Manzshir Khiid

L'avis de l'auteur Lonely Planet

monastère bouddhique

Мандшир Хийд Pour les 350 moines qui vécurent ici autrefois, l’environnement somptueux au milieu duquel se trouve le monastère (à 1 645 m d’altitude) a certainement été une grande source d’inspiration. Comme la plupart des monastères mongols, celui de Manzshir fut détruit en 1937 par les hommes de Staline ; mais il fut partiellement restauré dans les années 1990. À seulement 6 km au nord-est de Zuunmod et à 46 km en voiture depuis Oulan-Bator, le monastère est une destination idéale pour une escapade d’une demi-journée hors de la capitale. Il pourra aussi servir de point de départ à vos randonnées dans la zone strictement protégée, par exemple en prenant tôt le matin le bus jusqu’ici depuis Oulan-Bator, puis en franchissant les collines à pied.

Le temple principal a été restauré et transformé en musée, mais les autres bâtiments sont toujours en ruine. Le monastère et le musée ne sont pas aussi impressionnants que ceux que l’on peut trouver à Oulan-Bator, mais c’est la belle forêt qui les entoure qui donne tout son charme au site.

En arrivant par le chemin principal depuis Zuunmod, vous devrez vous acquitter d’un droit d’entrée de 5 000 T par personne, comprenant l’accès au musée (2 000 T) et au parc national (3 000 T). Vous devrez acheter les deux billets, même si vous ne souhaitez pas visiter le musée.

La partie principale du parc se situe à quelques kilomètres de l’entrée. S’y côtoient un parking, un magasin, un musée de la Nature poussiéreux, un restaurant (qui n’est pas toujours ouvert) et des yourtes où il est possible de passer la nuit. Ne manquez pas de jeter un coup d’œil à l’énorme chaudron en bronze de deux tonnes, datant de 1726, où l’on pouvait faire cuire jusqu’à dix moutons en même temps.

Les ruines du monastère et son musée sont à quelque 800 m au-dessus du parking. Le musée du monastère renferme des masques de danses sacrées (tsam), des plans de Manzshir et des photos permettant de voir à quoi ressemblait le site avant sa destruction. Une corne de Ganlin, instrument à vent fait de fémurs humains (dont l’origine exacte fait toujours l’objet de controverses) et qui était utilisé par les moines pour discuter avec les mauvais esprits et les chasser, y est également présentée.

Si vous avez du temps, montez en haut des rochers derrière le temple principal, où vous pourrez voir des peintures rupestres bouddhiques datant du XVIIIsiècle. Le point de vue depuis le sommet est encore plus beau et vous vous trouverez au cœur d’une belle forêt de pins.

GPS : 47°45.520’ N, 106°59.675’ E ; 5 000 T ; 9h-crépuscule

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