Île Maurice et Rodrigues : Culture

Arts, coutumes, langue de l'île Maurice

Métissée et multiculturelle, la société mauricienne, malgré son histoire mouvementée, reste un exemple de coexistence pacifique entre communautés.

Coutumes

Les us et coutumes mauriciens ne causent guère de contraintes aux voyageurs. Respectez cependant quelques règles. En premier lieu, réservez les maillots de bain pour la plage. Vous pouvez en effet choquer les Mauriciens, ou les provoquer, en vous promenant dans cette tenue en d’autres lieux. Un voyageur nous a signalé que ses amis mauriciens n’ont aucune considération pour quelqu’un qui se promène torse nu ou en short, et ils le qualifient de “foo-soo-koor”. C’est qu’il n’existe à leurs yeux que trois raisons de se montrer ainsi en public : être fou, saoul, ou dans sa cour. Il est par ailleurs interdit de se baigner nu.
L’île Maurice compte un grand nombre de mosquées, d’églises et de temples hindous. Surveillez votre tenue vestimentaire et évitez les tenues trop décontractées dans les sites religieux. Dans certains lieux de culte, notamment les mosquées et les temples hindous, il faut se déchausser avant d’entrer.

Langue

Trilingues, les Mauriciens jonglent sans difficulté entre le créole, le français et l'anglais. L'anglais et le français se partagent le statut de langue officielle. La première a la faveur des politiciens et des hommes d'affaires. La seconde est d'usage dans les milieux culturels et la presse. Les Mauriciens s'adressent généralement aux visiteurs en français. Si une certaine proportion d'Indo-Mauriciens parlent le bhojpuri, dérivé d'un dialecte hindi, le créole reste la langue de la vie quotidienne. Il présente des similarités avec le français et le créole parlé dans d'autres îles de l'océan Indien. Jugez plutôt :
Comment ça va ? : Ki manière ?
Bien merci : Mon byen, mersi
Je ne comprends pas : Mo pas comprend
D'accord : Correc
Pas d'accord : Pas correc
Il, elle : Li
Avez-vous... ? : Ou éna... ?
J'aimerais... : Mo oulé...
J'ai soif : Mo soif
À votre santé ! : Tapeta !
Fantastique ! : Formidabe !

Nourriture

La cuisine mauricienne, on pouvait s'y attendre, se situe au carrefour des traditions indienne, chinoise, créole et européenne. Le poisson, les fruits de mer, le curry, le gingembre, la coriandre et le riz en sont les ingrédients de base. Le poulpe au massalé illustre bien ce mariage de saveurs : le poulpe est bouilli à la créole, cuisiné avec un mélange d'épices indien et servi avec des épinards à la chinoise et du riz.
Les rougails et carris sont le pilier de la cuisine créole mauricienne. Il s'agit de porc, de poulet, de fruits de mer ou encore de poisson cuisiné dans un fond de sauce à base de tomates et d'oignons, relevé d'ail, de gingembre et de piment pilés, servi avec du riz et des lentilles.
Les samossas (en-cas triangulaires au curry, farcis et frits), bouchées de viande et autres spécialités d'origine chinoise ou indienne sont vendus par de nombreux marchands ambulants.

Religion

L'hindouisme est la principale religion de l'île, où l'on dénombre 150 temples dédiés à ce culte. Le catholicisme et l'islam sont répandus dans une plus faible proportion. Vous verrez sans doute à deux pas les uns des autres, une mosquée, une église et un temple hindou se partager les fidèles du coin.

Arts

À la fois danse et musique, le séga est la forme artistique la plus répandue de l'île. Il se danse en faisant glisser les pieds sur le sol sans jamais les lever. La simplicité apparente de cette danse trouve son origine dans le fait que le sable empêchait de faire des pas sophistiqués. Quant à la musique, elle mêle ses origines africaines à des accents de salsa latino-américaine et de calypso des Caraïbes. Aujourd'hui, le séga est concurrencé par le seggae, qui intègre des accents de reggae jamaïcain. La chanson Anita, de Ti-Frère (mort en 1992), est devenue un classique.
Côté littérature, l'île Maurice s'est longtemps illustrée sous la plume d'écrivains occidentaux. Citons par exemple Charles Baudelaire, Mark Twain et Joseph Conrad. Le premier à écrit son poème À une dame créole à Pamplemousses. Le troisième a donné l'île comme décor à l'une de ses nouvelles, A Smile of Fortune. Le roman de Bernardin de Saint-Pierre, Paul et Virginie, a utilisé le naufrage du Saint-Géran comme toile de fond. Comment parler de Maurice sans évoquer aussi J.M.G. Le Clézio (Le Chercheur d'Or, Voyage à Rodrigues) dont la famille maternelle était originaire de l'île et qui s'est servi de ses souvenirs d'enfance pour enrichir son imaginaire. Un renouveau de la littérature créole a cependant vu le jour à partir des années 1970 autour de René Asgarally et de Ramesh Ramdoyal.

Mis à jour le : 12 mars 2014
Vizeat

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