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Bordeaux : Les Incontournables

À ne pas manquer à Bordeaux

Le triangle d'or

Délimité par le cours Georges-Clemenceau, le cours de l'Intendance et les allées de Tourny, le triangle d'or mérite d'être parcouru à la fois pour son architecture majestueuse et pour ses boutiques rivalisant d'élégance. Point de départ de la balade, la place de la Comédie, avec, de part et d'autre, deux remarquables monuments réalisés d'après les dessins de l'architecte Victor Louis : côté est, le Grand Théâtre et sa magnifique colonnade néoclassique ; côté ouest, la façade non moins somptueuse du Grand Hôtel. Dirigez-vous vers le sud et prenez le cours de l'Intendance. Les aménagements urbains entrepris ces dernières années ont métamorphosé cette voie de circulation : autrefois bruyante et propice aux embouteillages, elle est à présent réservée au tramway et aux piétons. Cela permet d'admirer les hôtels particuliers dont elle est bordée. Remarquez au n°5 les deux atlantes colossaux qui soutiennent le balcon de l'hôtel Acquart. Et au n°6 le majestueux hôtel Pichon (construit au XVIIe siècle, remanié au XIXe), surmonté d'une balustrade. Au n°57, le centre culturel espagnol occupe la demeure où le peintre Francisco Goya vécut ses dernières années, entre 1824 et 1828, et où il entreprit sa série de lithographies Les Taureaux de Bordeaux.
Juste avant d'arriver à la place Gambetta, prenez la rue Montesquieu, sur votre droite. À l'angle de la rue Condillac, jetez un œil à la façade de l'ancien théâtre français, typique de l'architecture révolutionnaire. Faites ensuite un petit crochet par la rue Franklin pour admirer la façade du n°6 : cet ancien théâtre a longtemps abrité le cinéma Jean-Vigo, avant qu'il ne ferme ses portes fin 2008. Poursuivez votre chemin vers la place des Grands-Hommes, aménagée pendant la Révolution ; elle est désormais occupée par une halle moderne, assez peu gracieuse. On est ici au cœur du triangle d'or et les rues alentour comptent certaines des boutiques les plus chics de la ville. À l'angle de la rue Diderot, prenez le passage qui conduit au cloître du couvent des Jacobins, connu sous le nom de Cour Mably, un havre de paix en plein centre-ville ; il fut construit sous la Contre-Réforme à l'emplacement d'un couvent du XIIIe siècle. Après l'avoir traversé, vous déboucherez sur la place du Chapelet, où se dresse l'église Notre-Dame ; sur sa droite, empruntez le très beau passage Sarget (fin XIXe siècle) pour rejoindre le cours de l'Intendance.

Saint-pierre

Quartier le plus touristique de la ville, Saint-Pierre forme un labyrinthe de rues piétonnes des plus agréables à parcourir. D'innombrables cafés, restaurants et boutiques sont établis dans ce périmètre ; cœur historique de la cité, il compte également plusieurs monuments dignes d'intérêt.
Depuis le Grand Théâtre, empruntez la rue Sainte-Catherine, l'artère la plus longue de Bordeaux (1,2 km), qu'elle traverse du nord au sud. Aujourd'hui flanquée de commerces, elle constituait autrefois l'une des deux principales voies romaines du castrum avec la rue Porte-Dijeaux. À leur croisement, la Galerie Bordelaise offre un bel exemple de passage couvert des années 1830, avec sa verrière et ses feuilles d'acanthe. Continuez ensuite à gauche, en suivant la rue Saint-Rémi. Un peu plus bas, prenez la rue Jouannet, sur votre gauche, pour atteindre l'Espace Saint-Rémi), aménagé dans une ancienne église, et jetez un coup d'œil à la place Georges-de-Porto-Riche qui est à la fois jolie et insolite avec ses péripatéticiennes d'un certain âge, assises sur de petites chaises sur le trottoir. De retour dans la rue Saint-Rémi, poursuivez votre chemin jusqu'à la place de la Bourse.
Empruntez la rue Fernand-Philippart, qui mène à la place du Parlement. De là, rejoignez, par la rue du Parlement-Saint-Pierre, la place Saint-Pierre, où se situait le port (au bord de la Devèze, un affluent de la Garonne aujourd'hui souterrain) durant la période gallo-romaine et où fut construite la belle église Saint-Pierre au XIVe siècle. À droite de l'église, prenez la rue des Argentiers puis, sur la droite, le joli passage des Argentiers ; il débouche sur la petite place des Basques et rejoint la rue de la Tour-de-Gassies, par laquelle on revient sur la place Saint-Pierre. Remontez la rue des Bahutiers (remarquez les belles demeures au n°47) avant de tourner à droite dans la rue Maucoudinat qui débouche sur la place Camille-Jullian, très animée (une église y a été reconvertie en cinéma, l'Utopia). De retour dans la rue des Bahutiers, continuez tout droit jusqu'à la rue du Palais-de-l'Ombrière, d'où vous n'êtes plus loin de la porte Cailhau.

Les quais

Les immeubles de pierre blonde qui se dressent le long des quais sur plus d'un kilomètre sont l'une des splendeurs de Bordeaux. Ils forment un ensemble connu sous le nom de « façade Tourny », en référence à l'intendant qui les fit édifier au XVIIIe siècle. Ils bordaient à l'époque la grève du port, qui fut remplacée par des quais maçonnés au XIXe siècle.
Longtemps négligé, cet espace a bénéficié d'une revalorisation particulièrement réussie. Côté façade, les trottoirs ont été généreusement élargis, offrant aux piétons un espace de promenade abrité de la circulation. Côté quais, une promenade de 4,5 km de long épouse la courbe du fleuve. Des jardins, une piste cyclable, un roller skate park, des aires de jeux et un miroir d'eau, face à la place de la Bourse, agrémentent la balade. Du nord au sud se succèdent le quai des Chartrons, l'esplanade des Quinconces, la place de la Bourse, puis la porte Cailhau, la porte de Bourgogne et la porte de la Monnaie.
Le pont de Pierre, dont la construction, décidée par Napoléon Ier, s'acheva en 1822, relie le centre historique à la rive droite, dont les quais offrent un somptueux panorama sur la façade Tourny. Il compte 17 arches ; ses piles et ses arcs sont en pierre de taille, ses voûtes en pierre et en briques.

Le capc

Le Centre d'arts plastiques contemporains de Bordeaux ne mérite pas seulement le détour pour les œuvres qui y sont exposées. Le bâtiment qu'occupe ce musée depuis 1979 – une gigantesque halle (l'entrepôt Lainé, construit en 1824) qui servait à l'origine à stocker divers produits coloniaux – impressionne par ses dimensions. Au rez-de-chaussée, un espace monumental, dominé par plusieurs galeries d'arcades, accueille les expositions temporaires. Le fonds du CAPC comprend plus de 700 œuvres, passant en revue l'art d'avant-garde des années 1960 et 1970 : land art, art conceptuel, art minimal… ; une sélection de ces œuvres est présentée à l'étage (elle change tous les 6 mois environ). Nombre d'œuvres ont été conçues pour le musée lui-même, parmi lesquelles des créations de Christian Boltanski, Annette Messager, Keith Haring ou Robert Combas. Le toit du bâtiment forme une terrasse sur laquelle sont exposées de manière permanente des installations de Richard Long. On y trouve par ailleurs un restaurant, dont la décoration est signée Andrée Putman. Principal pôle culturel des Chartrons, le CAPC a dynamisé le quartier sur le plan artistique, son rayonnement favorisant l'émergence de nombreuses galeries.

La cathédrale saint-andré et la tour pey-berland

Merveille gothique dominant la place Pey-Berland de ses deux tours finement ciselées, la cathédrale fut d'abord une basilique romane, consacrée en 1096 ; l'édifice que l'on peut admirer aujourd'hui fut construit entre le XIIe et le XVIe siècle. Deux mariages royaux y furent célébrés : celui d'Aliénor d'Aquitaine et de Louis VII, futur roi de France, en 1137, et celui de Louis XIII et d'Anne d'Autriche, en 1615.
La cathédrale Saint-André est inscrite sur la liste du patrimoine mondial de l'Unesco depuis 1998. À l'extérieur, le portail Royal (côté nord, en direction de la place Gambetta), d'une grande richesse décorative, représente le Jugement dernier ; notez aussi l'élégance des contreforts, qui donnent à la cathédrale son aspect imposant. À l'intérieur, le chœur élancé, de style gothique rayonnant, se caractérise par ses vitraux et sa hauteur (29 m) ; la nef, plus basse, est en revanche particulièrement large. Cette construction quelque peu hétéroclite s'explique par les différents remaniements entrepris siècle après siècle. Ne manquez pas les belles statues, dont un saint Martial en albâtre, un matériau caractéristique de l'Angleterre médiévale et fréquemment utilisé par les artisans anglais (on peut ainsi voir nombre de statues en albâtre dans les églises de Bordeaux), situé dans le déambulatoire, près du chœur.
À quelques mètres de la cathédrale se dresse son clocher, la tour Pey-Berland, qui fut érigée entre 1440 et 1446. La flèche qui la surmonte date du XIXe siècle, de même que la statue de Notre-Dame-d'Aquitaine, qui brille de mille feux à son sommet depuis qu'elle a été redorée en 2004. Du haut de ses 231 marches, la tour Pey-Berland offre, au cœur de la ville, le plus beau point de vue sur Bordeaux et ses principaux monuments. La vaste place Pey-Berland, redevenue piétonne, est entièrement recouverte de dalles de granit.
En remontant la rue du Commandant-Arnould depuis la place Pey-Berland, on obtient une vue charmante sur la cathédrale, au niveau du croisement avec la rue du Hâ, où vous pourrez aussi jeter un coup d'œil à la jolie façade baroque d'un temple protestant édifié au XVIIe siècle.

Le marché et la basilique Saint-Michel

Commencée au XIVe siècle mais achevée près de 200 ans plus tard, la majestueuse basilique Saint-Michel (lun-sam-dim 10h-12h30, tlj 14h-17h30, messe dim 11h15), inscrite sur la liste du patrimoine mondial de l'Unesco, veille jour et nuit sur la place Canteloup. À l'extérieur, on remarquera le beau portail surmonté d'une rosace ainsi que l'ornementation de style gothique flamboyant. À l'intérieur, plusieurs œuvres sont dignes d'intérêt : une statue de sainte Ursule abritant 11 000 vierges dans la chapelle Sainte-Catherine ; un retable finement sculpté et des panneaux d'albâtre, de tradition anglaise, dans la chapelle Saint-Joseph ; et, presque en face, une belle pietà du XVe siècle. Les seuls vitraux d'origine sont ceux de la chapelle de Mons (3e chapelle après le transept), qui datent du XVIe siècle. Le carillon, qui compte 22 cloches, est l'un des derniers d'Aquitaine.
Dans une ambiance populaire et cosmopolite, le marché Saint-Michel se tient au pied de la basilique, le samedi matin (alimentation et vêtements), le dimanche matin (fripiers et brocanteurs) et le lundi matin (vêtements) : autant de rendez-vous animés à ne pas manquer !

Le jardin public

Ses péristyles et ses terrasses, son jardin botanique et son cours d'eau font de ce grand parc un délice du genre. Aménagé à l'initiative de l'intendant Tourny et achevé en 1756, il comprenait à l'origine une école d'équitation et un espace dédié au jeu de paume. Il fut réaménagé en parc à l'anglaise au XIXe siècle. De nos jours, le Jardin public a toujours la faveur des Bordelais. S'il est moins grand que le Parc bordelais, à Caudéran, ses 12 hectares en font malgré tout un magnifique espace vert, qui plus est situé à deux pas du centre-ville. Au moindre rayon de soleil, ses vastes pelouses se transforment en terrain de jeux pour les uns, de détente pour les autres. On y emmène les enfants observer les cygnes, les oies et les canards, faire un tour de manège ou assister au spectacle de Guignol (4 € ; mer, sam-dim et vacances scolaires 15h30). Petits et grands apprécieront une pause goûter au Café de l'Orangerie, installé sous l'un des péristyles, près de l'entrée principale, côté cours de Verdun. Il est particulièrement agréable de venir y profiter du soleil aux beaux jours. Dans le jardin même, l'hôtel de Lisleferme (1770) abrite la collection d'animaux naturalisés du Muséum d'histoire naturelle.

La base sous-marine

Énorme quadrilatère de béton ancré au bord des bassins à flots, la base sous-marine ne passe pas inaperçue. Cette immense base militaire, dont la construction fut entreprise par les Allemands en 1941, devait abriter une quinzaine de sous-marins, mais ne fut jamais achevée. Ses épais murs de béton (de 5,35 à 6 m) forment aujourd'hui les contours du lieu culturel le plus insolite de la ville. Si l'eau saumâtre et le vent s'engouffrant à l'intérieur confèrent à l'endroit un aspect solennel et glaçant au premier abord, les jeux de lumière et l'aménagement de salles d'exposition et de spectacle lui ont apporté une touche avant-gardiste des plus séduisantes. Une partie de l'espace, le « couloir histoire », est consacrée à la présentation de la construction de cette forteresse, l'autre est réservée à l'organisation d'expositions temporaires et de spectacles.
Pour vous y rendre en voiture, suivez les quais vers le nord jusqu'à Bacalan. Au niveau des entrepôts, prenez la rue Lucien-Faure sur votre gauche. Une fois parvenu place de Latule, tournez à droite dans l'avenue Alfred-Daney et continuez sur 500 m. En tramway, le plus simple est de prendre la ligne C jusqu'à l'arrêt « Place Ravezies » et, de là, de prendre le bus n°9 jusqu'à l'arrêt « Tourville » ; vous pouvez aussi prendre la ligne B et longer les quais jusqu'à l'arrêt « Bassins à flots » puis continuer à pied.

 

Mis à jour le : 27 septembre 2016

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