Maroc : Sécurité

Désagréments et dangers au Maroc

Pour des informations à jour sur la sécurité au Maroc, consultez le site du ministère des Affaires étrangères avant votre départ.
Le Maroc est l’un des pays les plus sûrs d’Afrique. Si la majorité des Marocains sont sympathiques et honnêtes, quelques pièges guettent tout de même les voyageurs.

Drogues

L’ère où le Maroc était le paradis des hippies est révolue.
Certes, le cannabis (kif) pousse toujours dans les montagnes du Rif, mais la police se montre intransigeante et le Maroc n’est pas exactement l’endroit rêvé pour séjourner en prison.
Gardez toujours à l’esprit qu’il est illégal de vendre ou de consommer du haschisch au Maroc.
Si vous vous faites attraper, vous vous exposez à une amende et, dans le pire des cas, à une peine de prison. Reportez-vous à la p.?505 pour plus de détails.
Le haschisch est communément appelé “chocolate” (de l’espagnol) ou, comme en France, “shit”.
Si nombre de Marocains fument occasionnellement, le danger est beaucoup plus grand pour les touristes.

Escroqueries fréquentes 

La plupart des affaires de chantage et de vol sont liées à la drogue. Le renforcement récent de la législation et la politique du gouvernement ont sans doute forcé les dealers à abandonner leurs techniques les plus agressives mais le danger n’a en aucun cas disparu. 
Une technique fréquente consiste à vous faire fumer, puis à vous forcer à acheter une grande quantité de cannabis et enfin à vous dénoncer (ou du moins à menacer de le faire) aux autorités. Les dealers savent pertinemment que vous n’irez pas appeler la police si vous avez acheté ou consommé du haschisch.

Quartiers chauds

Certains quartiers de Tanger ne sont accessibles qu’aux initiés.
Mieux vaut donc s’abstenir de les visiter si tel n’est pas votre cas. Les dealers savent extorquer un maximum d’argent aux voyageurs fraîchement débarqués et peu rassurés.
Ces pratiques ont également cours à Tétouan, Asilah, Casablanca et Marrakech. 
Issaguen et les montagnes du Rif sont au cœur de la production nationale du kif.
À moins d’être accompagné d’un guide fiable, ce sont des régions à problèmes qu’il vaut mieux éviter.

Majoun

On vous proposera peut-être du majoun, sorte de pâte collante évoquant la mélasse, fabriquée à partir de graines de kif broyées.
Une cuillerée de cette substance suffit à vous mettre la tête à l’envers. Pour s’en convaincre, il suffit de lire la description qu’en fait Paul Bowles dans Leurs mains sont bleues et Après toi le déluge.
Toutes les personnes ayant une légère tendance à la paranoïa lorsqu’elles fument du haschisch doivent savoir qu’il s’agit d’une réaction courante chez ceux qui consomment du majoun pour la première fois.

Espagne

Si la police espagnole est assez indulgente avec les consommateurs en possession de petites quantités de cannabis, les douanes, elles, pourront accuser de trafic de drogue les voyageurs qui entrent dans le pays en provenance du Maroc avec de la drogue.
Si vous passez en voiture, il est très probable que votre véhicule sera fouillé.
Ne franchissez jamais la frontière avec un colis ou un véhicule pour le compte d’un tiers.

Perdre son chemin

Les rues peuvent porter différents noms dans les villes marocaines.
Depuis plusieurs années, les anciens noms français, espagnols et berbères sont petit à petit remplacés par des noms arabes.
Selon votre interlocuteur, votre carte, ou l’endroit de la rue où vous vous trouvez, vous pourrez donc entendre jusqu’à trois noms différents pour une même artère !
Le nom arabe généralement utilisé pour les rues est sharia, ou derb dans les médinas (zankat pour les plus petites rues).
Les mots “avenue”, “boulevard” et “rue” sont encore largement utilisés, mais dans le Nord et l’extrémité Sud, vous rencontrerez souvent les termes espagnols calle et avenida.
L’arabe semble se généraliser dans divers endroits. Nous en avons tenu compte dans ce guide, où certaines rues prennent le nom de sharia ou zankat, si l’usage local le justifie.

Médinas

Les noms des rues ne vous aideront guère dans le labyrinthe des médinas.
Le mieux, si vous commencez à avoir l’impression d’être perdu, est de rester dans les rues principales, relativement fréquentées dans les deux sens. Vous atteindrez ainsi rapidement un point de repère ou une sortie.

Racoleurs, rabatteurs et faux guides

Les rabatteurs et faux guides restent un phénomène auquel il semble difficile d’échapper au Maroc.
Formées il y a quelques années, les brigades touristiques sont spécialement chargées des faux guides et des rabatteurs. Toute personne opérant comme guide non officiel encourt une peine de prison ou une forte amende.
Souvent en situation très précaire, les rabatteurs ont désespérément besoin d’argent, c’est pourquoi ils peuvent se montrer très insistants et parfois fort déplaisants.
Vous les trouverez toujours aux abords des médinas des grandes villes et des gares routières ou ferroviaires.
Fuir de façon systématique les rabatteurs et les faux guides serait exagéré.
En arrivant dans un lieu pour la première fois, les services d’un guide, officiel ou non, sont parfois bien utiles.
Même si le taux de chômage en hausse fait grossir les rangs des guides officieux, tous ne sont pas nécessairement des imposteurs. Beaucoup d’entre eux sont très compétents et manient plusieurs langues.
Parfois, ils recherchent principalement les commissions touchées dans certains hôtels ou sur des articles que vous achetez dans les souks.

Négocier avec les guides

Avant de commencer la visite, mettez-vous bien d’accord sur un prix.
Ayez une idée de ce que vous souhaitez voir et sur le nombre de boutiques que vous souhaitez visiter. Une journée avec un guide officieux coûte généralement de 50 à 100 Dh. Le tarif doit toujours s’entendre par guide et non par personne.
Quelques dirhams suffisent pour se faire conduire à un point précis (la sortie de la médina, par exemple). Quelle que soit la somme que vous leur donnerez, les rabatteurs demanderont certainement davantage. Indiquez-leur tout simplement que c’est déjà bien assez. Gardez votre sens de l’humour et après quelques jours dans un même lieu, les rabatteurs se feront moins insistants. Pour louer les services d’un guide officiel, adressez-vous aux offices du tourisme ou à certains hôtels. Le tarif pour un guide local/national est d’environ 250-300?Dh par jour, pourboire en sus.
L’appel à un guide est pleinement justifié dans le dédale des ruelles des médinas de Fès et de Marrakech.
Les guides peuvent vous aider à trouver les sites intéressants et faire le tri parmi les boutiques. Ils vous éviteront de vous perdre et d’être importuné par les rabatteurs.
Précisez clairement avant la visite si vous ne désirez pas faire d’achats.

Conduite et Transport

Si vous conduisez, sachez que des rabatteurs motorisés guettent les touristes à l’entrée de Fès et de Marrakech. Ils proposeront de vous trouver un hôtel ou de vous rendre tout autre service avec autant d’insistance que leurs collègues à pied.
Les voyageurs doivent s’attendre à être assaillis par des rabatteurs dans le quartier du port de Tanger.
En arrivant en train dans des villes comme Fès et Marrakech, il se peut que vous tombiez sur des “étudiants” ou autres, qui vous annonceront que votre hôtel est fermé ou complet, mais auront l’extrême gentillesse de vous indiquer, comme par hasard, une autre excellente adresse.

Vols

Dans l’ensemble, le pays ne connaît pas vraiment de problèmes de vols. Vous pourrez encore en minimiser les risques en étant particulièrement vigilant dans les grandes villes et en suivant les consignes suivantes. Prenez le moins d’objets de valeur possible lors de vos sorties. Gardez tout ce que vous prenez avec vous bien caché. Faites particulièrement attention lorsque vous retirez de l’argent à un distributeur automatique.
Les sacs bananes et les sacoches attirent toujours l’attention des voleurs.
Pour garder argent, passeports et autres papiers importants, les pochettes qui s’accrochent autour du cou et les ceintures à billets portés sous les vêtements attirent moins l’attention.
Si vous le préférez, vous pouvez également laisser vos affaires dans votre chambre (de préférence enfermées dans votre valise). Neuf fois sur dix, il n’y a aucun danger.
Dans les grandes agglomérations, notamment à Casablanca, certaines personnes désespérées peuvent parfois agresser les étrangers.
Mieux vaut éviter d’arpenter les médinas la nuit.
Les médinas de Marrakech, Casablanca et Tanger sont particulièrement réputées pour le vol à la tire.
Dans ces médinas, une tactique courante consiste à attirer votre attention tandis qu’un complice vous fait les poches.

Mis à jour le : 8 avril 2014

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