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Madagascar : Comment circuler

Transports à Madagascar

Circuler à Madagascar constitue toujours une aventure. Les trajets, à la fois éprouvants et fantastiques, représentent le voyage dans sa plus belle expression, celui au cours duquel tout peut arriver. Même les déplacements en avion réservent une part d’imprévu, les retards et annulations de vols pouvant toujours chambouler vos projets… Prévoyez une marge de temps suffisante pour vos déplacements et tenez compte des facteurs climatiques et des pannes éventuelles.
Si vous êtes limité par le temps et par votre budget, mieux vaut préparer un itinéraire que vous modifierez ensuite le cas échéant. Avoir recours à un prestataire local (circuit ou location de voiture avec chauffeur) permet également de gagner en temps et en confort.

Avion

Les vols intérieurs sont souvent une option à prendre en compte pour s’épargner des heures de route. Air Madagascar dessert une quinzaine de destinations à travers le pays. Son réseau n’a cessé de se restreindre (fermeture de certaines liaisons, moindre fréquence sur d’autres), du fait de la volonté de la compagnie de se concentrer sur les lignes les plus rentables, et les tarifs ont beaucoup augmenté. L’offre semble en constante évolution.
Les vols intérieurs d’Air Madagascar sont effectués par des Boeing 737, des ATR 42 et 72 et, épisodiquement, des Twin Otter. Il est toujours plus facile d’obtenir des places à bord des premiers, leur capacité étant supérieure à celle des ATR (42 ou 72 sièges) ou des Twin Otter (17 sièges). Ne vous étonnez pas si on vous demande de monter sur la balance avant d’embarquer sur un Twin Otter, bagages et passagers étant pesés avant l’embarquement. 

Tarifs et billets

Les tarifs des vols intérieurs ont considérablement augmenté au cours des dernières années, du fait de la hausse du prix du pétrole et de la restructuration de la compagnie. À l’heure où nous écrivons ces lignes, la majorité des vols depuis la capitale reviennent entre 585 000 et 660 000 A en aller simple. Les liaisons plus courtes, comme par exemple Diégo-Suarez-Sambava ou Fort-Dauphin-Tuléar, à environ 450 000 A l’aller. 
Une réduction de 50% est accordée sur les vols intérieurs aux passagers arrivés dans le pays à bord d’un long courrier d’Air Madagascar.
La majorité des agences d’Air Madagascar situées dans les villes importantes acceptent les règlements par carte de crédit. La franchise de bagages pour les vols intérieurs s’élève d’ordinaire à 20 kg. Sur les Twin Otter, elle peut se réduire à 10 kg, avec un supplément en cas d’excédent.

Réservation et listes d’attente

Le système de réservation est globalement fiable. Il peut cependant encore arriver que l’on vous propose une place en liste d’attente, soit parce que le vol est complet, soit parce que vous achetez votre billet depuis une agence non informatisée. Les agences d’Air Madagascar ne sont en effet pas toutes reliées à l’informatique centrale de la compagnie, et des agences de province émettent des billets sans connaître la disponibilité exacte à bord d’un appareil. Vous pouvez acheter ainsi un billet qui ne garantit pas votre embarquement. Dans les faits, tous les billets ne comportant pas la précieuse mention “OK”, manuscrite ou tamponnée, sont potentiellement en liste d’attente. Différentes options s’offrent alors à vous. La plus simple consiste à acheter votre billet plusieurs jours à l’avance et à retourner fréquemment à l’agence jusqu’à l’obtention du précieux OK. Sinon, rendez-vous à l’aéroport longtemps à l’avance. L’ordre d’embarquement des voyageurs en liste d’attente ne répond pas toujours à des critères stricts et vous pourrez souvent augmenter vos chances en vous présentant le plus tôt possible au guichet d’enregistrement. La règle veut que les passagers sur liste d’attente posent leurs billets sur le comptoir par ordre d’arrivée, le premier de la série étant le premier à embarquer. Choisir les vols effectués par des appareils à grosse capacité améliorera également vos chances.
À moins d’avoir donné un numéro de téléphone à Madagascar à la compagnie lors de la réservation du billet, ce que les agences demandent de plus en plus souvent afin de pouvoir prévenir les passagers d’éventuels retards et modifications d’horaires, il est préférable de reconfirmer vos vols en vous rendant directement aux guichets de la compagnie la veille du départ ou en faisant téléphoner par votre hôtel.
En règle générale, un certain flou règne sur l’offre de vols intérieurs d’Air Madagascar…

Arrivée et départ

Si l’aéroport d’Ivato est un bâtiment moderne, de nombreux aérodromes de province sont réduits à leur plus simple expression : une salle, un comptoir d’enregistrement, une balance et parfois un snack-bar. Pour l’anecdote, la piste de celui de Manakara, maintenant plus ou pas usité, est traversée par la voie ferrée ! Respectez l’horaire de présentation à l’aéroport généralement mentionné à la main sur votre billet, même s’il vous paraît très en avance (parfois jusqu’à deux heures avant le vol). Il arrive en effet que l’horaire d’un vol soit un peu avancé à la dernière minute. Si vous figurez sur une liste d’attente, prévoyez un peu de marge. La procédure d’enregistrement est parfois un peu désordonnée dans les aéroports régionaux.
Hormis pour les vols depuis la capitale, Air Madagascar n’attribue pas toujours de siège numéroté sur les vols intérieurs. Si vous voulez une bonne place, faites en sorte d’embarquer parmi les premiers.
La livraison des bagages se déroule souvent dans la bousculade. Vous devrez présenter au responsable le reçu de bagage agrafé ou collé à votre billet ou carte d’embarquement (à conserver absolument sur vous).
Lors de l’enregistrement, assurez-vous que l’étiquette apposée sur vos bagages correspond bien à votre destination.

Bateau

Les options sont limitées. Les principaux bateaux utilisés par les visiteurs sont les vedettes qui relient certaines destinations touristiques, des pirogues occasionnelles et les chalands qui assurent certaines descentes de rivières. 
Des bateaux de tailles diverses font la navette entre la grande terre et les îles touristiques de Nosy Be ou de Sainte-Marie, ainsi qu’Anakao et certains points de la côte ouest (voir les chapitres régionaux pour plus d’informations). Les liaisons régulières par mer se sont également développées depuis quelques années entre Soanierana-Ivongo, Mananara-Nord et Maroantsetra, sur la côte nord est, pour pallier à l’absence de routes fiables. Ces services restent à la merci de la météo mais sont globalement sûrs si les conditions sont bonnes. Les bateaux sont équipés de brassières et de matériel de sécurité de base.
Les pirogues (lakana en malgache) constituent un moyen de locomotion sur les cours d’eau et entre les villages côtiers isolés. Elles peuvent également être louées pour des sorties à la journée. La navigation n’est pas toujours de tout repos à leur bord, notamment en mer à bord des pirogues à voile. Il est sage de prévoir un sac étanche pour protéger vos affaires les plus précieuses si vous envisagez de faire des trajets par ce mode de transport.
Les trajets en pirogue et en chaland sont populaires de longue date le long du canal des Pangalanes (à l’est) et sur la Tsiribihina (à l’ouest). L’aventure se révèle à la hauteur du tarif (reportez-vous aux chapitres régionaux).
Les promenades en pirogue ou petit bateau vers des sites naturels ou culturels (Lokaro près de Fort-Dauphin, îlots ceinturant Nosy Be, sorties à la rencontre des baleines au départ de l’île Sainte-Marie, etc.) rencontrent également un franc succès. L’agence Alefa (voir p. 261) basée sur l’île de Nosy Be, organise d’exceptionnels circuits en pirogue traditionnelle le long de la côte ouest.
Des boutres (botry), enfin, circulent sur les côtes est et ouest. Ces caboteurs marchands ne sont pas à la base destinés aux passagers, mais il arrive que des voyageurs négocient une place à bord. Ces navires privilégient leur cargaison, offrent peu d’espace aux passagers et naviguent dans des conditions de sécurité assez aléatoires. N’espérez pas y obtenir de couchette. Sauf exception, vous disposerez au mieux de suffisamment de place sur le pont pour vous allonger et devrez prévoir eau et vivres. Ils restent cependant une option pour circuler le long de côtes où les transports par route sont rares, notamment à l’ouest et au nord-est. Renseignez-vous toujours sur les conditions météorologiques et la durée théorique de la traversée. Le transport de passagers est fortement déconseillé sur la côte est durant la saison des alizés, entre mai et septembre.
Les services destinés aux plaisanciers étant très limités dans les ports malgaches, rares sont ceux qui croisent au large de la Grande Île. Vous en rencontrerez cependant quelques-uns à proximité de Nosy Be et de l’île Sainte-Marie.

En stop

N’espérez guère faire du stop sans bourse délier : si un véhicule ou un camion s’arrête, il ne manquera pas, le plus souvent, de vous réclamer l’équivalent du prix du trajet en taxi-brousse. Précisons par ailleurs qu’une grande part des véhicules qui circulent sur les routes malgaches sont des taxis-brousse, et qu’il est clairement indiqué à l’arrière des camions transportant des marchandises que les passagers sont interdits à leur bord. L’auto-stop, enfin, comporte toujours des risques, à Madagascar comme ailleurs.

Taxi-brousse

Tous les voyageurs indépendants ont au moins une anecdote à raconter sur leurs déplacements en taxi-brousse. Lent et souvent inconfortable, même si les véhicules s’améliorent, ce moyen de transport reste le plus populaire et le meilleur marché et procure des souvenirs inoubliables malgré le mauvais état de beaucoup de routes.
Le terme générique de taxi-brousse englobe un grand nombre de véhicules : “bâchés”, “taxis-be”, “familiales”, “Mercedes”, etc. (voir l’encadré p. 348).
Tous sont généralement bondés (les enfants et la volaille ne sont pas comptés comme passagers et s’ajoutent à l’ensemble, en plus des bagages), mettent des heures à se remplir avant de prendre la route, s’arrêtent quelques minutes après le départ à la station-service pour faire le plein et semblent prendre un malin plaisir à faire halte dans les pires restaurants. Ajoutons qu’ils ne sont guère étudiés pour apprécier le paysage et qu’après avoir passé quelques heures à bord vous n’avez qu’un souhait : arriver à destination.
Les véhicules les plus anciens circulant dans les régions isolées sont en piteux état. Essuie-glace, jauge d’essence et compteur de vitesse tombent souvent en panne, lorsqu’ils n’ont pas tout simplement été ôtés, et le voyant d’huile est fréquemment allumé en permanence sur le tableau de bord… La situation s’améliore cependant avec la généralisation de minibus plus récents et plus fiables, mais qui roulent plus vite sur le goudron, avec les risques que cela comporte. Certains de ces véhicules récents, comble de la sophistication, sont même dotés de lecteurs de DVD !
Si possible, évitez d’emprunter un taxi-brousse la nuit. La fatigue des chauffeurs rend la route plus dangereuse et vos bagages seront moins en sécurité. Il arrive cependant que les chauffeurs préfèrent effectuer de nuit les longs trajets sur les axes asphaltés, le bitume froid usant moins la gomme des pneus et les moteurs chauffant moins. Sachez cependant que les accidents de taxis-brousse arrivent avant tout sur les longs trajets nocturnes et sur les routes goudronnées, où les chauffeurs ont tendance à accélérer.
Si vous devez effectuer un long parcours, tâchez de le scinder en deux et de faire escale pour la nuit. Certains chauffeurs s’arrêtent le soir, laissant les passagers dormir dans le véhicule, sur le bas-côté, dans un hôtel ou chez l’habitant. 
Gardez toujours une veste ou un pull avec vous afin de parer au froid et aux courants d’air, ainsi que votre passeport en cas d’éventuel contrôle. Prévoyez également de l’eau et quelques provisions pour les longs trajets.
Ceci étant dit, les taxis-brousse du pays sont la preuve pétaradante du savoir-faire des mécaniciens malgaches, il y règne souvent la meilleure des ambiances, leurs chauffeurs méritent un coup de chapeau et les voyages à leur bord, à défaut d’être reposants, ont un charme certain…

Gares routières

Les gares routières, désignées sous le nom de “stationnement des taxis-brousse” ou parfois de “parquage”, se présentent le plus souvent comme de véritables capharnaüms de véhicules enchevêtrés. En ville, des rabatteurs vous aborderont pour vous demander votre destination et vous emmener vers leurs guichets respectifs. Les compagnies possèdent généralement des petits bureaux en planches où tarifs et destinations sont affichés. Tant que vous n’avez pas payé ou donné vos bagages au chauffeur ou au rabatteur, vous n’êtes pas obligé de monter dans le véhicule indiqué. Ne vous précipitez pas pour acheter votre billet. Commencez par faire le tour des compagnies (celles desservant la même destination ne sont pas forcément côte à côte) pour examiner l’état des véhicules et essayer de savoir lequel doit partir le premier (gardez à l’esprit que les voitures ne partent que lorsqu’elles sont pleines). Votre choix effectué, achetez votre billet et vérifiez que la place qui vous est réservée vous convient. Ne paniquez pas si le chauffeur ou le rabatteur se saisit alors de votre bagage pour le hisser sur le toit ou le mettre dans le coffre : il se contente en effet de vous assurer une place à bord. Essayez cependant de rester près de vos affaires car il arrive qu’un taxi-brousse démarre brusquement à la recherche d’autres clients en emportant votre sac. Rassurez-vous : les chauffeurs ont tout à perdre (notamment leur licence, et donc leur gagne-pain) s’ils dérobent les affaires de leurs clients.
Mieux vaut réserver la veille pour les longs trajets. Vous pourrez ainsi choisir une bonne place à l’avance. En dehors des grandes villes, les chauffeurs acceptent parfois de passer prendre les clients à leur hôtel au moment du départ.
Pour les voyages plus courts et plus réguliers, rendez-vous à la gare des taxis-brousse le jour même. De nombreux départs ont lieu le matin vers 8h.

Tarifs

Le gouvernement fixe les tarifs pour chaque voyage. Ils sont très bon marché pour les visiteurs étrangers mais de plus en plus chers pour la population locale, à cause du prix très élevé du carburant, qui se répercute sur les tarifs des taxis-brousse (le gasoil coûte quasiment 1 € le litre, le sans-plomb 1,20 €, des fortunes ramenées au niveau de vie dans le pays !). Tous les véhicules de même catégorie, allant dans la même direction, vous demanderont la même somme. Un taxi-be, plus agréable, ou un minibus, plus rapide, réclameront parfois une contribution un peu plus élevée.
Les touristes sont rarement victimes de vendeurs ou de rabatteurs malhonnêtes qui surfacturent. Il arrive en revanche que l’on vous fasse payer la totalité du parcours, même si vous descendez en chemin. Si vous avez un doute, demandez à un Malgache ce qu’il paie (selon la loi, les prix des transports publics terrestres sont identiques pour tout le monde) ou consultez la liste des tarifs officiels, théoriquement disponible.
Les tarifs tiennent compte de la distance, du temps de trajet et de l’état de la route. Ils sont détaillés dans les pages régionales de ce guide. 

Transports rapides

Quelques compagnies privées proposent depuis peu des liaisons rapides, avec places réservées à l’avance, vers Mahajanga, Tamatave ou Soanierana-Ivongo. Ils sont plus chers mais nettement plus confortables, et partent à heures fixes. 

Routes

L’ex-président Ravalomanana avait fait de la réhabilitation du réseau routier du pays l’une de ses priorités. Cet effort, largement soutenu par les bailleurs de fonds internationaux, a porté ses fruits dans certaines régions (Ambanja-Ankify, plateau de l’Horombe, Sambava-Antalaha, Fianarantsoa-Ranomafana, axe RN4-RN6) mais le réseau routier malgache reste très en deçà des attentes. Sur un réseau praticable d’environ 30 000 km, seulement 6 000 km sont goudronnés (dont des portions criblées de nids-de-poule). Le restant laisse une large part à la latérite, à la boue, au sable et aux pierres.
Les principaux axes asphaltés quittent la capitale en direction de l’est, du sud et du nord. Il s’agit de la RN2 (Antananarivo-Tamatave), de la RN5 jusqu’à Soanierana-Ivongo, de l’axe RN4-RN6 vers Mahajanga et Diégo-Suarez, et enfin de la RN7, qui relie la capitale à Tuléar. La RN45 (vers Ranomafana) et certains tronçons de la côte est sont également bitumés et en bon état.
D’autres “routes nationales” malgaches n’ont de RN que le nom. Citons par exemple la RN5a entre Ambilobe et Vohémar ou la RN13 entre Ihosy et Ambovombe (vers Fort-Dauphin), qu’un lecteur a comparée avec justesse à un “torrent de boue solidifiée”. Ces dernières, et bien d’autres, doivent être réservées aux voyageurs motivés ou, mieux, aux 4x4. De nombreuses routes deviennent impraticables pendant la saison des pluies, de novembre à mars. Certaines régions, surtout le long de la côte est (entre Soanierana-Ivongo et Maroantsetra et de Vangaindrano à Fort-Dauphin) subissent également les effets du climat pluvieux, qui les rend impraticables une partie de l’année.
Renseignez-vous toujours avant de partir si vous avez un doute. 

Train

Le pays compte quatre lignes ferroviaires datant de l’époque coloniale : Antananarivo-Tamatave, Antananarivo-Antsirabe, Antananarivo-Moramanga-Tamatave et Fianarantsoa-Manakara. Le réseau de voies ferrées, long de 850 km, est géré par la société Madarail, qui donne la priorité au trafic de marchandises. À l’heure où nous écrivons ces lignes, seule les lignes Fianarantsoa-Manakara et le tronçon Moramanga-Tamatave sont ouverts aux passagers sur une base régulière.
La ligne Fianarantsoa-Manakara, baptisée FCE, est la plus célèbre auprès de visiteurs. Elle offre une expérience exceptionnelle pour son ambiance et ses paysages, mais connaissait de nombreux retards lors de notre dernier passage (voir l’encadré p. 99).
La ligne Dia Soa relie Moramanga à Tamatave via Andasibe. Elle dessert aussi Ambila-Lemaitso et la localité isolée d’Ambatondrazaka. Le matériel est dans un relatif bon état.
Une curiosité circule également sur le réseau ferroviaire depuis la capitale : la micheline Viko-Viko. Vestige des années 1930, cet autorail à pneus de 19 places circule une fois par mois entre Antananarivo, Ambatoloana (accès au lac Mantasoa), Andasibe et Antsirabe. Les dates de départ sont disponibles auprès de Madarail (dans la gare de Soarano à Antananarivo) et sur son site internet (www.madarail.mg).
Si vous êtes un groupe, il est possible de privatiser certains trains.

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