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France : 10 restaurants historiques

Mis à jour le : 9 janvier 2017

Carte

Asseyez-vous autour d'une table, et songez que des personnages illustres vous ont précédé… Vous êtes dans le même décor ; peu de choses ont changé. Peut-être même ont-ils mangé exactement ce que vous voulez commander… « – Garçon ! »
 

1. La Cigale, Nantes (Loire-Atlantique)

Cette institution nantaise a été classée monument historique pour son beau décor Art nouveau. Ouverte en 1895 sur la place de l'Opéra de Nantes, le théâtre Graslin, elle a réservé ses tables à de grands noms de la littérature comme André Breton ou Jacques Prévert. Le cinéaste Jacques Demy y tourna des scènes de son film Lola. Le service brasserie est correct, tout comme les fruits de mer, une spécialité de la maison, mais il vaut mieux privilégier le moment du petit-déjeuner ou celui du goûter (les prix y sont plus raisonnables) pour admirer les céramiques d'Émile Libaudière en toute quiétude.
02 51 84 94 94 ; www.lacigale.com. Non loin de là, le magnifique passage Pommeraye, galerie marchande sur trois étages datant des années 1840, également filmé par Jacques Demy, vaut le détour (il est situé entre la rue de la Fosse et la rue Santeuil).


 
 

2. Les Mille Colonnes, Draguignan (Var)

L'endroit est historique. Sa généalogie remonte à l'année 1318 ! À partir du XVe siècle, ses murs accueillirent l'auberge des Trois Rois, qui pendant deux siècles offrit le gîte et le couvert aux voyageurs sur la route de Grasse. Les boiseries et le décor de miroir qui démultiplie les colonnes sont de 1837. Aujourd'hui, c'est un estaminet plein de vie, ouvrant sur une placette typiquement provençale, classé « café historique et patrimonial ».
La terrasse, sur la jolie petite place aux Herbes, est très agréable (04 94 68 52 58).
 
 

3. Chez Chartier (Paris)

Fondé en 1896 dans un ancien hall de gare, et classé monument historique, cet établissement est l'un des derniers authentiques bouillons de la capitale. La cuisine, qui n'a pas changé depuis des années (choucroute alsacienne, tripes à la mode de Caen, langue de veau sauce gribiche, etc.) est idéale pour se revigorer. Les serveurs en gilet noir et long tablier blanc ainsi que le cadre ne font qu'ajouter au charme du lieu (admirez les splendides porte-chapeaux en cuivre). À l'heure du déjeuner règne un joyeux vacarme. Attendez-vous à patienter un peu sous le porche et à partager votre table.
01 47 70 86 29 : www.restaurant-chartier.com ; 7 rue du Faubourg-Montmartre, 9e arr. ; ouvert tous les jours de 11h30 à 22h. Le service est rapide.


 
 

4. Miremont, Biarritz (Pyrénées-Atlantiques)

Ce salon de thé mythique est une institution depuis 1880. Il était à l'époque le point de rencontre de nombreuses têtes couronnées, comme le roi Édouard VII d'Angleterre, le roi d'Espagne Alphonse XIII, la reine Nathalie de Serbie ou encore la reine Amélie du Portugal. On peut y déjeuner ou en rapporter quelques pâtisseries, mais c'est surtout à l'heure du goûter que l'on s'y presse pour accéder aux meilleures tables : celles qui bordent l'immense baie vitrée et qui donnent sur le casino municipal, la grande plage, l'hôtel du palais et le phare.
Le catalogue des chocolats et caramels vendus en ligne met déjà l'eau à la bouche (miremont-biarritz.com).


 
 

5. Winstub Zuem Strissel, Strasbourg (Bas-Rhin)

Le Strissel n'est pas seulement un bon restaurant de spécialités alsaciennes qui a nourri les grands de ce monde. Cest aussi le plus ancien de Strasbourg (1395). Idéalement situé entre la cathédrale et la rivière de l'Ill, il accueillait les réunions des corporations de métiers (bateliers, sculpteurs, cordiers, etc.) dès le Moyen Âge. Témoignent de cette époque les somptueux vitraux ainsi que la colonne à tête de béliers, à l'entrée, rappelant le nom de l'époque : « zum Widderer » (au Bélier).
Le restaurant dispose d'un four à tarte flambée (flammekueche). La carte des plats alsaciens est relativement complète (5 place de la Grande-Boucherie, 03 88 32 14 73 ; www.strissel.fr).


 
 

6. Café-comptoir Abel, Lyon (Rhône)

Situé sous la « voûte d'Ainay », dans le 2e arrondissement de Lyon, à deux pas des quais de Saône, le café-comptoir Abel est resté dans son jus. Ancienne dépendance de la basilique Saint-Martin-d'Ainay, datant du XIIe siècle, c'est le plus vieux, et peut-être le plus authentique des bistrots de la ville. Sa décoration mêle parquets cirés, carrelages anciens, plafonds à la française, tableaux et objets chinés çà et là par les maîtres des lieux successifs. Quant à sa cuisine lyonnaise typique, elle n'enlève rien au charme des lieux, bien au contraire.
Bertrand Tavernier y tourna plusieurs scènes du film L'Horloger de Saint-Paul(www.cafecomptoirabel.fr).


 
 

7. La mère Poulard, Mont-Saint-Michel (Manche)

On n'est pas Mère Poulard sans casser des œufs : la cuisinière de la fin du XIXe siècle a en effet gagné sa notoriété en préparant en un tour de main des omelettes cuites au feu de bois et goûtues, qu'elle servait elle-même au voyageur arrivé inopinément dans son auberge à la faveur de la marée et nécessitant prompte pitance. Évidemment, si la Mère Poulard était également appréciée pour l'accueil familial qu'elle réservait aux pèlerins, il est difficile aujourd'hui de retrouver autant de chaleur dans l'enseigne devenue excessivement touristique, mais on peut toujours y déguster l'omelette préparée à l'ancienne dans son récipient de cuivre.
La Mère Poulard était aussi reconnue pour ses autres plats ; la boutique du restaurant vend des livres de ses recettes (www.merepoulard.com).
 
 
 

8. Les Deux Garçons, Aix-en-Provence (Bouches-du-Rhône)

Pas de séjour à Aix-en-Provence sans faire une petite escale dans ce café-brasserie, le plus célèbre et le plus ancien de la ville, stratégiquement situé sur le cours Mirabeau, très passant. Jadis rendez-vous des intellectuels et quartier général de Cézanne, cet endroit chic, fondé en 1792 par deux garçons de café, fait partie des nombreux établissements où il fait bon se montrer et observer les passants.
04 42 26 00 51 ; www.les2garcons.fr ; 53 cours Mirabeau ; ouvert tous les jours.


 
 

9. L'Excelsior, Nancy (Meurthe-et-Moselle)

Face à la gare, L'Excelsior, aujourd'hui centenaire, est un véritable chef-d'œuvre de l'école de Nancy. Vous ne pouvez pas manquer sa façade typique Art nouveau. Réalisée par les architectes Weissenburger et Mienville, cette brasserie mythique n'a pas changé de décor depuis 1911 : magnifiques verrières serties de cuivre de Grüber, mosaïques au sol de Pèlerin, fougères en stuc au plafond des sculpteurs Galetier et Burtin, mobilier en acajou de Majorelle, luminaires réalisés par Daum… Un cadre idéal pour goûter de bonnes spécialités lorraines, à base de mirabelles ou de bergamote, au milieu du ballet virevoltant des serveurs.
La formule express à 26 € ou le menu à 32 € permettent de bénéficier d'un décor exceptionnel pour un prix raisonnable (www.brasserie-excelsior.com).


 
 

10. Les Vapeurs, Trouville-sur-mer (Calvados)

Si son nom évoque le bateau emblématique des années 1920 qui ont vu son ouverture, « Les Vapeurs » cultive surtout l'atmosphère d'opulente brasserie festive qui a fait sa réputation au lendemain de la Seconde Guerre mondiale. Il règne ici une effervescence d'établissement parisien haut de gamme, mais ne vous y trompez pas, la spécialité de la maison ne se limite pas au gratin qui la fréquente – on y croise facilement des acteurs français toute l'année, et américains au moment du Festival de Deauville : sise en face du port, la brasserie offre naturellement des produits de la mer frais, sans parler des spécialités normandes de première main qu'elle propose, de la tarte Tatin aux fromages.
Copie quasi conforme de son illustre aînée, une seconde brasserie a ouvert juste à côté des Vapeurs, et c'est tout naturellement qu'elle se nomme… les Voiles (www.lesvapeurs.fr).