Yemen : Environnement

Géographie, faune et flore du Yemen

Le Yémen est bordé au nord par l'Arabie saoudite et à l'est par le sultanat d'Oman. Une étroite bande côtière (la Tihama) remonte le long de la mer Rouge, de l'extrême sud du Yémen jusqu'en Arabie au nord. Cette plaine de sable sans relief, qui s'étend sur 20 à 50 km, est de nature tropicale. Elle se termine brutalement sur la chaîne des monts orientaux, dont certains pics dépassent les 3 000 m d'altitude (constituant les plus hauts sommets de la péninsule). Plus à l'est s'étirent les hauts plateaux fertiles qui ont fait la renommée du Yémen. La capitale, Sanaa, occupe le centre du bassin du même nom, à 2 250 m d'altitude. Les sables du désert d'Arabie, le ar-Ruba' al-Khali succèdent progressivement aux plateaux. Son nom signifie le "quart vide". De fait, ce sont les deux-tiers du pays qui sont inhabités, la population se concentrant le long de la côte et des cours d'eau (wadi).

Faune et flore

La faune et la flore du Yémen apparaissent très pauvres. Le climat n'est pas le seul en cause. La combinaison d'une surexploitation de la terre, de la déforestation et de la désertification a porté des coups très durs à l'écosystème local. Avec beaucoup de chance, vous pourrez apercevoir une hyène, un léopard ou un babouin. En revanche, le Yémen dispose d'une très grande variété ornithologique (outre 13 espèces indigènes, il accueille de nombreux oiseaux migrateurs en hiver).
Sur la Tihama, une agriculture intensive a été développée au pied des montagnes, produisant jusqu'à quatre récoltes par an. La végétation est diverse, variant des mangroves et des plantes résistantes au sel le long du littoral aux graminées et aux arbustes épars dans les dunes. Vers l'intérieur, le long des wadi, l'humidité permet aux palmiers et aux acacias de s'épanouir. Les contreforts des plateaux centraux sont essentiellement occupés par la culture des dattes, des mangues, des bananes et des papayes. Les terrasses (entre 1 500 et 2 500 m) sont consacrées aux champs de qat (plante narcotique traditionnelle). Sur les plateaux, les sources favorisent l'exploitation des amandiers, noyers, abricotiers, pêchers, citronniers et autres grenadiers.

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