Djibouti : Culture

Culture et traditions à Djibouti

Les Djiboutiens sont des gens charmants, respectueux et très hospitaliers, une caractéristique qui trouve son origine dans la culture nomade traditionnelles des deux principaux groupes ethniques, les Afars et les Issas. Malgré un mode de vie de plus en plus sédentaire, la plupart des Djiboutiens vivant en ville restent étroitement attachés à leur passé nomade.
L’un des éléments les plus frappants de la vie à Djibouti est l’omniprésence du qat (une feuille que l’on mâche pour son pouvoir stimulant). L’existence de la plupart des hommes adultes semble tourner presque entièrement autour de la consommation de ce narcotique léger. Chaque jour, ils retrouvent leur cercle d’amis dans des lieux dédiés, les mabraz, pour “brouter”. On estime que 10% seulement des femmes consomment régulièrement cette plante.
Djibouti compte 900 000 habitants, dont 35% d’Afars et 60% d’Issas. Ces deux groupes sont musulmans. Le reste de la population est composé d’Arabes et d’Européens. Les Issas sont majoritaires dans le sud du pays et les Afars dans le nord. Les tensions ethniques entre les deux communautés ont atteint leur paroxysme en 1991, lorsque des rebelles afars ont déclenché une guerre civile dans le nord. Un accord de paix a été négocié en 1994 mais les rancœurs ne sont pas totalement apaisées.

Coutumes à Djibouti

Si les Français n'hésitent pas à porter des shorts, les Djiboutiens, en revanche, portent des pantalons ou des futa, la version djiboutienne du sarong. Les femmes portent des longues robes ou des jupes discrètes, et s'enroulent dans un tissu très fin et très coloré, appelé shalma. Les Djiboutiens consomment du qat en quantité. Le qat est une plante cultivée sur les hauts plateaux, aux effets légèrement euphorisants. Tous les jours à 13h, le pays est en effervescence lorsqu'arrive l'avion en provenance d'Éthiopie, chargé de sa précieuse cargaison. Une heure plus tard, les feuilles de qat sont en vente dans les rues ou au marché, cachées sous des tissus humides.

Langue de djibouti

L'arabe et le français sont les deux langues officielles.

Nourriture à djibouti

La cuisine servie dans les restaurants est d'influence française, mais la nourriture que l'on trouve dans les rues est typique d'Afrique du Nord. Les ingrédients les plus couramment utilisés incluent les lentilles, le pain, ainsi que le poulet, le cabri et le poisson frit. Les poissons de la Mer Rouge, grillés ou cuits dans une sauce épicée, sont délicieux. Comme dans la plupart des pays musulmans, l'alcool n'est pas en vente libre.

Religion à djibouti

Presque la totalité de la population est musulmane. Reste que la culture ancestrale afar ou somali, avec les pratiques qui lui sont propres, continue à perdurer. La tolérance est la règle ; le fondamentalisme est inconnu.

Arts à djibouti

La danse est l'une des principales formes d'expression artistique à Djibouti. Lors des célébrations commémorant l'indépendance, le 27 juin, on peut assister à de très beaux spectacles dans tous les villages. Hommes et femmes portent des costumes traditionnels richement décorés. Dans le nord, les femmes ont le visage partiellement recouvert de parures en or. Traditionnellement, la danse est intégrée dans la culture des pasteurs afars et somalis. À chaque grand événement de la vie (naissance, circoncision, mariage, etc.) correspond un type de danse. L'accompagnement musical, plus sobre, se limite généralement à un tambour et à un chœur, rythmés par les applaudissements.
Djibouti est un pays de tradition orale. De plus en plus, des contes, des légendes et des romans sont publiés en français.
Les plus belles productions artisanales sont les poignards, que les bergers dans l'arrière-pays portent toujours à la ceinture. La vannerie est également attrayante, notamment les nattes, colorées, aux motifs symboliques complexes, appelées fiddima, que l'on peut rouler facilement pour les transporter.
 

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