Marrakech est une ville touristique où l’on voyage généralement sans difficulté particulière. Les désagréments les plus fréquents concernent moins la criminalité que les petites arnaques, les vols opportunistes et une circulation parfois déroutante, surtout dans la médina. La vigilance reste néanmoins nécessaire dans les lieux très fréquentés, avec des enfants, lors des déplacements nocturnes ou lorsqu’on voyage seule.
Pour préparer votre séjour au-delà des questions de sécurité, découvrez aussi les 12 choses à savoir avant de visiter Marrakech.
Les principaux dangers à Marrakech
La médina concentre une grande partie des situations susceptibles de surprendre les voyageurs. L’intensité des souks, les sollicitations commerciales et la circulation dans les ruelles demandent un petit temps d’adaptation. Il ne s’agit pas de traverser la vieille ville avec méfiance, mais de connaître quelques pratiques courantes pour ne pas se retrouver dans une situation inconfortable.
Arnaques et faux guides dans la médina
Les faux guides constituent l’un des pièges les plus classiques de la médina. Ils peuvent proposer spontanément de conduire un voyageur jusqu’à son riad, lui indiquer un raccourci ou l’accompagner vers un monument. L’aide n’est pas toujours désintéressée : une somme d’argent peut être réclamée à l’arrivée ou le détour se terminer dans une boutique où le guide touche une commission.
Une autre pratique consiste à annoncer qu’une rue, un souk ou un passage est fermé afin d’inciter le visiteur à emprunter un autre chemin. Dans une médina où il est facile de perdre ses repères, ce genre d’affirmation peut sembler crédible.
Lorsqu’on cherche une adresse, mieux vaut demander son chemin à un commerçant installé dans sa boutique ou contacter directement son hébergement. Pour une visite accompagnée, les guides officiels sont reconnaissables à leur carte professionnelle comportant leur identité et leur numéro d’enregistrement.
Les rabatteurs sont également présents autour de certains commerces, restaurants et monuments touristiques. Leur insistance peut être fatigante, mais un refus clair suffit généralement. Accepter de « simplement regarder » une boutique peut rapidement se transformer en démonstration prolongée suivie d’une négociation appuyée.
Pickpockets et vols dans les lieux touristiques
Les vols opportunistes concernent surtout les endroits où la foule est dense. Les souks de Marrakech, les rues commerçantes et les principaux lieux touristiques sont les endroits où il faut être le plus attentif à son portefeuille, son téléphone et son sac.
Circulation et scooters
La circulation est probablement le risque le plus sous-estimé par les voyageurs qui découvrent Marrakech. Dans la médina, certaines ruelles donnent l’impression d’être entièrement piétonnes alors qu’elles sont également empruntées par des scooters, des motos, des vélos et des charrettes.
Les deux-roues peuvent surgir rapidement dans des passages étroits où les piétons disposent de peu d’espace pour s’écarter. Il faut prendre l’habitude d’écouter ce qui se passe derrière soi et d’éviter de s’arrêter brusquement au milieu d’une ruelle pour consulter son téléphone ou photographier une façade.
En dehors de la médina, traverser les grands axes réclame également de l’attention. Le comportement des automobilistes et des deux-roues peut déconcerter lorsqu’on est habitué à une circulation plus disciplinée. Même lorsqu’un passage semble libre, mieux vaut vérifier plusieurs fois avant de s’engager.
Les dangers à Marrakech avec des enfants
Marrakech est une destination idéale pour les familles, mais la médina n’est pas un espace dans lequel de jeunes enfants peuvent circuler sans surveillance. L’attention doit surtout porter sur les déplacements et sur la configuration de certains hébergements traditionnels.
La circulation dans les ruelles
Avec des enfants, les scooters représentent la principale difficulté dans les souks et les ruelles fréquentées.
Les plus jeunes doivent donc rester à proximité immédiate des adultes. Les sorties de boutiques, les intersections étroites et les passages où la visibilité est réduite demandent une vigilance particulière.
La foule constitue une autre contrainte. Dans les souks les plus fréquentés, un enfant peut rapidement être séparé de ses parents. Avec des enfants, mieux vaut visiter les souks tôt dans la journée, avant que les ruelles ne deviennent trop fréquentées.
Les précautions dans les riads
Le charme des riads tient en grande partie à leur architecture traditionnelle, mais celle-ci n’a pas toujours été conçue en pensant aux contraintes d’un séjour avec de très jeunes enfants.
Les escaliers peuvent être raides et les garde-corps relativement bas.
Un séjour dans un riad n’est donc pas à écarter. Il faut simplement choisir l’établissement en fonction de l’âge des enfants et de sa configuration réelle plutôt que de se fier uniquement à son esthétique..
Marrakech la nuit
Marrakech reste très animée après le coucher du soleil, en particulier autour de la place Jemaa el-Fna, qui s’anime à la tombée de la nuit avec ses stands de restauration, ses artistes de rue et ses terrasses. Les rues voisines et les grands axes touristiques restent eux aussi fréquentés tard dans la soirée. En revanche, l’ambiance devient nettement plus calme dès que l’on s’éloigne de ces secteurs animés.
Dans la médina, les déplacements peuvent devenir plus compliqués le soir. Une fois les boutiques fermées, certains repères disparaissent et les ruelles se ressemblent davantage. Si votre riad se trouve à l’écart des axes principaux, repérez le trajet de jour ou demandez à l’établissement le chemin le plus simple pour rentrer après la tombée de la nuit.
La sécurité des femmes à Marrakech
Une femme peut voyager seule à Marrakech, mais les sollicitations peuvent être plus fréquentes que pour un homme. Elles prennent généralement la forme de remarques, de tentatives de conversation ou d’interpellations insistantes dans les secteurs touristiques.
Les sollicitations dans les zones touristiques
Dans les souks et les rues commerçantes, les sollicitations font partie du quotidien. Une voyageuse seule peut attirer davantage l’attention et être régulièrement abordée par des vendeurs, des rabatteurs ou des hommes cherchant simplement à engager la conversation.
Répondre à chaque interpellation devient rapidement épuisant. Ignorer une remarque ou poursuivre son chemin est parfaitement acceptable.
Les comportements à adopter en cas d’insistance
Lorsqu’une personne devient insistante, la priorité est de mettre fin à l’échange sans entrer dans une négociation interminable. Un refus clair, suivi d’un départ, fonctionne mieux qu’une discussion destinée à convaincre son interlocuteur.
Si la personne continue à suivre ou à importuner, rejoindre un lieu fréquenté permet généralement de couper court à la situation. Les boutiques, restaurants, hôtels et cafés constituent autant de points de repli faciles.
Les déplacements seules le soir
Les secteurs animés de Marrakech restent fréquentés tard et une femme seule n’a pas à renoncer aux sorties nocturnes. Le choix de l’itinéraire prend toutefois davantage d’importance lorsque les rues commencent à se vider.
Un trajet court dans un secteur connu ne présente pas les mêmes contraintes qu’une longue marche à travers des ruelles désertes. Lorsque l’hébergement est éloigné ou difficile à trouver, prendre un taxi pour une partie du trajet permet d’éviter une marche inutile dans un environnement mal connu.
L’accessibilité à Marrakech
L’accessibilité reste l’une des principales difficultés d’un séjour à Marrakech pour les personnes à mobilité réduite. Guéliz et la ville nouvelle offrent davantage de possibilités, mais la médina reste complexe en raison de son architecture.
La préparation du voyage est donc particulièrement importante. La mention « accessible » utilisée par un hôtel ou un site touristique ne garantit pas toujours que l’ensemble du parcours puisse être effectué sans assistance.
Les difficultés dans la médina
Les ruelles anciennes cumulent plusieurs obstacles : sols irréguliers, passages étroits, petites marches, pentes et circulation partagée avec les deux-roues. Les déplacements en fauteuil roulant peuvent devenir difficiles dès que l’on quitte les axes les plus larges.
Certains monuments et bâtiments historiques présentent également des différences de niveau. L’accès au rez-de-chaussée ne signifie donc pas nécessairement que toutes les parties du site sont accessibles.
Les hébergements adaptés
La configuration traditionnelle des riads constitue un obstacle fréquent. Beaucoup sont organisés sur plusieurs étages autour d’un patio et ne disposent pas d’ascenseur. Une chambre située au rez-de-chaussée peut faciliter le séjour, à condition que l’entrée de l’établissement et les espaces communs soient eux aussi accessibles.
Les hôtels récents situés à l’extérieur de la médina offrent généralement des aménagements plus faciles à vérifier : ascenseurs, accès sans marche, chambres adaptées et espaces communs plus larges.
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