Jumba la Mtwana

L'avis de l'auteur Lonely Planet

ruines

Ces vestiges swahilis, au nord de Mtwapa Creek, sont presque aussi grandioses que ceux, célèbres, de Gede. Sauf qu’ici, vous serez quasiment seul à les admirer ! Au soleil couchant, on se prend à imaginer des trésors perdus, des fantômes, des pirates ou des cités abandonnées. Une atmosphère mystérieuse enveloppe ces vieux bâtiments, soutenus par des piliers de palétuvier et enlacés par les branches tortueuses d’arbres vieux de 600 ans – probablement les derniers survivants d’une kaya voisine. On découvre des fontaines pour les ablutions et des sols grouillant de mille-pattes et de fourmis légionnaires. Jumba la Mtwana signifie “grande maison des esclaves” et les habitants affirment que c’était un port important de la traite négrière, bien qu’aucun élément de preuve historique tangible ne soutienne cette théorie.

Des écailles de tortue, des cornes de rhinocéros, de l’ambre gris (sécrétion intestinale du cachalot, utilisée en parfumerie) indiquent en revanche que Jumba pratiquait le commerce. En échange, elle recevait de la porcelaine chinoise (des fragments sont visibles dans le sol de certains bâtiments). Remarquez, en haut des murs, les trous qui supportaient les poutres de palétuvier et découvrez les puits de 40 m de profondeur, asséchés, ainsi que la House of Many Doors, qui aurait été une maison d’hôte. La Mosque by the Sea offre un panorama magnifique sur l’océan Indien.

Une stèle près du cimetière adjacent porte l’inscription en arabe : “Chaque âme goûtera la mort”. En dessous, un petit trou représente l’ouverture que les humains doivent emprunter pour rejoindre le paradis. Trois autres mosquées se trouvent sur le site et l’on peut voir que les bâtiments principaux étaient équipés d’importantes installations sanitaires. Une brochure est parfois disponible, et le gardien propose une excellente visite des lieux moyennant un pourboire.

adulte/enfant 500/100 KSh ; 8h-18h

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