St Stephen’s Green

L'avis de l'auteur Lonely Planet

parc

En voyant les groupes d’amis, les amoureux, les familles et les promeneurs solitaires se détendre sur les 9 ha paysagés du poumon vert de Dublin, difficile d’imaginer qu’il s’agissait jadis du lieu d’exécution des sentences par le fouet, le bûcher ou la pendaison.

Le square fut aménagé au milieu du XVIIIe siècle, devenant le centre georgien de Dublin autour duquel furent construits la plupart des édifices qui l’encadrent aujourd’hui. Côté nord, l’ancienne “Beaux Walk” (promenade des dandys), où est installé le Shelbourne , hôtel mondain historique, est toujours l’une des rues les plus réputées de la ville. Non loin se trouve le tout petit Huguenot Cemetery , établi en 1693 par des réfugiés français protestants.

Grilles et portails à verrous furent érigés en 1814 pour privatiser l’espace vert (le droit d’entrée annuel s’élevait à une guinée), mais en 1877, sir Arthur Edward Guinness fit passer une loi au Parlement pour le rouvrir au public. Le philanthrope finança en outre l’aménagement des jardins et bassins du parc central en 1880.

Le Fusiliers’ Arch, au bout de ­Grafton St, est aujourd’hui l’entrée principale du square.

De remarquables œuvres d’art agrémentent les pelouses et les sentiers ; à l’angle nord-est se trouve la plus impressionnante : le monument à Wolfe Tone, le chef de la rébellion avortée de 1798. La palissade de pierres verticales qui entoure la statue a été surnommée “Tonehenge” (allusion à Stonehenge). À cette entrée se tient aussi un mémorial aux victimes de la Grande Famine (1845-1851).

L’espace vert comprend aussi une aire de jeux pour enfants côté est, et un beau kiosque à musique, édifié pour célébrer le jubilé de la reine Victoria en 1887, côté sud. Des musiciens s’y produisent souvent en été. À proximité trône un buste de James Joyce.

aube-crépuscule ; ts ceux du centre-ville, St Stephen’s Green