Malaisie

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Malaisie : Sports et activités

Que faire en Malaisie ?

Quelle jungle, au sens propre du mot ! Restée en grande partie dans son état d’origine, la forêt tropicale humide, l’une des plus anciennes au monde, invite inéluctablement à la randonnée, que ce soit en Malaisie, à Singapour ou au Brunei. La nature déploie ici un immense éventail de possibilités, de la simple promenade sur sentier balisé à l’expédition de plusieurs jours où l’on taille pratiquement son chemin en pleine forêt vierge. Toutefois, si cela ne tente pas l’aventurier qui est en vous, il reste bien des montagnes à escalader, des grottes à explorer, des mers tropicales foisonnantes de vie marine où plonger, des vagues à négocier en surf ou à la voile, des cours d’eau à explorer en kayak, des eaux vives à descendre en rafting.

Trekking 

Pouvez-vous imaginer ce qu’était la vie il y a 100 millions d’années ? Le trekking au plus profond des jungles de la région vous en donnera une idée, car les profonds changements climatiques dus à l’ère glaciaire n’ont pas affecté la forêt primaire. D’importantes portions de forêt tropicale humide constituent désormais des parcs nationaux exempts de toute activité commerciale, à l’exception du tourisme.
Établi par les Britanniques en 1938, le premier parc national de Malaisie fait aujourd’hui partie du Taman Negara, à cheval sur les États de Terengganu, de Kelantan et de Pahang. À ce joyau s’ajoutent 27 parcs nationaux et régionaux, dont pas moins de 23 sur la partie malaise de Bornéo. Ce réseau se complète de multiples réserves et sanctuaires protégeant la forêt, les oiseaux, les mammifères, la faune et la flore marines. Au cœur même de Kuala Lumpur, on arpente volontiers la Bukit Nanas Forest Reserve ou bien, au nord de la ville, le fantastique réseau de sentiers forestiers et le pont suspendu du Forestry Research Institute of Malaysia (FRIM).
À Brunei, seul 1 km2 sur les 500 km2 du parc national d’Ulu Temburong est accessible au public, mais quel régal ! C’est l’une des plus sublimes étendues de forêt primaire de la région. Même à Singapour, on peut randonner : le National Parks Board gère 10% du territoire de l’île, soit plus de 50 parcs d’importance et 4 réserves naturelles, dont la Bukit Timah Nature Reserve.

Quand partir

La région connaît des mois plus ou moins humides. Le réchauffement climatique a affecté le cycle des moussons et les précipitations varient fortement d’une année à l’autre. Peu importent donc les dates et votre destination, vous serez très probablement mouillé – et si ce n’est pas par la pluie, ce sera à force de transpirer !
Ce qui compte, en revanche, ce sont les flots touristiques et la présence ou non de voyageurs cherchant comme vous un guide expérimenté et un hébergement. L’affluence touristique se répartit en trois grands flux : les voyageurs de l’hémisphère Nord viennent souvent en été – pour un trek en juillet et août, il faut donc réserver ; les Chinois arrivent au moment de leur Nouvel An – grande période de voyage pour eux – et les Japonais préfèrent leur “Golden Week”, entre fin avril et début mai.

Permis, guides et réservations

Nombre de parcs nationaux et de sites naturels remarquables appliquent un modeste droit d’entrée (10 RM environ). Dans de rares cas, vous devrez, pour randonner, escalader ou pêcher, acquérir un permis et louer les services d’un guide. En particulier, les règles sont très strictes pour les visiteurs au mont Kinabalu, ainsi qu’au parc national du Gunung Mulu.
Dans la plupart des parcs, trouver un hébergement ne présente guère de difficulté ni de limitation sur le plan pécuniaire, la gamme des propositions s’étendant de l’auberge de jeunesse au complexe hôtelier de luxe. Tant pour les transports que l’hébergement, la privatisation des services va croissant, d’où l’obligation de réserver et de verser des arrhes à des opérateurs privés. 
Il existe dans nombre de parcs des sentiers fort bien balisés autorisant des parcours en solo sans aucun problème. Mais c’est une tout autre affaire sur les itinéraires de plusieurs jours, pour lesquels il semble fou, dans nombre de cas, de ne pas faire appel aux services d’un guide local, car l’on ne trouve pas la moindre forme de carte de randonnée ni le moindre balisage sur les sentiers reculés. Les guides de qualité savent adapter le parcours à vos capacités et vous encourager dans la difficulté. Pour mesurer votre adaptation au milieu tropical, faites un “galop d’essai” en suivant une courte randonnée guidée avant de vous lancer dans une expédition où vous devrez dormir dans la jungle.
Dans le Sabah, à Brunei et au Sarawak, les parcs nationaux exigent des guides qu’ils soient agréés. Certains groupes ont dû rebrousser chemin faute d’une agrémentation de leur accompagnateur. Avant de régler quoi que ce soit, renseignez-vous auprès d’autres voyageurs et demandez au guide de vous présenter la licence lui permettant d’exercer dans un parc national.
Pour la journée, il suffit parfois de s’adresser au bureau central du parc national qui peut vous fournir un guide. Pour plusieurs jours, il faut impérativement louer les services d’un guide indépendant ou d’une agence de voyages. Comptez de 50 à 200 RM par jour, selon la durée et la difficulté du trek.

Montagne et escalade

De splendides sommets surplombent la canopée de Bornéo. Pas besoin d’être alpiniste pour avoir entendu parler du mont Kinabulu, qui culmine à 4 095 m : il n’est pas de montagne plus haute entre le massif de l’Himalaya et les montagnes de Nouvelle-Guinée. Ce monstre de granit ne demande qu’à être escaladé et il n’est pas anodin de pénétrer d’abord dans la jungle humide et chaude pour émerger dans une zone alpine rocheuse et dénudée, si froide que la neige n’y est pas inconnue. Mais au-delà de cette transition du chaud au froid, c’est l’atmo-sphère fantastique autour du sommet du Kinabalu qui rend cette conquête magique. 
Le deuxième plus haut sommet de l’État de Sabah est le mont Trus Madi (2 642 m), un pic beaucoup plus ardu à gravir que le mont Kinabalu, outre la difficulté à organiser l’expédition.
Moins élevé mais presque aussi fameux, en partie du fait de son inscription au patrimoine mondial de l’Unesco, le Gunung Mulu (2 376 m) se conquiert en 5 jours aller-retour. Cette épreuve apporte son lot de récompenses lorsque l’on traverse ces paysages successifs inchangés depuis les origines, de la forêt de plaine à diptérocarpacées à celle de montagne et aux “parterres” de rhododendrons.
Les amateurs d’alpinisme rêvent aussi du Pulau Berhala, sur l’archipel de Sandakan. Fieldskills Adventures (p. 318) y organise des circuits d’escalade.
Sur la péninsule, le Gunung Ledang (1 276 m) constitue une bonne introduction à l’escalade en milieu tropical. Le Taman Negara offre aussi de belles ascensions, dont celle du Gunung Tahan (2 187 m), qui nécessite 7 à 9 jours.

Coût

Pour faire appel à un guide, il faut prévoir 100 à 200 RM par jour, auxquels vous ajouterez le droit d’accès aux parcs nationaux (1 à 5 RM) et le permis d’ascension (100 RM pour le mont Kinabalu).

Préparatifs

L’ascension d’un sommet ne diffère du simple trek dans la jungle que par l’intensification de l’épreuve au fur et à mesure que la pente augmente. Vous aurez indéniablement le sentiment d’avoir des jambes en coton et ressentirez nettement le refroidissement au fil de l’ascension.
Comme pour les longues randonnées, réservez bien à l’avance. Les agences de trekking proposent aussi très souvent des ascensions. Au Sarawak, il existe dans les Kelabit Highlands des guides très expérimentés pour le Batu Lawi et le Gunung Murud, deux sommets rarement gravis.

Spéléologie

Les collines calcaires de Malaisie sont truffées de grottes (gua). Pendant des milliers d’années, les Malais y ont vécu, enterré leurs morts, ramassé des nids d’oiseaux ou fomenté des insurrections. Aujourd’hui, ces cavités – certaines parmi les grandes du monde – sont retournées au silence que viennent seulement troubler l’écoulement des rivières souterraines, les gouttes qui tombent des stalactites et les battements d’ailes des salanganes ou des chauves-souris.
Au Sarawak, le parc national du Gunung Mulu est un paradis pour les spéléologues. On y découvre le deuxième plus grand passage souterrain au monde, la Deer Cave (2 km de long, 174 m de haut), la plus vaste chambre du monde souterrain, la Sarawak Chamber (700 m de long sur 400 m de large et 70 m de haut) et la plus longue grotte d’Asie, la Clearwater Cave (107 km de long). Comme au parc national de Niah National Park, il n’est pas indispensable de pratiquer la spéléologie pour y avoir accès du fait de la présence de passerelles bien entretenues pour la simple promenade.
D’autres sites sont ouverts au public : la Dark Cave à Batu, différentes cavernes dans le parc national du Gunung Stong et ses environs, les grottes du Taman Negara, ainsi qu’au Sabah celles de Gomantong.

Préparatifs

Le passage d’un boyau noir au plus profond des entrailles de la Terre peut vous faire réaliser que vous redoutez les espaces confinés. Avant de plonger sous terre, tenez compte de vos réactions habituelles : êtes-vous ou non claustrophobe, avez-vous le vertige (dans certaines grottes, il faut grimper des pans de falaise) et mesurez les difficultés du circuit en discutant avec un guide.
Il faut être prêt à ramper dans la boue, voire dans le guano de chauves-souris. Vous porterez donc des vêtements à toute épreuve (guides et agences peuvent souvent en fournir).

Plongée et snorkeling

Des prix raisonnables, des sites variés et la facilité d’accès, tout désigne la Malaisie comme une excellente destination de plongée pour les plongeurs confirmés comme pour les débutants. Les sorties s’effectuent le plus souvent en bateau depuis les îles, mais certains endroits, comme Pulau Sipadan au Sabah, possèdent des spots magnifiques à quelques brasses à peine de la plage. On peut aussi se rendre sur des sites plus éloignés à bord d’embarcations aménagées. 
Les centres de plongée sont généralement de bon niveau et louent de l’équipement. La majorité d’entre eux dispensent des cours pour l’obtention du certificat PADI (Professional Association of Diving Instructors), universellement reconnu. 

Quand partir

La mousson du nord-est apporte de la pluie et des vents forts sur la côte est de la péninsule de début novembre à fin février. La plupart des centres ferment leurs portes durant cette période, alors que la haute saison correspond aux mois d’août et de septembre. La situation est inversée sur la côte ouest, la saison la plus propice à la plongée s’échelonnant de septembre à mars. À Bornéo, la mousson a des effets moins marqués et la pluie tombe régulièrement toute l’année, on peut donc plonger en toute saison. 

Coût

Les tarifs s’échelonnent de 200 à 300 RM pour deux plongées, équipement inclus. Une journée d’excursion à Sipadan, comprenant trois plongées, coûte environ 700 RM. Les stages PADI Open-Water tournent autour de 800 RM. Nombre de complexes hôteliers et centres de plongée proposent des formules tout compris à des prix variables. 

Conseils avant et après la plongée

S’il est possible de se présenter à l’improviste dans les grands centres comme ceux de Pulau Tioman, mieux vaut s’organiser à l’avance pour éviter d’avoir à attendre un jour ou deux avant de commencer. Les sorties à Sipadan sont limitées à 120 plongeurs par jour.
Attention : il est dangereux de plonger immédiatement à l’arrivée de l’avion à cause de la mauvaise pressurisation des cabines et de la déshydratation. Prendre l’avion moins de 24 heures après votre dernière plongée peut également nuire gravement à votre santé.

Kayak et rafting

Grâce à ses montagnes et à ses forêts tropicales humides, la Malaisie dispose de rapides qui combleront les amateurs de kayak et de rafting
Sur la péninsule, des sorties de kayak et de rafting sont organisées sur le Sungai Selangor à partir de Kuala Kubu Bharu, devenue une référence en la matière. Pierose Swiftwater (www.raftmalaysia.com) est très fiable.
À Gopeng, à 20 minutes en voiture au nord d’Ipoh, MY Gopeng Resort (p. 129) propose des sorties de rafting sur le Sungai Kampar, entre autres activités de plein air. 
Le rafting a aussi le vent en poupe au Sabah. Des opérateurs basés à Kota Kinabalu (KK) conduisent les sportifs jusqu’à Beaufort, au sud de la ville, pour des rapides de niveau 3-4 sur le Sungai Padas. Les débutants préféreront les eaux plus calmes du Sungai Kiulu, près du mont Kinabalu. 
Kuching Kayak (082-253005 ; www.kuchingkayak.com ; 269 Jln Padungan), à Kuching, et Borneo Trek & Kayak (www.rainforestkayaking.com) proposent des balades en kayak.

Bateau

Les yacht-clubs suivants permettent de naviguer à la voile comme de prendre des cours :
Royal Langkawi Yacht Club (04-966 4078 ; www.langkawiyachtclub.com), Kuah
Royal Selangor Yacht Club (03-3168 6964 ; www.rsyc.com.my), Pelabuhan Klang, Avillion Admiral Cove, Port Dickson.
Les lacs, les rivières et les estuaires bordés de mangroves s’explorent aussi en excursion en bateau. Il est proprement magique de naviguer au coucher de soleil au milieu des mangroves du parc national des Kuching Wetlands, entre crocodiles et lucioles. Kuala Selangor s’est même fait une spécialité de ses sorties nautiques d’observation des lucioles.
Sur les plus grosses rivières plus importantes, vous naviguerez en flying coffin. Ce “cercueil volant” est un bateau rapide, long et étroit, de 70 sièges (sans compter les passagers sur le toit), propulsé par de puissants moteurs qui lui permettent de remonter le fleuve en dépit des forts courants.

Surf

Les surfeurs débarqueront avec leur planche à Cherating ou à Juara sur Pulau Tioman, principaux spots en Malaisie. Surfing in Malaysia (http://surfingmalaysia.blogspot.com.au) est un blog utile relié à d’autres sources d’informations sur le surf. D’autres spots sont listés sur Wannasurf (http://fr.wannasurf.com).

Mis à jour le : 8 avril 2014

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