à Baños, où une 250 cm3 de type Enduro coûte environ 10 $/ heure ou 40 $/jour. Les motards voyageant sur leur propre engin trouveront quantité d’informations sur le site d’Horizons Unlimited.

Permis de conduire

Vous devez toujours être muni du permis de conduire de votre pays d’origine et de votre passeport lorsque vous conduisez. Le permis de conduire international n’est pas obligatoire en Équateur, mais il peut s’avérer utile pour louer une voiture.

Sécurité

Les risques sur la route incluent les nids-de-poule, les virages sans visibilité et, surtout, les bus et les camions qui se doublent les uns les autres aux moments les plus inopportuns. Méfiez-vous toujours des véhicules à l’arrêt, des embouteillages soudains et des troupeaux sur la chaussée. Par ailleurs, la signalisation n’est pas toujours optimale.

Mis à jour le : 15 mars 2019

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