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Tibet : Comment circuler

Les infrastructures tibétaines se sont rapidement développées ces dernières années. Si, dans certaines régions, on trouve encore un patchwork de routes accidentées, la plupart des principaux axes sont aujourd’hui goudronnés.

Avion

Le Tibet a beau être l’une des plus grandes provinces de Chine, les vols au sein de la Région autonome du Tibet sont rares, et il peut être difficile de se procurer des billets. Il y a des aéroports
à Lhassa, Nyingtri, Chamdo, Ali et Shigatse. Hormis celui de Lhassa, ces aéroports sont d’un intérêt limité pour les touristes, et la plupart ne sont pas accessibles aux étrangers.

Auto-stop

L’auto-stop n’est jamais une pratique entièrement sûre quel que soit le pays.
Si vous faites de l’auto-stop au Tibet, vous avez donc décidé de ne pas vous soumettre aux obligations concernant les permis et la participation à des circuits organisés officiels, et de courir le risque de payer une amende, voire de vous faire expulser par le Bureau de la sécurité publique (BSP). Actuellement, l’une des difficultés majeures concernant l’auto-stop est tout simplement de dénicher quelqu’un qui veuille bien vous prendre à son bord.
Les conducteurs se montrent très réticents car les autorités infligent de lourdes amendes à quiconque transporte des voyageurs étrangers, et elles peuvent même leur confisquer leur permis de conduire.
Cependant, les choses changent. On peut ainsi parfois monter dans un camion de pèlerins ou dans un camion transportant les participants d’un circuit organisé.

Transports locaux

Les transports en commun urbains ne fonctionnent vraiment qu’à Lhassa et Shigatse. Les bus circulent sur des lignes déterminées et le trajet coûte la somme fixe de 1 ¥.
Il y a des cyclo-pousses à Lhassa, Gyantse, Shigatse et Bayi. Deux inconvénients cependant : il faut énormément négocier, et souvent, la course est aussi chère, voire plus, qu’une course en taxi.
Du fait de l’imprégnation de l’économie chinoise, il y a maintenant un grand nombre de taxis dans la plupart des villes, même à Ali dans le Tibet occidental. À Lhassa, le prix moyen est de 10 ¥, davantage pour une excursion hors de la ville, à destination par exemple du monastère de Drepung. Des taxis de passagers empruntant un itinéraire fixe (prix de la course au siège occupé) circulent entre plusieurs villes, dont Lhassa et Tsetang.
Les tracteurs sont aussi une option pour les courts trajets dans les zones rurales, en particulier la vallée du Yarlung. Moyennant quelques yuans, les conducteurs sont en principe assez contents de transporter des passagers à l’arrière. Sachez toutefois qu’un trajet de plus de 10 minutes devient rapidement très inconfortable, à moins de circuler sur une route goudronnée.

Vélo

Les cyclistes effectuant de longs périples, en majorité des Chinois, sont de plus en plus nombreux sur les routes du Tibet, surtout sur la route de l’Amitié et sur la route 318 dans l’est du pays. Pour les voyageurs étrangers, le cyclotourisme n’est plus l’aventure libre et facile qu’il était auparavant, puisque les cyclistes doivent eux aussi engager un guide, qui les suivra à bord d’une voiture-balai.
La plupart des cyclotouristes apportent leur propre vélo. Quelques-uns toutefois achètent un VTT en Chine ou à Lhassa. Aujourd’hui, il est possible d’acheter un VTT fabriqué en Chine (ou mieux encore à Taïwan) dans la capitale tibétaine. Dans l’ensemble, ils sont dans un état plutôt correct, mais il convient de vérifier tout particulièrement les vitesses et les freins. Quoi qu’il en soit, ne vous attendez pas à une qualité digne des vélos en vente dans votre pays d’origine, et pensez à emporter une bonne provision de pièces détachées. À Katmandou,
le prix des vélos à la revente est relativement élevé.

Permis

Il est actuellement impossible de circuler à vélo en indépendant où que ce soit au Tibet. Il faut donc participer à un “circuit organisé”. Concrètement, cela signifie que l’on est suivi par un guide et une voiture-balai. Le cyclotourisme ne requiert aucun permis spécifique, ce qui ne dispense pas de se procurer les permis habituels comme si l’on se déplaçait en 4x4.

Dangers et désagréments

Se déplacer à vélo au Tibet n’est pas une activité à prendre à la légère. Les chiens constituent une nuisance majeure dans les lieux les plus reculés. Il arrive également que des enfants jettent des pierres aux cyclistes. Enfin, il faut aussi être très vigilant en raison de la conduite pour le moins chaotique des chauffeurs
de véhicules divers.
Portez toujours un casque et des gants légers en cuir. Quand le temps le permet, tâchez de porter des vêtements protégeant le plus possible toutes les parties du corps. Il va sans dire qu’il faut aussi se munir d’une bonne trousse de secours.

Mis à jour le : 31 juillet 2015

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