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Publié le 04/09/2026 9 minutes de lecture
Partir en safari en Tanzanie, c’est découvrir certains des paysages et des scènes animalières les plus spectaculaires d’Afrique : les immenses plaines du Serengeti, les éléphants de Tarangire, les lions du cratère du Ngorongoro ou encore les troupeaux de gnous de la Grande Migration.
Mais entre les saisons, les différents parcs et des prix qui peuvent varier considérablement, organiser son voyage à presque tout du casse-tête. Voici donc tous nos conseils pour préparer au mieux votre voyage et profiter pleinement de votre safari en Tanzanie !
Quelle est la meilleure période pour faire un safari en Tanzanie ?
Choisir quand partir en Tanzanie ne consiste pas seulement à chercher les mois où la météo est la plus favorable. Au fil de l’année, les pluies rythment la savane, déplacent les troupeaux et transforment les conditions d’observation. Une même région peut ainsi offrir deux expériences très différentes à quelques mois d’intervalle.
La meilleure période dépend donc avant tout de ce que l’on souhaite vivre sur place : suivre les mouvements de la Grande Migration, observer les prédateurs, découvrir la savane lorsqu’elle retrouve ses couleurs ou profiter de parcs moins fréquentés.
De juin à octobre : la grande saison sèche
De juin à octobre, la Tanzanie entre dans sa principale saison sèche. Les pluies deviennent rares, les herbes jaunissent progressivement et les feuillages s’éclaircissent. Dans de nombreux parcs, ces conditions facilitent considérablement l’observation des animaux, qui se rapprochent des derniers points d’eau permanents.
Tarangire est particulièrement intéressant à cette période. Les éléphants, buffles, girafes et nombreuses antilopes se concentrent autour de la rivière Tarangire à mesure que les autres sources d’eau disparaissent. Les parcs plus reculés, comme Katavi, deviennent eux aussi beaucoup plus accessibles et spectaculaires pendant les mois secs.
C’est également la meilleure période pour envisager un safari à pied, les conditions étant plus favorables pour évoluer dans la brousse.
Cette facilité a toutefois un prix. Juillet, août et septembre correspondent à une forte fréquentation touristique. Les lodges et les camps les mieux placés affichent souvent complet et les tarifs atteignent leur niveau le plus élevé, notamment dans le Serengeti et autour du Ngorongoro.
De janvier à mars : la saison des naissances
Entre janvier et mars, le sud du Serengeti devient l’une des régions les plus intéressantes du pays. Les grands troupeaux de gnous se concentrent alors dans les plaines méridionales et autour de Ndutu, où l’herbe fraîche fournit les conditions idéales pour les mises bas.
Cette période attire les voyageurs qui souhaitent observer la vie animale dans ce qu’elle a de plus intense. Les jeunes gnous font leurs premiers pas quelques minutes après leur naissance, tandis que lions, guépards et hyènes profitent de cette abondance de proies vulnérables.
Les saisons des pluies : faut-il vraiment les éviter ?
Les saisons des pluies souffrent d’une réputation souvent excessive. Elles rendent certains trajets plus compliqués et peuvent transformer les pistes en véritables bourbiers, mais elles ne signifient pas que les animaux disparaissent ou que tout safari devient impossible.
Entre mars et mai, les pluies sont généralement plus importantes. Certaines régions deviennent difficiles d’accès et quelques camps ferment temporairement. Elle offre néanmoins plusieurs avantages. Les paysages sont verdoyants, les lumières changent rapidement après les averses et la fréquentation baisse nettement dans les parcs les plus connus. Les tarifs des hébergements peuvent également être plus doux.
Les petites pluies de novembre et parfois de décembre sont généralement moins contraignantes. Les averses sont souvent ponctuelles et n’occupent pas forcément toute la journée. Pour ceux qui souhaitent éviter la haute saison sans voyager pendant les mois les plus arrosés, cette période peut constituer un bon compromis.
Grande Migration en Tanzanie : quand et où l’observer ?
La Grande Migration est souvent présentée comme un événement unique, alors qu’il s’agit en réalité d’un déplacement permanent de centaines de milliers d’herbivores à travers l’écosystème du Serengeti et du Masai Mara. Les troupeaux avancent en fonction des pluies, de l’état des pâturages et de la disponibilité de l’eau.
Concrètement, ce sont surtout des gnous, accompagnés de zèbres et de gazelles, que l’on vient observer. De décembre à mars, ils envahissent les plaines du sud du Serengeti et de Ndutu.
À mesure que la saison avance, les animaux remontent vers le centre puis l’ouest du parc. En été, ils gagnent le nord du Serengeti, jusqu’à la rivière Mara. C’est là que peuvent avoir lieu les traversées les plus spectaculaires, lorsque des centaines de gnous se lancent brusquement dans l’eau, suivis par les zèbres, tandis que les crocodiles attendent en contrebas.
À partir de novembre, les premières pluies les attirent de nouveau vers le sud. Il faut toutefois garder en tête qu’aucune date n’est parfaitement fixe : la migration suit la météo. Le plus important est donc de choisir le bon secteur du Serengeti selon vos dates de voyage.
Combien coûte un safari en Tanzanie ?
Le prix d’un safari en Tanzanie varie considérablement selon le niveau de confort, la saison, et les parcs visités. Il faut généralement prévoir entre 250 et plus de 1 000 $ par personne et par jour, hors vols internationaux. Le Serengeti et le Ngorongoro font partie des étapes les plus coûteuses, en raison notamment des droits d’accès, des longues distances et du prix des hébergements situés au cœur des zones protégées.
La plupart des safaris organisés comprennent le 4x4 avec chauffeur-guide, les droits d’entrée dans les parcs, l’hébergement et les repas. L’eau potable est désormais souvent fournie, mais les boissons alcoolisées, les pourboires, certaines activités, les vols intérieurs et les dépenses personnelles restent généralement à la charge du voyageur. Un survol du Serengeti en montgolfière, un safari à pied ou une sortie en bateau peuvent ainsi venir alourdir le budget.
Safari petit budget : à partir de 250 $ par jour
Pour un safari économique en Tanzanie, comptez environ 250 à 350 $ par personne et par jour. Les formules les moins chères reposent généralement sur un véhicule partagé, des hébergements simples ou du camping et un itinéraire assez standardisé. Le confort est plus sommaire, mais l’accès aux grands parcs et l’observation des animaux restent les mêmes.
Le principal compromis concerne la liberté. Dans un groupe, il faut partager les horaires, les arrêts et le temps consacré à chaque observation. Les hébergements peuvent également être situés à l’extérieur des parcs, ce qui implique parfois davantage de route le matin et en fin de journée.
Safari milieu de gamme : environ 400 à 700 $ par jour
C’est la formule qui offre généralement le meilleur équilibre entre confort et immersion. Pour environ 400 à 700 $ par personne et par jour, on peut séjourner dans de bons lodges ou camps de toile avec salle de bains privée, bénéficier d’une pension complète et, selon le programme et le nombre de voyageurs, disposer d’un véhicule privé.
À ce niveau de prix, l’emplacement de l’hébergement devient essentiel. Un camp bien situé dans le Serengeti permet de partir en safari dès l’aube sans passer une partie de la journée sur les routes d’accès. Mieux vaut donc privilégier la localisation et la qualité du guide plutôt qu’un lodge plus luxueux mais éloigné des meilleures zones d’observation.
Safari haut de gamme : à partir de 800 $ par jour
Un safari de luxe commence généralement autour de 800 $ par personne et par jour et peut facilement dépasser 1 500 $ dans les camps les plus exclusifs. Les safaris avec transferts en avion, suites privées, petits camps isolés et service très personnalisé peuvent atteindre des montants encore supérieurs.
La différence ne tient pas seulement au standing de la chambre. Les établissements haut de gamme occupent souvent des emplacements privilégiés, disposent de peu de tentes et proposent davantage de flexibilité dans l’organisation des journées. Les vols entre les parcs permettent également d’éviter de longues heures de route et de consacrer davantage de temps au safari.
Les plus beaux parcs et réserves où faire un safari en Tanzanie
Des plaines ouvertes du Serengeti aux forêts qui plongent dans le lac Tanganyika, les safaris en Tanzanie ne se ressemblent pas. Le nord concentre les paysages et les animaux les plus emblématiques du pays, tandis que le sud et l’ouest séduisent par leur caractère beaucoup plus sauvage. Le choix dépend donc autant des espèces que l’on souhaite observer que de l’ambiance recherchée.
Le Serengeti, pour les grands espaces et la migration
Le Serengeti est l’image même du safari africain : une savane qui semble se prolonger jusqu’à l’horizon, traversée par les gnous, les zèbres et les gazelles, avec parfois un lion couché dans les herbes ou un guépard scrutant la plaine depuis une termitière.
Ici, la faune offre un spectacle fascinant en toute saison. Il faut juste prévoir suffisamment de temps pour explorer les richesses infinies de l'un des plus beaux parcs nationaux au monde.
Le Ngorongoro, pour la concentration exceptionnelle d’animaux
Descendre dans le cratère du Ngorongoro donne l’impression d’entrer dans un monde à part. Au pied des parois volcaniques vivent toute l’année zèbres, gnous, buffles, hippopotames, hyènes et lions, dans un territoire suffisamment ouvert pour multiplier les observations au cours d’une même journée.
Le Ngorongoro est également l’un des endroits où l’on peut espérer apercevoir le très rare rhinocéros noir. Cette concentration exceptionnelle d’animaux explique sa popularité : mieux vaut descendre tôt dans le cratère pour profiter pleinement du paysage et de la faune.
Tarangire, pour les éléphants et les baobabs
Tarangire possède une topographie immédiatement reconnaissable. D’immenses baobabs dominent la savane tandis que les éléphants avancent entre les arbres, parfois en familles nombreuses avec les petits au milieu du groupe.
Le parc est particulièrement spectaculaire pendant la saison sèche, lorsque la rivière Tarangire devient un point de rendez-vous pour les animaux. Zèbres, gnous, buffles, girafes et antilopes viennent chercher l’eau, attirant à leur tour les prédateurs.
Nyerere et Ruaha, pour un safari plus confidentiel
Dans le sud de la Tanzanie, Nyerere et Ruaha s’adressent à ceux qui veulent retrouver la sensation d’être seuls dans le bush. Nyerere se déploie autour de la rivière Rufiji, où le safari peut se poursuivre sur l’eau entre hippopotames, crocodiles et éléphants venus boire. Lions et léopards y vivent également, mais le parc est surtout réputé pour ses lycaons, devenus rares dans une grande partie de l’Afrique.
Ruaha est plus sec, plus brut, et traversé par la Great Ruaha River. C’est un excellent choix pour un deuxième safari en Tanzanie ou pour ceux qui privilégient la tranquillité aux grands classiques du nord.
Le parc national de Gombe, sur les traces des chimpanzés
Gombe ne ressemble à aucun autre safari de Tanzanie. Ici, pas de longues journées en 4x4 au milieu de la savane : on marche dans une forêt escarpée au bord du lac Tanganyika à la recherche des chimpanzés.
C’est dans ces montagnes couvertes de végétation que Jane Goodall a commencé ses recherches sur les chimpanzés en 1960. Aujourd’hui encore, l’expérience consiste à progresser à pied avec un guide avant de pouvoir observer ces primates dans leur environnement naturel. Colobes rouges, babouins et autres singes peuplent également la forêt.
Rubondo, pour les hippopotames et oiseaux aquatiques du lac Victoria
Rubondo change complètement de décor. Installé sur une île couverte de forêt au milieu du lac Victoria, le parc mêle plages sauvages, marais, roselières et criques où la vie se concentre au bord de l’eau. C’est surtout un remarquable territoire pour observer les oiseaux aquatiques.
Hérons, aigrettes, cormorans, pélicans et martins-pêcheurs fréquentent les berges, tandis que les papyrus et les zones marécageuses abritent une multitude d’autres espèces. Une sortie en bateau permet de longer ces rives animées et d'apercevoir hippopotames et crocodiles.
Selous, pour les crocodiles et les grands cours d’eau
Selous révèle une autre facette du safari tanzanien, dominée par les rivières, les lacs et les vastes zones humides. C’est dans ces eaux que l’on observe les crocodiles, souvent immobiles sur les berges avant de disparaître brusquement sous la surface, tandis que les hippopotames occupent les chenaux et que les éléphants viennent boire à quelques mètres du rivage.
Les sorties en bateau permettent d’approcher les rives lentement et de découvrir la faune sous un angle totalement différent.
Organiser son safari : les choix qui changent vraiment l’expérience
Le prix ne doit pas être le seul critère pour choisir un safari. Hébergement, qualité du véhicule, compétences du guide ou rythme des journées ont une influence directe sur l’expérience et sur les possibilités d’observer la faune.
Safari privé ou petit groupe
Un safari privé offre davantage de liberté : rythme des journées, temps passé devant les animaux, horaires de départ et choix des étapes. Un safari en petit groupe est plus économique et convivial, mais impose un programme commun. Pour un premier voyage, les deux formules se valent : tout dépend du budget et du niveau de flexibilité recherché.
Lodge ou camp de toile
Les lodges privilégient le confort, avec des chambres en dur, des espaces communs et souvent une piscine. Les camps de toile offrent une expérience plus proche de la nature, parfois au cœur même des zones de safari. Certains camps sont très luxueux : dormir sous toile ne signifie donc pas forcément renoncer au confort.
Les vols intérieurs : quand sont-ils vraiment utiles ?
Les vols intérieurs en Tanzanie sont particulièrement intéressants pour rejoindre ou quitter le Serengeti, notamment lorsque le temps de voyage est limité. Ils permettent d’éviter de longues heures de route et de consacrer davantage de temps aux safaris. Sur un itinéraire plus long, les trajets terrestres restent toutefois intéressants pour découvrir progressivement les paysages du nord du pays.
Pourquoi le choix du guide est décisif
Un bon ranger ne se contente pas de conduire. Il veille sur votre sécurité, sait repérer les animaux, interpréter leurs comportements, choisir les bonnes pistes et adapter la journée aux conditions sur place. Son expérience et sa connaissance du terrain peuvent faire toute la différence entre un safari agréable et une expérience réellement mémorable.
Safari en Tanzanie et Zanzibar : une bonne combinaison ?
Oui, mais seulement si vous avez assez de temps pour ne sacrifier ni le safari ni Zanzibar. Sur un voyage court, ajouter l’archipel oblige souvent à réduire le nombre de nuits dans les parcs, alors que le Serengeti mérite plusieurs jours à lui seul.
À partir de 12 à 14 jours, l’équilibre devient plus intéressant : une semaine consacrée au safari permet de découvrir le nord de la Tanzanie sans courir, avant de terminer par quelques jours à Zanzibar.
L’intérêt de cette combinaison tient aussi au contraste entre les deux étapes. Après les départs matinaux, les pistes et les longues journées d’observation, Zanzibar offre un rythme beaucoup plus lent.
Pour éviter de perdre une grande partie de la journée en transferts, les liaisons aériennes entre certaines pistes du Serengeti (Seronera ou Kogatende) et Zanzibar sont particulièrement pratiques. Elles permettent de passer presque directement de la savane à l’océan, sans avoir à revenir jusqu’à Arusha par la route. Selon la compagnie et la saison, le vol peut toutefois comporter une courte escale intermédiaire.
Cet article publié en 2013 a été mis à jour en septembre 2026.
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