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Arménie : Les Incontournables

Le meilleur de l'Arménie

Erevan

Erevan (ԵՐԵՎԱՆ) est indéniablement le centre culturel, économique et politique du pays. Et pourtant, il y règne comme un air de vacances perpétuelles. Tout l’été, les Erevanais se baladent sur les grands boulevards. Les uns ont revêtu leurs plus beaux atours, les autres conduisent des bolides, d’autres encore conversent autour d’un verre à la terrasse d’un café donnant sur un parc.
Le cœur historique recèle de superbes édifices russes du XIXe siècle. On y trouve également des “ceintures verte” et de jolies places en brique. Les zones périphériques ont conservé une allure d’architecture soviétique. Ces vastes étendues urbaines sont toutefois bornées par des gorges et des monts escarpés. Si les musées et monuments sont à même d’occuper le visiteur quelques jours, le plus grand charme d’Erevan, ce sont ses habitants. La vie de la rue semble à la croisée des chemins entre Marseille, l’Arménie rurale et la vieille ville de Beyrouth. Quant à la vie culturelle, elle semble d’autant plus intense que la ville est petite. Elle abonde pourtant en salles de théâtre et de concert, galeries d’art et discothèques où entendre de la musique live.
Située au cœur géographique du pays, Erevan fait une base idéale pour explorer d’autres régions. On peut même découvrir en excursion d’une journée le lac Sevan, le mont Aragats et Vayots Dzor.

Vallée de Yeghegis

La magnifique vallée de Yeghegis (prononcez “yer-ghiz”), flanquée d’imposants sommets, abrite une concentration rare d’églises. Avec les vallées environnantes, elle mérite amplement une journée ou deux de visite.
Pour rejoindre ce secteur, il faut quitter l’autoroute Erevan-Goris à Getap en direction du nord. Au bout de 12 km, prenez à droite (vers l’est) en direction du village de Shatin. Les sites touristiques sont bien indiqués en bord de route.
À 2 km de Shatin, une route bifurque de la vallée vers l’ouest et Artabuynk. Environ 1 km après le village d’Artabuynk, un panneau indique à droite le monastère de Tsakhatskar. Datant du Xe siècle, il s’agit d’un ensemble de ruines d’églises et d’anciens khatchkars (croix en pierre). Depuis le cours d’eau, gravissez la piste principale à droite (côté de la vallée planté de pylônes électriques). Le monastère finit par apparaître sur la gauche.
En quittant le monastère, redescendez par le même chemin. À l’embranchement, gravissez la pente située à gauche jusqu’à la forteresse de Smbataberd. Il faut compter environ une demi-heure. De l’autre côté de Smbataberd, on a vue sur la vallée de Yeghegis.
On rejoint le village de Yeghegis en empruntant l’embranchement de droite après Shatin (c’est-à-dire en s’éloignant d’Artabuynk). Ce village semble habité depuis toujours. Il compte quelques églises, dont la très inhabituelle Surp Zorats. Les fidèles s’y rassemblaient devant un autel extérieur. On pense que ce parvis a été créé afin de bénir soldats et chevaux avant leur départ pour les champs de bataille.

Dilijan

On la surnomme la “Suisse arménienne”. C’est peut-être un peu exagéré, en tout cas, Dilijan et ses paysages alpins sont l’une des régions les plus plaisantes du pays.
À l’époque soviétique, cinéastes, compositeurs, artistes et écrivains venaient chercher l’inspiration dans ce refuge paisible. Aujourd’hui, c’est un site touristique doté d’un quartier historique réhabilité et d’excellents B&B.
De fait, les beautés naturelles de la région nourrissent l’imaginaire. De luxuriantes forêts de chênes et de charmes entourent la ville. Plus loin se dessine la silhouette de pics enneigés. En été, on voit passer les troupeaux qui redescendent des pâturages de montagne. Dans les forêts d’arbres à feuilles caduques, les habitants cueillent champignons et herbes sauvages. Toits de tuiles pentus, poutres en bois, et ravissantes constructions aux airs de maison en pin d’épices caractérisent l’architecture locale. Même les monuments de style soviétique ont une certaine élégance.
Enfin, les belles églises de Haghartsin et Goshavank sont facilement accessibles en excursion d’une journée.

Echmiadzin

Echmiadzin est le saint-siège de l’Église apostolique arménienne. C’est là que Grégoire Ier l’Illuminateur (Surp Grigor Lusavorich) eut la vision divine d’un rayon de lumière tombant sur la terre, et construisit la première Mayr Tachar (Église Mère d’Arménie). Pour les chrétiens arméniens, Echmiadzin (Descente du Fils unique de Dieu) est de la plus haute importance. Parfois orthographiée Ejmiatsin ou Etchmiadzin, elle fut la capitale de l’Arménie de 180 à 340, lorsque le christianisme devint la religion de la nation arménienne. Le siège des catholicos erra à travers l’ouest du pays des siècles durant, puis revint à la Mayr Tachar en 1441. Cette cathédrale fut d’ailleurs amplement remaniée au XVe siècle. Si elle s’est ornée de nouveaux clochers au fil des 400 dernières années, sa partie centrale reste très semblable à la vision qu’en a eue saint Grégoire. Le palais du Catholicos, situé devant, est la demeure de Garéguine II. Patriarche suprême depuis novembre 1999, il est le plus haut dignitaire de l’Église apostolique arménienne, vieille de 1 700 ans.

Canyon du Debed

Ce canyon est un haut lieu de l’histoire et de la culture. Presque tous les villages le long du fleuve Debed ont une église, une chapelle, un vieux fort ou quelques khatchkars à proximité. Les touristes viennent essentiellement pour Haghpat et Sanahin, deux monastères classés au patrimoine mondial de l’Unesco. Mais il y a bien d’autres sites à découvrir. Il faut toutefois savoir que les infrastructures de l’ère soviétique sont très visibles. Câbles électriques et voies ferrées traversent le canyon, et Alaverdi compte une affreuse mine de cuivre. De plus, la route qui passe par le canyon est très fréquentée. C’est l’axe principal entre l’Arménie et la Géorgie. Côté infrastructures touristiques, on trouve un luxueux hôtel Tufenkian ainsi que quelques B&B à Alaverdi et Sanahin.

Monastère de Geghard

Tirant son nom de la lance qui perça le flanc du Christ lors de sa crucifixion, le monastère de Geghard se dresse dans un profond canyon, à 9 km de Garni. La Sainte Lance, autrefois conservée ici,  fait aujourd’hui partie du trésor sacré d’Echmiadzin.
Selon la légende, le monastère de Geghard aurait été fondé au IVe siècle. La plus ancienne des églises troglodytiques, celle de saint Grégoire, remonte au VIIe siècle. Jadis appelé Ayrivank (“monastère rupestre”), Geghard fut incendié pendant l’invasion arabe en 923.
En approchant du complexe monastique, regardez en haut à gauche pour apercevoir les grottes creusées par les moines pour en faire des cellules. Les arbres du coin portent souvent des bandelettes de tissu, tout comme ceux situés près du fleuve, de l’autre côté du monastère. On raconte que les gens disent une prière ou font un vœu, puis attachent un morceau de tissu à un arbre proche du monastère. Ils s’assurent ainsi d’être exaucés.

Monastère de Tatev

Érigé sur une forteresse naturelle en pierre, en lisière du canyon du Vorotan, Tatev est aussi éblouissant que les autres sites du Lori classés par l’Unesco. La vue plongeante sur la gorge embrasse les sommets du Karabakh.
Les évêques de Syunik construisirent l’église principale, Surp Poghos-Petros  (Saints-Paul-et-Pierre), au IXe siècle afin d’y abriter d’importantes reliques. On retrouve quelques indices de la présence de fresques, de sculptures et de portraits des principaux donateurs sur son flanc nord. Blottie contre elle se trouve Surp Grigor (Saint-Grégoire), église du XIe siècle. Une chapelle miniaturisée de main de maître surplombe l’entrée. Les fortifications, ajoutées au XVIIe siècle, ont été restaurées. Elles renferment quantité de salles à manger, de tours et de bibliothèques. À son apogée, quelque 600 moines vivaient et travaillaient à Tatev. Icône du pays, Surp Grigor Tatevatsi  (saint Grégoire de Tatev, 1346-1409), est inhumé ici.
Dans la cour, repérez le pilier octogonal de 8 m coiffé d’un khatchkar. Par ses oscillations, ce monument du IXe siècle aurait paraît-il permis de prédire les séismes, ou de signaler le grondement des sabots à l’approche des armées d’envahisseurs.

Lac Sevan

Perché à 1 900 m d’altitude, l’immensité bleue du Sevana Lich (lac Sevan) s’étend sur 80 km de long et sur 30 km à son point le plus large. Sa superficie totale est de 940 km². C’est le refuge idéal pour échapper à la torride chaleur estivale d’Erevan. Changeant de couleur avec le temps, le lac se pare de toutes les nuances allant du bleu azur étincelant au bleu sombre. Ses eaux douces sont très poissonneuses. On y trouve notamment l’ishkhan (truite royale ou saumonée). Celle-ci tient son nom de la rangée de taches qui forment comme une couronne sur sa tête.

Mont Aragats

Presque toute l’année, le sommet de la plus haute montagne d’Arménie est enneigé. Aussi, mieux vaut entamer l’ascension de ce volcan éteint en juillet, août ou septembre. Attention toutefois : même en août, les nuages peuvent obscurcir le cratère dès 10h du matin. Il faut donc se mettre en route le plus tôt possible. La plupart des randonneurs commencent l’ascension à 5h. Le plus méridional des quatre sommets (3 893 m) est d’accès relativement facile pour les randonneurs inexpérimentés. En revanche, le plus septentrional (4 090 m), plus ardu, nécessite de traverser un champ de neige (réservé aux randonneurs chevronnés). Pour plus de précisions, consultez la page Internet consacré au mont Aragats sur www.armeniapedia.org.

 

Mis à jour le : 8 avril 2014

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