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Idées de voyage

Aruba, l'île aux mille plaisirs

Texte par

Alicia Johnson (Traduit par Yann Champion)

Mis à jour le : 22 octobre 2019

Carte

De ses plages de sable blanc léchées par des eaux turquoise aux terres arides du parc national d’Arikok, Aruba est un patchwork de cultures et de paysages. Pour preuve de sa diversité culturelle, l’“île heureuse”, ou “One happy island”, tel qu’Aruba est surnommée, est une île où quatre langues sont parlées : le néerlandais, l’espagnol, l’anglais et le papiamento, langue des populations indigènes de l’île.

Les paysages de l’île ne sont pas moins diversifiés : c’est une terre où poussent à la fois des cactus et des palmiers. Pour les visiteurs, ce kaléidoscope de peuples et de biodiversité est l’assurance de ne jamais manquer de choses à faire sur cette île longue de 120 km.

Vous êtes gourmands ?

Le mariage des influences néerlandaise, espagnole, anglaise et américaine peut entraîner la naissance de plats particulièrement savoureux. Pour une expérience typiquement locale, il y a Zeerovers, restaurant littéralement installé au-dessus de l’eau, avec plusieurs petits bateaux amarrés au quai. La carte est appétissante, bien que sans trop de chichis : poisson fraîchement pêché, gambas, bananes plantain et frites. C’est le genre d’adresse décontractée où l’on prend plaisir à manger avec les doigts.
Avec ses tables et ses chaises élégamment drapées de blanc, le Papiamento Restaurant est installé dans une cunucu (ferme) centenaire entourée de grands arbres et de verdure, avec au centre une piscine carrelée dont l’eau scintille la nuit. Les clients peuvent en principe s’y baigner, mais mieux vaut tout de même demander l’autorisation auparavant. La carte est vaste, allant des côtes d’agneau grillées à une cassolette de poisson, crabe et coquilles Saint-Jacques au champagne. Le Keeshi Yena, un plat local traditionnel avec beaucoup de fromage, est une valeur sûre qui plaît toujours.
Le Local Store est un endroit où deux mondes se rencontrent. Les hamburgers, les ailes de poulet et les frites donnent à la carte un côté américain, mais ils y côtoient un grand choix de bières artisanales locales typiques d’Aruba.

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L’intérieur de l’île est un terrain de jeu idéal pour les accros à l’adrénaline.

Envie d’aventure ?

Vous aimez les sensations fortes ? Que diriez-vous de vous installer à l’arrière d’un vieux 4x4 que votre chauffeur fera slalomer dans les dunes de la côte nord d’Aruba en vous faisant décoller de votre siège ? Les accros à l’adrénaline pourront aussi choisir de visiter les endroits les plus emblématiques de l’île à bord d’un quad (avec ou sans chauffeur). 
Aruba est une île principalement plate, mais pour ceux qui l’explorent à pied et qui aimeraient un peu de relief, il y a le mont Hooiberg (“meule de foin”). S’élevant à 165 m au-dessus du niveau de la mer, cette formation volcanique est accessible via un escalier de 587 marches qui conduisent à son sommet et un petit belvédère est installé à mi-chemin. À visiter de préférence le matin, lorsque les températures ne sont pas trop élevées, et en n’oubliant pas d’apporter beaucoup d’eau.

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San Nicolas est rempli d’œuvres d’art, comme cet iguane de métal, œuvre de l’artiste Bordalo II

Envie d’art ?

Oubliez les musées poussiéreux : à San Nicolas, la “Sunrise City” (“ville du lever du soleil”), l’art est à chaque coin de rue. Des entrées de bibliothèques, des murs de commerces et même certains bancs dans les parcs sont couverts de fresques colorées ou encore d’installations, comme cet iguane gigantesque fabriqué à partir de débris métalliques par l’artiste Bordalo II.
Si vous préférez mettre la main à la pâte, le Cosecha Creative Center propose des cours d’art aux visiteurs dans ses locaux de San Nicolas. Vous pouvez consulter le calendrier des ateliers prévus en ligne ou, si vous êtes en groupe assez conséquent, réserver un cours privé avec un artiste local. Vous trouverez aussi sur place une boutique où acheter des œuvres d’art, des bijoux ou des vêtements créés par des artisans locaux.

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Eagle Beach compte parmi les plages les plus prisées d’Aruba

Besoin de détente ?

Il arrive parfois que le farniente soit la seule activité envisagée. Aruba ne manque pas de belles plages, mais la plus emblématique est sans doute Eagle Beach, avec son sable blanc, ses eaux cristallines et ses vagues tranquilles.
Pour échapper aux foules, direction Arashi Beach, sur la côte nord-ouest, qui est idéale pour le snorkeling (plongée avec tuba), mais pour une expérience vraiment unique en son genre, essayez Black Stone Beach, dans le parc national d’Arikok. Même si les eaux ne se prêtent pas à la baignade, l’endroit est particulièrement agréable pour poser sa serviette.
Si vous souhaitez passer une journée sur la mer des Caraïbes, vous pouvez réserver une excursion auprès de l’un des bateaux amarrés à la Renaissance Marina à Oranjestad. Elles comprennent en général les repas, les boissons et du snorkeling. Et si vous avez vraiment de la chance, un membre d’équipage à quatre pattes pourra même être présent pour assurer tout le divertissement nécessaire.

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Tout autour de l’île, les visiteurs peuvent trouver des bassins naturels alliant la beauté d’une côte rocheuse à la chaleur des eaux caribéennes.

Vous aimez les sports aquatiques ?

Si la simple baignade dans les eaux caribéennes ne suffit pas à vous combler, vous trouverez à Aruba tout un choix d’activités aquatiques. Il n’y a qu’à Aruba que les visiteurs peuvent explorer l’épave engloutie d’un cargo allemand de 1939 long de plus de 120 m. Reposant à 20 m de fond, à moins de 500 m de la côte, l’épave de l’Antilla, plus grande épave à explorer des Caraïbes, est une attraction prisée aussi bien des plongeurs que des amateurs de snorkeling.
L’île abrite aussi d’autres épaves prisées des plongeurs, comme celle du cargo Jane C et les avions côte à côte situés non loin de Renaissance Island. L’espace protégé de la barrière de corail d’Aruba offre aussi aux plongeurs l’occasion d’observer de près la vie sous-marine. Parmi les spots les plus prisés, citons Mangel Halto, Seagrass Fields et Punta Basora.
Les vents puissants qui viennent frapper l’île s’avèrent très intéressants pour les pratiquants (plus ou moins chevronnés) de planche à voile et de kitesurf. Fisherman Huts, à Hadicurari Beach, est la destination de prédilection des débutants qui souhaitent prendre des cours, même s’il est généralement possible d’en prendre près de tous les hôtels en bord de plage. Et après une journée de “cours”, direction Boca Grandi, du côté est de la pointe sud, pour admirer les riders plus expérimentés.
Il n’existe qu’un seul moyen d’entrer dans les eaux chaudes du Natural Pool (“bassin naturel”) à Boca : sauter depuis les rochers ! Bon, d’accord, il est aussi possible d’y arriver tranquillement, mais où est le plaisir ?
Accessible en 4x4 ou en quad, le Natural Pool de Boca est resté un secret jalousement gardé durant des années. Il faut s’armer de courage et passer par une échelle en bois, ainsi que quelques rochers glissants et coupants pour rejoindre le bassin. Une destination loin d’être idéale pour un grand groupe et à ne surtout pas tenter sans guide. Situé dans le parc national d’Arikok, le conchi (bassin naturel) est le site le plus populaire de l’île.

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Tradition héritée des pêcheurs de l’île, l’empilement de pierres est aujourd’hui surtout pratiqué par les visiteurs.

Vous êtes mordu d’histoire ?

L’histoire d’Aruba se découvre en grande partie en explorant ses sites naturels. Ainsi, les formations rocheuses d’Ayo, qui surplombent l’endroit où deux grandes routes d’Aruba se rejoignent, étaient un lieu sacré pour les premiers habitants de l’île. Elles étaient si vénérées que lorsque les Espagnols envahirent l’île et cherchèrent à réduire la population en esclavage, beaucoup s’y réfugièrent en espérant que cela les protégerait.
Les vestiges des mines d’or de Bushiribana rappellent la ruée vers l’or que connut l’île au XIXe siècle. Autrefois incroyablement actif, le site n’est désormais plus qu’un amas de pierres battu par les vents. Les vues sont spectaculaires et présentent l’île sous un jour très différent de ce qui s’offre habituellement aux visiteurs.
En face des ruines, vous trouverez une plage où des pierres sont empilées. À l’origine, il s’agissait d’une technique utilisée par les pêcheurs pour repérer les bons coins à poissons, mais ce sens s’est perdu au fil des ans et, désormais, tout le monde empile des pierres, par plaisir ou pour se porter chance (la tradition veut que l’on empile alors sept).


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Qu’ils partent deux mois ou deux ans, ce guide est le compagnon indispensable des grands voyageurs.
 

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