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Mali : Les Incontournables

Le meilleur du Mali

Sites à visiter, curiosités du Mali, villes historiques et expériences incontournables au Mali... 

Bamako

Capitale d'un des pays les plus pauvres au monde, Bamako reste néanmoins une ville bruissante de vie : des foules de gens achètent, vendent et échangent sous la chaleur du milieu de journée dans une incroyable cacophonie de paroles, de musique et de pétarades de motos. On trouve de tout sur le grand marché : des étoffes indigo, de l'or, des cassettes de musique africaine aussi bien que des oiseaux séchés, des têtes de singe ou des piquants de porc-épic utilisés dans la médecine traditionnelle. Parmi les autres marchés colorés, il faut aussi aller faire un tour à la maison des Artisans, près de la grande mosquée, au marché de la médina et au village des Antiquaires dans le marché N'Golonina.
Le Musée national est l'un des plus beaux musées ethnographiques d'Afrique occidentale. Ses bâtiments s'inspirent de l'architecture en brique de terre de Djenné. Il abrite une riche collection de tapisseries, masques, objets funéraires et armes. Il se bat pour préserver les trésors culturels du pays, mais a bien du mal à lutter contre les collectionneurs qui achètent illégalement d'anciennes figurines en terre cuite de Djenné.
Bamako se situe sur la rive nord du Niger. Le cœur de la ville forme un triangle délimité par l'avenue du Fleuve, le boulevard du Peuple et l'avenue van Vollenhoven. Vous trouverez là le grand marché, des magasins, des restaurants et quelques hôtels.

Au fil du Niger

Artère vitale du Mali, le Niger forme un coude avant de repartir s'écouler vers l'océan. Les bateaux qui sillonnent le fleuve, d'août à novembre, offrent un excellent moyen de découvrir l'intérieur du pays. C'est un voyage fascinant qui permet de découvrir l'incroyable animation des ports. Les conditions à bord sont assez variables. Au pire, elles peuvent virer à l'enfer flottant avec des cabines sans confort où règne une chaleur accablante.
Mopti, située dans le delta intérieur, est l'une des plus grandes villes sur le Niger avec un port palpitant de vie et un grand marché très coloré. C'est aussi le centre de l'industrie touristique locale et l'on n'échappe pas au harcèlement des vendeurs et des jeunes guides. Avant Mopti, la ville carrefour de San, plus calme, a conservé une ambiance traditionnelle que les autres villes portuaires ont perdue. Gao est la dernière escale avant que le Niger bifurque vers l'océan. Il y fait extrêmement chaud, car la ville fait partie du Sahel, mais elle a pour attraits une pittoresque place de marché et le tombeau d'Askia (un chef du XVIe siècle) aujourd'hui transformé en mosquée.
Les bateaux vont de Koulikoro, à 60 km à l'est de Bamako jusqu'à Gao, à 925 km au nord de la capitale. Le séjour à bord peut durer d'un jour à une semaine. En principe, un bateau quitte Koulikoro tous les mardis et arrive à Gao le lundi suivant, en faisant nombre d'escales en route. Au retour, le bateau part de Gao tous les mardis et arrive à Koulikoro une semaine plus tard.

Falaise de Bandiagara

Une randonnée en Pays dogon, en suivant la falaise de Bandiagara, constitue sans doute le plus grand moment d'une visite au Mali. Réputés pour leur art, les Dogons ont leur propre civilisation, fascinante, riche et mystérieuse. Arpenter à pied la falaise permet d'admirer de près leurs maisons de grès rose, leurs greniers coiffés d'un chapeau de paille conique et leurs minuscules jardins nichés dans les interstices des rochers. En avril, ont peut assister à la spectaculaire fête des Masques, qui dure 5 jours. Cette grande fête dogon donne lieu à une débauche de danses et de bière de millet. Autre manifestation régulière du Pays dogon : le marché, qui a lieu tous les cinq jours. Les affaires vont bon train mais ne battent leur plein que vers midi. Elles s'accompagnent généralement de quelques potins locaux !
La falaise de Bandiagara, longue de 135 km, s'étend de Douentza au nord jusque près de Bankass au sud. Bandiagara, Bankass et Sanga sont les points habituels de départ de randonnée. Bandagiara et Bankass se situent tous deux à 550 km au nord-est de Bamako et Sanga une quarantaine de kilomètres plus au nord. Pour rejoindre ces points de départ, il faut prendre un avion, un bus ou un bateau de Bamako à Mopti, puis un minibus ou un taxi-brousse depuis Mopti.

Djenné

Sous prétexte que Djenné se trouve à l'écart de la grand'route Bamako-Mopti, de nombreux voyageurs n'y vont pas. Quel dommage ! Située sur le delta du Niger, cette ville atteint toute sa splendeur durant la saison des pluies, quand elle se transforme en île. C'est, revendique-t-elle, la plus vieille cité d'Afrique occidentale. En tout cas, elle n'a guère changé depuis des siècles. Ses maisons en terre aux toits de chaume, aux volets en bois et aux portes décorées d'objets peints ou métalliques lui donnent un charme irréel.
La mosquée de Djenné, cent fois photographiée, renforce le sentiment d'étrangeté. Construite entièrement en banco (sorte de pisé), hérissée de tours, elle se dresse dans le désert comme un fabuleux château de sable. C'est le plus grand édifice en terre battue du monde, l'un des plus beaux exemples d'architecture soudanaise. Seul problème, la terre ayant tendance à se désagréger sous la pluie, il faut la restaurer après chaque saison humide. Malheureusement, les visiteurs non musulmans n'ont pas le droit de pénétrer à l'intérieur. On peut néanmoins avoir une très belle vue des murs extérieurs depuis le toit du petit marché qui fait face à la mosquée.
Djenné se situe à environ 400 km de Bamako. On peut y accéder en bus ou en pinasse (grand canot à moteur).

Tombouctou

Durant l'empire du Mali, Tombouctou était une étape majeure sur la route transsaharienne. C'était alors un centre commercial très prospère. Son déclin a commencé avec la fin du monopole de cette route. La cité a acquis la réputation d'être un poste avancé perdu en plein désert et inaccessible. Il est vrai qu'il est difficile de l'atteindre, mais pas autant que le veut la légende.
Tombouctou fait effectivement l'effet d'une petite tache au beau milieu du désert, envahie par le sable qui s'entasse en bordure de la cité et oblige souvent à descendre, depuis le niveau de la rue, pour accéder dans les maisons. Tombouctou recèle trois des plus anciennes mosquées du monde. Le grand marché se situe dans la partie ancienne de la ville. Mais il n'est ni très grand ni très abondant. Malgré l'absence de monuments majeurs, Tombouctou conserve pourtant un indéfinissable mystère et une atmosphère unique. Elle ne ressemble à aucune des cités qui jalonnent le Niger.

 

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