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Idées de voyage

Islande : guide de la Route circulaire

Mis à jour le : 20 novembre 2017

Carte

Nul besoin de vous en vouloir, cher voyageur intrépide, si Reykjavík est la seule grande ville d'Islande de votre connaissance. En dehors de la capitale, le pays ne recense guère de villes de plus de 10 000 habitants. Pas évident de planifier sa visite quand le territoire se résume pour 99 % à de vastes contrées inconnues.
 
Fort heureusement, la Route circulaire, bien balisée, fait le tour de l’île et dessert bon nombre de ses sites majeurs. Les 1 300 km de cette route essentiellement bitumée (à ne pas confondre avec le Cercle d’or) forment l’axe principal du pays, duquel partent des routes secondaires reliant les destinations plus reculées. 

Quand partir

Si la Route circulaire reste accessible toute l’année, les routes secondaires ferment durant les mois les plus froids. Pour avoir accès à tous les recoins de l’île, mieux vaut tabler sur les mois de juillet et août, même si la plupart des routes rouvrent dès la fin mai et le mois de juin.
Si vous prévoyez de circuler en voiture, consultez les sites www.vegagerdin.is pour vous informer des fermetures de route, et www.vegur.is pour les prévisions météo. 

Dans quel sens ?

Peu importe le sens dans lequel vous emprunterez la Route circulaire, les paysages se dévoilent avec la même intensité dans l’un comme dans l’autre. Toutefois si vous voyagez en fin d’été (de juillet à fin septembre), il est recommandé de privilégier le sens des aiguilles d’une montre en commençant par le Nord, les beaux jours s’attardant davantage dans le Sud.

En combien de temps ?

Si vous deviez faire le tour de la Route circulaire sans vous arrêter, cela vous prendrait environ 16 h durant les mois les plus chauds. Si vous disposez d’une semaine pour visiter le pays, il vous faut donc compter une moyenne de 2 heures 30 de conduite par jour. Ça peut sembler beaucoup, mais c’est sans compter sur la beauté des paysages, grâce à laquelle on ne sent pas le temps passer. Nous recommandons aux voyageurs prévoyant un itinéraire de moins de sept ou huit jours de se concentrer sur une ou deux régions plutôt que de chercher à tout voir.


Certaines routes d'Islande ne sont accessibles qu'en 4x4, mais mènent vers des paysages hors du commun. Photo : Lukas 

En voiture

La voiture est de loin le meilleur mode de transport pour explorer l’Islande. Sans surprise, c’est également le plus cher.

Louer une voiture

Bergþor Karlsson, le responsable général de Bílaleiga Akureyrar (Europcar; www.holdur.is) à Reykjavík, recommande de s’y prendre le plus tôt possible pour bénéficier de bons tarifs. Internet est votre meilleur outil de recherche, mais il convient de toujours s’assurer que le nom de l’agence de location apparaît bien sur la réservation, et de vérifier que le prix indiqué comprend tout. Il est souvent plus simple de passer par des agences de renommée internationale.

Morceler l’itinéraire

Il est essentiel, lorsque l’on emprunte la Route circulaire, de l’envisager comme une ligne directrice offrant la possibilité de nombreux et mémorables détours. Nous vous recommandons de choisir 5 petites étapes sur la route afin de morceler le voyage, le plus simple étant sans doute d’en sélectionner une dans chacune des régions traversées par la Route circulaire : l’Ouest, le Nord, l’Est, le Sud-est et le Sud-ouest (les plus pressés pourront sauter une nuitée dans le Sud-est). Si la durée de votre séjour le permet, restez plusieurs nuits dans chacune de ces villes-étapes afin d’explorer les meilleurs détours  et activités de la région avant de passer à la suivante.

Routes F

En Islande, les routes F (routes de montagne) sont la garantie d’une aventure hors du commun. Elles conduisent aux recoins les plus spectaculaires et les plus isolés de l’île, mais leurs nids-de-poule les rendent inaccessibles à la plupart des voitures. Si vous prévoyez d’emprunter une route F, il est impératif de conduire un 4x4 digne de ce nom. Avec ce type d’engin, vous aurez la possibilité de quitter la Route circulaire pour couper par les routes intérieures.

En bus

En raison d’un service limité, le bus est une option bien moins pratique que le véhicule de location. Si cela reste la solution la plus économique pour les personnes voyageant en solo, il faut compter deux fois plus de temps pour se déplacer qu’en véhicule privé, avec le risque de passer l’essentiel de son séjour à observer le paysage à travers une vitre rayée.
À titre indicatif, le prix d’un forfait de bus permettant à deux voyageurs de faire le tour de l’île dans un sens équivaut à celui de la location (sans l’essence) d’une voiture pour 4 ou 5 jours. 


On peut parcourir la Route circulaire à vélo, mais ce n'est pas une mince affaire ! Photo : Eveline

À vélo

Loin de nous l’envie d’anéantir vos projets de vacances actives, mais les cyclistes risquent d’en baver plus que prévu sur la Route circulaire. Goudronnée dans sa majeure partie, elle n’est cependant pas assez large pour garantir une distance confortable du trafic routier. En outre, les longues lignes droites incitent les automobilistes à accélérer, soulevant poussière et débris sur leur passage. Le vélo est en revanche un excellent moyen d’explorer des régions plus rurales.

En stop et covoiturage

La manière la plus économique de se déplacer le long de la route circulaire est le stop. De nombreuses auberges disposent de panneaux de petites annonces pour les voyageurs cherchant une place en voiture ou en proposant une en échange d’une participation au prix de l’essence. Jetez également un œil au site www.samferda.is, un panneau virtuel de petites annonces. En été, le stop marche assez bien sur toute la longueur de la Route circulaire.
 
Photo top : la route circulaire, Rick Harrison

evaneos